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Vic Solon

Ile de France.
Auteur très amateur et occasionnel.
4
œuvres
2
défis réussis
9
"J'aime" reçus

Œuvres

Défi
Vic Solon

Un jour d’été, comme au collège.
Assis, piégés à nos chaises inconfortables dans une attente et un mutisme forcé.
Chaleur accentuée par les larges vitres bien évidemment closes.
Les "occupants" de l’heure précédente ayant laissé en cadeau l’odeur saturée de leurs angoisses.
Contrôle surprise : Au tableau ! L’élève désignée s’avance sous les quolibets camarades. Elle doit avouer chacun de ses péchés : du plus petit, du plus secret, au plus grave et honteux.
Dehors, une foule de morts s’approche haletante. Ils briseront les vitres et nous dévoreront tous. Entiers. Jusqu’à l’évanouissement du cauchemar.
Naîtra alors la prochaine hallucination.
Rêveurs éternels.
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Vic Solon

La sensibilité, un très bel atout ! Merci maman, merci papa. 
Grâce à la sensibilité, je ressens, je suis humain, je comprends. J'ai de l'intuition. Grâce à ma sensibilité, on m'écrase sans arrêt. Je suis fragilisé, manipulé. J'ai beau tenter de me contenir, de ne pas me laisser aller. Je tremble, je plie, je pleure sans arrêt.
Mais qu'importe, car être sensible c'est une belle qualité !


Le corps, quelle merveille ! Merci maman, merci papa.
Grâce à ce don magnifique que vous m'avez fait, j'ai des yeux pour voir, des jambes pour avancer. Tous n'ont pas cette chance. Je peux explorer cette vaste terre, nager dans les vastes eaux. Cette merveille de corps humain, vaisseau fantastique de complexité. Il vomit, pourrit, grossit, maigrit, s'affaiblit, s'autodétruit. Grâce à lui je suis dominé, malmené. Je tombe malade, je saigne, brûle ; je suis coupé, grillé, déchiré, transpercé.
Mais qu'importe, puisque je suis entier !


Le travail, c'est la santé. Merci maman, merci papa.
Se lever chaque matin, travailler pour vivre, payer pour vivre, payer pour mourir aussi. Travailler pour acheter, consommer, se consumer, disparaître, être annihilé. Travailler toute sa vie, méprisé, rabaissé. Mais pour une retraite de misère. Pour finir abandonné. Médicalisé.
Qu'importe ! Le travail c'est la santé.


Mais la vie, c'est beau ! Merci maman, merci papa.
Depuis ma naissance je suis destiné à mourir. Je vois chaque jour ma fin approcher. Le temps qui me reste s'amenuiser. Jouir de tout et de rien. Peut-être que je mourrais demain. Peut-être dans dix ou vingt ans. 
Mais qu'importe, puisque la vie est belle.


Donner la vie, c'est incroyable ! Merci maman, merci papa.
Grâce à dieu, grâce à vous, grâce à ma nature, je vais transmettre notre fardeau à un autre être humain. Il m'apportera joie et bonheur. Je ferais ce qui est en mon pouvoir pour le protéger, le faire grandir, devenir meilleur.  Il souffrira avec moi. Grâce à moi. Il me remerciera pour les dix minutes de grâce qu'il entrapercevra.
« Merci maman, merci papa. » A son tour il me remerciera. 


Qu'importe ! Nous avons la faculté d’oublier.


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Défi
Vic Solon

Je n'ai pas arrêté de vivre après ton départ: j'avance sur une nouvelle ligne, je cours après le temps et les expériences (alors parfois, c’est vrai, à force d'aller si vite je trébuche); cependant, malgré ce que tu crois, depuis le début de cette course effrénée je ne me suis jamais arrêté: encore à présent je sors, je bois, je vois d'autres femmes et d'autres hommes (toujours avec prudence), tous beaux, tous bons, tous différents de toi : moins arrogants, moins castrateurs, moins angoissés; plus libres, plus forts et surtout, avec eux, j’ai des relations très éloignées de ce que nous vivions lorsque nous étions ensemble : fugaces, évanescentes et jamais achevées; des aventures au sens littéraire du terme; me menant presque à chaque fois à des conversations bien loin de celles - ennuyeuses et interminables - dont les silences finissaient dressés en muraille entre nous (sache que cela n’enlève rien à l’intensité de nos souvenirs heureux, mais la toute nouvelle diversité que j’embrasse allègrement, après ces années de monotonie, me satisfait bien mieux).
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Questionnaire de Scribay

Pourquoi écrivez-vous ?

Pour nourrir mon âme et la soulager.
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