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Jolhanya

Bonjour à toi qui vient d'arriver ici par hasard,

Même s'il n'y a pas encore grand chose ici, j'espère pouvoir partager quelques histoires encore dans ma tête.

Mon style de prédilection, aussi bien en écriture qu'en lecture, est la fantaisie. J'espère pouvoir découvrir quelques univers magiques.

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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Défi
Jolhanya

Melly, c’est une jeune fille comme les autres. Tout chez elle respire la normalité : cheveux marrons, yeux marrons, taille moyenne, pointure moyenne. Il n’y a vraiment rien de spécial à dire pour la définir. Finalement c’est une adulte qui a réussi à réaliser ses rêves d'enfant. « Je veux être normale » répétait-elle sans cesse à ses parents. Pourquoi cette obsession ? Ce n’est pas comme si elle était attendue au tournant de la vie pour accomplir une quelconque prophétie mythique datant d’il y a cinq mille ans. Si au moins elle avait eu une vie tragique, il y aurait quelque chose à raconter, mais non, rien, nada, que dalle.
Si c’était une héroïne de romance à l’eau de rose, on pourrait fantasmer sur ses quelques amours malheureux et leur donner une fin plus excitante. Si elle vivait dans un manga, elle finirait aspirée dans un jeu vidéo qu’elle affectionne tant et deviendrait aventurière, parcourant les terres inconnues sur son destrier noir, née de la fusion d’un lac avec la nuit. Si elle était l’héroïne d’un roman fantastique elle partirait sur les routes avec une immense épée médiévale et irait bouter les démons hors de ses terres, malheureusement avec ses petits bras pas musclés ce n’est pas possible et de toute façon, les démons ça n’existe pas dans son monde.
Ainsi Melly n’est rien de tout cela. Au mieux, elle est parfois une écrivaine qui s’invente une vie dans laquelle elle n’est pas casanière et peureuse mais l’héroïne de son histoire. Pour tromper son ennui lassant, elle ballotte ses personnages, pauvres fétus de paille, dans quelques aventures rocambolesques dont ils ne sortiront pas toujours vivants. Elle s’amuse beaucoup à leur inventer une histoire et des pensées étranges, une maison et des amis fades, des amours tragiques et des fins heureuses. Étrange lubie de celle qui croit pouvoir contrôler un univers.
Mais finalement, n’est-elle pas, elle aussi, que le petit jouet d’un quelconque écrivain sadique ?
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Jolhanya
Un sortilège d’enfermement. Un sortilège d’oubli. Un sortilège de sommeil éternel.
Elle ne savait pas depuis combien d'années elle dormait mais le sortilège d’oubli avait eu le temps d’effacer sa mémoire. Son nom, sa vie, toutes les fondations de son être lui demeuraient inconnues.
Elle ignorait pourquoi elle était là et qui l'y avait enfermée.
Pourtant la magie qui fleurissait au bout de ses doigts lui donnait de l'espoir.
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Défi
Jolhanya

Le chant d’un rossignol fit sursauter Alice Spiegelsberg durant sa garde. Une goutte de sueur roula lentement sur sa tempe gauche jusqu’à la base de son cou. Un long frisson glacé la parcourut. La nuit était à son paroxysme. Aucun bruit ne troublait les longs couloirs blancs du Nightingale, l’asile où elle exerçait la psychiatrie depuis vingt ans.
Alice se leva de sa chaise, certaine de s’être assoupie alors qu’elle contemplait la lumière bleutée qui émanait de son ordinateur. Ses lourdes lunettes à l’épais bord noir contrastaient avec sa peau blanche et ses cheveux blonds polaire tirés en chignon sévère. Elle avait beau les trouver blancs, son coiffeur ne cessait de leur attribuer un sobriquet farfelu. Mais à quarante-cinq ans passés, sans famille ni enfants, la couleur de sa chevelure ne lui importait plus.
Un cri strident déchira le calme ambiant. D’autres lui firent écho dans la seconde qui suivit. Un soupir résigné s’échappa de la bouche d’Alice alors qu’elle descendait les escaliers en béton jusqu’au rez-de-chaussé. Les murs avaient revêtu leurs atours blancs : un carrelage régulier qui n’éveillait qu’un sentiment de monotonie. En guise de décoration des plantes en pot occupaient les angles. Leurs longues feuilles vertes s’affalaient misérablement au sol, victimes d’un manque d’eau ou d’attention.
Les sur-chaussures bleues à usage unique de la psychiatre crissaient désagréablement sur le lino blanc, mais leur bruit s’atténuait dans le canon de hurlements qui allaient crescendo. De telles scènes n’étaient pas inhabituelles dans l’exercice de son métier. De jour comme de nuit, il existait toujours un fou pour s’effrayer d’un monstre n’existant nulle part ailleurs que dans son esprit.
« Isaac Spielburg ». Le nom avait été imprimé en lettres noires sur du papier et glissé dans une plaque de porte galbée. Pour elle, il n’était qu’un patient parmi tant d’autres, traité pour un cas grave de schizophrénie, mais les quelques lettres que leurs noms de famille avaient en commun la glaçait à chaque fois qu’elle abaissait la poignée.
Le malade se tenait debout, face à un miroir qu’il griffait avec l’énergie du désespoir. Les sourcils d’Alice se froncèrent tandis qu’elle s’interrogeait sur l’infirmier qui avait introduit une glace dans la chambre. Parmi les nombreuses voix qui hantaient l’esprit d’Isaac, l’une d’elles lui intimait quotidiennement de mettre fin à ses jours, le service hospitalier avait donc décidé de bannir de sa vue tout objet à risque.
« Monsieur Spielburg, vous n’avez encore pas pris vos médicaments ». La voix d’Alice lui fit tourner la tête sans pour autant le sortir de sa torpeur. Ses yeux roulaient de manière incontrôlée dans ses orbites. « Il arrive », murmura le fou. « Qui arrive ? ». Isaac se calmait souvent lorsqu’il n’était plus seul ou qu’il se sentait écouté, c’était la raison pour laquelle elle n’avait pas jugé bon de faire venir des infirmiers pour le maîtriser ou l’attacher. Bien que parfois nécessaire, cette méthode répugnait Alice. Elle n’y voyait qu’un aveu d’échec de la psychiatrie.
« Il arrive ». Le patient avait insisté sur le pronom en désignant le miroir de son index. Sa tonalité grimpa dans des aigus aigres avant de se transformer en un rire perçant qui vrilla les tympans d’Alice. La glace se fendit et chut au sol dans une gerbe de bris de verre. Un chant sembla s’en échapper mais personne n’en tint compte.
Isaac paraissait s’être miraculeusement calmé. Il interrogea Mme Spiegelsberg sur la raison de sa présence dans sa chambre à une heure si tardive mais ne se souvenait pas d’avoir été agité. La psychiatre appela des infirmiers pour nettoyer le sol pendant qu’elle faisait le tour des chambres voisines afin de rassurer les patients qui en avaient besoin.
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Questionnaire de Scribay

Pourquoi écrivez-vous ?

Pour voir le ballet des mots sur la feuille qui, en s’agençant, forment une histoire cohérente.

Listes

Avec Le Sang des Landebrune...
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