Quinze pas vers le bonheur

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Avec le soutien de  Carmin, Valerie MUSSET 
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Image de couverture de Quinze pas vers le bonheur


Aristote pose la question : pourquoi, pourquoi donc chercher l'argent, la gloire, la réussite, le plaisir des sens ?

La réponse est simple : pour être heureux !

Toutes nos actions, nos pensées ne visent que ce but : à quoi bon vivre, si le bonheur est absent ?

Seulement, pour le maître, seuls quelques hommes, riches, chanceux pourront développer la vertu qui conduit au bonheur.

Comme cela est étrange !

Car rien n'est plus simple, spontané , aisément accessible que le bonheur : il est pure satisfaction intérieure, pur contentement.

Simple, trop simple : on préfère le rendre inaccessible, lointain , il devient le Graal.

C'est étrange, car personne n'est heureux dans la légende arthurienne ?

Cette quête détruit tout sur son passage , et personne ne peut parler du bonheur d’Arthur, de Guenièvre, de Lancelot, ni de Merlin enfermé dans sa prison d'amour.


Plus profondément la quête glisse, progressivement, vers le contraire du bonheur:la répétition pure et vaine.

Car la quête a ses règles : Arthur attend un signe divin le dimanche de pentecôte .

Les dernières rédactions du cycle arthurien sont pure parodie : Arthur chemine pour de pseudo -quêtes stupides ou stériles.

Astier est, paradoxalement, très fidèle à la légende !


Mais alors, où est le bonheur ?

Il est là, ici, maintenant : Rousseau, vieilli, fatigué le retrouve dans sa mémoire.

Jean-jacques a dérivé dans sa barque, rêveur solitaire :


« j'allais me jeter seul dans un bateau que je conduisais au milieu du lac quand l'eau était calme, et là, m'étendant tout de mon long dans le bateau les yeux tournés vers le ciel, je me laissais aller et dériver lentement au gré de l'eau, quelquefois pendant plusieurs heures, plongé dans mille rêveries confuses mais délicieuses, et qui sans avoir aucun objet bien déterminé ni constant ne laissaient pas d'être à mon gré cent fois préférables à tout ce que j'avais trouvé de plus doux dans ce qu'on appelle les plaisirs de la vie. «



Nous devrions tous être heureux, follement heureux, mais c'est loin , très loin d'être le cas : la haine envahit notre monde une haine intense, incontrôlable, une haine de l'autre, une haine de soi et , ô paradoxe !, la haine de son bonheur et du bonheur des autres .

Nos tableaux préférés en disent long, très long sur nos désirs, nos pensées.

Nous aimons le Cri de Munch, cette angoisse inexprimable qui déforme tout , soi et le monde, détruit les visages et les paysages.

Courbes mortifères,visage de spectre,ciel de sang et flots hostiles : le bonheur , ici, n'a pas sa place, c'est au mieux une incongruité, au pire , une insulte .

Mais le tableau, célébrissime, qui symbolise le mieux notre époque c'est Guernica .

Tout le monde connaît ces visages torturés, ces corps disloqués, l'horreur d'un passé qui est toujours notre présent, qui ne cesse de nous hanter.

Le minotaure domine le tableau, c'est le monstre intérieur qui nous attend au terme de cette vie.

Ces tableaux décrivent notre vie, une vie d’angoisse, de peur, de haine, de guerre.

Et pourtant, pourtant le bonheur est là , à portée de main !

Que faire ?

Pour répondre à cette question, je vais partir de ce que la vie m'a appris, de l'expérience .

Je sais qu'il est impossible de faire le bonheur d'autrui, ni même de changer sa vie, ses pensées, ses croyances.

Je sais qu'il y a beaucoup d'ironie dans la phrase de Descartes : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ».

Et pourtant, pourtant je vais essayer, essayer de partager un peu de bon sens, un peu d'expérience, un peu de philosophie.

Je vais essayer d'indiquer un chemin, de faire quelques pas vers le bonheur.

Je te propose, lecteur, quinze pas , tout au plus une dizaine de mètres.

C'est peu et cela n'a rien à voir avec les truculentes confidences de la dernière starlette de la téléréalité !

Si l'ennui te guette, tu peux arrêter ta lecture, si tu penses que le bonheur est le but de ta vie, nous pouvons faire quelques pas ensemble ….

Ami lecteur

Pour accompagner

Ce lent voyage


Ami lecteur

Pour colorer

Le paysage


Quelques vers

Éphémères

Seront nécessaires


Car le bonheur

N a pas peur

Ni de l avenir

Ni des chants et du rire




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