Inscrivez-vous sur Scribay...

...et retrouvez une communauté soudée par l'amour de l'écriture, le partage et l’entraide entre auteurs.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
Image de profil de Navezof

Débat 17 :

par Navezof  il y a 2 ans
Pour ce jeudi, le sujet du débat sera sur l'auto-censure

@<408125208>@ propose :
Débat sur l'autocensure : dans vos écrits, faites-vous de l’autocensure ?

Sujet très ouvert s'il en est :)

Comme d'habitude, n'oubliez pas d'allez poser votre avis sur les propositions déjà existante, ou, pourquoi pas, en proposez de nouvelles !

https://www.scribay.com/communities/community/127/debats/talk/10652/debats-a-suivre

A vos plumes !
Image de profil de Nine Rouve
Nine Rouve
Bonjour,
Je ne vois pas comment je pourrais écrire avec cette épée au dessus de la tête. J'ai besoin de la liberté, et des pleins pouvoirs. Les textes que j'écris ne sont en rien concernés par un sujet délicat, et la réaction des lecteurs a pourtant été d'une diversité, d'une variété, dans une plage d'interprétations telles que je pars désormais sur l'idée que chacun lira ce qu'il veut, ce qu'il peut.
La seule censure que je me donne est celle qui fait que mon texte est beau, fort, avec du sens, à mes yeux à moi. Je veux les pleins pouvoirs pour moi-même, quand j'écris et quand je me lis.
Je renonce d'emblée à me mettre à la place d'un lecteur lambda et imaginer ce qu'il pourrait en penser, parce qu'il n'y a pas de lecteur lambda.
Image de profil de Navezof
Navezof
Donc écrire sur des sujets comme le viol, la pédophilie, et autre ne te poserais pas de problème tant que tu arrives à le mettre dans un texte beau, fort et avec du sens ? Tu demandes les pleins pouvoirs, donc tu estimes que ta plume est au dessus des lois (humaine, divine, whatever) ?

Imagine qu'un jour tu ai une inspiration pour un texte absolument génial, par exemple sur John Perry, explorateur, gentleman et aussi capitaine du négrier la Bienfaisance de retour d’Afrique avec une cale pleine qui lui permettra de gagner l'argent nécessaire à sauver sa femme. Avec, au passage, expliquant comme quoi l'esclavagisme c'est pas si pire que ça au final, et qu’après tout c'est du devoir de l'homme civilisé que de rependre la bonne parole aux peuples inférieur.

Dans ce cas là, est ce que tu n'appliquerait pas un minimum d'auto-censure ?
Image de profil de jean-alain Baudry
jean-alain Baudry
salut !
quelques textes connus:
Lolita, la ville dont le prince est un enfant...
et un roman dans lequel un type assassine un inconnu dans un train (je ne me souviens plus du nom de l'auteur)...
sous le coup de la loi ?
et de la morale ???
bye jab (le pinailleur fou)...
Image de profil de Lily H. Kitling
Lily H. Kitling
"sur John Perry, explorateur, gentleman et aussi capitaine du négrier la Bienfaisance de retour d’Afrique avec une cale pleine qui lui permettra de gagner l'argent nécessaire à sauver sa femme. Avec, au passage, expliquant comme quoi l'esclavagisme c'est pas si pire que ça au final, et qu’après tout c'est du devoir de l'homme civilisé que de rependre la bonne parole aux peuples inférieur. "


Ce serait une sorte de pseudo-biographie historique. Et donc, rapporter les mœurs de l'époque, les mentalités de l'époque, la mentalité du mec, en quoi ça poserait problème ?
Si on ne veut pas risquer de se faire accuser de vilaines choses comme beaucoup savent si bien le faire (confusion auteur/personnages ;) ), il y a un stratagème très simple à mettre en place dans ce roman : alterner avec le point de vue d'un personnage esclave. Faire, éventuellement, se confronter les deux points de vue à un moment donné, ça dépendra de l'intrigue.

Par exemple, le film *Django Unchained*, de Tarantino, parle de la "quête" d'un esclave, Django, à la recherche de sa femme, de sa vengeance et de sa liberté. Y a-t-il vraiment dénonciation de quoi que ce soit dans ce film ? De l'esclavage, peut-être ? À travers le point de vue du héros et les maltraitances et tortures qu'il subit, mais les scènes elles-mêmes ne visent pas à dénoncer, c'est parce que les spectateurs dans la salle savent aujourd'hui que c'est inhumain. L'histoire, elle, suit son cours, et ce serait dommage de la gâcher avec une voix off sortie de nulle part qui nous dirait à chaque moment possible "han mais vous savez que c'est très très mal, ça !" xD
Image de profil de jean-alain Baudry
jean-alain Baudry
re salut !
ah ! j'oubliais ! la télé et ses polars quotidiens où l'on assassine à tour de bras...
et même certains sont des apologies des truands "à l'ancienne", une légende pure toute littéraire...
bye jab (la mémoire du passé)...
Image de profil de Nine Rouve
Nine Rouve
Je crois que les lois servent à ce que nous, humains, puissions vivre globalement correctement ensemble. Les religions ont tenté qlq ébauches, ensuite, les organisations ont édicté les lois, les règles, les limites. Les violeurs, les assassins ne suivent pas les lois, tout le temps. Ils sont humains. Les artistes, tous arts confondus ne font que cela, évoquer cette humanité nauséabonde. Goya, Picasso, Rodin... Je ne crois pas à un monde dual : le bien d'un côté et le mal de l'autre. Je crois que nous sommes tous chargés des deux entités, et qu'ils nous faut faire avec. Et je crois donc que tout peut être dit. Mais moi, individu moyen, il ait des choses que je ne peux dire, que je refuse de penser, qui me débectent. Là est ma part non pas d'autocensure mais de limite et d'humanité.
Image de profil de Lily H. Kitling
Lily H. Kitling
Je crois qu'on peut pousser les choses plus loin encore : on peut tout dire et tout penser, mais qu'est-ce que cela provoque en nous ? De la satisfaction, de la joie, ou du dégoût, du mépris... ? Nous pouvons penser, nous pouvons même dire ; sommes-nous en notre âme et conscience capables de passer à l'acte ? Pourrions-nous vivre avec ça ? En serions-nous heureux ou détruits ?

Là est la différence ; en tant qu'auteur, on peut effectivement aborder tous les sujets dont nous voudrions traiter, et les aborder de la manière dont nous le souhaitons. Ça ne veut pas dire que nous cautionnons dans la vraie vie les actes de nos personnages.

Est-ce qu'un auteur de polar cautionne les crimes de son assassin ? Bien sûr que non. C'est bien pour ça qu'un polar se termine en général par la capture de l'assassin... Parce qu'on sait que c'est mal, pas seulement au regard de la loi, mais d'un point de vue humain. Pourtant, l'auteur va décrire ce personnage, ses actions, ses pensées. Qui est assez stupide pour croire que l'auteur pense lui-même de la même façon que ce criminel ?

Et bien c'est pareil pour toutes les histoires. D'où l'intérêt d'avoir une flopée de personnages différents, d'ailleurs - d'un point de vue strictement pragmatique, ça évite très facilement l'amalgame auteur/narrateur/personnage.


Nine Rouve : Admettons du coup que tu sois totalement révulsée et dégoûtée par, disons, la pédophilie (puisqu'on reprenait cet exemple plus haut je crois). Est-ce que tu ne parleras jamais de ce sujet dans tes histoires ? Que tu n'en aies pas envie est une chose, mais s'il te vient un jour l'idée d'un personnage victime de pédophilie, ou qu'un personnage pédophile soit présent dans l'histoire, que feras-tu ?
Image de profil de jean-alain Baudry
jean-alain Baudry
salut et merci pour vos réponses qui sont pertinentes...
par contre, en ce qui me concerne, je ne mets en scène que des héros "ordinaires", "ni honnêtes, ni malhonnêtes" comme mon Marius Corbeau...
j'ai un goût pour des personnages qui nous ressemblent, pas pour les "monstres"...
chacun écrit comme il le ressent...
les "monstres" existent, c'est indéniable, mais je pense que les comptes rendus journalistiques sont bien suffisant pour nous en informer.
leur psychologie de "déviant" ne m'intéresse pas...
ni pour écrire, ni pour lire... avec la télé je suis déjà overdosé...
bye, jab (le citoyen lambda)...
Image de profil de Lily H. Kitling
Lily H. Kitling
jean-alain Baudry : oui, chacun écrit évidemment sur ce qu'il a envie d'écrire. Les goûts et les couleurs, mais aussi les intérêts et les objectifs. Parfois, on écrit pour faire ressortir quelque chose, pas seulement pour le plaisir d'inventer une histoire.

Et puis, c'est plus intéressant de lire les monstres dans la littérature que de les voir en vrai dans les médias. Moins effrayant... ?
Image de profil de Nine Rouve
Nine Rouve
Lily H. Kitling . Lorsque l'envie est là d'évoquer qlqch de douloureux, de révulsif... Eh bien (sourire), je crois que contrairement à ce que j'ai écrit ici, c'est pour ça que j'écris, ça que je sors. Que ce soit par le fait d'écrire ou par d'autres formes d'expression que j'utilise, c'est pour m'arracher ces morceaux-là en fait. Le processus est douloureux, c'est un accouchement, il est long, il est solitaire, il coute énormément, mais au bout du compte il est salvateur.
L'autocensure réside dans le fait de ne pas être en mesure de faire toutes les descentes aux enfers nécessaires, certaines ne me sont pas encore accessibles, je ne suis pas prête.
Image de profil de Lily H. Kitling
Lily H. Kitling
D'accord, je comprends. :-)

On n'a pas la même approche, mais c'est bien normal. ^^ Heureusement, d'ailleurs !

Pardonne la question indiscrète, tu n'es pas obligée de répondre, mais je me demande du coup quels genres de sujets "douloureux" ou difficiles tu as déjà abordés dans tes écrits. S'ils sont trop personnels, ne réponds pas :-)
Image de profil de Nine Rouve
Nine Rouve
Pardon Lily, la question est un peu trop personnelle. Et je suis complètement d'accord avec toi. L'auteur peut prendre tous les rôles : spectateur, victime, bourreau, témoin... Chacun a sa part, sa contribution dans les organisations des hommes. Un auteur avec son regard doit pouvoir tirer les fils de tout ça.
Image de profil de Grégory Bryon
Grégory Bryon
Sujet assez contradictoire chez moi. D'un côté, il y a le Greg qui s'en cogne un peu de déranger ou de choquer, voire même qui le provoque (coucou François). Et de l'autre, il y a une histoire actuellement en process au fond de mon cerveau qui me pose un cas de conscience sévère sur mon éventuelle future auto-censure.

Comme il est un peu inutile de dire tout ça sans rien expliquer derrière, je vais évidemment argumenter, même si je n'avais pas prévu de dévoiler ce projet pour l'instant. Mais bon, c'est pour la bonne cause, dirons-nous ^^

Tout est parti d'un reportage que j'ai vu il y a quelques temps, qui parlait de la prostitution infantile aux États-Unis (déjà le sujet de base quoi). Étant papa et plutôt dans le respect de l'autre (même des enfants), j'ai été marqué par le contenu de ce que je venais de regarder.
En tout bon "imaginateur d'histoires" fan de SF, j'ai commencé à construire un univers autour de ce sujet pour en montrer les travers et dénoncer son existence (un peu le truc classique en SF, finalement). Après tout, on remplace les enfants par des extraterrestres d'1m20 à peau rouge et bim, ça passe mieux.

Seulement voilà... Si je m'écoute, tel que ça se passe dans ma tête actuellement, je fais un truc vraiment cru non seulement pour exprimer mon dégoût mais surtout pour le générer chez le lecteur. Pas très subtile comme SF, je le reconnais, mais c'est comme ça que l'histoire me vient aux tripes.
Et bien sûr, en tant que "futur lu", j'ai aussi envie que mon texte soit accessible, sous-entendu devoir faire un bon compromis sur la force du propos (mais pas sur sa profondeur, j'espère).

Bon, on en est pas au point où ça me prend la tête ou me bloque, puisque j'ai encore beaucoup d'autres choses en projet avant. Mais tôt ou tard, il faudra que je me penche sur la question et que je me demande : dois-je me censurer ? Si oui, jusqu'à quel point ?
Semblant de rien, c'est pas évident d'imaginer l'impact que peut avoir son texte quand on sait d'avance qu'on va franchir certaines lignes. Vous en pensez quoi ?
Image de profil de Auteur inconnu
Auteur inconnu
Je peux te donner un conseil ?
Lis Nabokov et lis le en te posant plein de bonnes questions sur à la fois ce que tu ressens en le lisant et comment l'auteur s'y prend pour dénoncer la pédophilie en étant dans la tête d'un pédophile : là tu verras qu'on peut le faire, mais faut le faire intelligemment. Moi j'appelle ça la maîtrise du point de vue narratif !
Image de profil de Grégory Bryon
Grégory Bryon
Je manque effectivement de lecture sur ce genre de thème. Merci pour l'info, j'irai regarder ça.
Image de profil de J.Eyme
J.Eyme
Sur la censure en générale, je relaie une info : une série de conférences publics ont lieux à Genève (tous les mercredi).
Liberté et Censure : En contournant les contraintes le jeu de l'expression et de la répression au moyen âge.

https://www.unige.ch/actualites/files/8214/8820/3343/cp-cem.pdf
Image de profil de J.Eyme
J.Eyme
Il existe un cadre légale de base.
Puis un cadre définit par notre Hôte, règles que nous avons tous signé en entrant ici.
Mais comme personne ne l'a lu, il est pertinent de l'inscrire ici :

Sera soumis à modération "tout Contenu qui pourrait être considéré comme une incitation à la réalisation de crimes et délits, diffusion de messages violents injurieux, racistes, révisionnistes, faisant l'apologie des crimes de guerre et/ou du terrorisme, pédophiles, appelant au meurtre ou incitant au suicide. Scribay SAS se réserve également le droit de supprimer tout contenu qui pourrait enfreindre les lois sur la propriété intellectuelle, le droit d'auteur ou le droit à l'image."

Dans ce cadre là, n'avons pas suffisamment de quoi jouer ?

Et si nous franchissons ce cadre, quel est l’intérêt ?
Dépasser cette limite révèle quoi de nous en tant qu'individu ?
Est-ce une censure qui cloisonne nos fabuleux esprits ? qui porte atteinte à nos droit d'expression ? ou un principe simple, très simple : celui de bon sens de personnes saines ?
Donc, auto-censure dans ce cadre là ? On peut comprendre la sensibilité de chacun à limiter ses propres mots, mais franchement c'est bête, il y a tellement d'espace pour faire et dire ce qu'on nous avons à dire et faire.
Par contre si on franchit ce type de limite une consultation chez un psy serait bien mieux (est-ce qu'un cacheton est un moyen d'auto-censure ?).

Vous en pensez quoi de ce cadre ?
Image de profil de jean-alain Baudry
jean-alain Baudry
pas d'auto-censure !!!
pour les curieux viser du côté de: "scénario", là je me suis lâché (au sens propre comme au figuré).
bye jab (qui prend les conseils au pied de la lettre)...
Image de profil de essaime
essaime
Je pense qu'il faut éventuellement préciser le niveau d'auto-censure.

-Personnelle : s'autorise-t-on soi-même à regarder ses propres démons s'ils existent, ses propres opinions, désirs, idées qui pourraient choquer d'autres personnes. En d'autres termes, parvient-on facilement à être honnête avec soi-même ? Pas toujours simple à répondre !

-Si on ne se censure pas soi-même pour soi, on peut le faire pour ceux que l'on connaît, nos proches. Et là, je sais qu'une part non négligeable des scribayens pratiquent une auto-censure du silence : beaucoup admettent écrire des choses et les déposer ici, sans que leurs proches, amis, familles soient au courant (volontairement). Peut-être parce que ça pourrait les gêner, les choquer ou simplement par pudeur, parce qu'il est plus facile de se raconter à des "inconnus" que ses proches parfois.

-L'auto-censure de publication sur le site. Ok, on s'assume complètement soi-même et on est à l'aise avec ça pour que nos proches lisent nos textes. S'autorise-t-on à tout publier ici pour autant ? Hum, pas toujours à mon avis.

Il y a le volet des idées : même si on assume nos idées à l'échelle de nos proches, va-t-on nécessairement les publier pour qu'on les amalgame à notre avatar en ligne ? Ecrire un histoire qui défend une opinion politique très marquée ou extrême, par exemple ? Sachant comment peuvent réagir les lecteurs, peut-être qu'on passera ces idées sous silence.

Il y a le volet strictement littéraire : j'ai écrit des trucs, mais je ne sais pas si ça peut marcher, je suis timide, j'ai peur qu'on trouve ça ridicule, donc je ne les propose pas à la communauté.

-L'autocensure de genre : j'ai envie d'écrire une histoire érotique, l'assumé-je ? Et un truc totalement scatologique ? Même avec une super intrigue...

-L’autocensure de complaisance : j'ai écrit un thriller sur un psychopathe qui viole puis tue des enfants... À quel niveau de détail vais-je décrire les exactions commises ? Jusqu'où aller avant qu'on ait l'impression que j'en fais trop ? À ce niveau-là aussi, il est possible de se brider.

Bref, même si on n'en a pas l'impression, je pense que nous sommes nombreux à pratiquer une ou plusieurs formes d'auto-censure. C'est aussi une façon de protéger une certaine sociabilité et images que l'on souhaite renvoyer. Néanmoins, je rejoins Kiel Kinimo sur le fait de ne jamais brider son imagination, s'il y a bien un endroit où l'on a le droit inné de tout, c'est bien l'intimité de nos pensées ! C'est peut-être après qu'il faut réfléchir un peu à ce que l'on souhaite transmettre, à qui et comment.

Personnellement, j'ai demandé l'avis de certains scribayens avant de publier "La pomme d'Adam" et j'ai insisté sur le côté "sensible"... Certains d'entre vous ont-ils également eu des doutes sur des textes avant de les publier ?
Image de profil de phillechat
phillechat
Sur le fond , rarement, voire jamais.
Tout peut être dit, si on met les formes.
Sur la forme, j'essaye de respecter le lecteur.
Est-ce de la censure ?
A vous de juger : https://www.scribay.com/read/text/1422605301/quinze-pas-vers-le-bonheur
Image de profil de jean-alain Baudry
jean-alain Baudry
salut à tous !
comme je ne vends rien (à l'encontre de mon plein gré) j'écris ce qui me passe par la tête.
en plus je suis très peu lu, alors "banzaï" !
en fait, avant je "pondais" pour mon tiroir qui ne me censure jamais.
je continue sur le web qui est pour moi un super tiroir !!!
bye, jab...
Image de profil de Kiel Kinimo
Kiel Kinimo
Je vais commencer par citer, à mon sens, le plus beau coup de gueule envers la censure que j'ai vu de ma vie :
"Vous savez, j'ai appris un truc aujourd'hui : [Bip de censure d'environ 5 minutes]"
(south park, épisode 201)

Pour ma part, je suis contre l'autocensure. S'il y a bien un endroit où l'on doit être libre de tout faire, c'est dans notre imaginaire.
Néanmoins, je dois avouer que pour Xéniph, sans être vraiment perdu dans la censure, je me plie à un certain nombre de code de société, parce que je veux que le livre soit ouvert à tous. Je n'irais pas faire une scène érotique, je ne m'embête pas avec les détails ethniques des personnages, et je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit que quelqu'un pourrait juger dérangeant. Ce ne sont pas des points qui dérangent mon histoire, ce n'était de toute façon pas prévu, mais ce sont quand même des barrières que je garde à l'esprit.
Dans ces codes, j'ajouterai aussi les codes littéraires, qui pour moi sont une forme de censure. Le fait d'avoir des chapitres de 10 minutes maximum sur internet par exemple, de garder un style figé et compréhensible, et d'autres normes littéraires qui ne me viennent pas à l'esprit quand j'écris ces lignes...

C'est le genre de choses auxquelles je me refuse de penser quand j'écris pour Kipix. Je fais juste ce qui me passe par la tête et qui m'amuse sur le moment. Et pour citer la petite : "je dis crotte aux méchants pas contents !"
Image de profil de J.Eyme
J.Eyme
lol, excellent que tu te sois autocensuré ton titre ^^
Géniale !
Image de profil de Kiel Kinimo
Kiel Kinimo
Je plussoie :P
Image de profil de J.Eyme
J.Eyme
Du coup, je m'interdis de donner mon avis sur ce sujet :-)
Image de profil de Navezof
Navezof
Ahah, et c'etait tout à fait absolument intentionel ! (indice : ça ne l'etait pas ^^')
Image de profil de Kiel Kinimo
Kiel Kinimo
C'est ton génie intérieur qui a agi pour toi en sachant que ce serait une idée formidable 8)
0