Comment Jules Verne se documenta pour son premier roman

Nous sommes dans les années 1890 : les machines à vapeur et la culture française sont à la mode. Robert H. Sherard est un journaliste américain ayant la chance de pouvoir échanger avec l’un des écrivains-phares de cette fin de siècle : Jules Verne.

Lors de l’entretien, la question de l’écriture de son premier roman « scientifique » (Cinq semaines en ballon) se pose. Entre autres, le maître explique qu’il n’a pas fait d’études scientifiques. Robert H. Sherard lui demande alors comment la rédaction de son roman fut possible malgré cela.

Sa réponse résonne comme un message à l’attention de tous ceux aimant écrire et imaginer l’avenir :

J’ai eu la chance d’entrer dans le monde à un moment où il existait des dictionnaires sur tous les sujets possibles. Il me suffisait de trouver dans le dictionnaire le sujet sur lequel je cherchais un renseignement, et le voilà.

Nous pouvons nous demander ce que Jules Verne aurait pu répondre aujourd’hui.

Et vous, comment vous documentez-vous avant de vous lancer dans une nouvelle histoire ? Faites-vous confiance à votre seule imagination ? Êtes-vous adepte des encyclopédies papier ou en ligne ?  N’hésitez pas à nous parler de vos méthodes dans les commentaires !


 

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Comment Jules Verne se documenta pour son premier roman
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Écrire un roman de science-fiction peut être un travail complexe pour un écrivain. Découvrez la méthode de Jules Verne exposée il y a plus d’un siècle.
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9 commentaires

  1. CM LE GUELLAFF Répondre

    Bonjour à tous deux et encore bravo !

    Un commentaire rapide qui ressemble davantage à un témoignage :
    Inspiration => pause => imagination, des mots, des idées, des concepts farfelus => ouverture en ligne des recherches scientifiques, littéraires, philosophiques, politiques, culturelles, sociales et cultuelles = mille univers s’offrent alors et modestement je dessine un chemin pour conduire au mien…

    • scribay Auteur de l’articleRépondre

      Merci beaucoup pour vos encouragements et votre témoignage ! Il permet de mieux comprendre votre cheminement et les étapes par lesquelles vous passez avant d’écrire vos œuvres.

  2. Elisa Tixen Répondre

    Article très intéressant, BRAVO. Dans mes récits, il y a souvent un fonds historique important. J’aime les petites histoires de la grande Histoire. Or ce sont celles qu’on trouve le moins dans les encyclopédies qu’elles soient papier ou numériques. Alors je les collectionne. Dès que j’entends l’une de ces petites histoires qui pourrait donner du corps à un récit, je la classe dans la boite de l’époque. Une boite où je vais souvent piocher pour stimuler mon inspiration.

    • scribay Auteur de l’articleRépondre

      Nous vous remercions pour votre témoignage ! L’idée de boîtes à idées et anecdotes pour trouver l’inspiration est excellente !

  3. Jérôme Verne Répondre

    En ce qui me concerne, j’essaie toujours (en fait, c’est plus fort que moi) d’intégrer au maximum mes histoires dans l’Histoire, pour leur donner l’illusion de l’histoire vraie, même s’il s’agit de fantasy ou de science-fiction. Alors, oui, les encyclopédies, mais aussi des ressources très spécifiques me sont très utiles.

    • scribay Auteur de l’articleRépondre

      C’est une technique très intéressante ; merci de la partager avec nous. Vous avez également une « approche documentaire » avec vos créations.

      N’hésitez surtout pas à détailler (sur votre blog ou ici !) votre approche avec des exemples tirées de vos œuvres. Nous sommes sûrs que cela peut intéresser des lecteurs et auteurs !

  4. Romuald Répondre

    Bonsoir à tous!
    C’est avec un immense plaisir que je découvre cet endroit.Au regard de ce que je constate, en ce qui concerne les informations données,c’est vraiment à plébiscité!
    Par ailleurs,personnellement, lorsque je me lance dans la prose,je fais le plus souvent appel à la réalité:je me base sur le vécu quotidien.Cela peut-être un vécu passé ou présent.
    Par rapport au premier point,je me remémore,les bons et mauvais moments et vois comment je peux les structurés tout au long de ma prose.
    Pas loin pour le second aussi à la différence que c’est fait à base des images prises ici et là,en fonction bien évidemment des objectifs souhaités.

    • scribay Auteur de l’articleRépondre

      Nous sommes heureux si notre blog vous plaît. Votre témoignage se raccroche à une écriture de vécu ; c’est très intéressant et nous vous remercions pour votre message !

  5. Dominique Edler Répondre

    Bonjour.
    J’écris des romans policiers (6 parus à ce jour)
    Pour le lieu, je me rends généralement sur place ou plus rarement, je me sers de mes souvenirs de vacances. Un jour, je cherchais une maison isolée dans le Jura pour développer mon intrigue. J’ai tourné une journée complète dans les environs des Rousses jusqu’à ce que je trouve !!
    Puis, au moment de l’écriture, je vérifie les lieux sur Mappy ou Street View quand je veux être plus précis.
    Pour le fond, je me documente beaucoup autour de moi, des amis, des membres de la famille. Je contacte des policiers, des médecins, des gardiens de prison et leur expose mon projet. Ca m’évite parfois de grosses erreurs. Exemple: Je faisais intervenir la police dans un petit bourg des Vosges, alors que c’était à la gendarmerie de faire le travail, question de compétence territoriale. Et puis, il y a Internet. Ca aide aussi !!!
    Enfin, quand je trouve une information susceptible de m’intéresser pour les romans futurs, je la stocke dans un dossier appelé Documentation.
    Cordialement

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