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Ingirum Nocte

Paris.
Ingirum Nocte
CV

Oeuvre en cours, merci mille fois pour vos commentaires et annotations, indispensables pour progresser :)

one liner : un homme en rupture de ban aide une prostituée en fuite à retrouver son amoureuse à travers l’Europe, jusque dans l'ex-Yougoslavie en guerre.
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Ingirum Nocte
CV
Une famille déroule le rituel des sports d'hiver. La cellule familiale se désagrège sous l'effet du temps et des silences, comme la neige virginale sous les rayons du soleil et le déferlement des skieurs. Les protagonistes s'évitent jusque dans les affrontements, dans un dialogue incessant avec eux-mêmes. La vie est toujours ailleurs, et l'amour... Les récits se passent la main comme pour témoigner de ce qui a été et dont on peut encore, peut-être, tisser des liens.
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Ingirum Nocte

Il faut toujours avoir quelque chose à se faire pardonner.

(c) Ingirum Nocte, aux environs de 1999 - in "Maximes et autres bons mots", éditions La longue expérience d'être un homme imparfait
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Ingirum Nocte
Pseudo haïkus sur les thèmes de l'enfance
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Ingirum Nocte

Elles couraient en descendant les marches à l’extérieur de la passerelle d’embarquement. Dans les bras de Sandrine, le manche d'une serpillière et un seau rempli de produits de nettoyage colorés ballottaient dans tous les sens. Blandine serrait sur sa poitrine le tube de l'aspirateur qui pendait à son autre main en essayant tant bien que mal de ne pas le laisser glisser dans les secousses de sa course. Son corps imposant la gênait considérablement dans ses mouvements et la graisse qui ondoyait sous sa peau agissait comme le ressac repoussant des débris marins hors de prise. La chute de l'aspirateur coïncida, heureusement, avec la dernière marche et l'atterrissage fut rude mais les dégâts limités. Eh Blandine, quand tu auras fini de casser le matériel, on pourra se dépêcher d'aller faire le sas 22. On est déjà à la bourre, le gros va encore nous passer un savon ! C'est cette satanée poignée de l'aspi qui tient pas ! J'vais encore me faire soigner par Albert tout à l'heure. J'ai cassé une roue du machin.
Blandine, qui déployait ses bras chargés, avait l’air d’un cormoran, un cormoran de bonne taille. Sandrine rigolait franchement et se moquait gentiment.
Brigitte était déjà au volant du fourgon. Elle regardait les deux commères s'amuser une minute au milieu de l'agitation frénétique de la piste à Roissy. L'horloge du tableau de bord égrenait les secondes et Brigitte ne voulait pas tourner la clé dans le démarreur. Elle restait avec cette image, quelques minutes auparavant alors qu'elle chargeait des sacs et des ballots à l'arrière. Ce pistard était passé, plié dans un de ces pushbacks qui tractent les avions hors des aires de stationnement, manifestement trop petit pour loger sa grande carcasse. C'était peut-être pour ça que Franck avait l'air voûté même quand il développait toute sa taille, comme penché pour mieux l’écouter, et cela renforçait son attraction sur elle. Tout ce qu'il faisait, oh le peu qu'elle avait aperçu de ses gestes calmes, contenait pour elle une vérité déterminée et la rassurait sur la nature si confuse du monde et des hommes. Elle lui avait fait un signe, aussi léger et accueillant qu'elle avait pu, avec un sourire si pénétré de confiance qu'il avait saisi d’étonnement, deux étages plus haut, un passager en instance d'embarquer dans l'avion.
Il faut dire qu'avec sa tignasse rousse presque léonine et sa grâce discrète, Brigitte attirait l’œil de qui savait regarder. L'éclat et la détermination de l'adolescence s’attardaient dans son corps pourtant mûr, mal dissimulé par les combinaisons informes de la société de services, et surtout sur son visage où l'on devinait les tâches de rousseur laissées en souvenir par l'été.
Le soir après un moment de détente avec Blandine et Sandrine, elle était rentrée chez elle dans un pavillon minuscule qu'elle avait gardé de son premier mariage. Sa fille dormait déjà à son retour, elle avait été bordée par une voisine qui s'était prise d'affection pour Brigitte et lui rendait souvent ce service pour un prix modique. Mme Joubert, sur le pas de la porte, sembla sur le point de dire quelque chose mais se ravisa aussitôt avec un soupçon de culpabilité. Elle n'était pas encline aux effusions ni aux confidences et ne connaissait que trop bien les difficultés de la vie de mère célibataire.
Dans le silence où résonnait encore le claquement de la porte, Brigitte s'était presque sentie défaillir, un petit glissement de terrain intérieur qui lui fichait toujours la trouille, comme un signe précurseur de l'effondrement plus profond qu'elle redoutait en secret. Son regard sans complaisance scrutait le reflet dans le miroir de l'entrée. Ce qu'elle y vit l'incita à fuir sa propre compagnie et elle fila vers le salon pour allumer la télé comme elle aurait saisi une mince ligne de vie dans le vide.
Le son rassurant du poste répandit instantanément une nappe de réel dans la maison qui tanguait l'instant d'avant au bord de la folie ou du cauchemar. Ce n'est qu'après qu'elle eut la force d'aller jusqu'à la chambre de sa fille pour l'embrasser au milieu des songes, sans quoi elle aurait eu trop peur que tout soit mort et – oh, quelle merde ! Pourquoi ces putains d'idées noires reviennent tout le temps ? Il fallait s'absorber dans une séquence de tâches ménagères, ne pas s'arrêter même pour manger, couvrir de toutes sortes de sons extérieurs le bruit de la mastication qui résonnait dans le crâne et provoquait une sensation d'enfermement insupportable - ou pire, le rythme étouffé de son cœur, la césure entre les battements qui était pour elle un abîme.
Au fur et à mesure qu'elle suivait son rituel domestique la tension retombait et un filet de pensées libres l'éloignait des terreurs qui tournaient sur elles-mêmes. Elle sentit la tiédeur du confort la gagner une fois assise en tailleur dans le canapé avec les reliefs du bol de céréales au lait et aux fruits secs. Une série indistincte d'images tapissait son esprit où les gestes calculés des acteurs à l'écran se mêlaient récursivement à ceux de Franck. Elle s'était souvent vue en héroïne des comédies romantiques, qui mènent toujours l’existence spartiate que s'imposent les femmes seules, et qui par un détour inattendu de la vie rencontrent l'homme qu'elles avaient toujours attendu.
Depuis qu'elle avait rencontré Franck ces historiettes avaient tourné dans sa tête et quelque chose en elle voulait y croire, recherchait sa présence, le contact de son corps. Elle avait envie du son de sa voix, de ses gestes simples sur sa peau. Et peut-être à la fin poser sa tête sur ce torse d’homme où… là aussi résidait le silence affreux avant ce battement toujours incertain !
Elle ne voulait pas être responsable d’une autre vie. Ces contes pour adultes ne rendaient compte en aucune manière de son histoire à elle. Cette attirance la rendait malade, elle lui faisait éprouver de la culpabilité et de la colère, elle avait si ardemment souhaité être seule avec sa fille. Elle avait si souvent souhaité qu'il soit mort ce salaud, le père de Chloé. Elle l'avait déjà tué en rêve. Désirer un homme à nouveau c'était comme un échec sur toute la ligne, une affront et une violation de sa loi, presque déjà un viol. Alors, comme on met son mouchoir sur ses peines, elle avait éteint ce désir, laissant naturellement la boule d'angoisse remonter et l'étouffer lentement.
Le lendemain soir quand Franck était passé près d'elle, elle n'avait pas eu un geste. La boule dans son ventre lui tenait compagnie plus sûrement qu'un homme, et c'est pour cela qu'elle arborait ce petit rictus les mâchoires serrées, ce qu'elle avait de plus approchant d'un sourire. Ce soir-là personne ne la remarqua deux étages plus haut.
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Ingirum Nocte

Je suis entouré de jeunes femmes asiatiques, au centre de leur assemblée. Elles me découvrent avec un étonnement ingénu, amusées par ma présence manifestement incongrue. Elles sont vêtues de robes de taffetas froufroutantes dont le froissement emplit l’espace comme le chant des cigales. La tension hypnotique des vagues de cette mélopée nous rapproche, nous sommes peu à peu serrés les uns contre les autres.
Bientôt les robes ne sont plus qu’un matelas aux ébats de ces nymphes qui me déshabillent et détaillent mon corps avec curiosité, touchant chaque jointure et chaque relief de leurs doigts aériens. Je me laisse faire, parcouru de frissons légers qui ne cèdent pas à l’alarme. Et quand leurs caresses se font plus précises, le frottement de leurs corps, l’insinuation de leurs langues, l’insistance de leurs mains, tout ceci n’est que le plus naturel hommage au don que je leur fais.
Je suis l’homme fontaine, distributeur priapique de semence. Alors qu’elles me chevauchent, le foutre ruisselle sur mon ventre en une mare où elles viennent le puiser de leurs mains pour le glisser dans leur sexe frémissant.
Celles qui se sont ainsi imprégnées se dégagent de moi et grimpent dans les hauteurs de la chambre pour se fixer et commencer leur gestation. Mais ce n’est pas de leur ventre que sort le fruit de nos amours. Elles tissent leur chrysalide pour émerger en d’éclatants papillons qui s’égayent dans l’air calme à la fin du jour.
L’un d’eux vient virevolter près de mon visage, et je peux presque sentir les pointillés tracés par ses acrobaties pétiller dans l’air en disparaissant – c’est ça le véritable baiser de papillon !
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Ingirum Nocte

AV page blanche. Très peu servi. Syndrome d'origine. Consomme très peu d'encre. Prix d'ami.
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Ingirum Nocte

1000ème lecture reçue sur Scribay !!

Ça c'est fait. Je veux dire le fait que les quelques textes que j'ai postés aient été lus. Et commentés. Et annotés. C'est la puissance de la communauté Scribay.

Je suis bluffé par l'attention qui est en général portée à chaque publication. Et je trouve que c'est un facteur motivant, par simple réciprocité, pour porter à son tour attention aux œuvres des autres auteurs. Je m'attache à le rendre autant que je le reçois.

Il n'y a pas de métrique pour savoir si la réception de nos textes est bonne ou mauvaise, en termes purement quantitatifs, par rapport aux autres auteurs, et c'est plutôt une bonne chose. Bien sûr, secrètement, j'espère, et je ne suis pas le seul, que ma prose reçoit une part favorite de l'intérêt de la communauté. Cette interrogation vis-à-vis de ma capacité à plaire m'amène à plusieurs réflexions.

Un des aspects moins positifs du site est que pour exister il faut se plier à la dynamique d'un réseau social, avec ses codes, ses règles non écrites et cette manière bien particulière de capter notre attention. Pour que cela n'ait pas trop d'impact sur mon travail d'écriture, il faut que je me rappelle constamment que ma participation doit être centrée sur les textes. Mais c'est aussi un réel plaisir de découvrir, sur un mode plus ludique, les autres participants.

Je pense que je devrais mieux utiliser les possibilités de travail collaboratif de la plateforme. Notamment le Club Valentine, les appels à relecture, et peut-être d'autres que je n'ai pas encore découverts. C'est, me semble-t-il, vital pour pouvoir réellement progresser et à terme être capable de produire une meilleure littérature, mieux recevable par les canaux d'édition classiques.

Il ne faut bien sûr pas perdre de vue sa propre singularité dans ce partage, et savoir garder les lignes de forces et le plaisir de créer quelque chose d'original. Ce qui n'est pas toujours facile car la tendance aux stéréotypes n'est pas complètement absente de la demande de lecture et parfois des relectures.

A travers cette expérience, encore récente, je perçois les joies et les affres potentiels de l'édition classique, de la publication, de la réception, de la courbe des ventes et de l'exposition au jugement d'un public et éventuellement de la critique. Même si cela reste un objectif pour moi, c'est devenu encore plus concret, grâce aussi au témoignage de certains auteurs déjà publiés, que ce n'était certainement pas le paradis suggéré dans les livres d'images médiatiques.

J'ai parlé de réciprocité, d'échange et de partage. Un dernier angle de cette expérience est la rencontre avec les textes d'autres auteurs. Ô combien salutaire ! Je le dis encore une fois, et ce n'est pas pour appeler des compliments en retour : la qualité des textes que l'on lit ici a deux vertus indispensables, celle de me ramener à une humilité réaliste et dans le même temps à susciter par l'émulation une envie d'être meilleur.

Et surtout le plaisir, simple et entier de tomber au hasard sur des perles, des textes ciselés, travaillés, et parfois des ébauches brutes où l'on sent toute la puissance d'une énergie, d'une idée directrice, et encore des fragments si drôles, toute une diversité réellement étonnante. Ceci m'a d'ailleurs donné envie d'essayer d'autres genres de littérature que ceux dont j'ai l'habitude, un enrichissement que je dois encore une fois à cette expérience et à cette communauté.

Voilà quelques pensées que je voulais partager et puisque finalement je n'ai pas répondu au défi "Merci sans dire merci" : je vous dis MERCI pour cette expérience inattendue et pourtant tant espérée!!
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Ingirum Nocte

Maman se retourne vers moi, alors que j'ai presque crié "où est mon petit chien?" par dessus le bruit du lave-linge qui fait un gémissement de vieille courroie foutue entrecoupé de coups sourds comme s'il allait rendre l'âme, et, en détachant bien les syllabes avec tous les muscles de son visage, elle me répond, les yeux pleins d'une défiance mauvaise , "Ton chien? Je l'ai lavé...".
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Ingirum Nocte

Rue Chateau d'eau. Après-midi chaud. Cette petite m'agace le coin de l'oeil mais je ne fais rien pour m'en détacher. Elle fume sa clope, bavarde dans la touffeur de l'après-midi, pour tromper l'air qui s'ennuie entre les corps compromis.
Elle prend la pose, le coude planté dans le creux de la hanche, l'avant bras rejeté sur le côté, la cigarette dans la main retournée avec une négligence calculée. Sur son corps arrêté, son visage est tout en mobilité. Elle pitche sa dernière soirée. Non. Cette intensité... elle argumente.
Face à elle, assis sur son scooter rangé, un mec hâlé juste ce qu'il faut, lunettes de soleil, moue les lèvres un peu avancées, l'air sûr de lui, sourire blanc carnassier, un brin forcé. Il la suit avec attention. Ce qu'elle dit, il l'enregistre.
Elle ne le regarde pas, le buste légèrement tourné de mon côté, elle égrène un interminable chapelet de mots. Ceux qu'elle a sur le coeur? Elle ne l'examine que pour porter ses coups, à intervalles réguliers. Elle s'anime, change d'appui, agite les mains pour chasser la fumée qui paresse dans l'air, d'un geste saccadé.
Il se passe la main dans ses beaux cheveux noirs bouclés - pas ce geste d'appel, la tête légèrement rejetée en arrière pour mieux offrir le visage, non. Il plonge son visage dans ses mains, qui glissent jusque dans sa nuque dans un geste de lassitude, de reddition.
S'ils étaient dans un appartement, soustraits au regard des gens, il y aurait peut-être plus de gestes, moins de retenue. Mais cela ne donne que plus de force aux manifestations furtives de leurs émotions.
Il parle à présent, le cou avancé, une main légèrement tendue vers elle, pour capter son attention, pour souligner sa conviction. Elle l'esquive du regard, perdu dans le lointain, et du corps, toujours détourné, un bras replié sous sa poitrine, l'autre à demi pendant, avec la cigarette qui se consume dédaigneusement.
Et voilà qu'elle part, après une courte phrase et un hochement de tête courroucé. Elle disparaît au coin de la rue, d'un pas décidé.
Pendant toutes ces minutes, son corps mince, serré dans une courte robe sombre, semblait trembler derrière le voile du contrôle. J'ai eu très envie de la voir se libérer, pleurer, crier... Ou lui peut-être.
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Ingirum Nocte


Dans les grands centres urbains la faune du matin court dans tous les sens, avide de mouvement comme un besoin d'affolement. Mais dans les heures dépassées du soir, des femmes et des hommes s'assoient, discutent, s'engueulent, téléphonent ou tout simplement rêvent éveillés en oubliant le goût amer que laissent les journées trop longues ou trop pleines d'ennui et de dégoût de soi. Nous glissons et parfois fixons dans le flou de nos translations un visage ou une posture, un geste arrêté, des mots qu'on ramasse comme des éclats éparpillés après qu'ils se sont brisés comme du verre sur le béton des quais.
Je vois aux abords du centre les grandes étendues des voies ferroviaires et je pense à moi comme à un de ces personnages entre deux âges qui se perdent et se cherchent dans la vie citadine, qui surnagent au milieu des crises de nerfs, des scènes de ménage, des soucis professionnels – l'hystérie domestique, en somme. Ils donnent toujours l'impression d'être oppressés, avec un mince filet d'air qui gonfle le haut de leur cage thoracique, bloqués par cette boule de stress que l’on ressent sans jamais l’avouer.
C'est seulement dans quelques moments volés en fin de journée, parfois au retour d'un voyage d'affaire ou à la faveur d'une interruption des transports publics, d'un embouteillage, une sorte de suspension impromptue de la linéarité de l’existence, que ces personnages reprennent contact avec eux-mêmes, à la lumière d'un retour d'acide sur le trip qu'ils viennent de vivre pendant de longues années.
Le film de leur mémoire se dévide en accéléré et une sorte de grand vide les envahit. Une question fait son apparition quelque part, presque pas consciente, presque pas dans le cortex: « Pourquoi ? ». Mais nulle envie d'y répondre, c'est une constatation, comme s’ils disaient « aucune importance ».
Pendant quelques minutes un accès quasi-psychotique donne à ce monde une granularité si fine, une réalité si proche et si tangible qu'on voudrait en couper un morceau pour le conserver et revenir périodiquement pour en détailler les strates et les stries comme sur la tranche découpée d'un tronc d'arbre.
Il n'en restera que ces courbes concentriques qui enserrent chaque année passée sans qu'on sache ce qu'il en reste hormis ce petit intervalle dans la matière du bois entre deux traits. C'est comme cela à la fin que l'on mesure le temps qui passe : seulement quand celui-ci se suspend et nous laisse le loisir de le contempler fugacement, le dos désaxé et le cou tourné au-dessus de notre épaule, pour mieux voir le chemin parcouru qui se perd dans le lointain et la perspective, vers un point de fuite où tout se fond.
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Ingirum Nocte

C’est enfin l’été
Entre tes jambes
Le soleil luit, et
Le désir flambe

Le petit bourgeon
Au commencement
Trouvé à tâtons
Est efflorescent

Petit rossignol
Dans son nid brûlant
Veut du rock’n’roll
Pour pousser son chant

Dans les tournesols
A fond de volume
A même le sol
Voler dans ses plumes
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