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Moe Stificus

Île-de-France.

Yop !

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Œuvres

Moe Stificus

La tempête risquait de les tuer à chaque instant. Le bateau se penchait d'un sens à un autre, mais sa miraculeuse capacité à s'équilibrer le rendait plus proche d'un oiseau en plein vol, que d'un navire au bord de la noyade. Et le vent soufflait, hurlait tant qu'il rappelait à Bobby les remontrances que sa vieille tante lui faisait à chaque imperfection qu'il harborait.

Mais l'équipage chantait, encore et toujours. Les nuages noirs empêchaient de voir quoique ce soit, mais le sourire des matelots apparaissait rayonnant chaque fois que la foudre venait éclairée leurs dents radiantes comme le soleil.

Bobby n'avait jamais partagé l'enthousiasme de ses compagnons. Et là, au milieu de leurs chants et de leur euphorie malgré la situation, il était au bord de la crise de nerfs. C'était peut-être car il était d'un naturel pessimiste, ou bien qu'en tant que timonier et en pleine galère, frôlant la mort de tout l'équipage à chaque tour de gouvernail mal équilibré, il savait reconnaître une situation foutue.
"Eh, Bobby ! s'exclamait Jagged, sur le ponton. T'as l'air en plein stress, viens t'boire un coup l'ami !"
Bobby en pleine panique, commençait à haleter, son coeur battait si fort qu'il pouvait l'entendre.
Jagged, agaçé par le fait d'être ignoré, lui lança la première pierre qu'il trouva. Bobby bouillit.
-- Eyo, jecta Jagged, quand on t'parle, faut répondre !
-- Mais tu te fous de moi ? s'écria Bobby. Tu devrais pas être entrain de, je sais pas, t'occuper du bateau pour qu'il survive à cette putain de tempête ! Tu vois pas que je suis occupé à tous nous sauver alors que vous chanter et buver, merde !
Jagged retroussa son nez et cracha par terre.
-- C'est pas une raison pour être malpoli, chié ! dit-il en s'éloignant.
Bobby reprit son souffle, et son calme par la même occasion.
-- Euh Bobby, dit un matelot, tu devrais peut-être reprendre le gouvernail, non ?
Le bateau tanga d'un coup, et Bobby se retourna avec panique, et reprit le contrôle du gouvernail.
-- Oh mon dieu, oh mon dieu, pleure-t-il. J'aurais dû t'écouter, ma tante ! Il n'y a que le chapeau que m'a légué mon père qui est là pour me protéger désormais !
Les vagues s'affolèrent, soulevèrent le bateau jusqu'à en voir la crète sortir. Propulsée dans les airs, il s'écroule sur l'eau dans un fracas qui mit Bobby à terre, dans l'hilarité générale.
"Eh Bobby, faut pas tomber comme ça, tu nous fais peur !" cria Marty pleurant de rire à l'autre bout du navire.
Bobby se releva doucement. "Heureusement que je t'ai encore, mon chapeau béni !" À ces mots, le vent redoubla d'effort, saisit le chapeau béni de Bobby, et l'envola au loin.
Bobby craqua, finalement. Ses larmes coulent à des flots comparable au débit des vagues.
"On est mort ! On est mort !" crie-t-il.
"Yoooooooooooh !" entendit-il, un cri provenant duposte d'observation. C'était le Capitaine Narvalle, qui avait saisi une corde, et se balançait jusqu'à lui. Il attrapa le chapeau de Bobby, atterit, et le posa sur la tête du timonier.
-- Voyons, Bobby ! faut pas désespérer comme ça ! le rassure-t-il.
-- Capitaine Narvalle, où étiez-vous pendant tout ce temps ?
-- Je dormais, sur le poste d'observation, tes cris m'ont réveillé.
Bobby fut abasourdi. Sa bouche était grande ouverte, mais il peinait à dire un mot. Il agittait ses mains dans tous les sens, seulement pour que le capitaine le regarde avec perplexité.
-- Vous dormiez ? s'énerva Bobby. Votre équipage est en danger de mort, et vous dormiez ?
-- Personne n'est venu me réveiller, personne n'est maître de son sommeil Bobby.
-- Mais, les vagues qui s'affolent ! Le vent qui hurle ! La foudre qui s'abat ! Le bateau qui tangue !
-- Des éléments idéals pour dormir, n'est-ce pas !
Bobby ne sut plus quoi dire. Certes le Capitaine Narvalle était assez jeune, mais pas la trentaine, mais tant d'inconscience arrivait à lui faire douter qu'ils aient survécu jusque là durant ce voyage.
-- On est en état critique, là !
-- Ce n'est pas une raison pour abandonner, Bobby. Il faut continuer d'avancer. Levez les voiles !
Bobby se tapa la tête avec force.
-- Levez les voiles, pendant une tempête, vous êtes fous ? C'est bien tout le contraire d'avancer !
Narvalle resta songeur quelques instants.
-- Et bien, si on recule, nous n'aurons qu'à tous nous tourner vers l'arrière du bateau. En cela, nous avancerons !

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Questionnaire de Scribay

Pourquoi écrivez-vous ?

Tous les univers que j'ai vu (manga, séries, livres...) m'ont fait rêver et inspirer. Maintenant je veux coucher les histoires dans ma tête sur papier pour avoir mon propre univers. Je pense qu'avoir sa propre histoire, c'est avoir devant soi ce qui est pour nous la meilleure des oeuvres de fiction.
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