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Débat 19 : Est-ce que la présence d'un personnage auquel le lecteur puisse s'identifier est impérative dans un écrit de fiction ?

par Navezof  il y a 2 ans
Bonjour à tous, débateuses, débateurs,

Pour le sujet de cette semaine, on va s'attaquer au sujet de l'identification :
"Est-ce que la présence d'un personnage auquel le lecteur puisse s'identifier est impérative dans un écrit de fiction ? "

Dans la fiction, il peut y avoir la présence d'un personnage auquel les lecteurs pourront facilement s'identifier, de par ses actions, son apparence, ses actions, etc. Cette facilité d'identification fera que le lecteur sera plus impliqué dans l'histoire, pourra se projeter à la place des protagonistes et mieux les comprendre ? Si vous le faites, pourquoi ? Si vous en le faite pas, pourquoi pas ?

Mais, est-ce vraiment nécessaire ? Est-ce que cela ne risque pas de brider l'imagination du lecteur ? Ou, au contraire, sans ce personnage le lecteur va se sentir détacher de l'histoire ?

Question pas si subsidiaire que ça (qui mériterait probablement sa place dans un débat à part entière) : est-ce que vous, auteur, vous vous projetez dans l'un de vos personnages ? Pour mieux l'écrire ? Pour lui donner une base plus tangible ?

Tout un tas de questions et problématique sur lesquelles je vous propose de débattre.

À vos plumes :)
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phillechat
Bonne question, mais qui oublie l'essentiel !
En fait, dès la naissance nous ne cessons de nous identifier ( et de nous opposer ) aux autres.
Si la fiction veut coller au réel , elle doit suivre ce mouvement !
C 'est mon but dans les philofictions, qui réinventent le réel : https://www.scribay.com/read/text/1264589974/philofictions
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Lily H. Kitling
Coucou !
Cette question me paraît très étrange : je ne vois pas bien comment on peut créer un personnage exprès pour que le lecteur s'identifie à lui. Je veux dire, on ne sera pas lu par UNE SEULE personne dans le monde :')

Donc je dirai que non, je ne le fais pas, tout simplement parce que pour faciliter l'identification du lecteur (si c'est une volonté assumée de l'auteur), il faut lui présenter une foule de personnages bien distincts les uns des autres. Dans un souci de crédibilité, j'ai toujours plein de personnages différents, donc je pense que chacun de mes lecteurs peut y trouver son compte.

La seule façon dont le lecteur pourrait ne pas se projeter du tout dans un personnage, c'est qu'il n'y ait aucun personnage du tout :') xD


La question bonus :
"est-ce que vous, auteur, vous vous projetez dans l'un de vos personnages ? Pour mieux l'écrire ? Pour lui donner une base plus tangible ?"

Oui, évidemment. Difficile d'écrire un personnage si on ne se met pas un minimum dans sa tête. L'empathie est la clé pour écrire un personnage crédible, et le rendre "attachant" (pas forcément parce qu'il est gentil, mais parce qu'il est compréhensible) aux yeux des lecteurs.
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Navezof
"je ne vois pas bien comment on peut créer un personnage exprès pour que le lecteur s'identifie à lui"

Cela passe généralement l'introduction d'un personnage qui est lui aussi un nouveau venu dans l'univers (tout comme le lecteur). Ce personnage va donc rendre les explications que les autres personnages lui donneront plus naturel.

Harry Potter en est un exemple (en tout cas sur les premiers livre), lui aussi découvre le monde des sorciers, tout comme le lecteur et tout les deux vont s’émerveiller ensemble de l'univers magique.

Sinon, on peut prendre pas mal de roman/nouvelle YA, ou le personnage principal est à l'image du lectorat cible (jeune fille souvent un peu reversé qui commence une vie normal avant de tomber dans un univers fantastique qui lui permet de s'échapper)

Ou encore, un auteur veut écrire un livre pour une personne en particulière (ses enfants par exemple) et donc écrire un livre avec pour personnage principal un enfant avec lequel son lectorat pourra s'identifier.

Pour ta réponse à la question bonus, permet moi d'aller un peu plus loin : est ce que tu utilises tes personnages pour donner l'un ou l'autre de tes avis personnel (préférence de couleur, politique, idéologique, etc...)
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Lily H. Kitling
Je réponds dans le désordre :

"est ce que tu utilises tes personnages pour donner l'un ou l'autre de tes avis personnel (préférence de couleur, politique, idéologique, etc...)"

Je ne vois pas ce que ça viendrait faire dans l'histoire ; les personnages sont eux-même, avec leurs propres idées, ils sont différents de moi. Si je mettais un bout de "moi" dans chaque personnage, bonjour le TDI de malade xD Non, aucun rapport. Je retranscris leur histoire, ce n'est pas la mienne.

Concernant le personnage d'identification (appelons-le comme ça), je vois ce que tu veux dire, mais ce serait exclure une très large majorité d'œuvres. Toutes les histoires ne racontent pas la découverte d'un "nouveau monde" (univers / pays / ville), et utiliser un personnage adolescent pour permettre aux lecteurs adolescents de s'identifier, c'est exclure d'office une grosse partie de lecteurs potentiels.

Nous n'en sommes plus, non plus, au cas Luke Skywalker qui présente à peu près 0 degré de personnalité pour qu'un maximum de gens "s'identifie" soit-disant à lui - la preuve, on exclue déjà presque une moitié du lectorat rien que par le genre du personnage, et le 0 personnalité pour faciliter la projection, ça aboutit au fanclub d'Han Solo (personnage secondaire, mais avec une vraie personnalité).

Harry Potter, justement, n'est pas un bon personnage, de manière objective : certes, on est obligé de passer par lui pour découvrir le monde des sorciers ; mais est-ce qu'on s'identifie vraiment à lui pour autant ? Harry est un personnage assez quelconque, il n'a pas de personnalité très développée, à part vers les derniers tomes quand on lui découvre des accès de colère, là ça le colore un peu, mais le reste du temps, il est très plat comme personnage.
Quand je relis le tome 1 d'un regard objectif, il n'y a rien, factuellement, qui permette de s'attacher à lui : on tourne sur du bouhou, les méchants moldus, bouhou, mes parents sont morts. Et ça s'arrête là. L'intérêt est dans la découverte du monde sorcier par la suite, mais Harry lui-même est un prétexte - au moins dans le premier tome. On ne s'identifie pas à lui.


Parce que la question que je me pose en réponse à celle de ce débat, c'est : a-t-on besoin de s'identifier au personnage pour suivre et vivre son histoire ? Qui, réellement, se met à la place du héros et s'imagine vivre les aventures à sa place ? Personnellement, je ne fais pas ça quand je lis. Je m'imagine plutôt devant un film. Je peux m'attacher à un personnage, parce qu'il est humain, parce qu'il est crédible, parce qu'il y a un truc qui fait que j'accroche, mais comme on accrocherait avec une vraie personne dans la vraie vie. Il n'y pas d'identification car je ne me projette pas, moi, dans cette histoire. Ce n'est pas la mienne, c'est celle des personnages que je regarde.

Du coup, dans la continuité de cette vision des choses, je ne crée pas de personnages pour ça. Mes héros seront appréciés ou non, mais peu importe, l'important n'est pas là.

Si on veut que le lecteur s'identifie au héros / à l'héroïne, on écrit des "Livres dont vous êtes le héros" ! xD

Je rebondis sur la notion de lectorat : en tant que foule, il aura des genres, des opinions et des préférences très variées. Ce n'est pas parce qu'on vise un public jeune que notre jeune personnage permettra l'identification. La priorité, c'est de faire un personnage crédible, avant toute chose. Quels que soient son genre, son physique, ses idées, s'il est crédible, le lecteur s'attachera à lui et acceptera de le suivre dans son histoire. Pour moi, c'est tout ce qui compte. ^^

Je ne sais pas si j'ai bien réussi à me faire comprendre. x')
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KathleenC
Je pense qu'automatiquement, dans tout récit, au moins un lecteur s’identifiera à au moins un personnage, ne serait-ce que pour un trait de personnalité.
Est-ce que c'est nécessaire? Pas forcément, car ça peut également être l'occasion de découvrir et de comprendre d'autres façons de penser.

Dans mon roman, il y a un peu de moi dans mon personnage principal, même si je trouvais important de ne pas calquer son histoire sur la mienne. C'est une histoire qui me tient à coeur, c,est donc pour cela que j'y mets un petit peu de mon âme (c'est un peu mon horcruxe ^^). Cela ne veut pas dire que ce sera le cas pour toutes les histoires que je vais écrire.
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ShameLess
Je pense que cela dépend de l'univers si un univers complètement barré, le seul point d'ancrage resteront les personnages.

Pour ma part commencer mon histoire avec un personnage "innocent" qui ne connait pas les règles et les coutume de l'Underworld était primordial. Cela m'a permis de skip la partie explication/description et de rentrer dans l'action. Pour que le lecteur découvre l'horreur de mon univers en même temps que ce personnage.

Cela évite les petites phases de description en apparté
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Navezof
Qu'est ce que tu entends par point d'ancrage ?

Et si les personnages sont aussi barré que l'univers ? Est ce qu'il ne faudrait pas introduire un personnage qui soit plus normal, plus ressemblant au lecteur pour l'aider à s'identifier au récit ? Dans le cas d'un univers barré ce serait typiquement un nouveau venu qui va se poser les questions que se poserait le lecteur. Mais ce personnage est il vraiment nécessaire ?

Est ce que ce ne serait pas mieux de ne pas en avoir un pour ne pas casser l'immersion ?
Est ce que ce n'est pas mieux d'en avoir un, pour que le lecteur ne soit pas perdu et que des explications lui soit donner à travers les explications donné à ce personnage ?
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ShameLess
Je dirais que cela dépend de l'intention de l'auteur,
quels sont les sujets qu'il veut questionner ? et ce qu'il veut faire ressentir à son lectorat
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PoupyReveuse
Je pense que dans tout récit on se retrouve dans au moins un des personnages. Et si ce n'est pas à part entière ce n'est sur quelques traits et c'est suffisant parcequ'on va trouver d'autres traits chez d'autres personnages. Je ne pense pas que ce soit toujours volontaire chez l'auteur. Simplement que la principale source d'inspiration de chacun est le monde et qu'à travers nos personnages on en retrouve des traces, des repères entraînant ce fameux attachement.
Quand j'écris quelque chose,.je me glisse toujours dans la peau du personnage principal. Cela m'aide à gagner en profondeur, en sincérité, en sentiments et en "vie". Je me glisse toujours dans la peau du personnage dominant le chapitre (ce n'est pas toujours le principal) ou quand je veux faire un portrait précis de l'un d'eux. Sinon pour les autres je les écris comme les voit le personnage que je suis devenue
Personnellement, si j'ai aucun petit rattachement avec un personnage (ça arrive quand-même parfois) je lâche le livre. Quand je lis un livre c'est comme pour un fil 3d : je dois avoir l'impression de faire partie intégrante de l'histoire. Et si ce n'est pas du tout possible ça ne m'intéresse plus vraiment
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jean-alain Baudry
quand je lis un texte ou que je visionne une télé, je suis comme étranger, j'observe en "ethnologue"...
si dans mes textes, par hasard, j’inclus un personnage me ressemblant c'est toujours un personnage secondaire...
même dans mon "testament" où tous les "acteurs" sont authentiques je m'y suis inclus par nécessité, je fais parti de l’histoire (CF le percepteur où je suis le libraire)...
si par désœuvrement tu prends le temps d'y jeter un œil peut-être trouveras-tu un "héros" qui te rappelle ton reflet dans le miroir magique... vu la collection de bras cassés j'en doute... mais les "nazes" c'est mon dada... moi inclus...
bye jab (le pessimiste).
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PoupyReveuse
J'irai voir ;-)
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Sean
Pour ma part, je ne m’en préoccupe pas… J’essaie principalement de créer des personnages crédibles – qu’ils soient attachants ou repoussants – puis les affuble éventuellement d’un passé qui justifie leurs traits marquants…
Je pense qu’il y a forcément dans les personnages et les situations dans lesquelles ils sont impliqués, un peu de nous, de notre entourage et aussi de tout ce que l’on a pu lire ou voir et qui nous a interpellés...
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Lucas Dalva
Effectivement, très peu de réponses ici !
Alors, j'ai tendance à attacher mes personnages à des personnes que je connais ou non qui me paraissent crédibles en tant que personnages. A partir de là, je crois que j'en sors des personnages plutôt intéressants.
Je crois aussi qu'il n'y a pas seulement ce qu'est intrinsèquement le personnage qui permet une identification, mais aussi et surtout comment on amène notre personnage et donc comment on amène notre lecteur à vivre le personnage.

Le fait qu'il puisse ou non s'identifier provient de qui il est, de par de nombres choses, mais c'est à la fois facile et complexe, car au premier pas en dehors du personnage identifié attendu, le lecteur va avoir cette sensation désagréable de s'être fait tromper sur la marchandise. (je parle en connaissance de cause)

Je me projette aussi évidemment dans mes personnages, comme je projette aussi les autres dedans. Par petits bouts parfois. Tout entier d'autres fois.
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jean-alain Baudry
PERSONNE ?
ben je commence...
quand je ponds un texte je ne sais même pas si je serai lu !!!
alors de-là à imaginer LE potentiel lecteur ? trop de boulot...
suis-je un ou plusieurs personnages inclus dans le récit ? c'est selon... cela m'est arrivé volontairement une fois (mon testament: LE PERCEPTEUR) dans les autres textes c'est involontaire...
je ne me triture pas le cerveau, je ponds... je ponds... je ponds, aussi facilement qu'un poulet ou qu'un canard...
mes œufs ne sont pas tous comestibles...
bof ! en fait je m'en fous...
bye jab (qui clique à tout va).
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