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Charlotte Gbt

France.

Écrire pour me vider la tête, écrire pour retranscrire des mondes tous aussi tordus les uns que les autres. Certes, mes écrits ne sont peut-être pas les plus parfaits, mais à quoi bon ? Le but n'est pas de devenir un Voltaire ou un Victor Hugo moderne. Le but est de faire partager sa passion, pour peut-être un jour, permettre à des gens de rêver et de voyager à travers fictions et des récits imaginaires. Je laisse mon inconscient prendre le dessus, je ne fais plus qu'un avec mes textes. Je vous laisse découvrir mon monde, je vous remercie si vous postez des commentaires afin que je m'améliore, ou si vous êtes juste un fan qui laisse des petites phrases qui font chaud au cœur.

Bon voyage !

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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Défi
Charlotte Gbt
Ses yeux me frôlent. Ses yeux me regardent. Je ne suis pas ivre. Son sourire en dit long sur ses intentions. Je souris moi aussi et je m’approche dangereusement de cette proie. Je cours presque pour se jeter dans ses bras. Et puis, tout se fait oublier. Il me sert contre lui, ses bras se refermant dans mon dos. Mes yeux se ferment et j’enfouis mon visage au creux de son cou, le laissant me faire tourner dans l’espace qui s’offre à nous. Je suis heureuse et lui aussi. Nous rions ensemble avant qu’il ne me repose sur le sol, toujours ses mains sur mes hanches, ses yeux plongés dans les miens. C’est un peu une rencontre, puisque nous ne nous sommes pas vus. Jamais, en vérité. Nous avons toujours communiqué via des appareils technologiques tels que  le téléphone portable et les vidéo-conférences. Mais je sais que c’est le bon. C’est à lui et à lui seul que je dois ces journées heureuses malgré la pluie, ces espérances malgré le désespoir.
« Salut, ma petite. »
Sa voix est telle qu’elle l’était quand il m’appelait. Aussi douce, aussi rêveuse. Et son corps de dieu qui est là devant moi… Il suffit. Je ne dois plus rêver. C’est vrai, il est devant moi. Et moi ? Je garde le silence, je rougis, je me mords l’intérieur des joues pour me contrôler. Peu importe si l’on pense que je suis une imbécile, que je ne devrais pas. Je lui fais totalement confiance. Je me blottis dans ses bras et je laisse mes larmes couler. Il a gagné mon cœur depuis des années. Il a gagné mon âme aussi. Je n’ai plus envie d’attendre. Il est trop tard pour reculer, trop tard pour regretter. J’ai décidé de m’offrir à lui alors je le ferais, comme j’ai toujours tenu mes promesses. 
C’est lui qui brise la dernière distance qui nous sépare. En effet, après avoir délicatement caressé mes cheveux, puis pris mon visage entre ses mains pour pouvoir poser son front contre le mien. J’ai envie de parler mais les mots restent bloqués dans ma gorge. Que va-t-il faire ? C’est pourtant évident. Il m’a clairement prévenu qu’il m’embrasserait dès qu’il en aurait l’occasion. Il m’avait prévenu qu’une fois que nous serons l’un face à l’autre, il ne penserait plus à personne d’autre que moi. Nos lèvres se joignent presque naturellement. C’est un moment magique qui s’offre à moi. Je n’ai jamais embrassé de garçon. Ou peut-être si, une fois. Pourtant, ça n’avait rien éveillé en moi. En cet instant précis, j’ai le souffle qui commence à me manquer, je me sens maladroite, je le sens confiant. Il recule à peine, juste assez pour que je puisse respirer de nouveau. Des paroles très douces sortent de sa bouche :
« Je tiens mes promesses, tu vois. »
Je hoche doucement la tête et je m’écarte de lui lentement, bien que je prenne sa main dans la mienne pour m'assurer qu'il est bien réel. Tout va vite, peut-être, aux yeux des autres. On sait que la vie est courte et qu’il faut en profiter. Alors si nous voulons nous faire des promesses stupides et nous embrasser dès notre première vraie rencontre, nous le faisons. Nous sommes libres. Libres de s’enlacer, de se lover dans les bras l’un de l’autre pour le restant de nos jours. Libres d’échanger de longs regards avec un silence important. Libres de nous embrasser sur le quai de la gare, mes valises égarées à quelques mètres de nous. 
La peau si douce de sa main caresse la mienne. Il entrelace nos doigts, tout me semble parfait, bien que les gens se précipitent vers la sortie de la gare autour de nous. Je reviens à lui et cette fois c’est moi qui l’embrasse à n’en plus finir. J’ai tellement de choses à lui dire, mais si peu de choses parviennent aux oreilles de mon éternel amant. Il ne me lâche pas. Il accentue le baiser. Il presse la peau de mon dos pour être sûr que je suis bel et bien là, vivante, devant lui. Enfin, lorsque nous nous séparons de quelques centimètres, je le vois pleurer à son tour et c’est à moi d’essuyer délicatement ses joues. Je veux le consoler, je veux qu’il soit mien, je ne veux pas qu’on me le prenne. Les souvenirs que je me forge en ce moment précis resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Je refuse de repartir chez moi. Je prends mes bagages et c’est avec lui que je vais, pour partager ma vie, mais également ma mort. 
La première rencontre n'est pas forcément celle où vous découvrez une personne inconnue, mais elle peut être celle où pour la première fois vous tenez dans vos bras quelqu'un qui bien des heures auparavant, vous parlait sur les réseaux sociaux. 
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Défi
Charlotte Gbt

-Je souffre. 
-Pourquoi cela ? 
-Parce que, je souffre. Je pensais que la douleur physique était la pire, mais je me suis trompée. La douleur mentale est bien plus forte que n'importe quelle autre souffrance. Cette peine là, on la subit toujours. On peut renier la douleur physique avec des médicaments ou je ne sais quoi d'autre encore, alors que tout ce qui est psychologique ne peut jamais être apaisé. Oui, on peut parler à quelqu'un pour évacuer, on peut toujours écrire ou faire n'importe quelle autre activité pour se sentir mieux un instant, mais au fond je pense que quand on souffre mentalement, on pense toujours à ce qui nous fait mal pendant cette activité censée nous faire penser à autre chose. 
-Je pense que tu te trompes, que tu t'enfermes dans la douleur au lieu d'essayer d'aller mieux. 
-Mais qu'est-ce que c'est qu'aller mieux, quand notre moral est au plus bas ?
-Essayer de sourire, d'avoir une vie sociale active, d'être épanoui. 
-Tu n'as pas l'habitude de pleurer tous les soirs dans ton lit, ni de passer des heures à contempler le plafond, envahi par le silence de la maison. Moi, je ne dors pas parce que je pense trop à ce qui fait que je souffre chaque jour. Je m'imagine une autre vie, j'essaie de me dire que tout ça n'est pas réel, mais chaque matin je me rends compte que si, et que je dois attendre, encore et encore, que le temps me retire tout ça. C'est toujours difficile. Le moindre commentaire vexant, la moindre mauvaise note dans tes cours, la moindre mauvaise nouvelle peut te refaire plonger encore plus. Tu crois que tu vas vivre éternellement de cette manière, parce que jamais, ô grand jamais tu n'as pu résoudre ce problème, comme personne n'a pu le résoudre avant toi. Tu désespères, tu as l'impression que plus personne ne veut de toi, que tu es seule contre tous. Le plus dur, c'est de savoir qu'à cause de ce désespoir-là, tu n'as plus la force de pouvoir continuer à avancer. Tu essaies, bien sûr, mais c'est toujours plus dur. Tu caches aux autres ce qui te tracasse parce que tu as peur de t'attirer des problèmes. J'ignore si un jour je serais capable de combattre le mal qui me ronge. Je sais que tout sera toujours plus difficile, car plus je grandirais, plus j'aurais de matière à réfléchir. Et chaque fois que je réfléchirais, je me dirais "suis-je donc née sous la mauvaise étoile ? le destin s'acharne-t-il sur moi ? Pourquoi je ressens encore un manque au fond de moi ? ". Oui, tant de questions tourneront probablement toujours à mon esprit, et chaque fois que je tenterais d'y répondre, cette douleur-là reviendra à l'assaut, me faisant pleurer de nouveau. On aura beau me dire que ça s'arrangera, je sais pertinemment que non. Il n'y aura aucune évolution, parce que je n'y crois simplement pas.
-Pourtant, on croit en toi, nous. On a toujours cru en toi, malgré ces sourires que tu ne nous donnais pas. Je sais qu'au fond, tu as une grande force de caractère. Chaque humain est doté de cette force. Il faut juste savoir aller la chercher. Toi et tous ceux qui souffrent doivent pouvoir effectuer cette aventure. Non, ta douleur ne partira peut-être pas entièrement, mais déjà, ton sourire reviendra. Le sourire et la joie de vivre sont semblables à la magie blanche qui triomphe de la magie noire. Alors s'il te plait, souviens toi de tout ça.
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Charlotte Gbt

« Toutes les âmes finissent par ne plus penser »
 
Elle regardait par la fenêtre depuis quelques temps déjà. Elle était, comme toujours, surprise de voir que le temps pouvait passer d’un ciel d’un bleu très profond à un noir impressionnant. Non, ce n’était pas la nuit, loin de là. C’était une tempête qui se préparait là, tout autant à l’extérieur que dans son cœur. Elle tourna la tête vers son ami en crachant un « hein » médiocre. Une fois encore elle ne l’avait pas écouté, plongée dans ses pensées au point de l’oublier.
« Bordel ça fait trois fois que je te répète ma phrase Gal’ ! Trois fois que j’essaie de te faire comprendre qu… »
Elle le coupa net dans sa phrase, en se levant pour le plaquer au mur d’une violence dont il n’aurait jamais pensé qu’elle aurait fait preuve un jour ou l’autre.  Gallia, ou Gal’ pour les intimes, avait désormais un air grave sur la figure. Il l’avait rarement vu aussi sexy dans un état pareil. Il l’aimait, mais elle non, et elle le faisait savoir. Elle osait le frapper, l’humilier devant des gens. Mais trop abêti pour réagir le jeune homme se contentait de rire mollement, comme en ce moment précis.
« Sale abruti. Tu n’as toujours pas compris ?! »
Sa voix se faisait accentuée, sonnante comme une cloche à côté de notre oreille. Pour le jeune homme, elle lui plantait lamentablement un couteau dans le cœur en disant ça. De minuscules larmes se délogeaient du coin de ses yeux, et il  les ferma pour effacer cette vision d’une femme qui le battait sans aucune pitié. Il cracha à la figure de Gal’, sans trop réfléchir :
« Ils ne m’auront pas ! Jamais ! Je te jure que notre avenir peut être magnifique. Oui il le peut, mais seulement si tu cesses de me frapper à longueur de journée ! Je leur échapperai, je partirais avec toi. »
Ses yeux verts se plongèrent ensuite dans ceux, noirs, de Gallia. Elle ne silla pas et ne dit rien. Le silence ? Elle adorait ça. Le mieux, c’était les cris. Oh oui, elle le fera crier. Pour lui, il serait en enfer. Elle, elle adorerait et prendrait son temps. Parce qu’elle faisait partie de ce groupe de gens qui voulaient tuer True, le cadet aux yeux verts tant convoité par sa beauté. C’était aussi un gars qui faisait partie des populaires, et qui avait le droit à tout ce qu’il voulait d’un claquement de doigt. Ce jour encore il ignorait qu’elle avait tout rapporté sans le moindre remords. Elle avait de la peine à anéantir un homme de ce Monde, mais elle n’avait pas le choix. Elle devait juste attendre l’arrivée de Brad, qui lui commencerait à lui arracher les vers du nez. A cette pensée, elle sourit se rapprocha un peu plus du jeune mortel, avant de lui souffler à l’oreille :
« Ce n’est pas moi qui te tuerait. Nous vivrons ensemble je te le promets. »
Un sourire s’esquissa sur les babines de l’homme, qui posa ses grands doigts sur les hanches de Gallia. Dans sa tête une seule phrase planait : « Tu seras mienne ». Il le pensait tellement fort qu’une souffle chaud s’éclipsa de sa bouche pour parcourir la chair du cou de la jeune fille. Il était sûr d’avoir gagné, et plus rien ne comptait.
Il la renversa sur le sol d’un hurlement de souffrance. Malgré toutes ses tentatives pour rester en place, il se roulait par terre, tordu de douleur. Il hurlait à n’en plus finir, il n’en pouvait plus. Ses mains étaient enfin sur son propre corps, en train de serrer la blessure qu’elle venait de lui causer dans le ventre. Elle observait tout d’un rire tonitruant qui accompagnait enfin le tonnerre dans une harmonie parfaite. Même au sol elle paraissait cruelle, méchante, horrifiante. Au point qu’aucun homme n’aurait aimé rester, de crainte de subir leurs pires cauchemars.
En parlant de cauchemar, celui-ci terminerait bientôt. Le sang coulait des entrailles de True, décorant lentement le sol. Les aiguilles de l’horloge sur le mur vide de béton indiqueraient bientôt vingt heures, l’heure à laquelle un égorgeur devrait s’infiltrer dans le salon vaguement aménagé. Quand on y pense, qui aimerait s’asseoir sur un fauteuil poussiéreux, une table cassée de toute part et devant une cheminée dans laquelle il n’y avait pas de feu ? Même la vue par la petite fenêtre ne donnait rien de grandiose. Cette pièce avait l’air d’une scène de film plutôt qu’autre chose. Elle donnait des frémissements à Gallia, bien que celle-ci soit habituée à ce genre de décor.
La jeune femme observait le foyer par lequel goûtaient de l’eau de pluie, et elle écoutait les gémissements de son faux amour, alors qu’elle appuyait de son pied sur son dos. Les dix minutes restantes allaient être une torture, elle en était sûre. Rien d’autre que l’attente ne pouvait engloutir un immense bien-être. De plus, elle se lassait machinalement de le torturer. Elle lui aurait bien déchiré les vêtements pour courir ses longs doigts fins le long de son corps, avant de le griffer à sang et bien plus encore. Un soupir las se fit entendre de sa bouche, et en ayant marre elle retourna le garçon sur le dos. Les yeux exorbités et remplis de sang il la regardait comme s’il avait perdu l’esprit. Et c’est ce qu’elle avait souhaité par-dessus, ce fait qu’il ne se souvienne de rien avant de rendre le dernier souffle, le plus épuisant de toute une vie certainement.
« Pardonnes-moi, j’ai besoin que ta fin se fasse savoir pour que je puisse vivre en paix dans les années suivantes. »
Gallia souriait à peine à True. Elle identifiait pour l’ultime fois son visage si tendre, et pourtant si carré. Un faciès qu’elle n’oublierait incontestablement pas avant un bon bout de temps. Puis, elle sortit son arme, lui jeta un regard méprisant, et l'acheva sans pitié.
Un suprême pardon se fit entendre alors que le sang avait giclé sur les murs et sur le corps de cette employée de tuerie. C’en était enfin fini. Elle n’avait jamais cessé de croire en la liberté, et cela ne cessera jamais. Quiconque osera se mettre devant elle subira le même sort que ce garçon, tout était déjà prévu, au point qu’elle jeta son revolver à terre avant de fuir par la fenêtre qu’elle venait de casser. Son but était de rejoindre une grande ville et de se faire oublier, alors que le déluge souillait son visage dur et ses habits.
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Questionnaire de Scribay

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Pour le plaisir d'écrire, tout simplement. Parce qu'écrire, c'est se vider la tête, prendre du plaisir à montrer aux autres ce dont on est capable. On est énervé ? On va écrire. Un événement nous a rendu euphorique ? On va écrire. Tous les moyens sont bons pour faire partager notre monde.
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