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AlexandraKean

Quelque part dans les méandres de mon esprit.....
AlexandraKean
Un petit assemblage de textes. De la reflextion mêlée à des sentiments à l'état pur.
Parce que quand le sang bouillonne dans tes veines, que tu pleures que tu rigoles sans même vraiment savoir pourquoi, c'est parce que ton subconscient a déjà le stylo en main.
Ecrire ce qu'il te dicte est la seule chose qui survient.

Je vous invite au coeur de mes textes à plonger au fin fond d'émotions indéfinissables, de romances courtes, et de pensées désordonnées.
De mon esprit un peu chaotique en somme.
Bonne lecture, et n'ayez pas peur! Ce ne sont que des mots...
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Défi
AlexandraKean

Je ne suis pas sûre d'être saine d'esprit. Ou plutôt que je suis sûre de ne pas l'être. Il ya ces voix dans ma tête qui murmurent, murmurent sans cesse.
Elles murmurent des choses excitantes, des choses que je tenterai bien. Des choses effrayantes que je fais pour sentir encore cette accélération de mon coeur jusqu'à ce que je n'arrive plus à respirer.
Il y a cette couleur rouge qui me hante, qui me hante, qui me hante...
Je la veux.
Alors je la fais sortir, car elle est plus belle, plus brillante et à la fois plus sombre, plus complexe et plus épaisse quand elle est fraichement sortie de son cocon.
Elle fait un petit bruit très aigue à chaque fois, mais le cocon bouge toujours un peu c'est dérangeant. Il faut savoir le maitriser.
J'ai une technique vous savez? Une corde, on attache le cocon aux deux extrémités, un peu comme un hamac.
Parfois, quand les cordes sont efficaces, je m'asseois sur le cocon et je me balance un peu histoire de m'amuser? Ce n'est pas particulièrement confortable, mais c'est très chouette. Souvent il y a un grand bruit, suivi par d'autres plus désagréables, alors là j'enveloppe le haut du cocon pour atténuer les bruits.
Puis après il faut faire sortir le rouge. Je prends un petit gobelet, je prend une baguette argentée. Je la fais descendre en ligne droite sur le cocon et le rouge apparaît aussitôt. C'est tellement magique!
Je rempli le gobelet.
Et puis j'admire le rouge qui continue de couler, jusqu'à ce que tout tombe. Et puis ensuite je continue, j'ouvre le cocon avec plusieurs baguettes. Etape difficile, car le cocon bouge beaucoup et fais beaucoup de bruits mais ce n'est pas grave.
Et quand tout est tombé, je porte le cocon sous les arbres pour qu'il puisse renaître.
Et je bois toute la couleur rouge.
C'est tellement bon.
Et puis alors que le vent souffle dans les branches j'essuie le sang autour de mes lèvres.
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Défi
AlexandraKean

Je suis seule. Assise sur un canapé. Enfoncée dans les couvertures. La tête embrumée.
J’ai les mains froides. Je serre la feuille de papier autour de mes doigts. Je lis. Je lis. Je relis. Et je relis encore.
Je ferme les yeux, je souffle et je reprends.
Je lis. Je relis.
À nouveau je ferme les paupières mais le texte me poursuit et je revois les mots défiler.
Ils se décomposent, se détachent, s’enlèvent, et ne veulent plus rien dire.
Prairie prairie prairie prérie prérie prériz prérix pré riz pré ris... près rit près rite près rime...
Je les vois qui tourbillonent mais ils clochent, ils clochent tous. Plus de sens, plus de fluidité, rien ne va.
Ils sonnent faux, comme du jean pierre pernault dans du mozart, ils sonnent aigue comme une craie qui crisse sur le tableau.
Je referme les yeux, ma feuille se plie en deux sous le vent et je renifle, mais ne moufte pas. Il fait cinq degrés et je dois être couchée là, la fenêtre grande ouverte depuis tellement d’heures que je ne sais combien elles sont.
Ce texte ne veut rien dire. Tout cloche mais je ne trouve pas quoi. Les phrases sont bien tournées et fluides alors qu’elles me semblents si asséchées, brutales et moches.
Au milieu de la journée je le connaissais par coeur et maintenant ces lettres assemblées sans sens forment d’autres syllabes dans mon esprit et ce travail de correction devient inutile.
Je cligne des yeux et je relis, resserrant ma prise.
Mes mains sont rouges abîmées et je n’arrive plus à penser.
Je me concentre, je me concentre, je reste scotchée sur chaque mot et rien n’y fait.
Et pui d’un seul coup mon stylo raye formidable et le remplace par époustouflant, sous la commande de ce foutu subconscient.
Je relis.
Je sourie.
Le doute a disparu.
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AlexandraKean
Un pouvoir ancestral.
Un secret ancestral.
Un homme immortel.
Deux âmes-soeurs.

Et autant de larmes que de sang versé...

Aziléa est faible, dans un monde où règne la loi du plus fort, elle ne tient à personne et personne ne tient à elle. Libre et sans attache autant qu'elle était prisonnière et soumise, il lui suffit de sentir ce souffle contre sa peau...

Et sa vie bascula.

"Une vengeance au goût de sang, un amour plongé dans les ténèbres, et l'innocence confrontée à la malveillance, alors qu'un monstre se réveille...
Ensorcelant"

Ce roman est un premier jet, toutes les critiques sont bienvenues!!
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Défi
AlexandraKean

Mes doigts tapotent inlassablement la pierre froide, humide, et sale qui me sert de lit. Il y a cette petite musique là, au fond de ma tête qui résonne, résonne, résonne...
J'ai froid. J'ai faim.
Y a pas de lumière ici. Y a rien, rien que le vide, le noir, et l'abîme qui ne demande que moi.
L'eau goutte vers la gauche, tous les jours, toutes les heures, toutes les minutes, chaque seconde qui passe. Le temps s'écoule comme si je n'étais rien qu'une poussière, mais je ne l'étais pas.
Je rêvais de voir le monde, de voyager, d'admirer les beautés de la terre en riant, riant, riant, riant...
Je ne rêve plus maintenant. Je n'espère plus. Je ne bouge plus.
Je reste là, figée dans ce trou à rat, priant des dieux inexistants qu'on me libère de cet espace si petit. Si froid. Si sombre.
Si inconnu.
Juste pour...
Mes yeux se ferment, mes doigts tapotent, et je ne dis rien, voyant sans qu'il ne soit là le responsable de tout ce massacre. Mon coeur était à lui, totalement indéniablement, mais je ferai tout désormais.
Tout pour...
La chanson se finit. Mes doigts s'arrêtent. Mais il ne faut pas que je m'arrête. Sinon, les voix vont venir.
Alors je reprends. Je tapote, je tapote, je tapote, fredonnant cette putain de mélodie qui me rends sourde depuis les années.
Ma respiration se fait plus hachée. J'ai soif. J'ai faim. J'ai froid. Je ne peux pas bouger.
Je bouge le pied, quelques pas et me voila stoppée. Je bouge la main, quelques tatonnements aveugles et c'est la même chose.
Je suis seule. Seule dans le noir, perdue sans espoir, sans repère, enfermée dans cette putain de cage de merde que je ne peux pas voir.
Et cette foutue chanson dans ma tête qui reprend de plus belle.
Et mes doigts tapotent, tapotent, tapotent, tapotent....
Et je prie en vain des dieux inexistants.
Juste pour sentir encore une fois les rayons du soleil sur mon visage.


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Défi
AlexandraKean

Respirer. Respirer.
Je reprends mon souffle difficilement, mes joues pleines de larmes séchées.
Je me relève et je souris inconsciemment.
Il y a des arbres, des fleurs, et un soleil magnifique, un beau chemin qui mène à l'infini.
Et à côté je les vois tous. Tous ceux qui sont à mes côtés depuis tant d'années.
Il y a Antoine, mon grand frère . On a déjà prévu de faire le tour du monde en moto et il l'a juste à côté de lui. Il y a Klaus mon petit ami, que j'aime si fort que j'arrive à peine à reprendre mon souffle quand je le vois.
Il y a Emilie, Théo, Adrien, et toute la bande qui me regardent les yeux plein d'amour et je leur rends.
Je suis légère, légère comme une plume. Une petite plume qui virevolte un peu partout, et je ne pourrai pas être aussi heureuse.
Il n'y a plus de malheurs, et quand il y en a, on est tous soudés les uns les autres.
Solidaires et respectueux.
Je les aime si fort...
Et je souris, je souris, je souris encore, parlant toutes les langues du monde, ne parvenant plus qu'à pleurer de joie tellement je suis heureuse.
Ce bonheur euphorique.


Mais c'est un rêve. Un simple rêve, un rêve que j'aurais aimé être réalité. Mais Emilie, Théo, Adrien, Klaus et toute la bande n'existent pas.
Antoine a été mon frère de coeur pendant trois mois avant qu'il ne me trahissse brusquement, me laissant échorcée, blessée et en larmes.
Je n'ai jamais eu de petit ami.
Je n'ai personne.
Et mon seul rêve, mon rêve le plus beau c'est de sourire, sourire, sourire, sourire, rigoler aimer et être aimé jusqu'à ce que ça ne soit plus possible.
Parcourir le monde, parler toutes les langues, me marier avec l'homme de ma vie en robe d'été sur une plage de Bali. Nager dans les eaux turquoises de Bora Bora, être éditée et devenir la prochaine J.K.Rowling.
Aimer, aimer et aimer encore. Avoir une épaule sur laquelle pleurer, et pouvoir respirer à nouveau. Me sentir à nouveau légère.
Légère comme une plume virevoltant dans le ciel.
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Défi
AlexandraKean

Mon pire cauchemar remonte à longtemps. Je ne sais plus vraiment quand, ça remonte trop loin. J’étais petite, jeune comme tous, mais je n’étais pas de ces enfants à croire qu’il y avait un monstre sous mon lit.
J’étais de ces enfants qui avaient peur du noir.
Pourtant mon père laissait bien la veilleuse allumée. Ma mère me racontait une histoire, et tout devenait silencieux.
Je dirais sans doute que c’est ce silence qui me terrifiait. La nature n’était pas des choses silencieuses. Alors le silence me terrifiait.
Entre autre, j’avais peur d’étendre mes jambes dans mon lit. Recroquevillée dans mon lit en position foetale je priais pour que les crocodiles du lac ne viennent pas me manger.
Pour une quelconque raison, à l’instant où le silence prenait place, je n’étais plus dans ma chambre. Mon lit flottait sur un immense fleuve, m’emportant dans les courants les plus dangereux de la nature.
Mais alors que j’évitais de justesse pierres et rochers, ballotée par des flots sauvages, je n’avais peur que des monstres marins qui semblaient rôder à ma poursuite, n’attendant qu´un signal pour manger le lit, et moi avec.
Je me laissais aller en voyant qu’ils ne faisaient rien, et c’est aussitôt là qu ´ils mordaient leur proie. Leurs puissantes mâchoires se refermaient sur le matelas, leurs yeux jaunes et perçants me regardant, avides de chair.
Non, ce détail est faux. De moi ils n’en avaient rien à faire, non, la seule chose qu’ils voulaient c’était manger le lit.
Alors je tentais quelque fois de m’en défaire, mais toujours j’apercevais au fond de l’eau d’étranges créatures qui n’attendaient que moi pour commencer leur festin.
Alors je me recroquevillais, pliée autant que je pouvais et les mâchoires grandes et puissantes se rapprochaient se rapprochaient, se rapprochaient se rapprochaient.....
Vous voyez venir le réveil mais non, il n’est pas là.
Le décor changa si soudainement que je ne m’en aperçus pas. Me voila maintenant dans la cour de mon école assise sur un banc et des larmes dévalant mes joues, regardant au loin ceux qui étaient mes amis.
Ils riaient ils discutaient encore, je sentais la morsure du grillage sur ma peau. Je n’étais plus sur le banc, j’étais plaquée contre la grille, entourée de visages rieurs. Ils m’entouraient, m’oppressaient et je ne parvenais plus à respirer, j’avais tant de larmes, tant de douleur sourde et muette que personne ne semblait voir.

Me voila encore sur ce banc entourée de fantômes qui passaient sans me voir, des fantômes qui me regardaient avec mépris, et au milieu ce visage tiraillé entre sa meilleure amie, et son amie.
La pluie tombe tombe tombe tombe tombe tombe tombe tombe et il n’y a plus personne. Le banc a disparu, je suis seule sur le goudron. Les attractions de mon enfance où j’ai tant ris grinçaient dans la nuit, comme un film d’horreur cliché.
J’avais la nausée. Je pleurai. Encore. Mon souffle.
Mon souffle!
Je n’arrive plus à respirer, je suis seule, Seule...
SEULE BORDEL
Je n’arrive pl...
Et je me suis reveillée.
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Défi
AlexandraKean

Les étoiles brillent, ses pupilles s’illuminent, et soudain, il fait jour dans la nuit noire.
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