Suivez, soutenez et aidez vos auteurs favoris

Inscrivez-vous à Scribay et tissez des liens avec vos futurs compagnons d'écriture.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
Image de profil de 10213127589920516

Castor

albi.
Castor
Une équipe de scout s'apprête à vivre son traditionnel camp d'été.
"Un scout ne se perd pas, il explore...", aime toujours à plaisanter Aimé.
Et l'occasion lui en est donnée, une nouvelle fois.
Mais aurait-il pu se douter de ce qui allait les attendre ?
Au fil des rencontres, des obstacles et des doutes, ils tenteront de découvrir pourquoi ils se sont égarés ici comme tant d’autres.

**************************************************
N'hésitez pas à annoter et commenter sans modération pour me faire progresser et pour que ce projet devienne réalité
**************************************************
302
376
2673
257
Castor
Quelques réflexions pêle-mêle sur les expressions qui disparaissent emportés par notre société qui change.
113
60
5
3
Défi
Castor
Rémi le fils du directeur d’une grande firme pharmaceutique souffre d’un mal étrange. Il va peu à peu découvrir qu’il a été trahi et manipulé depuis le début. Lorsque les cadavres s’amoncelleront, saura-t-il y voir clair parmi les mensonges et les faux-semblants ?
8
39
97
38
Défi
Castor
défi proposé par @CM LE GUELLAFF@

"Le logement est considéré comme une troisième peau, après la peau biologique et le vêtement." Alberto Eiguer
Je vous propose d'écrire cette troisième peau : la vôtre ou celle d'une de vos connaissances ou d'un de vos personnages.
Pas de forme ni de genre imposés.
Une seule contrainte : maximum 2500 signes.
4
5
0
0
Défi
Castor


Un tressautement me réveille en sursaut, je referme les yeux. Une nouvelle secousse me sort enfin de ma torpeur. Je me retourne et fixe cette lumière rouge qui danse devant moi.
Une main passe devant le faisceau, le pouce se lève. Une fois ce geste analysé, je réponds à mon tour avec le même signe : à cette heure, le silence doit être roi . La lueur et son porteur disparaissent de mon champ de vision. Avant que mes paupières ne se referment, j’attrape ma lampe afin d’éclairer rapidement ce petit espace d’une discrète clarté pourpre. Encore allongé, j’observe à quelques centimètres ce bout de ficelle scotché au plafond qui se balance. Petit à petit je commence à ressentir le ballottement, et à entendre ce son sourd sur la cloison à côté de moi. Je me tortille pour enfiler mon short en jean bleu et la chemise de même matière. J’ouvre le rideau de ma bannette (1) et saute à terre. J’attrape et chausse ce que nous appelons les santiags à Jésus. Une fois les lanières bien tendues, je me faufile à pas feutrés entre les couchettes. J’escalade l’échelle pour atteindre l’écoutille qui me mènera au pont principal. Les loupiottes rouges éclairent la coursive et donnent une atmosphère apaisante (2). La forte houle m'oblige à assurer chacun de mes pas. Tantôt, j'ai l'impression de descendre un plan incliné et tantôt de gravir un talus abrupt. J’arrive à la cambuse (3).
J’attrape un plateau et me sers un café. Je prends un morceau de pain, une pâte de fruits et me dirige en faisant attention à mes appuis vers l’une des tables du carré (4).
— Arrête de picoler, matelot ! Tu marches de travers… murmure le vieux cuistot.
Je me retourne et esquisse un sourire.
— Heureusement que sa cuisine est meilleure que ses blagues, me chuchote mon voisin pendant que je m’installe.
Une main sur le plateau, afin qu’il n’atterrisse pas par terre sous l’effet de la houle, j’attrape un morceau de mie de pain que je mâchouille et transforme en une petite boulette que je colle sous un des coins du plateau. Je réitère l’opération et place la nouvelle au coin opposé. Je presse celui-ci fortement contre la tablette et vérifie qu’il ne bouge plus.
Une fois mes deux mains libérées, je sirote tranquillement et sans mots dire mon café, les yeux rivés sur le hublot qui s’ouvre sur les ténèbres. L’horloge au mur indique 23h55min, j’accélère la cadence.
Je repars dans la coursive principale, lançant un signe de tête silencieux lorsque je croise par la droite un autre marin. Deux échelles et deux ponts au-dessus, je pénètre dans le local Trans.
Je m’installe à mon poste. Les téléscripteurs sont muets, on ne risque pas de voir défiler beaucoup de bandes perforées à cette heure-là.
Le Zérac (5) débute. Ce sont les quatre heures de quart (6) les plus spéciales de la journée : celles, où l'agitation s'est assoupie, où le bâtiment semble être au ralenti. C'est le moment, où la faible charge de travail favorise l’endormissement, mais où les langues se délient dans des chuchotements pour contrer la monotonie de l’attente. On se livre, on rêve aux lendemains, on se remémore les folles virées des escales précédentes.
Deux heures, l’heure de la pause. Je sors du local et me dirige vers l’écoutille de bâbord. Je tourne le volant et anticipe le bon mouvement de houle pour l’entrouvrir. Au suivant, je passe sur le pont en la retenant fermement. Au tangage qui succède, je la referme et la verrouille. La frégate éclairée par la lune de tribord projette sur les énormes creux une ombre fuyante. L’air frais me fouette le visage.
Je m’abrite derrière le bouclier de la mitrailleuse pour pouvoir allumer ma clope qui se consumera comme toujours à une folle vitesse. Appuyé sur le bastingage, j’admire cette grande dame obscure et agitée qui à chaque coup de langue manque de justesse de nous avaler. Les embruns se font de plus en plus présents et j’entends la proue percuter dans un fracas assourdissant les vagues qui se dressent sur notre cap.
Après cette pause, je rejoins mon chef de quart qui profitera des évènements pour me raconter ces plus belles tempêtes. Grâce à lui, les deux dernières heures passeront plus vite.
À la fin du quart, je regagne non sans mal mes quartiers. Je secoue mon remplaçant, jusqu’à ce qu’il me signifie son éveil et vais rejoindre ma bannette. J’attends le moment propice, la bonne vague, pour prendre mon élan et grimper dessus.
Une fois installé dans mon cocon, je me laisse bercer par les coups de butoirs du bateau fendant l’eau. Peu à peu je m’endors pour une courte pause, emmené vers des rêves où j’apercevrais à coup sûr la chevelure d’écume de la belle gravée en moi.


(1) banette: caisson d'environ 50cm de haut servant de couchette.
(2) lumière rouge. La nuit l'éclairage bascule en rouge pour respecter l'horloge biologique.
(3) cambuse. Endroit où s'ont entreposés les vivres. Par extension la cuisine.
(4) carré: Salle commune de l'équipage où on mange, on regarde la télé, on joue aux cartes.
(5) Zérac : contraction de « Zéro à quatre ». le quart qui se déroule de 00h à 04h00.
(6) Quart: A la mer , période 4 heures rythmant la vie à bord des bâtiments. La nuit l'équipage alterne sur trois jours les quarts de 20h-00h, 00h-04h (le fameux Zérac) et 04-08h
2
10
12
4
Défi
Castor
BRADBURY CHALLENGE 2017/2018 semaine 30/52

Série autobiographique sur le thème de la rencontre.
Pour cette semaine, je vous invite à vivre ma rencontre avec les midges.
6
11
15
2
Défi
Castor

Quand la lueur du soleil faiblit la voix de la nature se réveille.
Le jour paisiblement s’endort et le silence peu à peu s’éveille.
L’obscurité dissimule l'homme et les sons alors se révèlent.
La pénombre m'éclaire d'une vérité sensorielle.
J'écoute les brindilles mortes qui sonnent par magie,
le pas discret de ces hôtes autrefois endormis.
J'entends ce long souffle qui se faufile et ruisselle,
et ce murmure de ces feuilles qui m'appellent,
comme une sereine et paisible promesse.
Lorsque tous les sons de la nuit renaissent,
une autre nature se dévoile
sous le regard de ces étoiles
qui nous invitent aux rêves.
Quand cette clameur s'élève,
mon âme s’éveille,
et s’émerveille.
Je la vois,
la voie.

Chut !
4
14
0
1
Défi
Castor
Défi de @lyne1986@

Attention vous n'avez droit qu'à 140 caractères. Un tweet en somme !
J'ai eu l'idée de ce défi, après avoir postulé à une offre d'emploi sur une application qui propose de postuler avec la réponse à cette question " Qu'est-ce qui vous rend unique ? " en 140 caractères.
A vos marque, tweetez!
11
6
0
0
Défi
Castor
Participation au défi : Le jeu du psychanalyste
Le but du défi est de vous décrire en utilisant un mot pour chaque lettre de l’alphabet.

Sauf que je suis hors sujet.
6
3
0
1
Défi
Castor
en réponse au défi Palette de sens...

Le premier défi de cette série porte sur les odeurs. Il s'appuie, entre autres, sur ce livre poétique, tendre et intime "Les odeurs" d'Alain Leygonie.

Comme seule l'écriture peut décrire celles-ci et leurs réminiscences, je vous invite à en choisir une qui vous inspire pour un court texte (pas plus de 1500 signes).

Pas de forme ni de genre imposé.

À vos plumes !
2
3
0
0
Défi
Castor
BRADBURY CHALLENGE 2017/2018 semaine 31/52

Série autobiographique sur le thème de la rencontre.
Pour cette semaine, je vous invite à vivre ma rencontre avec les les Quetsches.
3
10
63
3
Castor

Comme dans toutes querelles de clocher, personne ne savait quelle en avait été l’origine. Cela importait peu, finalement. Les rivalités entre les jeunes de Dolancourt et Jaucourt étaient bien vivaces, et périodiquement entretenues à coup d’incursions réciproques en territoire ennemi pour jauger l’adversaire.
Cette fois-ci, nous nous doutions que cela serait plus compliqué, car il fallait s’arrêter à l’épicerie de Jaucourt, nous laissant à découvert un long moment.
—Venez chercher vos consignes, lança-t-il en retournant vers sa demeure.
— J’y vais, répondis-je.
Léon récupérait et conservait pour nous des consignes de bouteilles. En échange de celles-ci nous pouvions acheter quelques victuailles supplémentaires. Une fois passée la porte d’entrée, je pénétrai directement dans la pièce qui lui servait de salon cuisine. Une table vermoulue au milieu, un évier en grès sous la fenêtre et un vieux buffet en bois sur le côté, étaient le seuls ornements de cette minuscule pièce. Celle-ci était à l’image de toute la maison qui, en plus de cette salle, comportait seulement une chambre qui donnait sur le petit jardinet où se trouvaient les latrines.
Alors qu’il ouvrit une des portes du buffet pour attraper les bouteilles, les cadres photo se mirent à vibrer. On le voyait en uniforme, crasseux et le sourire aux lèvres pendant la bataille des Ardennes aux côtés de ceux qu’il nommait sa famille. Peu avant qu’un obus lui pulvérise une des jambes et qu’un éclat sur la joue le transforme en épouvantail du village.
Il passait ses journées assis sur sa chaise, un verre de vin à ses côtés, se mettant à grogner lorsqu’un passant se risquait devant chez lui. Mais, depuis le lavoir, nous avions compris son manège. Assez vite, nous finîmes par discuter de l’autre côté de la rue. Ce n’était pas un grand bavard, Léon, mais il écoutait nos aventures. Nous étions fiers de venir de temps en temps côtoyer un héros. Nous allions lui chercher sa bouteille de vin hebdomadaire. Ce breuvage qui croupissait dans son verre toute la journée et qu’il renouvelait de temps en temps lorsque trop d’insectes s’y étaient noyés, pour garder les apparences aux yeux des villageois. Lui assurant une paix royale, d’après lui.
— Tiens, j’ai que trois bouteilles, me lança-t-il en me les tendant.
Je les attrapai et les mis dans ma besace. Il me tendit une pièce de deux francs pour sa bouteille.
— Prenez des bonbecs, avec la monnaie.
Nous rejoignîmes mes compères.
— Quand il faut y aller ! s’exclama Michael. J’espère que vous avez pris votre matos, lança-t-il en exhibant fièrement son lance-pierre.
Le mien était déjà dans ma besace. Je l’avais confectionné dans la fourche de noisetier idéale. Les projectiles étaient propulsés par une lanière de caoutchouc découpé dans une de mes chambres à air de vélo maintes fois rafistolée. C’était notre compagnon d’aventure, celui qui nous permettait de nous défendre des hordes de barbares qui attaquaient notre cabane dans les arbres. C'était aussi l'outil indispensable pour estourbir quelques truites à la rivière afin de nous les préparer à la braise le soir venu lorsqu’on faisait le mur pour dormir dans les bois.
— On fera le plein de munition à la rivière avant d’aller à Jaucourt, suggéra David.
— Oh ! tonitrua Léon. Vous allez blesser quelqu’un avec ça !
— Tu sais, ce ne sont pas des tendres, les couilles molles… On ne va pas y aller les mains vides ! lança Michael.
— J’ai quelque chose de bien plus efficace : de belles quetsches bien pourries dans le jardin.
Nous jubilâmes de cette merveilleuse idée et allâmes ramasser les plus cramoisies. Les mains poisseuses, nous attrapâmes les guidons de nos bécanes et nous élançâmes le torse bombé sur la route de Jaucourt.
4
7
28
3

Chargement...

0