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Francis Dzzy

Lille.
" And words become a song in the Dreamtime." - Arjen Anthony Lucassen

(Et les mots deviennent une chanson le temps d'un rêve.)

Un simple rêveur perdu dans les étoiles et s'échappant sur Mars à travers ses écrits.
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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Francis Dzzy
L'Eau, le Feu, la Terre et l'Air...

Aristote disait que tout, y compris l'espèce humaine, était constitué exclusivement de ces quatre éléments qu'il avait alors nommé les "qualités élémentales".

Je vous propose d'explorer ce thème sur fond de poésie.
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Francis Dzzy

Etapes...

Un bien grand mot pour désigner quelque chose qui réussit l'exploit d'être à la fois gigantesque tout en restant malgré tout terriblement dérisoire.

Tels des jalons sur un parcours, une Etape représente un point de passage, un objectif ponctuel que l'on se fixe pour avancer et sans qui on n'a pas de direction à suivre, pas d'indices sur la distance qu'il reste à parcourir. L'importance de l'Etape est gigantesque car elle est le phare nous guidant dans chaque épreuve au jour le jour et sans qui, au final, on ferait sans doute du sur-place.

L'Etape dans son gigantisme reste néanmoins infiniment dérisoire par rapport au chemin lui-même. Certes elles nous guide, nous prend par la main mais ne reste qu'un jalon parmi une infinité de suites. Lorsque l'on franchit l'Etape, elle disparaît alors instantanément aussi bien de notre esprit que dans la réalité même car, étant derrière nous, elle perd toute sa substance, sa saveur. Elle n'est plus qu'un souvenir qui s'effacera au rythme de nos pas. Qui oserait dire se souvenir de chacun des jalons parcouru lors d'une course à pied ?

Et ainsi vont les Etapes qui se succèdent, une par une, jalonnant aussi bien les sentiers physiques que psychologiques que nous avons décidés de suivre.

Aujourd'hui je vous propose de m'accompagner dans un sentier que, hélas, nous arpenterons tous un jour et ce qu'on le veuille ou non. Je ne vous cacherai pas que marcher sur ce chemin jonché d'épines, de nid-de-poules et de caillasses  ne sera pas spécialement une partie de plaisir, pour vous comme pour moi.

Mais heureusement, les Etapes sont là pour nous guider et nous montrer que, au final, chacun de nos pas n'est peut-être pas si vain et que, même si on pense s'être perdu en plein brouillard, elle est toujours là pour nous épauler.

Alors prenez-moi la main et allons-y. Nous ne sommes pas seuls.

Nous ne sommes plus seuls.
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Défi
Francis Dzzy

Il est parfois amusant de constater les différents aspects que peut prendre la vie selon la situation. Parfois elle est belle, parfois elle est triste, parfois elle est amusante, parfois elle est déprimante… Tous autant d’aspects qui s’affrontent et se contredisent de jour en jour selon la situation dans laquelle chacun se trouve. Là par exemple, je trouve la vie comme quelque chose de frustrant, d’énervant et qui porte à réflexion et toi tu dois sûrement la voir comme une entité horrible, cruelle et terriblement injuste, n’est-ce pas ?


Cette sensation est tellement hypocrite tu ne trouves pas ? Je veux dire… La vie est avant tout un cadeau non ? Un cadeau offert par je-ne-sais quoi de divin et qui nous offre d’infinies possibilités, celle de vivre, de sentir, de voir, de goûter, de ressentir, de toucher. C’est un feu d’artifice de sensations toutes plus incroyables les une que les autres ! Bien sûr, on ne s’en rend pas forcément compte vu qu’on est habitué à tout cela, c’est ça qui est dommage, on ne saisit pas la vie à pleine dent, on ne la ressent pas telle qu’elle est !


On ne ressent que son fond et non sa forme, sur la forme c’est quand même quelque chose d’exceptionnel, surtout dans notre cas, les plantes ou les minéraux ne doivent pas voir les choses de la même façon que nous…


Sur le fond par contre, elle peut tout aussi bien mener à la joie qu’à la tristesse, au rire qu’aux pleurs, à la satisfaction qu’à la déception, à la joie qu’au regret, à la sérénité qu’au suicide. C’est ça que je trouve hypocrite chez nous, on se focalise sur des choses qui altèrent notre vie mais… au fond, ne restons nous pas les mêmes ?


Toi tu es toi, tu es à ta place, moi je suis moi, je suis à ma place. Moi face à toi, toi face à moi, yeux dans les yeux. On est si différent et pourtant si proche, c’est tellement…incroyable !


Sur la forme, notre vie est la même mais sur le fond, elle est radicalement différente, du moins c’est le constat que j’en tire vu notre différence de perception de la situation actuelle. D’ailleurs si la situation avait été différente, si je ne t’avais pas rencontrée ici, face à moi et toi si tu ne t’étais pas égarée et donc pas retrouvée face à moi, notre perception de la vie aurait été sensiblement différente qu’à l’heure actuelle, c’est évident. Tu aurais sans doute trouvé la vie moins cruelle, tu aurais eu moins de regret, tu aurais eu moins peur. Moi je l’aurais trouvé sûrement moins frustrante, moins déprimante.


 


Je ne te connais pas, ni d'Ève ni d’Adam.


Tu ne me connais pas, ni d’Ève ni d’Adam.


 


Je ne t’ai jamais vue, j’aurais pu te confondre avec une autre, toi de même, tu aurai pu me confondre avec un autre.


La situation a voulu que l’on se rencontre et maintenant les choses sont ainsi, on ne peut rien y faire, cela ne sert à rien d’être triste ma petite… Tu crois que j’ai choisi, que j’ai dirigé les évènements pour nous mener l’un à l’autre ? Ce n’est pas vrai, si j’en avais eu le choix, j’aurais choisi de ne jamais te rencontrer, du moins pas tel que je suis, j’aurais aimé être quelqu’un d’autre avant de te rencontrer. Tel que je suis, la situation ne pouvait nous mener qu’à cela, moi à cette place, toi à celle-ci, l’inverse aurait été complètement stupide, absurde et surtout impossible. Ce doit être ça qu’on appelle le destin. Le lien de causalité menant à des évènements qui conduisent notre vie, qui changent constamment notre façon de la percevoir, la fatalité.
Oui tu as raison, la vie est cruelle, terriblement cruelle, savoir qu’on ne contrôle pas soi-même sa propre vie est terriblement déprimant. J’aurais aimé ne jamais me retrouver ici, face à toi et je suppose que c’est la même chose pour toi, n’est-ce pas ? Que puis-je faire désormais ?Que peux-tu faire désormais ?


Renoncer ? Ce n’est pas aussi facile… Je dois le faire et tu le sais.




Non…Non. Ne pleure pas, s’il te plaît. Sèche-moi ces larmes, je n’y suis pour rien moi ! Tu n’as pas le droit de me faire subir cela, moi qui partais enjoué, qui avait bien débuté ma journée, qui était heureux, voilà que tu la ruines pitoyablement en me faisant ce regard ! Ces yeux d'azur ne devraient pas pleurer, ils n’auraient jamais dû se poser sur moi, je n’aurai jamais dû poser les miens sur toi.


Je suis désolé… Mais les choses sont ainsi. Et c’est ainsi qu’elles devaient être, nous sommes parfaitement à notre place tous les deux.


J’aurai aimé mieux te connaître avant d’en arriver à de telles extrémités avec toi. Je ne te connais pas, je ne t’ai jamais vue, je ne sais rien de toi, je ne sais même pas comment tu es arrivée là. Je me souviens juste être arrivé, t’avoir vue, avoir eu peur et avoir su tout de suite ce que je devais faire.


Peut-être avais-tu une vie heureuse jusqu’à aujourd’hui, peut-être as-tu une famille, un mari, des enfants, tous qui t’attendent impatiemment à la maison et qui veulent déguster le repas du soir avec toi dans la bonne humeur, dans la joie de tous-les-jours. Peut-être vis-tu une vie comme la mienne, peut-être te poses-tu les mêmes questions que moi… Je sais que tu as des sentiments, que tu vis, que tu tiens autant que moi à la vie… Mais les choses sont ainsi…


 


….


 


C’est marrant, au début je trouvais juste la vie frustrante, maintenant je la trouve tout simplement horrible et tout cela uniquement à cause de ce dialogue que je viens d’entretenir avec toi. Moi qui te trouvais si différente auparavant, j’ai désormais l’impression que tu te rapproches plus de moi que n’importe quel autre être qui existe sur cette Terre. Et tout cela juste par ce dialogue, par cette rencontre.


Maintenant j’éprouve du regret, de la peur même.


Nous sommes liés, c’est le sentiment que j’ai.


Tu continues à pleurer et pourtant je continue, avec moins d’entrain certes, mais je continue…


 


Tes yeux azurs me supplient, je les regarde, je me détourne, je ne veux pas voir cela. J’active le mécanisme, tu sens ton cœur t’emballer, le mien te suit. J’ai peur, tu cries, tu hurles, le courant commence à t’emporter. Je suis un assassin, tu es la victime, c’est dans l’ordre des choses.


Au final, notre vie est la même, autant sur le fond que sur la forme. A la différence que moi… par ce geste, je mets un terme à la tienne.


Je suis désolé.


 


Le corps de l’araignée glisse, elle tente tant bien que mal de se rattraper aux parois mais le courant est trop fort, trop puissant, il ne tarde pas à la rattraper et à l’emporter. Elle flotte, se débat, mais en vain, le siphon ne tarde pas à l’aspirer. Dans un ultime geste de survie elle se raccroche à la paroi, tente de remonter à la surface, mais une dernière vague traitresse la bouscule et la fait lâcher prise . Elle disparaît dans l’obscurité. Et c’est ainsi que le jeune homme assista à la fin de celle qui s’était égarée dans sa baignoire.


Il put prendre son bain.
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Questionnaire de Scribay

Pourquoi écrivez-vous ?

Catharsis, détente, rêve... Toutes autant de raisons de se plonger dans l'écriture. Passionné par la psychologie humaine depuis tout petit, je prends un plaisir certain à en explorer chaque recoin au fil de mes écrits et espère secrètement, un jour, pouvoir décrire chaque émotion ressentie à travers un texte. Et qui sait peut-être la mettre en musique ?
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