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A l'école des écrivains !

par essaime  il y a 2 ans
J'ai hésité à partager cet article du Monde sur cette communauté, mais je me dis aussi que ça peut intéresser certaines et certains d'entre vous pour la rentrée prochaine... De quoi apporter une réponse à la question "est-ce que l'écriture, ça s'apprend" :

http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/01/27/a-l-ecole-des-futurs-ecrivains_5069843_4401467.html#xtor=AL-32280270

Je pense également que les discussions éventuelles pourraient rejoindre la communauté "Débats". En attendant, c'est une piste qui semble bien ancrée dans la réalité du métier.

http://www.master-creation-litteraire.univ-paris8.fr/
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J.Eyme
Mon dieu... ça va faire comme toutes ces écoles d'illustration/graphismes qui pondent par centaines de jeunes gents qui payent 7K par année d'étude et qui se retrouveront... sur instagram... enfin non... sur scribay ^^
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Kiel Kinimo
Meh, je suis plutôt d'accord. Les écoles d'art offrent très peu de débouchée. Tous ceux que je connais dans ces domaines ont fini soit dans autre chose, soit en tant que professeur (ça tourne un peu en rond du coup).
Prendre des cours, c'est toujours intéressant (si on a les moyens). Mais il ne faut pas y voir la moindre assurance, et encore moins croire qu'on va sortir du placard grâce à un bout de papier signé d'une école.
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Lily H. Kitling
Mais Paris 8 est une université, non ? Pas une école privée ?
Les écoles privées en arts/graphismes, j'en ai eu une idée en cherchant dans cette branche, et il y en a encore plus en formations à distance, c'est affreux le choix qu'il y a dans ces domaines... :')
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J.Eyme
ah oui, autant pour moi.
Tant mieux si c'est le cas, nous payons leurs formations :-) j'espère que leurs histoires seront bonnes ! (ô le gros cynique ^^)
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essaime
Je vous trouve un peu dures les gars... Il me semble que ce qui est proposé l'est avec une certaine lucidité et que personne n'est dupe... Commencer le cursus en expliquant pourquoi "on ne gagne pas sa vie en tant qu'écrivain" annonce la couleur. Regardant les tarifs de Paris 8, c'est 476,10 euros l'inscription au M1 (incluant la sécurité sociale), pas 7K.
Toujours est-il qu'en suivant cette formation il est possible qu'un élève n'aura jamais autant écrit, lu, travaillé, côtoyé des gens du métier et finalement exploré des tas d'aspects qu'il n'aurait pas exploré livré à lui-même. Ça ne garantit en rien le talent ou la réussite, mais ça peut apporter énormément... Les écoles dont nous sommes issus n'ont pas d'autres prétentions par rapport à nos métiers respectifs.
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J.Eyme
Oui Essaime, tu as complétement raison.
Tu sais que j'aime grossir le trait.
C'est une belle initiative dans l'absolu, elle ne me convainc pourtant pas... je suivrais cela de prêt.
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Auteur inconnu
Oui mais c'est un peu le problème de beaucoup de fac qui forment des gens avec pleins de master et de licences et tout le toutim (je vais faire ma vieille mais je sais plus si le deug existe ? la thèse je vois encore, les master j'ai du mal...) et qui n'ont pas de boulot
Je crois que le problème n'est pas de gagner difficilement sa vie en tant qu'écrivain mais de sortir avec un métier tout court hors il s'agit du métier d'écrivain là... je sais pas trop.

Je suis du genre super pragmatique comme gonzesse et si j'ai fait médecine c'est parce que c'est la seule faculté où quand tu y entres, tu sais que tu sors avec un boulot... pas qu'un joli diplôme qui à la fin sert à rien... et vous je sais pas, mais dans mon cas, faire des études étaient un luxe ! même en france où elles sont quasi gratuites ! fallait qu'elles débouchent sur quelque chose sinon je risquai pas de manger... donc quand mes enseignants m'avaient proposés Hypokhâgne, ben j'ai dû dire non... pas sûre de pouvoir me nourrir à la clé. C'est idiot, c'est très prosaîque mais c'est aussi une réalité de beaucoup de gens, quand tu vis littéralement dans la rue et que tu as un cerveau, tu choisi ce qui te donnera à coup sûr un salaire.
Mais ça c'est le problème de notre système de formation en général. Un rempli les bancs des fac et les CV, ça veut pas dire que tu vas bosser...

Dans le cadre de domaines comme les beaux arts ou comme ici écrire, bien sûr que c'est intéressant, comme les beaux arts t'apprennent la technique justement. Mais bien sûr aussi que la technique est une base solide (pas toujours indispensable je pense dans le sens où chez certains elle n'est pas réfléchie je crois mais elle est bien là pourtant) mais c'est au delà... on le sait. Comme la différence entre l'artisan et l'artiste... sans aller dans le prétentieux, dans le pompeux elististe artistique, il faut une âme. Et si écrire s'apprend comme on apprend à enseigner, à discourir etc... Il y a un truc qui ne s'apprendra jamais, on le sait. Bien sûr qu'on le sait, c'est une évidence...
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essaime
Le passage par ce genre de cursus ne donne pas une âme, il faut qu'elle existe avant, mais elle peut la révéler ou la faire fleurir, c'est ce que je me dis. Après gagner sa vie, c'est autre chose, mais si on est animé par une véritable passion, ça peut quand même valoir le coup d'essayer, si on en a les moyens effectivement.... Je mentirais de dire que je ne suis pas tenté : pas de limite d'âge ;-)
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Kiel Kinimo
Essaime : Je n'oserai pas dénigrer la qualité de l'enseignement d'un établissement dont je ne sais rien, ils sont peut-être excellents ;)

Mais on sait tous comment ça marche les cours. On récupère tous un bout de papier à la fin, mais les étudiants n'en sortent pas égaux pour autant. Autant en maçonnerie, informatique, nourriture, médecine et bien d'autres métiers, il y a des débouchées par milliers et toujours moyen d'avoir un salaire avec juste les bases, autant en art, seuls les meilleurs trouveront quelque chose, les autres finiront caissier. Après 5 ans d'études, ça me ferait mal au cul (je n'ai pas vérifié le nombre d'années qu'ils prennent).
J'approuve complètement l'idée de prendre des cours pour s'améliorer/apprendre, j'ai juste peur que certains y voient une facilité qui n'existe pas.

K : le pire c'est quand avec notre joli BAC+5 et plus, on demande plus cher qu'un BAC tout court, du coup on nous refuse ;)
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Auteur inconnu
Kiel : le pire crois moi c'est quand tu te tapes 4 à 5 ans d'études et qu'on t'explique que tu es bac +2 ! (comme ça tu coûtes moins cher ! CQFD)
Quand je vois ma feuille de paye, crois moi, je sais que je fais de l'humanitaire !
Donc je parle pas de gagner sa vie, on a tous conscience de ça, qu'écrire ne rempli pas forcément l'assiette, mais bien comme tu le rappelles si justement de sortir avec un diplome bien joli mais qui ne donnera rien au final... si un diplome à de la valeur il donne la même compétence à tout ceux qui le reçoivent. C'est ainsi qu'on construit une formation : on établi des objectifs opérationnels et on s'assure que l'étudiant puisse les acquérir grâce à notre enseignement.

Cela dit, je suis super curieuse et si j'avais du fric pour retourner à la fac sans salaire, je me serais déjà inscrite par curiosité et pour apprendre tout simplement sur des trucs qui me passionnent, comme je m'inscrirai bien sur un master de linguistique ou encore celui de grammaire fondamentale... oh mieux, neuroscience du langage et du comportement ! lui il est sur ma liste aussi !!
Bref le jour où je gagne au loto, je m'offre un carte d'étudiante ;-)
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Lily H. Kitling
Me semble qu'ils précisent que les étudiants doivent avoir un vrai projet littéraire à soutenir ; ils disent eux-même qu'ils ne feront pas d'élèves "lambda" des auteurs à succès. Si les étudiants qui se lancent dans ce cursus peuvent mener leur projet à bien (ou au moins mener le plus gros, un premier jet) en deux ans, c'est cool. Moi, ça fait 15 ans que je traîne mon projet (premier jet toujours inachevé), parlons de rentabilité :')
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J.Eyme
Ba tu vois Lily, raison de plus pour que j’adhère pas au projet !
Une université public, qui délivre des connaissances, propose en fait une bourse littéraire cachée (car financé par l'état) avec accompagnement, rencontre, atelier, théorie, sur 2 ans aboutissant à l'élaboration de 20 œuvres... (promo de 20 étu)
Je ne trouve que ce soit une bonne chose, à partir du moment où c'est réservé au présentiel et non ouvert aux auditeurs libres. C'est une bourse.
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Lily H. Kitling
J'ai pas lu toutes les infos, mais c'était le format de lancement en 2013, non ? Ça a peut-être changé depuis ? Je sais pas si c'est possible d'empêcher les auditeurs libres dans une université publique ?
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J.Eyme
En regardant leur plaquette (saison 2016-2017) et les conditions d'admission :
- 20 recrutements pas promo
- Recrutement sur projet de création - et professionnel (WTF ?)
- Présentiel
- Non-ouvert aux auditeurs libres qui s'explique par le travail en petit groupe.
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Lily H. Kitling
Mouais. :/ Pas cool.
Mais j'ai envie de dire : peut-on faire un enseignement correct, pédagogique et accompagnant, avec des amphis de centaines d'étudiants ? *Non*. C'est certes discutable, mais des promos de 20, c'est idéal pour un suivi correct - et ce quelque soit la discipline enseignée. C'est même plus qu'idéal, c'est quasi utopique !
Peut-être qu'avec le temps, les conditions changeront. Affaire à suivre ! ^^
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Auteur inconnu
Si je peux me permettre...
Ce qui me chiffonne personnellement avec cette formation n'est pas vraiment le côté effectif restreint, ça se voit dans beaucoup de formations ce genre de choses souvent pour des raisons simples d'organisation et de manques d'enseignants, mais plus l'objectif de la formation et sa construction autant que sa dénomination.
Je vais tenter de la jouer le plus clair possible en parlant de mon expérience (juste pour illustrer le propos) et je crois que si je dis des conneries, J.Eyme pourra rectifier il me semble que tu es plus compétent que moi encore dans ce domaine car c'est ton boulot non ? Alors que ce n'est qu'une annexe au mien...
Donc, quand on élabore une formation on se pose d'abord la question de l'intérêt et de la catégorie dans laquelle on se place : si la formation entre dans le cadre d'une DPC (développement professionnel continu) ou si la formation donne accès à la validation de compétences et on parle alors de diplôme. Un diplôme pour exister se doit d'être reconnu par les pairs de la profession (je peux avoir un diplôme en quiche lorraine, je suis pas sûre de l'intérêt du machin)
C'est là où moi je tique personnellement car on parle ici de master et donc d'une reconnaissance en terme de compétence.
Je suis amenée à concevoir et prodiguer des enseignements dans les deux catégories et lorsqu'on est dans la DPC, on peut faire aussi du petit groupe pour des raisons d'objectifs de formation et de supports adopté (travaux pratiques ou dirigés par exemple), il n'y a aucun diplôme derrière, juste la motivation personnelle d'améliorer sa pratique professionnelle en bénéficiant de l'expérience de quelqu'un d'autre. Mais dans le cadre d'une formation universitaire, on élabore véritablement le programme en fonction des compétences attendues à la fin du cursus. c'est la définition de ces compétences qui permettent
1) de construire le support de formation, la proportion entre théorie et pratique, la mise en place de projets par l'étudiant de type mémoire ou thèse, ainsi que les modalités d'évaluation de l'étudiant (ben oui, faut bien voir s'il est compétent ou non... )
2) de dire que Michel possède les même compétences que Janine avec le même diplôme... dans un souci d'égalité d'enseignement.

Pour ces raisons, je coince de manière prophylactique si je puis dire, sur le principe du master en création littéraire. Car au delà de la considération artistique de talent qu'on va gentiment mettre de côté, la base de la pédagogie et de la mise en place d'un enseignement ne me semble pas possible dans ce cas précis.
Je conçois qu'on puisse organiser des enseignements magistraux ou même des travaux dirigés au sein d'université populaire afin de permettre aux personnes intéressés et volontaire de construire une réflexion autour d'une oeuvre, d'un processus d'écriture, de création littéraire, ou même de la leur en petits ateliers (j'ai d'ailleurs du mal avec le niveau licence exigé... ) et ce en auditeur libres du coup ou sur inscriptions en place limité plus que sur dossier, mais je ne mettrai pas à la clé un titre tel qu'un master. ça ça me paraît assez inadapté.
Je trouve l'initiative très intéressante et je pense le contenu de qualité (difficile de le juger mais je suis sûre que beaucoup d'écrivains de qualité qui gagnent du coup pas forcément bien leur vie seraient ravis d'avoir quelques jeunes oies motivées qui boivent leur paroles, moi personnellement, si jamais un jour je suis éditée, on peut toujours réver, comme je kifferai ce genre de truc !! je signe de suite surtout pour un salaire fixe universitaire !! non seulement ça me ferait du bien à l'égo mais en plus la transmission d'un truc qui nous passionne c'est du bonheur comme boulot !! ) donc je suis sûre que le contenu est de qualité mais je vois plus ça comme une formation de type développement personnel ou professionnel sans diplôme quelconque à la clé ni valorisation de type master ou licence. Parce que le risque en effet c'est de voir des grands rêveurs travailleurs mais sans talents penser que ce genre de chose leur ouvrira les portes de nos bibliothèques... ce serait triste je trouve.
Et puis ça ferme à tous ceux qui ne veulent pas forcément écrire mais aimerais lire autrement...
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essaime
"Car au delà de la considération artistique de talent qu'on va gentiment mettre de côté, la base de la pédagogie et de la mise en place d'un enseignement ne me semble pas possible dans ce cas précis."

J'ai du mal à comprendre ce point de vue. Non pas que je cherche à défendre absolument ce cursus que je n'ai pas suivi, mais d'affirmer qu'il n'est pas possible de concevoir une base pédagogique pour l'activité d'écriture et de création littéraire me semble vraiment étrange...

Comme le fait remarquer l'article, on a bien chez nous une certaine résistance à ce genre de proposition dès qu'il s'agit de l'écriture : pourquoi on trouve normal qu'il y ait des conservatoires qui forment des compositeurs, mais que ce ne serait pas possible d'avoir des écoles qui forment des écrivains ? Pourtant il y a de nombreuses similitudes entre ces deux activités, grammaire/solfège pour caricaturer, syntaxe, harmonie, étude des oeuvres, des genres, etc., etc. Ça ne veut pas dire que tous ceux qui sortent deviendront de grands compositeurs, cela, c'est plutôt affaire de statistiques j'ai envie de dire : tout le monde ne peut pas être génial, point barre.

Comme le souligne l'article, c'est un cursus jeune qui doit faire ses preuves d'une certaine manière, donc c'est sûrement tôt pour tirer des conclusions... Mais toi qui justement a à cœur d'expliquer comment lire, quels auteurs approfondir, ce qu'est une histoire, les questions à se poser, les critiques que tu peux faire, l'accompagnement que tu réalises avec des auteurs, etc.... N'est-ce pas en soi transmettre avec une certaine pédagogie ? N'est-ce pas enseigner pour que les gens puissent progresser ? Et si tu accompagnes quelqu'un suffisamment longtemps sur ces sujets, ne peux-tu pas éprouver sa progression ou non ? En écrivant de nouvelles histoires, en murissant son projet, en appliquant ton enseignement ?

Que veux-tu dire quand tu parles de base pédagogique qu'il ne serait pas possible de mettre en place ici ?

Là où je ne te suis pas non plus, c'est dans ta vision idéaliste de l'enseignement *diplômant* : j'ai l'impression que pour toi, tous les diplômés de toutes les matières ressortiraient avec les mêmes compétences... Alors là, peut-être que ça existe dans la médecine, parce que validable par une expérience plus précise et pratique, mais en vrai, un diplôme sanctionne surtout le fait d'avoir réussi un examen. Examen qui, à priori montre une compréhension minimum du sujet, mais ça ne fait en rien des personnes de talents/compétents dans leur domaine. On s'assure juste qu'une connaissance a été transmise et s'il n'y a pas tricherie, un élève qui a la moyenne obtient son diplôme, mais tout le monde n'est pas à compétences égales, loin de là,... déjà sur la note obtenue, entre un 10 et un 18, même si ça ne concerne qu'un examen forcément réducteur, mais derrière, il y a ceux qui ont vraiment bossé beaucoup, assimilé, compris, digéré, capables d'élaborer au-delà, etc. et ceux qui se sont contenté de bachoter le minimum pour obtenir le papier, qu'importe qu'en fait ils soient des truffes dans leur domaine. Ça c'est la réalité et ça vaut pour tous les cursus. Du coup je ne comprends pas non plus ce qui te chiffonne.

Un diplôme n'a jamais non plus garanti un travail, pas plus celui-là que les autres. En fait je crois que vous regardez cette formation comme si elle n'était destinée qu'à des jeunes qui espéreraient naïvement que ça leur donnerait un job ou une place dans les bibliothèques, mais je ne pense pas que ce soit la cible visée, ni ce qui est fait miroité.

Enfin, pourquoi il faudrait mettre le talent "gentiment de côté" comme tu dis ? Les gens qui en ont dans le cours l'exprimeront d'eux-mêmes. Le talent ne s'enseigne pas, je suis d'accord, si c'est ça que tu veux dire, mais l'accompagnement permet de le travailler, ce talent, qui tout seul ne suffit pas. Et c'est bien pour ça que des gens suivraient cette formation. Enfin c'est comme ça que je le conçois.

"Et puis ça ferme à tous ceux qui ne veulent pas forcément écrire mais aimeraient lire autrement"

Ce cursus s'appelle master de *création* littéraire donc s'adresse à des gens qui sont là parce qu'ils ont envie d'écrire... Il existe cependant des cours libre de littérature qui apprennent à lire autrement, c'est juste pas le même cours.
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J.Eyme
Oui, si c'est un master avec crédit, il y a d'une reconnaissance au niveau européen, et en plus diplôme P (pour Professionnel) ou R (pour Recherche).

Cependant, c'est un Master Of Art ! donc... la représentation du diplôme professionnalisant n'existe pas dans ce type de cursus. Tu obtiens "la maîtrise d'un art" mais en soit tu n'apprends pas à réaliser cette art (exemple les MA de lettres)
Donc, je pense qu'ils peuvent surfer sur ce flou.
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J.Eyme
Pour compléter, la différence de point de vue est peut issu du monde professionnel :
Dans la santé, la plupart des fonctions sont liées à des droits d'exercice que l'on obtient grace à un diplôme qui s'apparente à un "titre" : médecin, chirurgien, pharmacien, kiné, inphirmière, sage femme, pyschologue ; on a aussi les notaires, avocats, policiers, pompiers, profs etc.

Il y a beaucoup de formation qui donne donc des Maîtrise d'art , en fait tout ce qui n'est pas rattaché à une profession à entrée réglementé : tu peux être mathématicien sans avoir jamais fais de mathématique universitaire ! faut juste que tu prouves que t'es bon, le diplôme de la maîtrise d'un art est un moyen de le prouver.
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Auteur inconnu
Oui...
La différence de point de vue est peut-être issue du milieu en effet. Dans ma profession bien sûr que deux kinés qui sortent du diplôme ne se vaudront pas, on le voit avec les stagiaires, on en a des billes je te jure !! mais tout de même, ils possèdent tous le même décret de compétences et dons peuvent tous accéder aux même postes...
J'ai donc du mal à concevoir une formation qui ne soit pas dans l'optique de compétences.

Essaime : en fait je donne des conseils mais je sais pas ce qu'ils valent... c'est du vent purement et simplement uniquement basés sur mon ressenti et il vaut ce qu'il vaut. C'est un échange, un partage en aucun cas un désir de formation... tu vois la nuances que je mets ? et je serais ravie d'en recevoir de personnes compétentes. Mais c'est le côté diplôme et formation qui me chiffone, pour moi un diplôme donne accès à quelque chose et du coup on doit tous sortir avec la même compétence à la clef...
Comme je l'ai dit dans mon com, je me base sur mon expérience personnelle en tant qu'enseignante de ma profession... et de mes connaissances en pédagogie qui ne consiste pas seulement à transmettre un savoir mais à élaborer tout un cursus pour remplir des objectifs opérationnels c'est à dire faire en sorte que l'étudiants sortent en cochant la case : sait faire ça, sait appliquer ceci, sait élaborer une réflexion dans ça...etc ... tu vois ce que je veux dire.
J'ai pas de cursus universitaire aussi "vague" je l'ai dit plus haut, fallait que je mange :-)

j'essaye de répondre tout de même à tes questions dans les détails mais je pense mon point de vue faussé par l'expérience du coup... elles vaudront comme mon avis personnel.

J'ai mis de côté la considération du talent artistique parce que ça ne me paraissait pas objectif comme critère et que c'est une évidence que ça, ça s'apprend pas... je voulais juste appuyé mon propos et mon scepticisme sur la dénomination de master et d'enseignement universitaire en considérant uniquement l'aspect formatif et pédagogique.

Je n'affirme pas qu'il ne peut se monter de base pédagogique, je pense qu'elle se conçoit parfaitement dans le cadre d'un développement personnel mais pas dans la cadre d'une formation diplômante (et je mettais dans cette dénomination de diplôme la preuve de l'acquisition de compétence) la pédagogie je le redit n'est pas que la transmission d'un savoir ou d'une expertise et le fait de pas endormir son auditoire, dans mon cas elle pousse jusqu'à la conception du cursus porfessionnel entier et donc la détermination des compétences nécessaires et suffisantes pour exercer une profession... du coup je conçois cette formation à la création comme un développement personnel pas comme une formation professionnelle et je comprends pas la condition de projet professionnel justement... je sais pas trop comment on peut établir ça... c'est tout. Mais que je ne sache pas comment l'établir ne veut pas dire qu'on ne peut le faire. ça me rend sceptique voilà tout.

Oui l'article montre une réticence en France, elle est culturelle autant qu'historique. La littérature porte encore sa majuscule dans notre pays et elle y tient... il y a dans les pays anglo-saxons une comercialisation de l'écrit qui ne peut pas je pense se comparer au système d'édition français même si on y tend. Du coup ça entraîne des réticences mais là encore, je ne suis pas réticente à cause d'un ellitisme artistique, mais à cause d'une terminologie de "Master"... c'est ça qui me gène pour ma part.

Et pour ma vision idéaliste du diplôme, j'ai répondu plus haut qu'en effet, mon expérience personnelle fausse certainement le point de vue.

Pour ceux qui veulent lire, en fait je me disais qu'en se penchant sur le processus d'écriture, sans avoir de projet professionnel établi mais la curiosité de pénétrer le processus, ça change forcément la façon de lire non ?
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Auteur inconnu
Après je reviens sur ta vision du diplôme...
Je note tout ce que tu dis et le retrouve comme j'ai pu le retrouver dans mon cursus, comme je vois encore de gentils étudiants bien branleur qui font la blague au moment des examens...

Mais je suis aussi de l'autre côté du tableau, du côté de l'enseignant et encore au dessus, du côté de ceux qui conçoivent les enseignements et je te fais part de la démarche pédagogique qu'on essaie normalement d'appliquer quand on construit une formation diplomante. C'est juste de la pédagogie de base, applicable je pense sur l'ensemble des formations... c'est peut-être idéalisé mais en fait c'est la théorie que j'applique en pratique du mieux possible.
Il y a bien sûr le vécu des étudiants et le vécu des enseignants. Il y a ce qu'on tente de transmettre et ce qui est effectivment reçu...
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Lily H. Kitling
À quoi aboutissent les cursus de création littéraire dans le monde anglophone, du coup ? Ou ceux qui existent au Québec, en français ?
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J.Eyme
Quelques infos récoltées. Le master création littéraire est :

- un master 2, reconnu au niveau européen : rattachée à l’UFR Textes et société, soit lettres.
- Il s’agit d’un master mixte (ça c'est assez étrange, mais surement parce que c'est un master d'art) : l’orientation pro ou recherche dépend des choix (mais ne le fige pas) de cours réalisés (stage ou mémoire critique).
- Possibilité d'ouvrir sur un doctorat (c'est un truc de lettres en fait, basique)
- Il est possible de passer certaines "UE libres" (donc en fait laissé à la discrétion de l'étudiant) dans d’autres universités (soumis à validation de la direction pédagogique du master).

Voilà.
Donc, j'en conclue que cela ressemble à un masterclass couplé à une résidence artistique sur un budget éducation.
ça m'a l'air cool ! C'est le budget de la culture qui doit être content ^^
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Morien
C'est tout à fait le Master que je voudrais faire ! (en plus je suis déjà presque sur Paris, ha ha !)
Mais le chemin est encore long : Bac S - Hypo+khâgne - L3 lettres modernes. Surtout, que j'aimerais vraiment devenir prof de français collège ou post-bac ! Autrement dit, il faut ajouter MEEF et CAPES/agreg.

Après, que dire de cette formation, à part que je la trouve extrêment intéressante dans son concept ? Reste à la vivre et à savoir ce qu'elle vaut vraiment.
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Lily H. Kitling
Paris, Paris, toujours à Paris... >.<
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essaime
Il y a Le Havre aussi... Mais ce n'est peut-être pas tout près non plus...
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Lily H. Kitling
Pas du tout, non :') Mais c'est bien que ça s'y mette, j'espère que les étudiants en profitent ! ^^
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Lily H. Kitling
J'ai vu, mais Toulouse est aussi loin que Paris pour moi. :')
JE SUIS PAUMÉE AU MILIEU, D'ACCORD ? ***rage, désespoir, campagne perdue***
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