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Alessya Monk

Alessya Monk
Je voulais me lancer dans le roman policier. Je ne sais pas trop où je vais, j'espère que mes personnages sauront me guider.
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Alessya Monk
Ora pro nobis peccatóribus

La Terre brûle. Le Monde s'écroule. Mon coeur bât vite, trop vite. La rage m'embrume.
Je suis morte.
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Défi
Alessya Monk

Elle se regarde le nombril
À force, elle se fait de la bile
Je ne suis rien, se dit-elle, rien
Je vais voler l'âme de mon prochain.

- Quand j'étais enfant, j'étais très intelligente. J'étais sage et je savais tout. Mais ma mère, cette mégère, m'a pris ma dignité, sans me laisser même la fierté. Elle ne comprenait pas à quel point je suis géniale et à quel point elle est banale.

La minette en question, n'a rien fait de sa vie
À force de pointer l'autre du doigt, obsédée
Par son centre de gravité, sans jamais voir la réalité
Convaincue qu'autrui est à l'origine de ses soucis.

- Fais ci. fais mi, écoute bien ce que je dis. J'ai la science infuse, j'ai tout vu, tout lu, tout bu. Regarde comme il est gros celui-là, je te le dis, il mange n'importe quoi. Le laisser-aller c'est dégoûtant. Il est dégoûtant.

À force, le gras devient fertile
Elle ne voit plus son nombril
Je suis mieux que tous ici bas
Prosternez-vous devant moi.

Fier est celui qui sait qui il est. Orgueilleux est celui qui s'imagine comment on le perçoit.


Réalité pervertie, mensonges enfouis.

Signé ORGUEIL.


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Alessya Monk

En ce début de mois d'octobre 2018, les rayons dorés du soleil d'automne inondent les rues de Chicago. La ville s'éveille. Le métro aérien serpente au-dessus des voitures et des piétons, exécutant leur chorégraphie matinale habituelle. La cité de bronze et de verre scintille, animée par le rituel quotidien de ses habitants. L'odeur de café embaume l'atmosphère. Les vendeurs de journaux exhibent les gazettes aux yeux des passants. La fourmilière grouille de vie.
Dorian Parish se hâte d'entrer dans la salle de réunion. Ses collègues regardent les nouvelles à la télévision. La presse s'est emparée de l'affaire, énonçant d'absurdes spéculations.
- Il sera plus difficile de faire notre travail avec ces vautours, mais nous n'avons pas le choix. Trois cadavres d'enfants retrouvés et la petite Jessica Preston disparue depuis treize heures, déjà. Préparez-vous à enchaîner les nuits blanches.
Se tournant vers Dorian, Aaron Levar, le chef de l'équipe spéciale lance au jeune homme :
- Je peux te parler, s'il te plaît ?
- Oui patron, répond-il, le suivant jusqu'à son bureau.
Dorian referme la porte derrière lui.
- Tu as besoin de congés ? Parce que ça fait une semaine que tu arrives en retard. Quelque chose ne va pas ?
- Pardon, chef, c'est juste que ma sœur et sa fille vivent chez moi depuis un mois. Elle a divorcé ça fait deux ans maintenant et son ex-mari lui prend encore la tête pour la garde de la petite.
- Je vois. Tu as besoin de prendre des jours, tu me dis. Sans ça, j'aimerais que tu arrives à l'heure, dorénavant.
- Oui, patron. Promis, je vais me reprendre. Merci.
Les deux hommes sortent du bureau, puis retournent en salle de réunion. Le capitaine Levar, donne les instructions à sa brigade. Chacun part avec son binôme, arpenter les rues de Chicago.
Aujourd'hui, Parish fait équipe avec Daniella King, une jolie jeune femme de vingt-cinq ans. La "geek" de la division des experts du comportement criminel. Sa longue chevelure blond-vénitien est nouée en queue de cheval. Elle porte une veste kaki, un débardeur blanc, un jean bleu clair et des bottines marron à lacets. Une tenue pratique, qui reste cependant féminine. Daniella aime s'habiller avec un certain style. Militaire sexy. Elle est secrètement amoureuse de son collègue et tente discrètement de le séduire, mais il ne remarque aucun de ses efforts. Chaque fois qu'elle le peut, elle plonge son regard bleu nuit dans celui de l'élu de son cœur, cependant il n'éprouve aucune gêne, rien qui pourrait s'apparenter à de l'attraction. La demoiselle ne s'avoue pourtant pas vaincue. Elle pense qu'un jour il finira par l'aimer. La ravissante Italo-Américaine est « accro ». À l'instar de ses origines du sud, la passionata embrase son coeur de poésie et de rêveries amoureuses. Elle reste, pourtant, très professionnelle, n'entreprenant rien qui soit susceptible d'embarrasser le jeune homme.
Les deux agents interrogent les parents et le voisinage de la petite Jessica, afin de glaner un maximum d'informations sur les circonstances de sa disparition. Daniella ne peut s'empêcher d'admirer son bel Irlandais. Grand brun aux yeux marrons, pétillants. Bien bâti et élancé, sans être maigre. Il s'habille toujours en noir. Il porte un pull à capuche, une veste trois-quarts, un jean moulant avec des Rangers. Cette apparence de rockeur plaît beaucoup à la jeune femme. L'agent King a intégré la section spéciale des comportementalistes depuis trois ans, déjà, mais Parish garde une attitute relativement réservée avec elle. Daniella n'arrive toujours pas à faire fondre la glace de son mystérieux coéquipier, qui est pourtant d'un naturel sociable.
La matinée passe relativement vite. Tous deux ont noté des détails significatifs, qui vont sûrement faire progresser l'enquête. Une camionnette bleue a été repérée sillonnant les rues de la petite banlieue résidentielle où vivent les Preston. Le suspect est un homme d'une quarantaine d'années, châtain, vêtu d'une combinaison grise. Le grand frère a donné son signalement aux deux agents, après que Dorian l'a aidé à se souvenir en employant une méthode mnémotechnique qu'il a développée à l'armée. L'agent se place à côté du garçon.
- Hey, ça va aller mon bonhomme. Inspire un bon coup et expire jusqu'au bout. Vide bien tes poumons. Fais ça plusieurs fois. Ferme les yeux.
L'enfant obéit. Cet exercice le détend.
- Lequel de tes sens est le plus développé ? demande Parish d'une voix douce et bienveillante.
- Les sons, les bruits, ils résonnent dans ma tête. Parfois mes potes croient que j'hallucine. Mais je vous jure, j'entends tout.
- Parfait. Je te crois. Ferme les yeux encore une fois. Remonte dans le temps. Ce matin là, tu te lèves, tu prends ton petit-déjeuner, focalise-toi sur tout ce que tu entends.
- J'entends ma cuillère qui cogne contre mon mug. Je touille le lait dans ma chicorée.
- C'est bien, continue.
- Ma soeur nous rejoint. Elle court vers maman.
- Maintenant, associe une image à chaque bruit.
L'enfant se concentre.
- Avance dans le temps, tu peux me décrire ce qu'il se passe ?
- Oui. Ma soeur et moi on va jouer dans le jardin. On joue à cache-cache. Cette fois-ci c'est moi qui compte...
- D'accord, qu'est-ce que tu entends ?
- J'entends le moteur d'une camionnette, puis la portière qui s'ouvre. Oui ! Il y a un van et un homme qui s'assoit au volant. Il a une de ces combinaisons de travail, comme les électriciens ! s'exclame le garçon, surpris de se souvenir d'autant de détails. Comment j'ai pu oublier ?
- C'est du bon boulot, mon gars, le rassure l'agent en le prenant par l'épaule. Tu peux être fier de toi. Et n'oublie pas, utilise tes sens pour raviver ta mémoire.
Des voisins ont remarqué le véhicule, qui tournait depuis trois jours avant l'enlèvement de Jessica, confirmant la description du frère. Les journalistes ont envahi le quartier. Dorian est agacé par leur présence.
- Bouffeurs de misère humaine !
Daniella tente de rassurer les parents de la petite. Parish appelle Aaron afin de l'informer de l'évolution de leurs investigations. La mère confie la poupée de chiffon de son enfant à l'agent King.
- Je vous en prie, rendez-la à mon bébé quand vous la retrouverez. Qu'elle sache que je n'ai jamais cessé de penser à elle. Ma fille n'a jamais pu se passer de sa « Violette adorée ».
La jeune femme serre le petit volume de coton contre son cœur et pose sa main sur l'avant-bras de madame Preston. Elle n'ose imaginer la douleur que l'on éprouve à la perte de son enfant.
La fillette s'amuse dans le jardin, comme chaque jour. La vie suit son cours. Tout va bien et l'instant d'après, l'existence d'une famille sans histoire bascule dans l'abîme.
L'équipe espère retrouver la dernière victime. En vie.
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Défi
Alessya Monk

M Team.
Salt dit Le Salé
Emma dite Frozen EM
Alessya dite Burning AL

Les Luvies.
Neféloma Cirrus dite Nefy, Curaçao d'Amour pour les intimes (Nebula)
Sylas Lutor dit Sysy (Sylar)
Karlito Lände dit Petit Kiwi

Team A.
Samaël L. Saxon dit Lulu (Lucifer)
May-Zea Keane dite Mayz (Mazikeen)
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Alessya Monk

Il a cité V pour Vendetta. C'est à ce moment précis que je l'ai remarqué. Quand il a mis ses lunettes, je l'ai gardé en ligne de mire. Quand il a lancé une remarque salée, j'ai craqué. Au repas de midi, je dessinais une scène pour notre petit Salt, Mathis m'a demandé :
- Tu dessines qui ?
(Cette question que tout le monde me pose et que je ne comprends pas). Je lui ai répondu que c'était Ashaldr, une super vilaine de BIOMETRIC.
Je me suis fait des copains, je nous ai appelé la Q-Team, parce que nous faisions tout le temps des plaisanteries salées et que nous étions aussi turbulants que Q, dans le Star Trek favori de notre Salt. Et je leur ai annoncé, à Léon et Mathilde :
- Lui, là bas, c'est un sale petit pervers, il mérite sa place parmi les Q !
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Défi
Alessya Monk
J'essaie de décrire mes rêves, le plus précisément possible, en tentant, cependant, d'apporter un peu de lyrisme au récit.
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Alessya Monk

Les nouvelles sont peu réjouissantes à la cité Chimère. Le tueur des ombres a encore frappé. Hier soir, il massacrait sa cinquième victime. Le district central est en ébullition. Deux des meilleurs inspecteurs de la section criminelle sont sur l'affaire. Cependant l'enquête piétine. Le quartier détient la sinistre réputation du coupe-gorge dans lequel même les démons osent à peine s'aventurer. La D. I. Rada Thorne émet l'hypothèse qu'un Bocan de catégorie "un" serait "notre homme".
Les Bocans sont une espèce démoniaque de croquesmitaines. Le catégorie "cinq" étant le plus faible, ne dévorant que les âmes errantes, dans les cimetières. Le catégorie "un" est donc le pire. Un mangeur d'âmes pures. Ils s'attaquent aux enfants et aux plus jeunes. Vous cessez d'exister. Votre corps est réduit en cendres, comme brûlé par une étoile. Votre âme est absorbée jusqu'à ce qu'il n'en reste plus souvenir dans le monde, l'univers et au-delà. Plaisante perspective pour la victime, n'est-ce pas ?
Comment définir le mode opératoire du meurtrier à partir d'une tache sombre étalée sur le sol ? Des bruits courent que c'est notre soleil qui consume les personnes ayant le malheur d'attirer le rayon mortel, là où la radioactivité est la plus concentrée. J'affirme pourtant que la théorie de Thorne semble la plus juste. La plus logique. Cinq enfants sont portés disparus. Comme par hasard, une affiche de recherche est placardée dans tous les arrondissements et commissariats de la cité Chimère le jour de l'apparition d'une silhouette de suie dans le Quartier des Ombres.
Notre monde est possédé. Les gens se transforment en monstres sanguinaires, voire pire. Les âmes damnées rôdent. Prenez garde à l'ombre derrière vous. Prends garde, peuple de la cité Chimère. La folie guette au coin de l'œil, rongeant la moindre lueur d'espoir.
Les chroniques de la cité Chimère.
DEARDON pour TROLL MAG INFINI-TEA.
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Défi
Alessya Monk
"Couchés dans nos lits nous dormons, sereins, et un amour infini veille, souterrain. Le rêve doit cesser et nous apprendrons que notre sort est lié à la bête des bas fonds."
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Défi
Alessya Monk
Improvisons, sans regrets.
C'est maintenant. Ni demain, ni dans un an.
Maintenant.
Maintenant, maintenir. Et oui, nous portons notre vie à bout de bras. La fin est la même pour tous, alors mettons des paillettes pour que ça bille.
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Défi
Alessya Monk

Réveil.
C'était un jour comme les autres, du moins, c'est ce que je croyais. Je me levai lentement et me dirigeai vers la salle à manger. Je donnai un coup sur la bouilloire pour chauffer l'eau et m'engouffrai dans la salle de bain.
"Bizarre, je n'ai pas entendu mon ordinateur ronronner ma sélection de séries". J'avais toujours eu besoin de ça pour m'endormir, c'était mon somnifère. Une fois que j'avais fini de me brosser les dents et de me coiffer, je retournai dans la salle à manger. L'eau était froide. J'avais dû mal appuyer sur le déclencheur. Je réitérai le geste, en vain. La bouilloire ne réagissait pas. Alors j'allai vérifier mon ordinateur, pour confirmer la coupure d'électricité. "Ordinateur éteint. Impossible de le rallumer. OK, c'est le jus."
J'avais l'impression de faire des aller-retour inutiles entre les pièces. Le tableau ne réagissait pas. En espérant que ce ne soit pas une coupure de quartier, je sortis de chez moi. Une fois dehors je constatai un silence inhabituelle : j'habite sur un carrefour, au rez-de-chaussée. On aurait dit un silence de cimetière. Je décidai de faire un tour dans mon quartier. "C'est encore un de ces fichus jours fériés !" me dis-je, agacée. Au bout de dix minutes à sillonner les rues autour de chez moi, j'entrepris d'avancer jusqu'en ville. Il n'y avait personne, pas une voiture en branle. Arrivée au centre, je constatai le même "désert". Tous les commerces étaient fermés. Il n'y avait vraiment personnes dans les rues. Pas une âme. Sauf moi.
Commissariat fermé, gendarmerie fermée, mairie fermée, hôpitaux fermés. Tout ce qui en temps normal doit toujours rester ouvert était fermé. La coupure d'électricité s'était étendue à toute la ville. Je rentrai et entrepris de frapper à la porte de chaque voisin. Personne. J'appelai toutes les personnes enregistrées dans mon répertoire téléphonique. Il me restait de la charge. Systématiquement, j'entendais le son strident d'une ligne coupée. "OK, les antennes de relais ont besoin de jus, mais ça voudrait dire que c'est tout le pays qui... ?" me dis-je en raccrochant au cinquième numéro composé. Perplexe. Internet 4G : néant. J'éteignais mon smartphone.
- Ce qui est rassurant, c'est que je n'ai pas vu de zombies traîner dans les rue, ironisai-je, ne sachant trop comment réagir.
Je passai ma journée à dessiner.
- On verra demain, si c'est la même, bah... C'est de la bombe ! La planète est tout à moi ! Comme dans un des livres de Pratchett !
A ce moment, je repensai à Armand, mon grand frère. "Il va me manquer", pensai-je quelque peu attristée.
- Ouais mais l'autre qui me pourrit la vie, c'est fini ? Débarrassée ? Ce serait trop beau !
Je ne pus m'empêcher de culpabiliser. J'étais tellement heureuse d'être enfin libre, de ne plus avoir la peur au ventre que l'autre "folle" me harcèle quotidiennement pour se servir de moi comme de son esclave, à gérer ses comptes bancaire, téléphonique etc... Je ne devrais plus l'héberger chaque fois qu'elle veux s'imposer chez moi et dans ma vie !
- Je suis LIBRE !! Mais la liberté a un prix. D'accord. J'assume.
"Mars, Aimé, Rachel... Ils vont me manquer." Je souris, les yeux humides. C'était un sentiment étrange de joie mêlée à de la mélancolie. "Manger !" pensai-je soudainement.
- Ah non j'ai du gaz. Ouf. Riz-Curry ? demandai-je à moi-même. Va pour riz-Curry.
Je vécus finalement une journée comme les autres. Je me pris à rêvasser. Je projetais déjà de me rendre au Royaume-Uni. En voiture.
- Pas besoin de permis de conduire ! Génial. Il faudra penser à siphonner quelques litres d'essence pour ne pas se retrouver à sec. Je pourrais toujours emprunter une autre voiture, mais il faudrait déménager tout mon barda. Bon, deux valises, c'est pas la mer à boire, hein !
"Alex, Darren... Ils vont me manquer."
- Attends si je suis la dernière humaine sur Terre, s'en est fini de l'humanité ?! Bof en fin de compte, pas une grosse perte. Ah non mais avant de voyager je vais visiter toutes les maisons ! Et les jardins ! Oh !... Non. L'eau ne va pas me manquer, je ne risque pas de vider un château d'eau à moi toute seule.
Je partis me coucher serrant dans mes bras mon ours en peluche.
- Bonne nuit Bob.
Tommy a disparu de ma vie depuis dix ans déjà. Elrick est décédé. Tous deux m'ont toujours manqués plus que tout, mais je m'y suis faite.

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Défi
Alessya Monk

KARLITO s'ennuie, KARLITO fait de conneries.
- Hmmmm ... me voici au bout de ma vie ... Et de toute la sainte journée je n'aurai écris que cette phrase inutile.
KARLITO s'ennuie, KARLITO fait de conneries ...
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