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Guillaume Lamiaud

Poitiers.

19 yo.

Je suis étudiant, pour la convention. Je suis artiste, pour la vérité. Du moins, l'un comme l'autre, c'est ainsi qu'on me nomme.

Je veux tout claquer, et partir seul, ou bien à deux.

Soyez heureux.

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œuvres
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défis réussis
22
"J'aime" reçus

Œuvres

Guillaume Lamiaud
De mes mots et de mes craintes, je décris les émotions que nous découvrons tous. De la haine proche de l'amour, de la crainte proche du désir, de la passion intime de la mort. J'écris et je décris à travers une prose philosophique. De mon peu d'expérience, je vous offre ma fougue poétique. Ma plume caresse le papier d'une intense quête de réponses. Une plume qui ne demande qu'à atteindre une maturité. Des mots qui ne cherchent qu'une place, des mots qui ne trouvent que des impasses, des mots qui rassurent aussi parfois. Des écrits qui s'offrent et qui trépassent. Des écrits d'un romantisme alliant ses meilleurs alliés. Des écrits dans le mystérieux tourment d'une allure shakespearienne. Une allure qui s'offre à l'amour tragique. Une allure qui s'offre à la passion brûlante.
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Guillaume Lamiaud

Non, ne pars pas ; ne me laisse pas. Je t'en prie, je ferai tout. Tout, pour toi ; rien que pour toi. Je te guiderai vers les cieux, je t'enverrai l'amour du monde entier. Je t'en conjure. Tu es tout pour moi. La quintessence de la beauté, l'absolue intelligence; l'entière perfection. Je n'ai pas toujours été parfait, je sais l'entendre. Mais je sais t'aimer aussi; sans mots et sans preuves.
Mais je ne peux pas, Dann; je ne peux pas. Tu m'as trompé. Tu as usé ma confiance et détruit ma dignité. Je ne suis plus rien aux yeux du monde. Le regard des autres a changé, le tien a changé; aussi. Tu ne me regardes plus. M'as-tu déjà regardé comme tu l'as regardé ? As-tu pensé à moi quand ton corps criait d'amour pour le sien ? As-tu, ne serait-ce qu'un instant, réfléchi ? La réponse est NON. Tu es égoïste, Dann; égoïste ! cria-t-elle dans la pièce à l'ambiance de fin de guerre mondiale. Égoïste ! répéta-t-elle. Un silence s'installa dans la pièce. Pas un silence agréable, loin de là. Un silence lourd, un silence vraiment lourd. Celui qui pouvait presque te tuer, celui qui guidait les cous aux cordes. Elle brisa le silence en déclamant le même mot comme pour s'en convaincre elle-même : égoïste. Mais elle n'y croit pas; ou bien, elle n'y croit plus. Dann, c'était toute sa vie; c'est toute son existence. Au départ, peut-être le pensait-elle. Des jours et des nuits entières; toutes, passées à pleurer sur leurs photos communes. Ses souvenirs ne s'enfuyaient jamais, ses odeurs non plus. C'est compliqué, et ça le restera toujours. Elle l'aime, c'est indéniable. Personne ne pouvait affirmer le contraire, pas même ceux qui n'aimaient pas Dann. Qui pouvait ne pas aimer Dann ? Se disait-elle souvent. Bref, l'amour tue toujours. Suffit seulement de pouvoir choisir quand ? Etait-ce seulement possible. Pour elle, oui. Déjà trois mois que ça c'était passé. Le plus dur était derrière; le deuil de l'amour. D'abord le choc de l'annonce : il m'a trompé. Ces mots avaient raisonné longtemps dans son esprit. Longtemps. Elle n'y croyait pas : le déni; il ne pouvait pas la tromper, pas lui, pas Dann. Ce garçon si parfait; ce garçon toujours prévenant, ce garçon qu'elle aimait de toute son âme. Comment avait-il pu ? Elle en était incapable elle, de toucher un autre homme; le caresser, l'embrasser, l'aimer. Elle en avait vomi, des repas. Elle en avait refusé, des amours. Pour lui, pour l'aimer. Elle s'était sacrifié, il l'avait terminé. Elle était morte, à ce moment-là. Le moment de la colère arriva : troisième étape. Celle où plus d'une centaine de message s'étaient vu envoyé; tous l'insultant, le crevant d'injures et le salissant de regrets. Elle n'en pouvait plus, et chaque fois finissait par regretter ses mots. Il l'ignorait, lui. Il s'en foutait, lui. Pas elle. La tristesse arriva rapidement; pourquoi moi, qu'ai-je fais ? Les larmes avaient coulé à flot, les vieux DVD de films d'amours s'étaient usés; les mouchoirs aussi. La résignation, nouvelle étape. Elle en sortait tout juste pour rejoindre l'acceptation; il m'a trompé, je l'accepte, c'est terminé. Et c'était à ce moment-là, quand elle venait de prononcer cette phrase symbolique; il revenait. «Bonjour, c'est moi; je reviens. Accepte-moi, je t'aime mon amour. Elle, ce n'était qu'une simple erreur.»
Impossible, tu ne peux pas revenir. Pas après tout ça; le choc, le déni, la colère, la tristesse, puis la résignation; il ne POUVAIT pas revenir. Cela n'était pas juste, et elle était bien décidé à ériger les murs du monde pour rejeter son amour qui n'était plus. Il fallait gravir sur l'ultime pallier, le septième; la reconstruction. SA reconstruction, de son coeur et de son âme. De sa vie et de ses habitudes. Le rangement des souvenirs dans une boîte scellé; dans la poubelle ou glissé sous son lit, n'importe.
Non, Dann; tu ne peux pas revenir. Cela avait été ses derniers mots. Ces derniers mots avant l'impact.
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Défi
Guillaume Lamiaud
La plupart des gamins de l'Occident ont été bercés dans l'illusion d'un monde parfait. Un monde harmonieux dans lequel aucun n'instrument ne semble désaccordé. Un monde merveilleux qui, malheureusement, trouve une limite. Un berceau qui n'anticipe pas le mur et qui frappe violemment dedans : c'est la terrible vérité.

Moins douloureux est le choc quand il se passe jeune; plus âgé, c'est d'autant plus terrible. 10 ans ou bien 30 ans, c'est la décadence. L'adolescence te détruit : perte d'espoir et suppression de quelconque confiance.
Les autres te fuient et se servent de toi la plupart du temps. Les bons moment se comptent facilement, les mauvais brouillent tout le reste. Certains s'en sortent, d'autres n'en sortent jamais et s'envolent.

Le monde s'orchestre telle une montagne russe : l'enfance te fait atteindre un sommet vertigineux, tu n'as pas vraiment peur de ce qui t'attends en bas. T'es grand, t'es le plus grand. Vint la folie des grandeurs. Puis c'est la descente; aux enfers, dans les abysses du mal-être. Le wagon ne s'arrête plus et menace de se détacher. Un boulon qui s'enfuit et c'est le wagon tout entier qui t'emmène vers la fauche. Tout ça n'est pas si terrible, c'est ce qu'on appelle : la VIE.
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Questionnaire de Scribay

Pourquoi écrivez-vous ?

Est-ce qu'on vous demande pourquoi vous respirez, vous ? Parce-que moi, l'écriture, c'est mon oxygène. Plus loin que ça, c'est ma manière de ne pas sombrer dans l’asphyxie. Certains chantent, certains frappent, d'autres écrivent. Je fais partie de la troisième catégorie.
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