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Parlons édition

par Joe Cornellas  il y a 3 ans
Pour ceux que ça intéresse, j'ouvre ici un sujet sur l'édition. Le but est de récolter l'expérience de ceux qui ont tenté l'édition (papier et/ou électronique) et de se refiler les tuyaux pour les auteurs qui seraient tentés par l'expérience.
Pour ma part, je n'ai rien à apporter à cette discussion, si ce n'est peut-être des liens vers des retours d'expérience d'autres auteurs. Je vous laisse donc la parole.
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Lucas Dalva
Salut ici,

Un petit projet d'entrepreneuriat sur le secteur de l'édition me trotte dans la tête depuis quelques temps.
Le but serait de permettre aux auteurs de se faire financer de façon participative dans leur auto-édition.
Je parle à la fois d'édition numérique et d'édition papier.
Le principe est de s'appuyer sur le savoir-faire d'une entreprise déjà implantée dans l'aide à l'auto-édition (que je ne citerai pas), en ajoutant l'aspect participatif via une plateforme de "crowdfunding".

Le principe (pour du 100% numérique) :
- Un auteur s'inscrit sur la plateforme et remplit un formulaire pour proposer son livre (qui est déjà terminé). Dans ce formulaire, il se présente rapidement, propose la découverte de son livre via une sorte de quatrième de couv' ou un premier chapitre. (ou les deux, ou autre chose...)
- Il fixe son prix et son objectif. Ce prix ira tout ou partie dans le financement de son auto-édition. (le prix est variable de l'objectif, si par exemple l'objectif est fixé à 80€, si l'auteur fixe le prix du livre à 2€, il devra vendre 40 livres numériques...)
- Les lecteurs intéressés achètent le livre qu'ils obtiendront si l'objectif.
- Une fois le livre numérique financé, le reste des achats anticipés vont dans la poche de l'auteur.
- A la fin, si l'objectif est atteint, les participants recevront leur livre numérique, le livre est "créé" (le fichier final, l'immatriculation, etc), et est diffusé pendant un certain temps sur beaucoup de librairies en ligne.

Derrière tout ça, il y a aussi des possibilités pour partir sur de l'édition papier... Enfin de toute façon c'est pour le moment un projet (donc tout est modifiable), je suis en train de voir pour le réaliser avec des amis.

Voilà, j'espère ne pas trop m'éloigner du sujet de base, en tout cas je ne crois pas, car si j'ai pensé ce projet, c'est parce que je le trouve intéressant en tant qu'auteur avant tout.

Qu'en pensez-vous ?
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Auteur inconnu
En fait le principe c'est de voir déjà si les gens sont prêt à acheter ton livre ? et si suffisamment sont prêt, il sort en numérique c'est ça ? (excuse Lucas si je pose des questions idiote mais j'ai beaucoup de mal avec les truc informatiques et les principes qui fleurissent sur la toile... ;-) je suis une vieille bique souvient toi ;-) )
ça fait des frais de sortir un livre en numérique ? Ou ce sont des frais liés à la diffusion ?
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Lucas Dalva
Il n'y a pas de question idiote !

En fait le but est de couvrir les frais liés à la diffusion du livre, (isbn/ean, diffusions en e-librairies, couverture, génération de l'epub/etc).
Une fois ces frais couverts grâce au financement de ton livre sur la plateforme, le livre est diffusé partout.
Évidemment là-dedans il y a des choses qu'on peut faire soi-même (avec plus ou moins de difficultés), mais je crois que se concentrer sur le travail d'auteur et la relation aux lecteurs reste la meilleure chose...
Faire toutes les choses à la main peut prendre de plusieurs dizaines d'heures voire centaines. (la diffusion se fait sur plusieurs dizaines de e-librairies...)
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J.Eyme
Hum.... Je ne sais vraiment plus quoi penser de toute les démarches contributives et participatives et de mécénats pour la sphère littéraire.
Aussi, je vais être un peu le diable pour montrer un mécanisme :

Si j'ai bien compris, l'idée c'est de dire que tout ce qu'est censé faire un pro :
- Immatriculation (isbn/ean - qui a un petit coût de pas grand chose - je suis étonné que ce ne soit pas gratuit d'ailleurs)
- Inscription à des plateformes de distributions (je crois que c'est gratuit, juste que ça prends un peu de temps, et comme fnac, amazone, google et apple suffisent, le reste c'est de la poussière, ba y a juste à reproduire l'opération 4 fois, ça fait pas perdre les dents)
- Corrections (achat d'une prestation - tu pourrais ajouter aussi le fait de se payer un correcteur)
- Couverture (achat d'une prestation)
- Mise en page (achat d'une prestation)
Sera en effet réalisé par la boite d'auto-édition, mais non pas financé par l'auteur ou la boite d'auto-édition elle-même, mais par des futurs lecteurs, grâce à des préventes sur la base d'une présentation (plus ou moins rapide du projet) ?

Pourquoi la boite ne le fait pas systématiquement avant de publier chez elle en stipulant dans son contrat avec l'auteur : "les premiers 100 balles sont pour nous !" ?

Pourquoi un financement participatif pour de la petite monnaie ? Si l'auteur n'est pas capable de se payer ça, est-ce que ça ne fait pas de lui un "presque de escroc" ? Est-ce que j'exagère vraiment ?

En fait, c'est le pro (qui est la boite d'auto-édition qui supporte l'onglet crowdfunding) qui demande de l'argent à un lecteur pour réaliser le service que lui "achète" son client ! C'est fou... c'est le client/lecteur de l'auteur qui paie un service à la boite d'auto-édition pour que l'auteur puisse trouver d'autres clients/lecteur à la boite d'auto-édition et ailleurs.
Dire que c'est pour l'auteur c'est un fake, C'est cacher la discussion entre la boite et l'auteur : "PREND MON SERVICE, IL EST PAYANT, MAIS T’INQUIÉTE PAS, C EST PAS TOI QUI PAIE, C EST LE LECTEUR, LOL"

Je trouve que ce n'est absolument pas éthique, ni de part de la boite d'auto-édition, ni de la part de l'auteur, et que c'est la perversion d'une démarche participative et encore plus d'une démarche d'auto-édition de la part d'un auteur ! Et la franchement faudra plus jamais me dire que l'auto-édition c'est cool !
Et alors, tout le boulot marketing de la boîte d'auto-édition sera de masquer ce message privé entre elle et l'auteur.

Le financement participatif, je le comprends quand c'est déjà un projet qui à un sens au niveau collectif et quand t'as besoin de plus de 2000 € mais en dessous c'est n'importe quoi ! C'est exactement comme ces maisons d'édition qui sont sur Ulule pour faire du marketing, qui partage le risque jusqu'à s'en défausser, et qui derrière ne font aucune redistribution des richesses accumulées (à si... des goodies à la con).
C'est exactement ce que font tous les gens qui nous méprisent partout, tout le temps : partager le risque, garder la richesse !

ça me met vraiment en colère parce qu'avoir une telle idée, la mettre en œuvre, et la faire marcher c'est prouver qu'on est tous des cons et c'est surtout réussir à nous faire croire la merde c'est bon !
Nous faire croire qu'on partage la joie en partageant le risque est une aberration existentielle !

ça ne répond à aucun besoin, car si l'auteur de base en a besoin, ressent le besoin il fait la démarche. Là, c'est un contournement grâce à l'aspect "gratuit" pour l'auteur, qui appelle sa propre communauté "à l'aide" (ce qui est un mensonge, ce n'est pas de l'aide, c'est une paresse du corps et de l'esprit) pour payer le parcmètre.

J'écris quelque part : "C'est le monde qu'on a laissé construire"
Aussi, si je fais rien pour qu'il change d'orientation, même moi je finirai pas dire : "Merci" !

Note : depuis qu'il y a des caisses automatiques dans mon super marché, les prix n'ont pas baissé, ils ont augmentés... et je me retrouve à donner de l'argent pour faire le boulot d'un autre !
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Lucas Dalva
Haha, je comprends tes soulèvements mon cher ! (J'ai cru comprendre que nous étions proches idéologiquement aux détours de certaines conversations)
Je n'ai pas vraiment envie de partir en guerre contre les ME, donc je vais les laisser de côté, en essayant de te répondre.

Pourquoi les projets de financement ne seraient que pour les "gros coups" ?
Je n'ai pas vraiment saisi ta logique. Enfin si, le poids de l'habitude ? Car ouais effectivement j'ai vu certaines plateformes (mortes, tu m'étonnes) demander plusieurs milliers d'euros pour de la publication papier.
C'est ridicule.

Juste, on pourra évoluer sur la suite vers de la publication papier donc peut-être vers du crowdfunding pour un vrai livre. Peut-être directement. Donc pourquoi pas arriver à des sommes plus élevées ?

""PREND MON SERVICE, IL EST PAYANT, MAIS T’INQUIÉTE PAS, C EST PAS TOI QUI PAIE, C EST LE LECTEUR, LOL"
--> Qui paye tout ce que tu fais si tu t'auto-publies in fine ? Le lecteur, cette remarque n'a aucun sens.

Il n'y a aucun pervertissement de l'esprit participatif. La même chose est faite pour les jeux vidéo depuis une décennie et ce système convient à tout le monde. Justement, c'est le nombre qui donne la possibilité à la personne de pousser partout son manuscrit (si ces autres e-librairies étaient inutilisées, elles seraient fermées), et de se faire plus lire au final. Le crowdfunding a évidemment un but communicatif non-caché car il appelle les gens à mettre en avant leur rôle dans ce qu'ils attendent en terme de contenu. Car c'est avant tout aux consommateurs de décider de ce qui les intéresse en terme de littérature, à personne d'autre. (je crois en la bonne intelligence du grand nombre)

Ensuite, "en-dessous de 2000€ c'est n'importe quoi", permets-moi de te dire que je connais nombre de gens talentueux incapables de sortir plusieurs centaines d'euros.

Si je voulais m'enrichir avant tout, j'aurai proposé une plateforme, comme ça a été fait, qui propose la même chose et attend quelques milliers d'euros pour proposer un livre papier, ce qui est ridicule. Aujourd'hui on a la possibilité d'imprimer à prix bas, d'arriver sur toutes les plateformes à prix bas : profitons-en. Et avec cette plateforme le but serait de découvrir et faire découvrir des auteurs via le financement participatif, tout en proposant l'accès anticipé et à plus bas prix à des fidèles de la première heure...

Si tu veux construire ce monde et pas le laisser construire, laisse la possibilité à tous (c'est le but de la société de partage) de participer aux projets de tous. Je rappelle encore une fois, il est bien de critiquer, mais tout reste ouvert, donc si des choses te dérangent fondamentalement, il y a tout à fait la possibilité d'en discuter...

Pour finir, je vais prendre ton exemple sur le supermarché. Pourquoi les prix n'ont pas baissé ? Car il y en a qui se gavent derrière. Dans la sphère littéraire, moi je sais où sont ceux qui se gavent (tu les cites ;)) et ils ne sont pas dans l'émergence des modèles participatifs.

PS : si un jour ce projet est porté par moi-même, je ferai de la transparence un pré-requis obligatoire. Car moi-même je déteste ça, et je ne fais rien qui ne me conviendrais pas à moi-même.

PS2 : je vois bien en ce que tu dis la rhétorique bien française : "oh mon Dieu l'argent c'est vilain". Malheureusement, cette vieille morale française tue aujourd'hui les émergents en avantageant les grands déjà bien installés, qui eux ont déjà mis en place les mécanismes pour que personne ne se rende compte qu'ils nous parlent d'argent.
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Auteur inconnu
J'ai comme dans l'idée qu'on va avoir droit à un truc intéressant là :-)
Je vous lis les garçons avec beaucoup d'intérêt... (j'avoue que j'ai pas d'avis sur la question d'ailleurs alors oui ça m'intéresse de réfléchir à ce genre de démarche que je ne connais absolument pas !)
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J.Eyme
"Pourquoi financement que pour les gros coups ? "
=> Simplement parce que de l'argent que tu peux avoir par toi même t'as pas besoin de le demander aux autres ! (Évidence 1)

"Je n'ai pas vraiment saisi ta logique. Enfin si, le poids de l'habitude ? Car ouais effectivement j'ai vu certaines plateformes (mortes, tu m'étonnes) demander plusieurs milliers d'euros pour de la publication papier"
=> Tout dépend de ce qu'il y a derrière la logique de l'impression papier (1000 exemplaires coute plus de 2000 euros je pense)
=> soit tu fais une prévente et tu imprimes un volume en fonction +25% => One shot d'impression en fonction des appétence des lecteurs.
=> Soit tu as un objectif d'impression et tu demande une sommes minimal de contribution mettons 66% des risques ce qui fait 2000€ sur les 3000€ et l'auteur met un investissement personne de 1000€
=> Mais surtout quel est l’intérêt global pour le peuple ? Généralement, pour l'édition, les plus beaux projets sont "le gratuit numérique" qui un jour devient "payant réel" Et ça franchement je signe sans le moindre problème.

""PREND MON SERVICE, IL EST PAYANT, MAIS T’INQUIÉTE PAS, C EST PAS TOI QUI PAIE, C EST LE LECTEUR, LOL"
--> Qui paye tout ce que tu fais si tu t'auto-publies in fine ? Le lecteur, cette remarque n'a aucun sens.
=> Cette remarque est pourtant au cœur et tu le prouves ! Car oui, c'est finalement ce que tu lui dis à ton Client, c'est pas toi qui paies, c'est ton lecteur "LOL" (Évidence 2 - qui répète mon propre propos)
Donc c'est une imposture sociale qui distribuer auprès de FAN le fait qu'un auteur se paie un service qu'il est incapable produire de lui-même et de payer de sa poche. Et ne me dis surtout pas que c'est risqué, impossible, ou parce-qu’il a pas d'argent, juste que le service n'est pas intéressant selon lui. ET DONC il y a détournement du précédé en faisant banqué les cons (l'auteur ne l'ayant pas été lui-même pour se payer le service tout seul) ! (Évidence 3)

Tu ne paies pas la pomme qui n'a pas encore poussé ! maintenant tu iras voir ton maraicher en payant devance tes courses pour la semaine suivante.

Par contre, tu peux contribuer à un projet qui te riens à coeur dans la mesure où il y a quelque chose derrière.
Mais là, il y à quoi ? l'accomplissement d'un rêve ? Sérieusement ? c'est du vent ! C'est pas un rêve, c'est service que l'auteur peut faire tout seul - et - peut se payer tout seul (Évidence 4)

C'est une production à crédit que tu présentes, pour des sommes dérisoire mais dont la poids pourtant symbolique dans un petit phénomène : SE PRENDRE AU SÉRIEUX ! (Évidence 5)
Un auto-éditer et quelqu'un qui n'as pas le luxe ou le souhait de se faire éditer et LA il se prend un agent éditorial => toute la démarche de faire quelque chose par soit même s'écroule (Évidence 6)

Ce système n'est là QUE pour faire payer un service dont peut se passer l'auteur véritablement engagé dans son projet d'auto-édition CE QUI VEUT DIRE "être son propre éditeur" , cela est un service qui en lui-même devrait exclusivement être financé par l'auteur !
Merde quoi, c'est comme si je faisant un appel aux dons pour me faire imprimer 1000 cartes de visites ! sérieusement, tu vois pas un truc qui coince ? Éthiquement parlant ?

Ensuite, "en-dessous de 2000€ c'est n'importe quoi", permets-moi de te dire que je connais nombre de gens talentueux incapables de sortir plusieurs centaines d'euros.
=> ils ne le sont peut être pas aussi talentueux que ça, que leur campagne de financement à été très mauvais, que le public n'est pas prêt à les payer car n'a aucun intérêt à le faire. ça peut être plus compliqué que ça, mais parfois très simple aussi !

ça me fait pensé à Benjamin Lacombe et Sébastien Perez qui n'ont pré-vendu QUE 575 de leurs figurines de lapin pour leur projet de livre numérique. Je dis QUE 575 mais c'est déjà énorme en fait. Ils ont atteint leur objectif à 115% MAIS connaissance l'envergure et la notoriété de BL et SP un observateur économique ou éditorial pourra dire que C'EST UN ECHEC - avec les centaines de millier de lecteur francophone qu'ils ont, ne réussir à faire que ça signifie que soit leur projet est mauvais, soit c'est un très mauvais communicant ou qu'il a simplement pris ses fans pour des cons parce le livre de ces enfoirés nous prévendent avec leur figurine est et sera COMMERCIALISE CHEZ ALBIN MICHEL (remarque que c'est presque invisible !) et n'avaient donc pas besoin de faire leur putain de campagne de prévente pour amortir leur risque !
MAIS ça est-ce que personne ne le voit ? Est-ce que tout le monde s'en fout ? Ou est-ce qu'on le ressent ?
Ba moi je le vois, je met en marche le cerveau, parce que je suis psy social et du travail, spécialisé sur la collaboration et le réseau, j'ai été conseil en entreprise, je sais lire et je m'intéresse au partage, à l'innovation, à l'entreprise.

Donc non, et tu le sais, bien sûr que tu le sais, que tu auras bien plus de chance de réussir à avoir 100 x 100 euros qu'à avoir 10 x 1000 !
Tu proposeras ton service "gratuit pour les auteurs", super heureux de n'avoir rien à dépenser pour ça, mais qui utiliseront leur proches ou le couillon qui passe par là, pour récolter 100 balles et permettre de continuer d'être dans leur paresse ! Mais toi, t'auras gagné de l'argent, ce sera cool et tu auras tous les mots clefs autour de toi pour croire et faire croire que tout ça c'est bien.

Je te rappelle la définition de partager :
j'ai 100 et je le partage en deux => 50 pour toi / 50 pour moi et je n'exige ABSOLUMENT RIEN des 50 que je donne !
j'ai 100 et je coupe en deux => 50 pour toi / 50 pour moi et j'exige que tu me donnes 25 avant => C'est de la vente mensongère car le mec croit avoir 50 alors qu'il n'aura que 25.

Je crois l'éthique absente de ce projet et que tu joues avec les mots clefs comme tout bon marchand de rêve.

NON l'argent n'est pas vilain, la manière de le produire l'est !
On m'a demander il y a peu de temps : "Comment expliquer l'évidente évidence d'une évidence ?" je suis sur que je vais échouer et passer pour un con ^^ j'aime bien ce rôle, il me va bien :-)
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Lucas Dalva
Le but d'un crowdfunding n'est pas d'arriver à financer quelque chose qu'on ne peut pas financer soi-même, mais de montrer les nouveaux possibles du vivre ensemble : donc plutôt que de dire "on essaie de vendre un truc que les gens n'ont pas demandé" on dit "on vend aux gens quelque chose qu'ils ont demandé".

Ta vision renforce ceux qui passent par les circuits formés aujourd'hui à coup de millions d'euros. Ce qu'on pourrait appeler la "culture marketée". Aucun secteur n'y échappe. Aujourd'hui, les projets qui rapportent de l'argent ne sont plus ceux qui sont bons, mais ceux où le budget marketing a été élevé. Et souvent, on peut même se permettre de mettre encore plus de gens pour la production en amont car bon, quand on se fait d'aussi grosses marges que l'industrie culturelle, on peut se le permettre.

"Mais surtout quel est l’intérêt global pour le peuple ? Généralement, pour l'édition, les plus beaux projets sont "le gratuit numérique" qui un jour devient "payant réel" Et ça franchement je signe sans le moindre problème."
--> Le gratuit numérique qui bouffe un max de temps et qui cache une pauvreté extrême (si si je connais très bien ces cas là) je dis non.

Ahaha me dire que tu n'as pas le conception française de l'argent mais parler "des couillons qui payent", je trouve ça très très fort. Réfléchis. (dans le sens premier). Et en fait c'est le principal problème de cette argumentation. Tu as un postulat qu'il y a un con qui paye, qui ne vient d'absolument nulle part...
--> Donc à partir de là, quel problème à ce que le lecteur paye pour l'auteur ? Une nouvelle fois, on revient au premier argument. Et il paiera de toute façon le livre s'il le veut.

L'idée n'est pas de faire les choses par soi-même, justement, mais de gagner du temps. Tu sais, tu peux tout faire dans ta vie. Mais tu as décidé de ne pas faire tes vêtements, de ne pas faire tout ce que tu manges, etc. Et tu pourrais, si si, je te jure.

"Merde quoi, c'est comme si je faisant un appel aux dons pour me faire imprimer 1000 cartes de visites ! sérieusement, tu vois pas un truc qui coince ? Éthiquement parlant ? "
--> Rien à voir, là l'intérêt c'est d'acheter un livre.

Tu montres que les modèles actuels de crowdfunding actuels sont pourris : mais évidemment c'est un de mes grands problèmes actuels, c'est à ça que je réponds.

En fait rends-toi compte que tu critiques un projet. J'ai juste à proposer un crowdfunding de projet, ou un crowdfunding direct [sans publication... donc ce serait juste une vente avec un objectif... bon pourquoi pas] pour que ce soit adéquat avec tes idées.

Là actuellement je suis totalement ouvert, ne fais pas comme si j'étais fermé dans une conception dans laquelle je veux absolument tirer un profit fou ;)

Je n'utilise pas de mots-clés, je suis quelqu'un d'honnête, même si ça peut paraître dingue aujourd'hui... Et ça va te paraitre dingue aussi, j'ai des idées (et les compétences pour les réaliser) qui pourraient me rapporter plein de thunes, mais je préfère "perdre" mon temps sur des projets que je pense socialement utiles.

Donc vraiment, si tu vois des choses à redire, je suis à ton écoute à 100% ! Ne t'oppose pas si rapidement :p
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J.Eyme
Pour ne pas qu'on se perde, dans des message vraiment trop long au sein de la communauté, j'ai écris une histoire :
https://www.scribay.com/read/text/2108849376/l-edition-a-compte-de-lecteur---une-imposture--

C'est très orienté, mais je prévois de développer une contre-idée en parlant de l'économie du don et des démarches contributives et participatives qui ont du sens selon moi.

Je ne réponds pas à tout ce que tu dis dans ce dernier message, je le ferai un peu plus tard.
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Brad Priwin
Envisager l'édition est peut-être une perspective trop ambitieuse pour moi... Je viens de terminer mon premier roman qui n'appartient pas à une saga, mais avant de me projeter, je suppose qu'il vaut avoir toutes les cartes en main, c'est à dire que l'oeuvre doit être savamment relue et corrigée. Pour ceux qui sont déjà passés par là, vous avez envoyé votre histoire à combien de "bêta-lecteurs" ? Je suppose qu'il vaut mieux en avoir un maximum, afin d'avoir suffisamment de suggestions, mais quel serait le nombre idéal ?
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Auteur inconnu
Un seul.
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Brad Priwin
Si ce n'est pas ironique, c'est trop tard, je l'ai déjà partagé à une dizaine de personnes... ^^
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Auteur inconnu
Bon courage alors parce que non c'était pas ironique...
Pas besoin que j'argumente du coup, c'est toujours ça d'économisé.
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Brad Priwin
Ah bon ? Parce que j'ai discuté avec une responsable d'une petite maison d'édition sur Facebook, et elle m'a dit que dans l'idéal, il faudrait que je la fasse lire à mes proches et à mes amis, et que ceux-ci m'apportent des commentaires constructifs.
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Auteur inconnu
le problème brad, (je me permets de t'appeler brad ça me donne l'impression de parler à brad pitt comme si j'avais gardé les cochons avec lui, cherche pas, ça me fait du bien à l'égo ce genre de petit truc même si j'aurais préféré que tu t'appelles george ;-) ) c'est pas le nombre de relecteurs mais leur qualité qui compte. Multiplier le nombre ne donnera pas forcément plus de commentaires constructifs...
Tu peux faire lire à tes proches ou tes amis, si jamais ils veulent pas te blesser ils te diront pas ce qui ne va pas. Premier biais de sélection.
De la même façon que si c'est juste pour corriger l'orthographe, tu vas pas aller bien loin...
Ici l'avantage est que tu trouves des gens qui n'en ont potentiellement rien à foutre de toi et donc qui ne sont pas là pour te brosser dans le sens du poil, plus d'honnêteté en somme sauf que... sauf que nous sommes aussi sur un réseau social où on tombe facilement dans l'hypocrisie de complaisance pour ravir le plus de coeur et mettre son oeuvre en avant.
Mais si tu choisi bien, ça s'évite assez facilement. Je te fais remarquer que la liste se réduit...
Restons ici, tu as trouvé un groupe d'auteur plutôt franc du collier et qui savent aligner trois mots, il faut ensuite une chose essentielle, qu'ils savent TE lire... c'est à dire qu'ils prennent le temps non seulement de te lire en pointant les fautes d'orthographe autant que de syntaxe, les incohérence de scénario, mais pas seulement, il y a aussi la problématique du couple fond/forme qui peut être inhérente au texte. Et là il te faut quelqu'un qui te pointe les différents enjeux narratifs et aspect diégétique de ton texte... la liste diminue encore je trouve pas toi ?
Et si tu trouve ça, il ne te faut pas quelqu'un qui t'incite à écrire comme lui attend de te lire, mais qui se plie à ton intention et donc qu'il prenne le temps de connaître tes intentions. Il doit savoir ce que tu veux dire, où tu veux en venir pour faire le tri entre ce qui est de l'ordre de "la faute" volontaire qui du coup ne sera pas à corriger, et la vrai faute qui va contre ton sens. Il faut que le relecteur corrige en fonction de ton sens et non pas du sien... sinon tu risques de formater ton bouquin contre ce que tu veux réellement faire et si tu multiplies les avis et qu'ils se contredisent accroche toi !!
Donc à la question combien de relecteur, il ne t'en faut qu'un mais bien choisi, si tu en as un comme ça, qui te force à justifier de tous tes choix narratifs, scénaristique, de personnages etc... tu auras un truc bien et pas un espèce de patchwork informe qui tente de se plier aux avis de tous en voulant bien faire. Un seul relecteur suffit amplement. Deux ou trois tout au plus.

Mon avis bien sûr et il n'engage que moi et ma petite expérience...
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Brad Priwin
Mais trouver le lecteur "idéal", ce n'est pas un défi un peu impossible à relever ? À ce stade, je pense qu'il vaut mieux faire des concessions. J'ai à peine osé partager à certaines personnes que j'estimais intéressé par l'histoire, si je dois trouver la personne qui remplira tous les critères que tu as mentionnées, je pense que je suis encore là pendant longtemps...

Pour l'instant, seules deux personnes ont fini mon histoire dont un est un ami qui est très succinct dans ses avis (mais qui sait quand même déceler les fautes d'orthographe, c'est au moins ça de pris). J'attends l'avis d'autres pour juger, mais pour ceux qui ont lu le début par exemple, certains ont émis des remarques similaires. Dans ces cas-là, c'est facile de trancher, mais pour les remarques "opposées" (heureusement, ça m'est peu arrivé), c'est à moi d'aviser.

Donc je vais attendre pour voir, mais bien entendu, jamais je n'irais dénaturer mon oeuvre. Cela dit, je ne pense pas qu'un avis, aussi pertinent soit-il, puisse suffire, car il y aura toujours une part de subjectivité.
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Auteur inconnu
c'est pas impossible à réaliser non, je ne pense pas... ici tu as les communautés binômes, tu as les activités des gens, tu sais alors qui commente et qui ne le fais pas... tu peux tenter des approches de cette manière.

Il faut quelqu'un avec qui tu as une relation de confiance aussi, que la parole soit ecoutée autant que réfutée.
La plupart des écrivains n'avaient qu'un relecteur, souvent leur compagne d'ailleurs, parfois un ami.
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Auteur inconnu
oh et puis merde ! je m'étais dit que je prenais plus d'auteurs mais bon. Il est long ton roman ?
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Brad Priwin
Il totalise 128 000 mots environ. :)
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Auteur inconnu
il est ici ? sur scribay ?
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Brad Priwin
Oui, mais je n'ai mis que les premiers chapitres pour le moment.

(Bon ce post n'était pas destiné à faire ma pub... C'est toi qui as demandé ^^)
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Auteur inconnu
commences pas à me chauffer ;-)
je sais bien que c'est pas pour te faire de la pub... j'ai pas dit ça. Et si je propose, j'assume qu'on dispose.
File moi le titre au lieu de me faire perdre plus encore mon temps ! Je te garanti pas une correction complète de la première majuscule au mot fin, pour ça il faut voir en fonction de ce que je lirai mais je te garanti des pistes qui te permettront d'aborder les corrections. OK ? Si ton texte m'accroche bien alors on avisera.
:-)
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Brad Priwin
Bien, dans ce cas je vais devoir assumer... Il s’intitule "La traversée de Temrick", de... moi-même.

Il ne me reste plus qu'à te souhaiter une bonne lecture, et merci d'avance pour le temps que tu m'accordes :)
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Auteur inconnu
je passe voir promis
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Grégory Bryon
Je suis d'accord avec K_Gitsh sur la première partie de son "gros pavé", mais en totale contradiction avec la 2e.
Oui, il vaut mieux n'avoir qu'un seul lecteur qui soit attentif et sérieux plutôt que 10 qui vont lire en diagnale.
Par contre, il ne faut surtout pas quelqu'un qui a la même vision que toi. L'écriture est une activité solitaire qui a tendance à nous enfermer dans notre bulle. Il faut justement quelqu'un de différent, avec son propre angle, sa propre approche pour mettre le doigt sur ce qui ne va pas.

Si tu cherches ton double, vous passerez tous les deux sur les choses que vous avez l'habitude de voir. Dans l'idéal, je dirais qu'un panel de 5 lecteurs motivés, avec des bagages différents, des styles différents, des affinités différentes, voire même qui ne sont pas habitués à lire ce que tu écris (genre un habitué de SF alors que tu écris des contes pour enfants), là tu as une bonne base pour avoir des retours cohérents.
Ça te permettra de voir si ce que tu écris est "universel", dans le sens "peut être compris par tous", ou au contraire spécialisé (ça peut être un choix voulu aussi). Ton français sera mis à l'épreuve, tout comme ta logique, ta narration ou ton style. C'est en ayant un panel légèrement représentatif de tes lecteurs potentiels que ton œuvre prendra toute sa saveur.

Après, ça n'est que mon point de vue parmi d'autres. Je ne prétends en aucun cas détenir la vérité sur ce point. C'est juste le choix que j'ai fait pour mes propres écrits.
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Auteur inconnu
il ne me semble pas que dans mon "gros pavé" j'ai parlé de prendre quelqu'un qui pense comme toi... j'ai parlé de quelqu'un qui corrige en fonction de tes intentions et non de lui, ce n'est pas tout à fait la même chose. J'ai parlé de quelqu'un qui cherche à comprendre les intentions de l'auteur et à les respecter. Pas d'un double.
Le peu que j'ai feuilleté de son bouquin je suis convaincue qu'on est pas sur la même longueur d'onde lui et moi, par contre c'est à moi d'être pertinente et à lui de justifier son texte, mais pas à moi d'imposer un style d'écriture ou un scénario.
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Grégory Bryon
J'ai fait un cas un peu général, mais ça revient au même selon moi. Si tu lis un texte en ayant les intentions de l'auteur en tête, tu n'agis plus comme un lecteur potentiel mais comme un analyste, ou un critique. Et ça dessert, toujours selon moi, le but même d'une beta-lecture.
Certes, le beta-lecteur doit avoir un regard critique sur l'œuvre globale pour déceler les incohérences, mais il doit surtout vivre l'histoire avec son propre ressenti ; ça doit avant tout être viscéral. Sinon il te corrigera les fautes et les soucis de style mais passera à côté de ce qui fait l'essence même de ton œuvre : un ensemble d'émotions, une aventure, un voyage, ou quoi que ce soit que tu souhaites pour lui.
On peut pardonner à un livre d'avoir des fautes, des problèmes de style, voire même des incohérences (bon, pas trop non plus, faut pas pousser ^^). Mais on ne lui pardonnera pas de nous avoir emmené nulle part ou de nous avoir rien fait ressentir. Et pour ça, il faut être prêt à le recevoir en étant avant tout soi-même.
Mais ça reste mon avis, encore une fois. On a parfaitement le droit de ne pas être d'accord :P
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Auteur inconnu
bien sûr qu'on a le droit de pas être d'accord !
Connaître les intentions de l'auteur n'enlève rien à l'émotion du texte que tu lis, sinon c'est qu'il y a un problème. Clairement.
Un texte qui emmène quelque part, on est d'accord, sauf que pour le coup, vaut mieux que la voiture tienne la route un minimum sinon tu fermes la porte avant même d'avoir entamer un chemin.
Il m'est arrivé d'avoir des lecteur qui s'amusaient à reformuler chacune de mes phrases telles qu'ils avaient envie de les lire au point de changer parfaitement le sens de mon propos... tu m'excuse mais là je vois pas l'intérêt, on me fera pas dire ce que je ne veux pas dire, c'est même à se demander si la personne sait lire ou ce qu'elle a pu comprendre de sa lecture.
J'ai pu aussi corriger des auteurs et passer après des annotations foireuses qui montraient clairement que le lecteur imposait son message à lui et n'était pas en train de lire.
En général, je lis trois pages et déjà j'ai une idée de la structure du texte, ça me permet de savoir si la voiture est ok pour le voyage. Si dès la structure ça se casse la gueule, j'ai besoin des intentions de l'auteur sinon je vois pas comment lui conseiller la bonne forme en fonction de son histoire.
Si la structure a l'air de coller, je demande pas grand choses, des précisions si le style est un peu spécial et parfois il m'arrive de demander la fin en cours de route parce que je vois un virage serré où l'auteur se viande... ça aussi ça arrive.
Les intentions de l'auteur permettent de voir s'il est capable de justifier de ses choix et donc de les défendre et mieux encore de les faire comprendre au lecteur. Car d'un côté, un livre qui a besoin des explications de l'auteur, c'est pas bon non plus.. Il m'est arrivé de corriger des personnes qui n'avaient aucune intention et là crois moi, il faut une page pour le comprendre et fermer le bouquin, pas plus !
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Expos-ito
@Gregory Bryon Si l'auteur n'attend qu'un retour viscéral, le like suffit.
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Grégory Bryon
En fait, je crois qu'on n'a tout simplement pas la même définition d'une beta-lecture. Pour moi, un beta-lecteur est juste quelqu'un qui relève ce qui le dérange et qui partage son ressenti. Pour toi, de ce que j'ai compris, c'est quelqu'un qui va encore plus loin et qui interroge l'auteur sur sa propre œuvre, voire même qui le conseille sur des améliorations, un peu comme le fait un éditeur (le métier, pas la maison d’édition)
Ce sont deux attentes bien différentes, c'est un peu normal donc qu'on ait du mal à s'entendre sur ce point ^^
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Grégory Bryon
Expos-ito Ce n'est pas ce que j'ai dit. Je dis juste que si on modifie sa perception de l'œuvre, on se coupe d'une partie de son ressenti.
C'est ce qui explique que certains livres ou films font, avec surprise, des succès ou des flops, car on se retrouve déjà conditionnés par les bandes annonces / critiques et on n'arrive plus vierge devant l'œuvre.
L'art est purement subjectif et personnel. Si tu ne le découvres pas en étant toi-même, tu passes forcément à côté de quelque chose.
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Auteur inconnu
oui en effet on ne met pas la même définition, personnellement le béta lecteur tel que tu le défini du coup, je vois pas l'intérêt...
surtout que sur le post initial, il parle d'optique d'édition. Or on se mord la queue parce que pour passer la barrière de l'édition il faut un texte parfaitement corrigé ou au moins suffisamment pour susciter l'intérêt et s'il faut un éditeur pour le corriger on s'en sort pas...
Peut-être alors à nous de nous filer un coup de pouce qui va au delà de la "béta lecture" comme tu dis (c'est quoi cette manie de mettre des bêta devant tout ?!)
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Grégory Bryon
Auteur inconnu édition ne veut pas forcément dire maison d'édition, et donc pas de barrière de sélection à franchir ;)
Et sinon, moi c'est ta version du beta-lecteur que j'ai du mal à concevoir. Car être éditeur, donc avoir un vrai œil critique, c'est un métier en soi. On ne peut pas avoir cette exigence envers un beta-lecteur (beta beta :P), à moins de n'avoir que des gens du métier à disposition. C'est génial sur tu as les compétences et cette exigence quand tu aides des auteurs. Mais perso, je me vois mal exiger ça de mes beta-lecteurs, j'attends juste qu'ils m'apportent un œil nouveau.
Après je te rejoins sur le fait que, quitte à être ici, autant donner un coup de main avec toute l'expérience qu'on a.
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Expos-ito
Grégory Bryon Excuse-moi si je t'ai mal écouté. En fait rien n'empêche ces différentes lectures, elles se font par couches, passages. Il vaut mieux avoir aimé le texte avant de l'étudier, ne fut-il que pour garder du plaisir dans l'étude. Il faut aussi, je crois, aimer l'auteur pour avoir la patience de le pousser à son meilleur. Il n'y a pas de réelle opposition entre toi et Auteur inconnu. Vous parlez d'un temps différent, l'un boit de gosier, l'autre déguste du nez et de bouche.
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Brad Priwin
Auteur inconnu Tes encouragements me font chaud au cœur ! Malheureusement, oui, je suis très porté vers la littérature de l'imaginaire, en particulier sur la Fantasy, du moins pour le moment...

Sinon, j'ai un peu lu votre débat et quoi que vous puissiez penser, je suis vraiment content de l'avoir lu, ne serait-ce que pour assister à une discussion intelligente où chacun des interlocuteurs se respectent. Ces derniers temps, ça m'a eu l'air assez rare sur Internet !
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Auteur inconnu
@Gregory Bryon Je ne sais pas si je suis compétente mais je tente d'argumenter et surtout de sortir un peu du cadre conformiste qui enferme un peu les écrits en genre codifié... bon je crois que je vais arrêter de blablater et plutôt aller voir l'auteur et c'est Brad qui nous dira si ce genre de regard lui est utile ou pas...
allez au boulot ;-)
Salut Nog au passage ;-)
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C. Kean
Je pose mon grain de sel justement parce que j'ai découvert tout récemment que chez les anglo-saxons il existait deux termes : le bêta-lecteur et le writing partner. Ce que tu décris K, c'est le second, celui qui t'accouche et fait tiers. Le premier bah, c'est le lecteur crash test.
Sans doute pour ça que la personne qui m'avait demandé une simple bêta lecture l'a vécu comme si je l'avais frottée avec un bouquet de fil barbelé et me remercier en serrant les dents.
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Auteur inconnu
merci pour la précision Kean, ce genre de truc m'arrive assez souvent en effet... j'ai appelé ce genre de personnes des champignons (rencontré la première fois sur WP un gars dans le style particulièrement populaire et en référence à celui qui compte ses étoiles dans le petit Prince)...
Depuis ce jour 1) je me méfie comme de la peste de mon propre égo 2) je ne relis que lorsqu'on me le demande... pas envie de me reprendre encore une engueulade face à quelqu'un qui veut un avis mais en fait pas vraiment non plus...
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J.Eyme
Hum... alors alors, si je comprends bien l'échange, on parle :
- D'accompagnement, de soutien dans le processus d'écriture chez Auteur inconnu
- De retour-lecteur chez Grégory Bryon.

Dans le premier cas, il faut comprendre ce qu'est un processus d'écriture
Dans le second cas, ce qu'est un retour utilisateur et le processus marketing

Dans le premier cas, accompagner un auteur à écrire, à tirer sa plume, à prendre confiance, à aller chercher le meilleur de lui-même, ne peut se faire que par un seul relecteur (je rejoins Auteur inconnu ). Il n'est pas question de livre, ici, mais bel est bien d'histoire et de sa relation avec son auteur.

Dans le deuxième cas, calibrer un roman pour que cela corresponde à une catégorie socio démographique il faut plusieurs testeurs (je rejoins Grégory Bryon). En soi, un Beta lecteur représente une cible, le livre un packaging et son contenu le consommable ; et ce bêta lecteur devient par son enrôlement un diffuseur.

Conclusion : Le cas 1 est un accompagnement à la création , le cas 2 est du marketing (vous savez que dans de plus en plus d'entreprise, les services innovations sont rattachés à des directions marketing ?).

Si on est dans une entreprise, ces deux services se retrouvent divisés à cause de l'idée fâcheuse qui a été exprimé ici : "édition ne veut pas forcément dire maison d'édition, et donc PAS DE BARRIERE DE SELECTION A FRANCHIR"
Quand la création voudra miser sur la qualité (focus sur l'histoire et sa dynamique), le marketing voudra miser sur la quantité (focus sur le livre et on marché).

Ces deux façons de procéder, peuvent se seconder, dans l'ordre des choses évidemment : 1ère phase : on crée ; puis deuxième phase : on cherche à "performer". Le risque est que cela soit concomitant, et le plus grand risque est que la première phase n'existe pas, complétement diluée dans la seconde.

Aussi, si dans notre petite tête, soit il y a un service créa - et alors on cherche un élan qui à l'extrême "tirera" le processus d'écriture. Soit il y a un service marketing et on cherche un public qui à l’extrême "portera" le processus d'écriture.
Des fois les choses sont très simples : tout dépend quel produit on veut construire ^^
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Joe Cornellas
Oui, trouver un bon relecteur (bêta ou pas ;-)) est un travail en soi. Et pour cela, il faut se transformer soi-même en relecteur. On récolte ce qu'on sème. Il faut aider les autres et les autres nous aideront. De plus, quand on aide vraiment un auteur, c'est souvent parce qu'on accroche à son travail, on s'y plait, on s'y retrouve. Il est donc probable que cet auteur puisse aussi se retrouver dans notre propre travail.
Après, sur le nombre de bêta-lecteurs, je suis plus d'avis d'un petit panel car chacun n'apportera pas la même chose, ni la même énergie, au même moment. Relire demande du temps, on n'est pas toujours disponible quand les autres nous attendent...
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chris-42
Pour celles et ceux que cela intéresse d'avoir entre leurs mains le produit papier de leur imagination et pouvoir ainsi le montrer à qui de droit, vous pouvez utiliser le site www.blurb.fr qui vous propose d'imprimer votre livre. Dans mon cas, pour un pavé de 432 pages avec couverture quadri souple format 15x23cm cela me coute 6,40€ hors frais d'envoi ( j'en ai commandé 3 et cela m'est revenu à 39€ car ils sont imprimés en californie !). Par contre vous devez tout faire vous-même, mise en page (mais blurb fournit un logiciel ) et bien sûr le visuel de la couverture ! Si vous souhaitez voir ce que cela donne RV ici : http://www.blurb.fr/b/7505018-leaurelia-les-gardiennes-de-la-vie.
C'est intéressant pour avoir des exemplaires papier à montrer, sinon les acheteurs potentiels doivent payer l'équivalent du prix du livre en frais de livraison, c'est assez dissuasif.
Si ma contribution peut aider quelques uns ou unes. Bonne journées à tous et toutes
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Sandrine Manine
Merci pour ce tuyau, c'est effectivement bon à savoir !
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Joe Cornellas
Merci Chris pour ce retour intéressant !
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Samuel Morgzac
Si ma petite expérience peut aider, la voici en substance.
Quand j'avais une vingtaine d'années, j'ai eu l'immense plaisir de voir mon roman accepté par une maison d'édition. Cet éditeur faisait à la fois édition à compte d'auteur et à compte d'éditeur. On me proposait un contrat à compte d'éditeur donc youpi !

Première expérience donc naïf, quelques petites choses m'embêtaient dans le contrat mais j'ai décidé de faire confiance... Erreur.
Cet éditeur ne prévoyait ni un nombre d'exemplaires au 1er tirage, ni un avaloir. En terme de rémunération : un % à partir du centième roman vendu (rien avant).

Ce que j'en pense une dizaine d'années après : ce type de contrat est une arnaque. Ce n'est plus ou moins qu'un imprimeur. Il se contentait de produire à la commande. Pire, parfois il fallait attendre plus d'un mois pour que l'acheteur ait enfin son exemplaire.

La correction était plus que légère (on m'a même répondu, lorsque j'ai demandé des corrections en découvrant le bon à tirer, "oh mais il y a aussi des coquilles chez Flaubert, c'est pas grave"), l'investissement dans un réseau de distribution inexistant, et aucun soutien ou conseil lorsque j'ai fait mon premier salon du livre régional.

Au final, je n'ai même jamais su combien de livres avaient été réellement vendus car le chiffre en fin d'année était inférieur à celui qu'on m'a communiqué en milieu d'année...

Alors bon, ça m'a un peu vacciné donc je n'ai plus recherché d'éditeur depuis. J'ai rompu le contrat avec cet éditeur et on en est resté là (enfin plus ou moins, parce que j'ai découvert plusieurs années après qu'il y avait encore des extraits de mon roman sur leur site).

Aussi, de ce que j'ai vécu et des renseignements que j'ai glanés avec le temps, je conseillerais à ceux qui veulent être édités de façon classique, papier, en contrat à compte d'éditeur :
- de vérifier que le contrat comporte soit un minimum d'exemplaires, soit un avaloir (c'est bête, mais ça indique à mon sens que l'éditeur s'engage vraiment), en plus il me semble que c'est légalement obligatoire
- qu'une rémunération qui n'est pas prévue à partir de la première vente est anormale, ou en tout cas doit mettre la puce à l'oreille
- qu'il ne faut pas hésiter à signaler les coquilles ou les quelques modifications qui vous semblent nécessaires pendant la période des corrections
- que si vous avez envie de faire quelques ventes, autant vous assurer que l'éditeur dispose d'un véritable réseau de distribution (est-ce que cet éditeur a quelques uns de ses livres dans les rayons des magasins où on achète le type de roman que vous écrivez?)
- qu'il faudra, quoi qu'il arrive, vous remonter les manches pour démarcher les librairies de votre région et vous faire connaître pour qu'ils mettent en rayon votre roman, idem pour les salons du livre

Enfin, je terminerais en vous conseillant la chaîne youtube de Samantha Bailly qui aborde pas mal de choses qui nous parlent à tous je pense. De mémoire il y a une vidéo où elle parle des éditeurs.

Voilà, en espérant que ce sera utile à quelques uns :)
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Joe Cornellas
Merci Samuel pour ce témoignage précieux !
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MF JEANLAT
Bonjour,
Pour ma part je commence juste à regarder l'édition...mais comme mon histoire est en plusieurs tomes est ce qu'il ne faudrait pas mieux que j'attende un peu ? Le premier tome est fini, le second est en cours.
J'ai participé aussi à deux concours : un qui est encore en cours et un pour lequel j'avais été sélectionnée dans le dernier carré mais dont je ne pense pas faire partie des finalistes car plus de nouvelles.
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C.S. Ringer
Chez une certaine maison d'édition (impossible de me rappeler le nom), ils exigeaient que trois tomes soient déjà écrit avant de proposer une saga. Je ne sais pas si ça vaut pour touts les éditeurs, mais peut-être que ça te donne une vague idée de l'avancée que tu dois avoir.
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MF JEANLAT
Il s'agit de la me lune écarlate je crois. Après les autres je n'ai pas forcément vu cette exigence là. Certaines demandent à ce que cela soit précisé qu'il s'agit d'une saga et de donner un synopsis des tomes suivant.
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Juliette Lem
Bonjour,

Petite partage d'une expérience en cours :
j'ai eu la chance d'avoir une nouvelle retenue et publiée dans une anthologie en fin d'année sous un autre pseudo. C'était déjà en soi une joie que cette création ait plu surtout que le thème me sortait de ma zone de confort.
Là où j'ai cru rêver c'est quand l'éditeur (une petite maison d'édition française) m'a demandé de développer cette nouvelle pour en faire un roman, voire plusieurs. Le premier en cours de finition sera à paraître sur 2017 si tout va bien (pas que je sois parano mais bon...). Pour ce qui est de la célébrité et les euros qui vont avec, je continuerai avec mon petit boulot alimentaire histoire de pouvoir poursuivre cette passion qu'est l'écriture.

Une autre expérience, moins réjouissante celle-là : une autre nouvelle retenue par une petite maison québécoise, Histoires en histoire, l'année dernière, puis cette petite société a disparu sans préavis. Le danger de ces petites sociétés qui éclosent sur le net et disparaissent très vite... Une déception, pour cette nouvelle que j'aime beaucoup.

- L'auto-édition : pas pour moi. Je préfère me concentrer sur la création, l'écriture, et la finition avec les corrections... alors me disperser pour gérer tout le reste, ça ne m'attire pas vraiment. J'aurais la sensation de me disperser et de ne pas tout donner pour écrire.

Voilà :)
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Joe Cornellas
Des titres !!! ;-)
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Juliette Lem
Promis, dès la parution ;)
(discrétion demandée par l'éditeur, c'est une petite maison, sans doute qu'il ne veut pas crouler sous les soumissions...).
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Olivier
Félicitation ;)
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Juliette Lem
Merci :) mais attendons encore un peu.
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Sandrine Manine
Wouah bravo ! Dis donc c'est génial, qu'on te passe commande pour un roman ! Félicitations
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Juliette Lem
Merci mais attendons la sortie. (mon côté parano)
j'avoue sur le moment j'ai sauté au plafond,
mais ensuite l'étape synopsis m'a bien vite fait redescendre...
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Auteur inconnu
Bonsoir à tous !

Je suis encore très loin de l'étape "édition" - car je dois encore finir mon roman ! Cependant, je voulais vous poser à tous une question au sujet de la couverture. Mon frère est un excellent dessinateur, qui a cerné l'univers de mon livre dès les premières lectures. C'est donc naturellement qu'il s'est proposé pour me dessiner un premier jet. Je lui fais une totale confiance, il est extrêmement créatif.

Quand une ME répond favorablement à l'envoi et la lecture d'un manuscrit, est-ce que vous pouvez imposer votre couverture ? J'ai lu quelque part dans les commentaires qu'il était difficile de négocier pour la quatrième de couverture. Mais qu'en est-il pour la première de couverture justement ?

Merci à vous tous !

Kathia.
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Marie Tinet
Tu peux toujours demander et proposer ! Pour des petites maisons ça a plus de chances de marcher, mais dans tous les cas qui ne tente rien n'a rien ! :)
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Auteur inconnu
Ravie de voir une réponse venant de ta part Marie ! :-)
Je vais garder ça au coin de ma tête en tout cas.
Merci beaucoup ! Et félicitations pour tes nouvelles qui ont été publiées. :)
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Pepito Resk
Je n'ai aucune expérience de l'auto édition papier. Cela me semble un risque minimum... et il reste tout plein de "souvenirs" à la clef si on ne vend rien. ;-)


Pour l'édition à compte d'auteur, par contre, une seul mot d'ordre : fuyez !
Tapez "édition amateur" ou un truc du genre sur Google et apparaîtront en premier (liens subventionnés) toute une liste de maison à éviter.
Leur premier (et unique) client, c'est vous !

Quoique, à la réflexion, tout au contraire... envoyez leur tous vos manuscrits. Je parie une bière, qu'en retour, ils vont vous trouver géniaux... et vous demander de 2500 à 4000 euros de frais de promotion. ;-)
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Romane Rose
Je confirme. 2500 à 4000 euros sont demandés à titre d'avance au titre que la ME engage des frais, bla,bla,bla... Ils vous promettent monts et merveilles, encaissent votre argent et attendent que vous fassiez tout le travail de promotion. A mon avis, ce sont ni plus ni moins des arnaques. Une ME vous verse un avaloir ou avance (somme prévue par contrat sur les futures ventes) avant même que le produit fini ne soit lancé et s'occupe de A à Z de la promotion (ce qui n'est pas une mince affaire dans les méandres de la publication qu'elle soit auto-éditée ou éditée par une ME).
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Jean-Christophe Heckers
Restent les prestataires permettant l'impression à la demande: pas de risque de se voir encombré.

Quant à l'à-valoir chez les ME, ce n'est pas une règle, et beaucoup ne peuvent pas se le permettre. J'ai d'ailleurs l'impression que cette pratique tend à devenir minoritaire.
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Romane Rose
Bon, ben je vais me dire chanceuse ! :) Jean-Christophe Heckers lol
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Némésis317
Je voulais juste partager une mauvaise expérience.

J'ai voulu participer au concours KDP d'Amazon (qui aboutit donc à une publication) et franchement, je ne le ferais plus. Ma mise en page sur word était parfaite: toute alignée, beaux paragraphes et BAM une fois en format pour kindle, c'était dégueulasse. J'avais télécharger l'extrait de mon livre sur ma Kindle pour voir le rendu et de 1. ils coupent en milieu de phrase presque, de 2. les phrases étaient décalées, des espaces énormes entre les paragraphes etc...
J'avais tellement honte d'un rendu aussi horrible que j'ai direct retiré mon texte du concours, je ne voulais pas que les gens pensent que j'étais une débile ou quoi hahaha.
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pascalL
j'aurai du faire comme toi, mais avec un édition numérique. le rendu finale n'était pas à la hauteur. Autant directement arrêter les frais!
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Jean-Christophe Heckers
Lorsque c'est joli sous Word, ça ne veut pas dire que le fichier est correctement formaté pour une conversion digne de ce nom. Il n'y a qu'à voir les exigences de Smashwords en la matière: le fichier doc doit être nettoyé de fond en comble, mais une fois qu'on a tout bon, le rendu est impeccable. J'ai fait une expérience sous Amazon avec un fichier déjà converti en epub (soigneusement repris et modifié), à la prévisualisation c'était tel que je le voulais. Mais je n'ai pas poussé le jeu jusqu'à publier en vrai, peut-être aurais-je été déçu à la fin...
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Némésis317
Oui mais tout ça pour dire que eux-même ne vérifient rien, et c'est bien dommage.
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Jean-Christophe Heckers
Sur Smashwords, une vérification automatique de la conformité du fichier est effectuée, et on se fait facilement rejeter (dans le meilleur des cas, on n'aura pas droit à la distribution "Premium" sur la plupart des plateformes, Amazon exclu puisqu'ils n'ont pas d'accord avec eux). C'est vrai que c'est dommage que KDP ne soit pas strict, ça éviterait des résultats à la hauteur de nos désespérances.
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pascalL
Bonjour à tous,
auteur édité en format électronique puis papier, je peux vous donner 2-3 trucs à retenir.
- édition électronique: méfiez-vous des 'imprimeurs' comme je les appels ! Ces 'pseudos' maisons d'éditions ne vous apporteront même pas une correction satisfaisante de vos textes. N'oubliez pas, en confiant vos droits à ces maisons vous ne pourrez plus (ou difficilement) les confier à une autres! Dès lors, votre roman est quasiment perdu (ou partira vers l'auto édition) .
- édition papier: surtout soyez patient! et visez assez large (tout en restant dans votre domaine) . Soyez vigilent sur l'illustration (elle compte pour 50% de l'acte d'achat pour un auteur inconnu) c'est énorme ! N'hésitez pas à faire la démarche (recherche d'illustrateur indépendant) de votre coté!
Votre 4èm de couv devra être valider par des professionnelles !! (il faut l'accepter sans rechigner) car c'est les 50% autre de l'acte d'achat pour un auteur inconnu .
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Joe Cornellas
Pour la 4ème de couv', je trouve ça vraiment dommage, car ces "professionnels" dont tu parles me paraissent incapables de rédiger des accroches qui donnent envie de lire. C'est chaque fois la même chose, aucune originalité, un peu comme les bandes annonces au cinéma. Du coup, j'ai souvent un réflexe de rejet et me fie au nom de l'auteur ou au bouche à oreille.
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pascalL
le 4 èm de couv est un sujet en soit et doit être traité avec la rigueur qui convient. Ce petit bout de texte est la porte d'entrée du lecteur dans votre roman, ne la négliger surtout pas!
Les professionnelles (c'est leur métier) ont des codes, des astuces, des habitudes qu'il faut savoir entendre . Sans se laisser monter le bourrichon, je suis persuadé leur avis doit être entendu.
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Olivier
Bien d'accord avec toi Joe. Le faire faire par des professionnels oui, mais en trouver qui savent se montrer originale pour sortir du lot. Il me semble que sur Scribay j'ai vu pas mal d'accroches plus intéressantes que ce qu'on nous sert en général sur des livres publiés.
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Isabelle_Li
Je suis parfaitement d'accord avec Olivier. Je travaille dans une bibliothèque et il nous arrive au classement de retourner un livre à la couverture ou au titre intéressant et d'en lire rapidement le quatrième de couverture. Les romans pour adultes passent encore, bien qu'on voit souvent pas mal d'exagération dans le policier.

Par contre, dans les romans de fantasy pour jeunesse... pas étonnant qu'on la prenne de haut et qu'on prenne la fantasy pour un genre de bas étage. Je n'arrive même pas à finir 40 à 50% des résumés tant ça ressemble à l'ouvrage précédent.
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Romane Rose
Bonsoir à tous.
Auto-édition, compte d'auteur ou compte d'éditeur. La question est difficile, mais lorsque l'édition classique est impossible, l'auto-édition ou l'édition à compte d'auteur reste une solution pour exposer ses textes. Quant à la qualité des textes, il est évident que l'auteur est les pires juges qui soit sur son propre travail. Nous y avons consacré du temps, de l'énergie, un peu de soi (ou beaucoup), tant de choses qui font que nous sommes fiers de notre travail qui sera peut-être reconnu ou non. Ne nous leurrons pas, (du moins je le pense), écrire pour soi, comme beaucoup disent le faire ou le conseillent lorsque certains se désespèrent des critiques difficiles, est utopique. Nous écrivons pour les autres aussi. Pour qu'ils nous lisent, apprécient et nous rassurent sur le chemin que nous prenons. Sinon, à quoi bon envoyer ses textes aux ME ou partager sur des plateformes d'écriture ? Si certains trouvent cette reconnaissance dans l'auto-édition, c'est une bonne chose, mais cela peut se révéler être un miroir aux alouettes. Faire la promotion de son livre, le diffuser demande une sacrée dose d'énergie au détriment du reste. J'ai la chance d'être éditée à compte d'éditeur en e-book et ai constaté la somme de travail que l'éditrice a mis en place pour que le produit final soit convenable. Un travail que je regrette qui ne soit pas toujours accessibles pour les auto-édités ou les comptes d'auteur. Certaines maisons à comptes d'auteurs font miroiter monts et merveilles, mais qui se révèlent souvent un cauchemar pour de multiples raisons.
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Némésis317
Tu as bien de la chance d'être éditée xD mon rêve qui j'ai l'impression s'éloigne de plus en plus à mesure que le temps passe.
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Marie Tinet
Chez qui es tu éditée Romane Rose ?
Némésis317 qu'est ce que tu as essayé de faire éditer et où ? Je ne sais pas si c'est ton cas, mais beaucoup de jeunes auteurs envoi leur manuscrit à des grosses maisons et là les chances sont vraiment infimes. As tu essayé des petites structures ? Surtout ne perd pas la motivation ! On est là pour s'entraider !
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Némésis317
J'ai déjà viser 7 maisons d'éditions et j'ai essuyé des refus cuisants xD mais que ce soit petites ou grosses maisons, j'ai tout fait. Moi dès qu'on me publie sérieusement, je m'en fiche d'être chez Gallimard ou pas.
Je cherche juste dans le secteur sci-fi pour être sûr d'intéresser tout le monde et ne t'en fais pas, je ne perdrais jamais espoir ! Un jour je publierai !
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Marie Tinet
7 c'est pas tant que ça, c'est pour un roman ?
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Némésis317
Oui pour mon roman, et non c'est pas beaucoup, c'est juste que depuis j'ai modifier plein de choses donc j'ai pas encore recommencer à en contacter.
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Romane Rose
Marie Tinet, je suis éditée chez Harpers et Collins, la filiale numérique Harlequin, HQN.
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Romane Rose
Le temps ne fera qu'améliorer ton écriture, Némésis317. C'est à mon sens la plus merveilleuse perte de temps qui puisse exister :)
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Olivier
Bonjour,

Juste pour confirmer, que j'ai bien compris, le "publier à compte d'auteur" que tout le monde semble décrier, correspond il bien au fait, pour un auteur, de payer un éditeur pour ses services (ces services d'éditions et ensuite de publication)? Y a t-il une différence avec l'auto-publication accompagnée, proposée par des sites comme Librinova.com ou encore bouquinbec.ca?

Sans vouloir relancer le débat ci-dessous, pour moi on ne devrait pas censurer la publication. C'est aux lecteurs de s'affirmer. Après tout ce sont eux qui lisent. Si je m'auto-publie car les éditeurs traditionnels n'ont pas de temps à me consacrer et que 100 personnes achètent mon livre et l'apprécient alors c'est gagnant gagnant pour ces lecteurs et pour moi. Si le livre est vraiment bon, le phénomène de bouches à oreilles amènera d'autres lecteurs (enfin avec peut être un peu de marketing sur les réseaux sociaux). Si le livre n'est pas terrible (ne trouve pas son publique) eh bien je n'en vendrais pas ou très peu, mais je serai probablement quand même content de l'avoir écrit.
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Jean-Christophe Heckers
La différence entre auto-édition et compte d'auteur, c'est simple. On paie dans tous les cas. Mais dans le cadre du compte d'auteur, on ne contrôle rien (la gueule de la mise en page, les corrections, la couverture, les canaux de vente quand il y en a...) et qu'on se retrouve avec une brouette de bouquins mal imprimés qu'on ne réussira jamais à revendre. L'autoédition, c'est chercher les emmerdes, parce qu'il faut s'occuper de tout, ou trouver les bons prestataires (pour la correction, l'illustration, la mise en page, l'impression, la promo). Mais on a le choix des armes, et on ne signe pas de contrat (commercial) avec un gougnafier qui va vous pomper 2500€ pour vous balancer 50 exemplaires tirés sur papier-cul. L'auto-publication accompagnée, c'est juste choisir un prestataire en fonction de ses propres besoins, ce qui est bien pratique. On reste très loin du compte d'auteur. Noter qu'il existe de l'éditeur à compte d'éditeur qui dans les faits a une pratique qui relèverait du compte d'auteur nonobstant le contrat, et toute signature est chez eux, indubitablement, suicidaire.

Et... Oh, en fouillant un peu, je tombe sur ça, et ça m'évitera d'en rajouter.

http://jepensepublier.com/index.php?option=com_content&view=article&id=149&Itemid=58
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Eric Kobran
"on ne signe pas de contrat (commercial) avec un gougnafier qui va vous pomper 2500€ pour vous balancer 50 exemplaires tirés sur papier-cul." => je suis mort de rire :)
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Olivier
Merci Jean-Christophe, c'est bien plus clair maintenant. Et merci pour le lien
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Pepito Resk
Je rejoins Marie Tinet au sujet de Nutty Sheep.

C'est une maison qui débute mais dont le boulot est impeccable !

Toutefois, il vaut mieux abandonner l'idée de se payer un yacht avec ses droits d'auteur. Il est aussi difficile pour Nutty Sheep de se faire connaitre que pour nous d'émerger au milieu des auteurs imaginaires en tout genre. La ligne d'édition choisie est le "déjanté"... mais c'est une ligne assez souple. ;-)

Pour info : http://nutty-sheep.com/index.php/boutique/nouvelles-a-themes/intelligence-artificielle
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Marie Tinet
Ah tient, un collègue par ici ! :)
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Marie Tinet
Je me lance dans le partage de ma maigre expérience !

J'ai pour le moment deux nouvelles numériques de publiées chez des éditeurs, dans les deux cas elles font suite à des appels à textes :

- Le Voi-e-x Liberté aux éditions secrètes dans une anthologie. Ma première publication qui m'a permis de gagner confiance en moi et de me dire que c'était possible ! (Un sacré truc déjà !) J'ai été très déçue concernant le manque de dialogue et les promesses non tenues, je ne conseille pas franchement cette maison. La nouvelle est disponible gratuitement dans l'anthologie "édition secrète". Un format papier était prévu dans le contrat, mais n'a jamais vu le jour. Pas très sérieux...

- Mutation chez Nutty Sheep vendue en one shot (donc pas dans une anthologie). La nouvelle a donc sa propre couverture. J'ai pu suivre le travail de la graphiste et donner mon avis tout du long. C'était vraiment chouette ! Je devrais toucher ma première paye d'auteur tout bientôt (ça va être quelques clopinettes bien sûr, mais c'est très symbolique hihi) en ce début d'année. Dans l'ensemble, je suis assez satisfaite du travail de la maison, même si je m'étais attendue à plus de communication auprès des potentiels lecteurs (sur les réseaux sociaux, je ne m'attendais pas à une campagne de pub dans le métro hihi).

Voilà pour ma maigre expérience !

J'aimerais beaucoup être publiée en papier... pour un roman (ou novella, ou recueil de mes textes courts)... Il faut déjà que je l'écrive ! En attendant que j'arrive à écrire quelque chose de long jusqu'au bout, je continue à écrire des textes courts (qui collent plus à mon style) ! Advienne que pourra !
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Neru
Comme tu es bibliothèque, je me demande quels sont vos critères pour considérer une maison d'édition comme étant bonne ou sérieuse ?
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Marie Tinet
La réputation, leur communication, le retour des auteurs... et bien sûr la qualité des bouquins. M'enfin, je suis pas une experte dans ce genre de jugement, et puis il y a une partie subjective aussi :)
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Neru
D'accord merci :)
C'est intéressant de voir les points communs et les différences avec le monde de l'édition scientifique (articles et revues )
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Navezof
Tout d'abord, félicitation, une première paye en tant qu'auteur (même minime) c'est quand même une belle réussite :D

Pour l'instant je n'ai aucune experience dans l'édition, mais il m'a semblé que basé son choix de maison d'édition sur les ouvrages publié par cette maison est un bon début. C'est globalement le conseil qui revient assez souvent sur les articles et reseaux sociaux.
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Marie Tinet
Et bien finalement vu la somme dérisoire je serai payée de trois clopinettes en juillet ! Va falloir attendre encore un peu pour ce moment symbolique hihi

Je suis bien d'accord avec toi Navezof !
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Neru
Salut !
J'ai tenté l'édition classique, actuellement en attente.
J'ai choisis deux maisons d'édition : Bragelonne et Mnémos.
La première très connue propose aux auteurs ayant peur pour leur œuvre d'envoyer que les cinquante premières pages de celle-ci en indiquant le nombre total de pages.

Une idée que je trouve relativement intéressante, cela permet à la maison d'édition de se faire une idée du style d'écriture de l'auteur, de gagner du temps. Quant à l'auteur ne pas envoyer l'intégralité de son texte peut le rassurer s'il a peur d'un quelconque plagiat et de se voir déposséder de ses droits, par contre je ne suis pas sûre que cinquante pages soit suffisante pour avoir un réel aperçu de l’œuvre.

La maison d'édition préfère les fichiers word aux pdf, une police d'écriture standard, une numérotation de pages, un interligne correct, un changement de page lors d'un nouveau chapitre sont demandés ...

Concernant Mnémos le tapuscrit peu être envoyé indifféremment en fichier pdf ou word. Trois documents sont à fournir : un résumé, le manuscrit et une présentation de vous même.

Les points communs de ces deux maisons d'édition : le formulaire est à remplir directement sur le site, rien n'est à envoyer par la poste, sont toutes les deux spécialisées dans les textes de l’imaginaire, un accusé de réception est envoyé (immédiat chez Bragelonne, environ deux semaines chez Mnémos), et un temps d'attente assez long (environ 5 mois chez Mnemos)
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Joe Cornellas
Merci Neru pour ce petit retour d'expérience !
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Neru
De rien, si ça peut en aider à se retrouver dans les méandres de l'édition.
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Marie Tinet
Merci pour ton témoignage. Mnémos est déjà une maison reconnue pour sa qualité et ses ventes. D'après ma maigre expérience et mes connaissances du secteur, je pense qu'il est très difficile d'être publié pour une première œuvre dans ce genre de maisons. Mais ce n'est pas impossible. Est-ce que tu as jeté un œil auprès des petites structures ? Peut être que tu aurais plus de chances. J'espère que ça va marcher pour toi ! :)
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Neru
Je n'ai pas regardé du côté des maisons d'édition de plus petite taille, de plus je n'en connais aucune. J'ai regardé du côté des maisons d'édition spécialisées dans le domaine de l'imaginaire : Bragelonne, Mnemos, Atalante, j'ai regardé rapidement aussi les moutons électriques. Mais si tu connais d'autres maisons d'édition hésite pas.
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Marie Tinet
J'en connais plein (bibliothécaire oblige ;) ), qu'est ce que tu écris ? Pour quel public ?
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Neru
Effectivement. SF, fantastique, fantasy, le fameux trio de l'imaginaire :)
Après pour le public je dirai ado/adulte
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Marie Tinet
Et du roman à ce que j'ai compris ;)
En vrac pour les maisons que je conseille, tu as : Magic Mirror (réécriture de conte), Le petit caveau (gothique et vampire), Sombres Rets (super Appel à Textes et couvertures), la collection du fou aux éditions du 38 (couvertures sympas aussi, et bons retours sur leur catalogue), Nutty Sheep (pour des séries à épisodes), RroyzZ éditions (très bons retours de collègues édités chez eux ;) ). Voilà ce qui me vient de mieux pour le moment !
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Neru
Merci beaucoup !
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DameMoria
Beaucoup de choses intéressantes ont déjà été dites, je rejoins Joe Cornellas et C. Kean - ne confondons pas l'auto-édition qui peut être tout à fait intéressante d'un certain point de vue, avec l'édition à compte d'auteur, une pure arnaque en effet. S'auto-éditer peut être intéressant pour la liberté totale que ça offre côté impression, texte, format, possibilité de choisir son illustration etc. Mais là où ça demande sûrement de sacrées épaules, c'est pour faire sa propre promo et tout gérer de A à Z (aller à des salons, proposer son livre, financement participatif parfois...). Remarquez l'auto-édition peut être aussi l'occasion de faire un petit tirage (une cinquantaine d'exemplaires) vraiment pour un cercle restreint. Une démarque qui peut se comprendre si on ne veut vraiment pas se confronter à l'édition traditionnelle.
Et moi non plus je ne serai pas du genre hyper méfiance à l'égard de l'édition. Certes c'est avant tout commercial, il y a un moule, et malheureusement pas mal d'arnaques, mais si on a un texte de qualité, une ligne, et si on fait d'excellentes recherches pour pas tomber entre les mains d'éditeurs véreux - et surtout pour trouver la maison d'édition susceptible d'être intéressée par ton travail, faut y aller, c'est tout à fait envisageable ! En tapant dans les maisons d'éditions plus petites, plus discrètes, mais avec des lignes peut-être plus alternatives, et surtout la possibilité de caresser l'espoir d'être publié si on est pas déjà Marc Lévy ou le fils de untel, eh bien c'est carrément jouable j'en suis convaincue.
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Marie Tinet
Ton enthousiasme fait plaisir à lire ! Je te rejoint complétement sur tes propos !
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Eric Kobran
L'autoédition est une façon tout à fait honorable de faire vivre des textes qui n'auraient pas été édités, indépendamment de leur qualité. Des nouvelles, des écrits expérimentaux, des commandes !

Personnellement, je me vois bien auto-éditer un recueil de texte le jour où je ferai mon coming-out d'écrivain (si ça arrive...) auprès de ma famille, tous ces petits textes que je ne compte pas, de toute manière, proposer à l'édition classique. Ce ne serait pas pour faire de l'argent, juste pour que ces textes vivent dans leur milieu naturel, entre deux feuilles de papier.
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C. Kean
Dans un premier temps, c'est bien de clarifier sa démarche et de se demander si on veut passer par l'édition classique (avec un contrat à compte d'éditeur) ou par l'auto-édition. Dans tous les cas, il faut dire NON à l'édition à compte d'auteur c'est ce ne sont ni plus ni moins que des arnaques légales, vous signez un contrat pour vous faire plumer.
Il existe aussi des plateformes d'impression à la demande qui peuvent être la solution idéale si vous souhaitez partager votre bouquin avec vos proches, vos amis (thebookedition, lulu.com). C'est de l'auto-impression : faut vous relire vous-même, mettre en page vous-même et faire une couv vous-même. C'est un peu de l'auto-édition au premier level quoi.

Pour aller un peu plus long que la réponse complète de Laetitia Redon, je dirais qu'être édité de nos jours n'est pas si dur si on a un texte déjà bien bossé, bien pensé, et qu'on s'adresse à la bonne porte. Il faut faire très attention à la ligne éditoriale de la maison d'édition qu'on recherche. Sérieux, la plupart des refus ce font là dessus. Et pour ça, mon conseil perso c'est de vous rendre à des salons littéraires où de petits éditeurs indé se rendent. C'est le lieu idéal pour papoter et poser ses questions.
Et, on l'oublie souvent, mais les appels à textes sont la voie royale de la première publication. Il ne faut pas hésiter à y répondre et à tenter sa chance. Pour l'après, c'est toujours un plus de dire qu'un de vos textes a été sélectionné et édité.
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Joe Cornellas
Un avis plein de bon sens, merci !
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Juliette Lem
Bonjour,
Tout à fait d'accord, l'appel à texte est une bonne carte d'introduction, mais il ne faut pas s'attendre à des miracles avec une nouvelle publiée dans une anthologie.
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Marie Tinet
Complètement d'accord en ce qui concerne les appels à textes, c'est comme ça que mes deux nouvelles se sont vues publiées :) Bien d'accord aussi concernant les petits salons.
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Sous La Plume
Bonjour, c'est une très bonne idée de débattre sur le sujet de l'édition, il y a tellement à dire, ce monde est vaste !
Je n'ai encore aucune expérience du monde de l'édition mais je lis (à travers les discutions de la plateforme et les blogs) certaines opinions.

J'ai une amie qui écrit et se fait publier. Elle a un site internet si vous voulez y jeter un oeil : http://thibautceline01370.wix.com/celine-thibaut

Cordialement.
Sous La Plume
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Laetitia Redon
Je n'écris pas de la SF mais le sujet sur l'édition numérique et papier m'intéresse.

Déjà il y a beaucoup d'arnaques : si on a une réponse dans les 2 semaines ce sont souvent des maisons d'éditions qui prennent de tout et il faut voir le tarif que demande certaines pour vous publier : 2000 euros pour les éditions Persée.
Certaines publient tout et ne relisent rien d'où de bonnes daubes ( chez edilivre par exemple) ; je ne dis pas qu'il n'y a pas un ou deux bons bouquins à sauver chez eux, mais voilà on peut clairement dire que ce ne sont pas des maisons d'édition sérieuses de mon point de vue.

Après on a les grosses maisons d'édition, celles qui reçoivent des centaines de livres/an, autant dire qu'on a autant de chance que son livre soit sélectionné que de trouver une aiguille dans une botte de foin ( et c'est peut-être plus facile de trouver l'aiguille) ; si vous envoyez un livre dans l'année peut-être sera-t-il publiée dans 5 ans, mais souvent les oeuvres sont lues en diagonales, ils publient les auteurs avec qui ils ont déjà travaillés en priorité et la charte éditoriale est un gros prétexte pour refuser toutes les nouveautés car ils n'ont pas le temps de tout lire.

D'un autre côté nous avons l'auto-édition, mais cela a un coût et un investissement temps énorme ; il faut se faire sans cesse de la promo, les librairies ne voient pas forcément l'auto-édition d'un bon oeil donc de là à vendre votre livre; il y a un monde et si jamais il y a des ventes on peut être sûr que dans la majorité des cas ça ne rentrera pas dans les frais qu'on a fait pour auto-édité.

Enfin nous avons l'édition numérique, et si en tant qu'auteur et lecteur je pense qu'on aime tous avoir un livre papier, je pense que l'édition numérique peut être une 1ère étape. Qu'on se le dise bien, ça ne ne nous rendra pas riche mais ça permet de jauger des avis tout en faisant quelques ventes. Reste qu'il faut connaitre les maisons d'édition numérique type correspondant au genre de textes qu'on envoit et je constate qu'il n'existe pas non plus d'édition numérique pour tout les genres; ou que la durée de vie d'une maison d'édition numérique est souvent courte ( 2-3ans).

Il nous reste donc Kindle dont le choix peut être discutable, ça a ses avantages et ses inconvénients, et les petites maisons d'édition indépendantes. Je crois que s'il l'on veut absolument publier, c'est là qu'il faut se tourner, le manuscrit a plus de chance d'être lu, d'avoir des réponses détaillées et donc par conséquent d'être publié.

Mon conseil serait d'y aller petit à petit, rien ne sert de courir de grosses maisons d'édition, il faut d'abord se faire connaître dans les petites. Je ferais ici une métaphore, un apprenti ne devient pas chef cuisto en un jour et un seul resto, c'est pareil ici, pour être reconnu, il faut des étapes, tenter plusieurs maisons d'édition.

Je n'avais jamais entendu jusqu'à aujourd'hui parler d'édition collective, j'avoues que je ne sais pas trop quoi en penser. De manière toute personnelle, je préfère acheter 4 livres avec 4 histoires différentes que de lire un recueil où il y aura ses 4 mêmes histoires. Un aspect psychologique peut-être car cela ne change rien au récit.

Enfin concernant mon expérience, ( très très petite) j'ai été édité pour la jeunesse sur la plateforme collaborative Whisperies, et si j'ai choisi cette plateforme c'est avant tout pour le lien qu'elle peut générer entre auteurs/illustrateurs et que je n'ai pour l'instant pu voir nulle part ailleurs. Concernant mes ventes, pour l'instant, je n'en ai aucune idée ( j'ai été publiée qu'en avril) à part qu'il y a eu 70 vues, et ne pas encore avoir de visibilité dessus est ce qui me dérange le plus. Mais à vrai dire, je ne m'en fais pas pour ça, je n'ai pas fait ça pour l'argent, mais pour l'expérience à vivre, à tester, je suis d'ailleurs en train de créer une autre histoire dessus; car je trouve le site enrichissant pour "se faire la main" avant de proposer des histoires en format papier.

Pour conclure, je pense qu'avant de se lancer dans la recherche d'une maison d'édition, il faut se poser beaucoup de questions dont la principale : pourquoi veut-on être édité?
Si c'est seulement pour être lues et avoir des avis, alors peut-être qu'une plateforme comme scribay est ce qui convient le mieux, si c'est pour vendre, alors là on peut commencer les recherches...
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Joe Cornellas
Avis très intéressant, merci Laetitia !
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Lucas Dalva
Bonjour ici.

Alors déjà vous trouverez sur Youtube et sur le blog écriture de Scribay quelques bons tuyaux à ce propos (http://ecriture.scribay.com/)
Ensuite, personnellement je ne suis pas fan de l'auto-édition et préfère l'édition collective.

Une simple question de marketing. D'ailleurs certains maisons d'édition comme La Volte sont assez proches de ce type d'édition.
Le marketing a une place très importante en littérature. Dans la majorité écrasante des cas, les publicités ou autres articles bienveillants dictent l'ordre d'achat pour un livre ou un autre.
Bref, l'argent a son importance, mais rappelons donc rapidement que : temps = argent.
Or quand on réussit à promouvoir un collectif auquel des fans/curieux/autres s'attachent, c'est automatiquement le groupe qui se retrouve avantager. Et si l'un ou l'autre réussit à connaître un succès meilleur, il y aura un effet positif sur le reste du groupe.

Je ne dis pas ça dans le vent, je fais parti d'un collectif de fictions audio et l'audience que cela m'apporte est clairement non-négligeable.

J'ai cru voir de réels exemples de ce dont je parle ici et là sur internet (des collectifs d'auteur), mais je me suis dit qu'il fallait d'abord que j'écrive avant d'être édité. (il parait que c'est pas mal...)

D'ailleurs, si des personnes sont motivées parmi les scribayens pour monter un tel projet, je serai intéressé, car j'ai quelques compétences que je peux apporter... (Je n'ai pas cru voir de grands motivés pour le moment... Donc j'attends de voir !)

Et les maisons d'édition... J'aime beaucoup La Volte, d'un point de vue personnel. Déjà car j'ai déjà parlé à beaucoup d'entre eux, et qu'ils sont sympas, ensuite car leurs livres m'intéressent toujours. (j'aime beaucoup le concept de livre-objet de toute façon)
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Joe Cornellas
Intéressant. Je ne connais pas la Volte, mais ce que tu en dis titille la curiosité. Comme toi, j'aime les beaux livres. Il m'arrive d'en acheter en sachant que je ne les lirai pas car leur contenu ne m'intéresse que moyennement par rapport à la queue de trucs qui attendent que je trouve un petit morceau de temps pour les lire.
Moi l'idée d'un collectif m'intéresserait, mais tu as soulevé rapidement les questions importantes :
- Le temps
- Le groupe : si les bons tirent l'ensemble vers le haut, les mauvais le tirent dans le sens inverse. Il y a donc forcément un travail éditorial à fournir avant d'accepter des membres.
Vu que tu sembles avoir une expérience, peut-être as-tu déjà réfléchi à tout cela ?
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Lucas Dalva
C'est du bon sens et des notions marketing qu'il y a derrière tout ça, en fait.

- Le temps : il faut des piliers. Tout groupe a besoin de piliers. Et vu qu'il y a des questions d'argent, un investissement personnel (de temps, hein) minimum de chacun me parait être une chose essentielle. (Quid des statuts qu'on pourrait adopter d'ailleurs ? Je vois quelques réponses mais la bonne réponse est malheureusement "ça dépend")
- Je ne suis pas forcément d'avis qu'il y a vraiment des mauvais. Il y a des mauvais écrits et bons écrits, au pire (et encore ? Tous les goûts sont dans la nature.). Mais clairement oui, le problème d'une petite maison d'édition (car c'est ce que serait un collectif d'auteurs au final) c'est qu'elle se doit d'être thématique. Pour toucher un public cible. On peut pas faire de l'autobiographie classique, de la SF galactique, de la poésie régionale et des contes pour enfants.

On n'a pas soulevé une chose : l'argent. Et pour cause : avec le crowdfunding et la dématérialisation progressive, il y a beaucoup de voies pour ne pas y investir toutes ses économies.

Bref, les formes possibles sont diverses et multiples, selon moi comme pour beaucoup de choses, il faut y réfléchir sérieusement pour se lancer. (selon nos besoins, selon les recommandations qu'on peut trouver.)
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Joe Cornellas
En tout cas, l'idée m'intéresse. La donnée "temps" étant pour l'instant le facteur manquant en ce qui me concerne, mais c'est provisoire (du moins, je l'espère ;-)).
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Navezof
L'envie de créer (ou du moins) participer à un collectif d'auteur/edition participative trotte dans ma tête depuis un bon moment. Je me suis posé pas mal de question quand à sa faisabilité mais je ne suis jamais arrivé au bout du chemin.

D'apres wikipedia c'est une entreprise/association qui se charge de produire et diffuser des livres et/ou document.

En terme d'action possible d'un collectif je liste les actions suivantes (en restant dans le domaine numérique) :
1- Promotion d’œuvres et auteur
2- Choix des auteurs et oeuvre à promouvoir
3- Création de rassemblements de nouvelle et récit court
4- Appel de texte/concours
5- Participation à des conventions/rassemblements

Et si ces actions demandent du temps, de la motivation et des compétences, elles ne sont pas irréalisables.

Pour parler d'argent, je ne penses pas qu'un investissement gargantuesque soit nécessaire. Comme l'a dit Lucas, il y a des moyens de s'en passer.

En tout cas si il y a quelque chose à faire, je suis intéressé :)
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Luc Witz
je redébarque comme un cheveu sur la soupe pour rappeler que stephen king a vu sa première nouvelle rejetée une trentaine de fois et que Tolkien, alors mondialement connu n'a jamais réussi a se faire intégralement publier de son vivant.
pour ne citer qu'eux.
que chacun en tire ses conclusions
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Joe Cornellas
C'est vrai que ça ne fait pas de mal de le rappeler :-)
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Eric Kobran
Malheureusement, sans vouloir faire le rabat-joie de service, c'est un peu comme quand on rappelle qu'Einstein était un cancre à l'école. C'est vrai, mais c'était Einstein !

Mais ça ne coûte rien d'espérer ! Surtout que ce genre d'histoires est effectivement plus courante dans le cercle des écrivains que chez les mathématiciens et les physiciens.
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Luc Witz
j'aimerai aborder le problème des ouvrages collectifs
comme nous tous j'ai de nombreux petits textes bons au moins bons mais parfois réellement bons.
comment faire pour trouver des éditeurs proposant des recueils ,des anthologies d'inconnus, etc...et susceptibles de ne publier qu'un texte en ouvrage collectif?
jusqu'à présent, je n'en ai trouvé aucun qui soit intéressé par ce genre d'offres.
je sais qu'il existe parfois de petits éditeurs qui organisent des concours mais il faut s'imposer un thème qui n'est pas forcément celui du moment, et surtout il faut être au bon endroit au bon moment.
j'avoues que c'est un secteur qui m'intéresse mais auquel je suis totalement étranger, si vous avez des retours a me faire, je suis preneur.
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Marie Tinet
A part les appels à textes, je crois que ça ne marche pas trop... Certains appels sont athématiques, d'autres ont une thématique large. As tu regardé sur le site de épopées fictives ?
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Marie Tinet
Certains éditeurs, comme Nutty Sheep, proposent de publier des nouvelles à l'unité en format numérique, peut être se renseigner sur ce genre d'éditeurs :)
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Luc Witz
en SF et en fantasy, je trouve que la barre est haute, il y n'y pas que du bon, mais il y en a plus que dans n'importe quel autre genre. en littérature "classique " il suffit d'être mauvais, c'est ce qui plait, mais pour nous, c'est plus dur.
par contre les éditeurs ( je parle bien des petits éditeurs spécialisés qui eux prennent la peine de lire votre travail) m'ont toujours parus honnêtes et objectifs, je n'ai jamais proposé ce qu'ils cherchaient au moment ou ils le cherchaient (les effets de mode sont un souci) mais j'ai toujours eu affaires a des gens relativement compétents et respectueux.
je ne suis pas un mauvais écrivain en général mais ca ne m'a jamais choqué que de meilleurs me soient préférés.
je me répète mais la barre est haute et être seulement bon ne suffit plus forcément.
quand aux grosses maisons d'éditions, je les évite systématiquement, elles sont pour la plupart incompétentes et éditent soit les copains soit piochent au hasard pour savoir qui sera l'heureux élu de l'année.
dans l'immédiat je me suis rabattu sur amazon, le seul souci étant que kindle ne marche pas du tonnerre en France et que je n'écris qu'en Français.
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Joe Cornellas
Bonjour Luc, merci pour ton témoignage. Je pense que la SFFF fait l'objet d'un engouement important auprès des auteurs de la génération 70 - 80, qui ont assisté à la naissance des jeux de rôles et profité d'une explosion des littératures de l'imaginaire. Ces auteurs sont souvent inspirés et nombreux, d'où une concurrence importante.
Cependant, ce qui va permettre à un auteur d'être édité plutôt qu'un autre va dépendre d'une multitude de critères parmi lesquels le talent n'est qu'une variable (la preuve en est que des gens qui en manquent complètement sont édités ;-) ).
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Luc Witz
bonjour Joe.
tu as raison, il y a une certaine pollution, mais elle reste plus marginale chez nous je trouve...mais elle existe et le jules verne n'est plus la valeur sure qu'il a longtemps été.
je dirai que c'est peut être du au fait que le niveau général du lecteur baisse, décérébré par un système éducatif toujours plus médiocre, il ne fait plus la différence entre le bon et le mauvais.
c'est dans le domaine du cinéma ou de la télé que c'est devenu le plus flagrant et on a vu ces dernières années de la sf ou du fantasy carrément nulles ( et il me coute de le reconnaitre) débarquer et avoir un certain succés, par ce qu'il n'y a justement plus grand monde pour se rendre compte que c'est mauvais.
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Joe Cornellas
Oui, mais l'inverse est vrai aussi ! Des séries TV de très grande qualité en SFFF sont apparues dans le sillage d'oeuvres emblématiques.
Je crois qu'il y a aussi un effet "masse" : la littérature SFFF n'ayant jamais été aussi abondante, il y a désormais beaucoup de possibilités d'édition. Les meilleurs auteurs seront les mieux édités, mais cela laisse quand-même de la place pour les autres. Et vu que, comme tu l'as dit, le public existe pour les oeuvres de moins bonne qualité, il est donc possible de trouver une petite place pour être publié ;-) (sans présumer de la valeur de ce que nous écrivons, en bon ou en mauvais, bien sûr : il y a de très belles plumes en devenir ici !).
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Joe Cornellas
Le blog de Scribay nous fait l'honneur aujourd'hui d'un article très intéressant sur l'édition SFFF. Je vous en recommande chaudement la lecture :

http://ecriture.scribay.com/2016/09/15/maisons-edition-soumission-manuscrit-de-science-fiction-fantastique-fantasy/
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Vendarion d'Orépée
Au niveau de mes maigres expériences, j'ai actuellement deux textes publiés, une nouvelle dans une Anthologie (par l'intermédiaire d'un ami facebook qui bosse dans l'édition et qui a lancé le projet) et un scénario de Jeux de rôles dans JdR-Mag (avec qui je n'envisage pas de collaborer avant un changement de rédac'chef, mais ceci est une autre histoire).
D'après ce que j'ai compris de la situation, les gros éditeurs sont submergés de textes au point de ne pas avoir le temps d'en lire le quart du dixième, la sélection se fait avec lecture en ultra-diagonales et je me demande même s'ils se donnent la peine de lire les nouveaux textes s'ils estiment que leur "collection" est remplie pour l'année... Bref, dans le meilleur des cas on a une réponse après 6 mois / 1 an (minimum) et les chances sont minces.
Pour décourager encore plus les candidats (ou pour se macher le travail, ou un peu des deux), les maisons d'éditions ont de nombreuses exigences au niveau du format: type de fichier, interligne, police de caractères, présence d'un résumé, etc. Et il n'y en a pas deux qui ont exactement les mêmes donc... l'envoi "à la volée" du même texte partout n'est pas possible.
Côté "petites maisons d'édition", le jeu est plus ouvert, mais il faut se méfier des filous qui acceptent n'importe quoi et font payer des frais exorbitants aux auteurs (faire payer la couverture, les corrections, etc). Dans certains cas ce ne sont pas de vrais éditeurs mais juste des imprimeurs qui ont trouvé le dindon à plumer: l'auteur naïf.
Enfin, le hasard des discussions sur FB m'ont mis en contact avec un petit éditeur dont le contrat me semble honnête: pas de frais de la part de l'auteur ou des frais minimes moyennant une réduction plus importante sur les livres achetés et des retours plus rapides, l'auteur conserve les droits sur son texte, le point très importants pour moi. Ceci dit, cette perle rare est un auto-entrepreneur qui publie par passion les textes qui lui plaisent.
Au cas ou un éditeur prétend vous propose un contrat, jetez un oeil sur cet avertissement avant de signer, ça vous évitera peut-être de mauvaises surprises :
http://kailynmei.jimdo.com/2016/07/12/ce-que-vous-ne-devriez-jamais-accepter-sur-un-contrat-d-%C3%A9dition/?platform=hootsuite
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Didier Keryell
Bonsoir,
J'ai tenté l'édition papier auprès de toutes les grosses enseignes d'édition françaises à compter de janvier 2015.
Réponses étalées sur un an et demi (deux cas : pas retenu, pas dans orientation actuelle de notre collection). Aucune réponse détaillée aussi ne suis-je pas certain que mon roman ait été seulement parcouru (affligeant !). Il semble toutefois que chacune des enseignes recoive des milliers de manuscrits par an aussi...
Ces boîtes n'acceptant que les manuscrits papier, l'affaire m'a coûté 150 euros (impressions, reliures, paiement pour retour du manuscrit lorsque possible) aussi ai-je cessé le massacre. Je ne me suis pas retourné vers l'édition à compte d'auteur car le déficit aurait été beaucoup important encore.
Récemment je suis tombé sur l'excellent blog de Pierrick Messien (que vous évoquez dans une autre discussion). J'ai suivi ses conseils et ai placé "Sans égale... Nulle part et à jamais sur Amazon.fr (Kindle), sur Kobo (EpuB) et sur YouScribe (HTML). L'affaire est très récente aussi le résultat est-il plus que maigrichon.
Bien à vous
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Joe Cornellas
Bonsoir Didier et merci pour ce retour !
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Joe Cornellas
Vous trouverez sur le site "le souffle numérique" https://lesoufflenumerique.com, outre une interview d'Arnaud Lavalade (avec une capture d'écran qui montre la création de notre communauté ;-)), plusieurs articles sur les plateformes de publication numérique (Amazon Kindle, Kobo, youScribe etc.), beaucoup d'info sur le monde de l'auto-édition et sur l'écriture en général.
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pascalL
Voilà qui mérite d'être salué!
BRAVO!
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Jean S.
J'ai envoyé 4 manuscrits imprimés en octobre dernier, ainsi que 4 mails avec manuscrit numérique. Je crois que je n'ai eu qu'un seul retour, négatif, me disant que je n'étais pas dans la ligne éditoriale de la maison.

J'ai renvoyé il y a une ou deux semaines un manuscrit papier à une maison d'édition qui me parait intéressante. Mais je n'espère plus grand-chose des maisons d'édition. Je sais que je capitule très vite. 8 manuscrits, c'est rien, mais je suis trop tenté par avoir quelques lecteurs à l'aide de l'autopublication et me rapprocher de maison d'édition de cette manière si jamais j'ai un peu de succès.
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Auteur inconnu
C'est marrant, moi j'ai pas encore passer le cap de l'envoie (oK fallait déjà que je finisse un bouquin et maintenant faut que je le corrige et je suis tellement maniaque que je risque de ne jamais le passer ^^ ) mais l'auto-édition c'est vraiment quelque chose qui ne m'attire pas du tout... je ne sais pas, je trouve que ça demande un investissement personnel que je n'aurais pas et je reste avec une idée de contourner le problème... je comprends les auteurs qui le font et leur démarche, mais je pense que si un jour je me décide à envoyer et que c'est refusé... c'est que mon texte ne le vaut pas, tout simplement... et soit le courage me prend de recorriger, soit je me dis que mon histoire n'intéresse personne, mais j'ai pris plaisir à la partie alors la défaite... elle me passera au dessus du ciboulot...
Je répète c'est très très personnel et je n'aurais certainement pas eu cet état d'esprit si j'avais écrit un texte différent, mais celui ci m'a un peu changée de ce point de vue là...
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Jean S.
Effectivement, c’est un investissement très personnel. C’est ni plus ni moins que porter la casquette d’éditeur en plus de celle d’auteur, une occupation empiétant sur l’autre.

Mais il me semble que de nos jours, il est si difficile de se faire accepter par un éditeur qu’il est beaucoup plus probable d’avoir un premier succès sur le marché du numérique, en faisant soi-même le buzz, en comptant sur ses premiers lecteurs pour se donner de la visibilité et prouver qu’il y a bien un public pour un tel récit afin que les éditeurs nous remarque enfin. Pour ensuite leur confier l’édition et publication du texte et en revenir à l’écriture seulement.

Autrement, par le parcours traditionnel, les éditeurs doivent eux-mêmes juger de la pertinence d’un manuscrit, tâche généralement effectuée par un stagiaire qui pourra laisser passer tout et n’importe quoi. Bref, un système de sélection relativement caduque. Et ainsi ça ne définira absolument pas si ton texte le vaut ou ne le vaut pas. Surtout quand il est noyé dans la somme de manuscrit peut-être plus vendeur, peut-être plus convaincant lors d'une première lecture, plus compétitif quand lu en diagonale etc...

Donc je n’ai pas l’intention de faire dans l’autopublication sur le long terme. Me reposer sur un éditeur et avoir un interlocuteur pour parler de la pertinence du texte, mais de manière professionnelle, pas avec un lecteur, mais bien avec quelqu’un qui se pose la question de l’efficacité de chaque page, c’est vraiment ce que je recherche.
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Clancy Bathtime
"mais je pense que si un jour je me décide à envoyer et que c'est refusé... c'est que mon texte ne le vaut pas, tout simplement... "

Je ne suis pas du tout d'accord avec cette phrase, parce qu'il y a beaucoup de textes publiés qui selon moi ne le méritent pas du tout. Le monde de l'édition est vraiment quelques chose de flou pour moi, je ne comprend pas leur mode de fonctionnement et je pense que c'est pour cette même raison que les gens préfèrent l'auto édition. Je conçois qu'ils ont énormément de lecture à faire, au vue des délais de réponse, mais aussi que répondre quelque chose de constructif demande du temps plutot que de machinalement dire que ça n'entre pas dans les lignes éditoriales, bla bla bla, mais c'est à se demander s'il lisent vraiment, à se demander comment leurs choix sont fait quand l'on voit les choix des histoires publiées qui parfois me scient de médiocrité et de manque d’originalité. J'ai envie de dire que je " n'aime pas l'édition" mais ça serait injuste pour les bonnes histoires qu'ils peuvent également publier. Mais je les accuse quelque peu de formater la littérature, surtout les grandes maisons d'édition. Est-ce que le m'on mérité ou pas d'être publié ? Je ne suis pas d'accord, mais est-ce que l'on rentre dans leurs cases ou pas, ça c'est autre chose. Un peu finalement comme les maisons de disque qui nous font écouter de la m**** en majorité alors qu'il existe de la musique formidable sur le net avec de l'âme et de la personnalité. Pour moi, c'est un peu le même système, pourri jusqu'à la moelle.
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pascalL
Salut, l'édition papier est une chose, mais pour bon nombre (de forçat de l'écriture) décrocher un éditeur électronique sera déjà un premier pas (et ce n'est pas si simple qu'il y parait).
L'édition électronique est une première étape qui permet de toucher un 'public' sans trop de frais, l'impression à la demande (pour les acharnés du papier (dont je fais parti)) étant la meilleur solution pour palier le problème des invendus.

Mon premier roman (Afzan, l'insoumis) fut éditer sous format électronique (150 ventes) et cela reste une expérience enrichissante.

Mon second roman (Armort, le prophète) poursuit sa vie chez des éditeurs papier qui ne semblent pas très emballés... Je compte le présenter à divers appel à textes, puis (sûrement) il finira sa vie chez un éditeur électronique, car je travaille sur d'autres roman (Fantastique et Science fiction) et je ne compte pas me ruiner le morale sur un roman qui a déjà 3 ans!
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Joe Cornellas
Oui, j'aurais dû préciser édition papier ET électronique !
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