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Bastet

Lisbonne.

Je m'appelle Patricia, j'ai 22 ans depuis peu et j'écris depuis que je suis petite. Je travaille en tant que community manager pour une grande boîte et j'habite dans la ville de Lisbonne.

J'aime lire, principalement des livres d'aventure, de fantaisie, de science-fiction, des romans policiers et d'horreur. J'aime aussi lire les classiques.

J'aime aussi écrire, j'ai repris depuis peu car j'avais arrêté pendant plusieurs années, ne trouvant plus le temps et l'inspiration.

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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Défi
Bastet

Une heure. Il restait une heure à Thomas pour préparer cette soirée. Il voulait que ses invités passent un moment inoubliable pour son anniversaire et cherchait à éviter de reproduire le désastre de l'année dernière. Le menu était composé d'une grosse dinde et il avait ouvert la main d'un de ses invités en essayant de couper la viande. Il frissonna en se remémorant tout le sang qui avait coulé, et les trois heures passées aux urgences. Depuis, ses amis n'avaient pas de cesse de l'appeler «le boucher». Non, cette année, tout serait sous contrôle.

Il vérifia à nouveau sa liste :
- Playlist Spotify
- Buffet : salade, petits fours, Mini-sandwichs et gâteau aux pommes
- Bouteilles de vodka, de vin et une bouteille de champagne pour le dessert
- Serviettes, verres et assiettes en plastique

Tout semblait prêt. Il ne lui restait plus qu'à ranger, nettoyer, et se préparer lui-même. Ce n'était pas chose simple car il avait passé sa journée à cuisiner et n'avait pas nettoyé une seule seconde tout le bazar qu'il avait fait en cuisine. Il prit quelques minutes pour mettre en ordre la vaisselle sale dont il se chargerait le lendemain, passa un coup d'éponge sur le plan de travail et rangea la bouteille de lait dans son grand frigo à moitié vide.

Il passa au salon, plein de poussière. Depuis l'année dernière, ce surnom de "boucher" lui avait quelque peu gâché la vie. Lorsque ses collègues de l'université avaient appris qu'il avait causé cet "incident", ils décidèrent d'un commun accord qu'il serait plus sûr de ne pas l'inviter aux prochains repas. C'est-à-dire toutes les soirées qu'ils organisaient. Thomas avait par la suite organisé un évènement pour fêter le début des vacances scolaires, mais tout le monde avait décliné. Depuis, il n'avait plus insisté. Parfois on oublie à quel point les professeurs d'université aussi, sont cruels.

Il avait donc passé une année déprimante, et n'avait fait aucun effort pour soigner l'apparence de sa maison. Après tout, nettoyer deux étages quand personne ne vient nous rendre visite, ce n'est pas la chose la plus intéressante. Il sortit donc son aspirateur du placard dans le couloir et s'attela à cette tâche. Il essaya ensuite de mettre en ordre la table en bois au centre du salon avec le buffet, rangeant les couverts à droite et la nourriture à gauche.

Il regarda d'un air satisfait son oeuvre. Cette soirée allait être mémorable ! Il sursauta lorsqu'il vit l'heure. Plus que quelques minutes avant l'arrivée de ses chers invités, il fallait qu'il se change. Il avait vu simple pour sa tenue : un jean noir et une chemise blanche. Il était en train de fermer le dernier bouton de celle-ci, quand la sonnette de sa porte retentit. Un rapide coup d’œil à sa montre, il était déjà un peu plus de 20 h. Il passa une main dans ses cheveux, pour les remettre en place et descendit les escaliers.

Un dernier coup d'oeil dans le miroir, à droite de la porte d'entrée et il prit une grande inspiration avant d'ouvrir.

« Thomas ! Bon anniversaire ! »

Tous ses invités étaient déjà présents: Julia, Amélie, Aurélien, Lucas et Romain. Les seuls qui avaient accepté de venir chez lui après l'incident de l'année dernière.

Thomas les laissa entrer avec un sourire bienveillant, leur pointant du doigt le portemanteau. C'était l'hiver, tout le monde portait de grands manteaux bien chauds. Thomas se demanda ce qu'il allait bien pouvoir en faire après cette soirée. Il secoua la tête pour sortir de ses pensées et suivit ses invités.

Tout semblait bien se passer depuis leur arrivée. La musique était agréable, Thomas avait été félicité pour le buffet, les verres n'étaient jamais vides très longtemps.

Thomas était ravi, ses amis allaient enfin oublier ce vulgaire surnom de "boucher" après cette soirée. Ils allaient tout oublier.

Le jeune homme était dans la cuisine pour remplir un bol de glaçons car tous les autres avaient, soit fini dans le verre d'un invité, soit fini sous forme d'eau. Pendant qu'il effectuait sa mission ô combien importante, il entendit des cris venant du salon. Il pensa que ce n'était qu'un jeu auquel il jouait souvent avec ses invités lorsqu'ils avaient pris quelques verres d'alcool en trop. Celui qui pourra crier le plus fort sans perdre sa voix gagnera. C'était un jeu à long terme, car le gagnant n'était désigné que le lendemain. C'était un jeu stupide.

Un léger sourire s'afficha sur le visage de Thomas. Vraiment, tout se passait comme prévu. Il termina sa besogne, et retourna dans le salon. Il vit alors Aurélien et Romain, debout l'un en face de l'autre, le visage déformé par la colère.

« Mon gros ventre a peut-être fait tomber ton verre en le frôlant, mais au moins, moi, je ne suis pas roux !
— Quel est le rapport ?! Je préfère être roux qu'être "le boucher"»

Cela n'avait aucun rapport non plus. Romain attrapa l'énorme bras d'Aurélien et tenta de le tordre sans succès. Il s'abaissa donc à lui donner une gifle sur la joue. Aurélien, devenu complètement rouge, se mit à souffler tel un animal en colère, et frappa Romain dans le ventre avec son coude. Le roux se tordit de douleur et se pencha en avant en hurlant.

Thomas sentait la colère monter de plus en plus en lui. Il avait tout prévu, ces deux-là n'allaient pas gâcher son plan si parfait ! Il respira profondément, et posa doucement le bol de glaçons sur la table du buffet.

Il y attrapa le couteau destiné à couper le gâteau et s'avança lentement vers le groupe.
Amélie et Julia essayaient de calmer Aurélien, tandis que Lucas retenait Romain, arrachant par la même occasion quelques mèches rousses en le tirant par les cheveux.

Tant pis. L'envie était devenue trop forte. Thomas se plaça derrière Lucas et Romain, et trancha d'un coup sec leurs deux gorges sur le côté droit. Le sang inonda bientôt le sol, les trois autres invités se figèrent. Romain et Lucas s’effondrèrent en même temps sur le tapis blanc devenu rouge. Thomas se mit à rire, ce rire fou et puissant d'un homme qui a complètement perdu la raison.

" Le boucher ! Le boucher, que vous m'appelez ! Est-ce qu'un boucher trancherait comme ça sa viande ?"

Il était évident que oui. Mais Thomas était tellement en transe qu'il ne se rendait même pas compte des paroles absurdes qui sortaient de sa bouche. Les trois invités restants étaient également trop choqués pour répondre quoi que ce soit.

Enfin, ils prirent tous conscience de la situation, et les cris stridents d'Amélie et Julia retentirent.

Thomas se plaqua les mains sur les oreilles et ferma les yeux un instant, hurlant aux deux filles d'arrêter leur vacarme. Il ouvrit de nouveau les yeux lorsque Aurélien le poussa vers la droite, tirant les deux filles pour s'échapper par la porte.

Le meurtrier, fraichement baptisé, se précipita vers eux et réussit à attraper le bras d'une des filles. Sa vision était brouillée à cause de sa folie, il ne voyait même pas clairement le visage de sa future victime. Il l'entendait seulement gémir et implorer. Il la plaqua au sol et reproduisit son geste en tranchant sa gorge.

Levant les yeux vers sa porte d'entrée complètement ouverte, il se rendit compte que ses deux autres invités n'étaient déjà plus là. Sa fureur se calma. Il posa à nouveau son regard sur son salon, et se prit la tête dans ses mains. Comment avait-il pu laisser s'échapper les deux autres ?

Il posa le couteau au sol et se releva. Il attrapa ensuite les affaires de ses victimes sur le portemanteau et les posa délicatement sur chaque corps. Il entendit des voitures de police approcher, les deux autres invités avaient dû les prévenir.

Il passa à nouveau une main poisseuse dans ses cheveux, y laissant une trace rouge. Il y avait de fortes chances pour que maintenant, tout le monde l'appelle "le boucher".

"Merde".
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Défi
Bastet

Toi, Lisbonne. Ma ville d'adoption, ma ville de cœur, celle qui m'a permis d'accomplir tellement de choses ! Après tant d'années passées dans cette seule et unique ville paisible de mon enfance, je me retrouve maintenant dans une ville si grande et si vivante. Départ difficile, le manque de ma famille et mes amis se fait toujours sentir, même après plusieurs années passées à tes côtés. Pourtant, je ne ressens pas le besoin de m’échapper. L'excitation, la peur mais aussi le bonheur de pouvoir découvrir un nouveau lieu, une nouvelle maison.

Dès mes premiers jours en ta compagnie, j'ai compris que, contrairement à ce que j'avais promis, je ne passerais pas qu'une seule année près de toi. C'est sûrement la raison pour laquelle ma famille ne t'appréciait pas, du moins au départ. Tout comme moi, après quelques jours passés chez toi, ils sont tombés amoureux.

J'ai vécu bien des déceptions depuis mon arrivée, mais rien qui ne pourrait me faire regretter ce déménagement. J'ai perdu de vue une grande partie de mes amis, mais j'ai rencontré d'autres personnes, tout autant intéressantes et enrichissantes que toi. J'ai travaillé dans un environnement stressant, dans un emploi que je ne connaissais absolument pas, mais j'ai réussi à m'adapter et à gagner en confiance pour trouver un meilleur emploi.

Locaux comme étrangers, j'ai autant appris sur ta culture que sur celle d'autres pays. Ici, tout ce qui compte, c'est le partage. Bien que ma famille n'ait pas décidé de venir près de moi, cette ville me donne l'impression que tous ses habitants en font partie. J'ai appris à m'exprimer, à vivre et à partager tout autant qu'eux.

Grâce à toi, j'ai grandi. Grâce à toi, j'ai compris que la vie qu'on mène de nos jours n'est pas simple, mais qu'on peut la rendre agréable. Je n'ai jamais tant profité de ma liberté que depuis que je me suis installée ici. Tout est possible, à toute heure de la journée et de la nuit.

Ton dynamisme, ton charme, tes habitants, ta culture et ta musique, tous ces aspects de ta vie qui me certifient que j'ai fait le bon choix en décidant de m'installer à tes côtés.


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Défi
Bastet

Aujourd'hui, c'est dimanche. Nous sommes à la fin de l'été, j'ai décidé de sortir prendre l'air pour profiter du dernier jour de mon week-end. J'attrape un petit sac en y fourrant un livre et mes clés, puis claque la porte pour aller profiter du soleil. Les arbres qui longent la rue en face de mon appartement sont remplis de grosses feuilles vertes. Je commence lentement à me diriger vers le parc à quelques rues d'ici, la chaleur et les couleurs attrayantes autour de moi me ralentissant légèrement. Arrivée sur place, une énorme étendue d'herbe, des arbres et un tout petit lac au centre. Une vraie bouffée d'air frais en plein centre-ville !

Je choisis une place à l'ombre sur l'herbe et je m'assois tout en prenant le livre de mon sac "Le soleil vert" d'Harry Harrison. Une histoire futuriste écrite en 1966. L'après-midi passe vite et bientôt, l'herbe couleur de jade devient vert sapin à mes yeux. Je décide donc de rentrer chez moi. Les semaines passent et je ne prends pas le temps de me rendre de nouveau dans ce parc : j'ai beaucoup trop de travail.

Aujourd'hui, c'est samedi. Nous sommes maintenant en automne. Je sors tôt de chez moi, ayant décidé que j'avais besoin de me changer les idées. En regardant les arbres qui longent la rue, je m'aperçoit qu'ils sont presque vides. Les seules feuilles qui restent accrochées sur ceux-ci sont passées d'un vert intriguant à un orange terne.

Même si je sais que le magnifique vert refera surface dans quelques mois, je ne peux m'empêcher de ressentir de la déception pour moi-même. J'aurais dû en profiter davantage. Je vais devoir, une fois de plus, m'habituer à cette couleur citrouille, synonyme de froid.
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Questionnaire de Scribay

Pourquoi écrivez-vous ?

J'ai l'habitude d'écrire depuis mon enfance, surtout pour extérioriser, mes sentiments. Depuis que je travaille, je ne prends plus le temps d'écrire et ça me manque.
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