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Notalink

Hello!! Je pense ne surprendre personne en disant que j'adore les histoires! Ecrire me permet de voyager gratos alors si je peux aussi vous faire voyager, c'est cool non ? ^^

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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Notalink


« Quand j’y repense, cela remonte à si longtemps maintenant. Pourtant ce souvenir s’imposera toujours à moi avec cette clarté si horrifiante. Quand j’y repense… j’aurais aimé ne jamais avoir vu le jour. »
*
 J’ai grandi au Touquet. J’habitais avec ma famille un petit appartement dans les immeubles qui étaient semés le long de la côte française. Il faisait bon vivre là-bas, je n’avais qu’à sortir pour avoir les pieds dans le sable, le vent frais du nord comme compagnon et le regard perdu au loin, là où mer et ciel se frôlent.
Ce jour-là, on était en plein solstice de mon onzième été, qui fut le plus rude que l’on ait connu depuis longtemps. Je me le rappelle très bien : c’était le soir, mes parents travaillaient et mon frère était sorti comme à son habitude. Moi j’étais seule, seule dans le noir, prisonnière de la chaleur étouffante de ma demeure. J’étais sensé dormir mais bien que la nuit soit tombée depuis longtemps, la canicule qui nous assaillait depuis des semaines ne s’apaisait pas. Au contraire, l’obscurité en traître, s’était abattue ce jour-là en rendant l’atmosphère encore plus irrespirable, lourde, pesante.
Il m’était impossible de trouver le sommeil. En quête ne serait-ce que d’une brise, je quittais alors mon lit et partis m’installer sur le balcon. J’eus beau attendre mais en vain : l’air ne circulait plus depuis des jours et le vent semblait n’avoir jamais existé.
Asséchée, je finissais à grande gorgée mon énième bouteille faisant fi de l’eau qui coulait le long de mon menton, gouttant sur mon t-shirt qui collait à ma peau moite. Du revers de la main, j’essuyais d’un coup las la sueur qui glissait le long de mes tempes. Mais par-dessus tout, ce qui m’était le plus insupportable : je m’ennuyais à mourir.
C’est la vision au loin de la mer si fraîche et si prometteuse de divertissement qui me poussa à prendre une décision : contre l’avertissement de mes parents, je sortis de la maison et allai jouer sur le rivage. Là-bas, m’étais-je dit, il ferait surement moins chaud.
Alors j’ouvris la porte de chez moi et je partis, dévalant les marches de l’immeuble, fuyant comme la peste la chaleur de ces murs de béton.

Je ne pris pas bien longtemps pour voir les flots se profiler à l’horizon. J’enlevai rapidement mes chaussures et foulai le sable qui était encore très chaud mais qu’importe, une brise venait déjà me caresser le visage. Alors je courus jusqu’à la mer et m’amusai dans l’eau, trop heureuse d’enfin pouvoir me rafraichir.
Fatiguée, je me souvins avoir ensuite joué sur la côte. J’étais à genoux dans les dunes et creusais des tunnels dans le sable. A un moment ma main rencontra quelque chose de dur, il faisait trop sombre pour distinguer ce que c’était mais on aurait dit un collier de petit coquillage. De nature curieuse je continuais de creuser, peut-être était-ce un trésor qu’un vieux pirate avait enterré pour le protéger de tous. Après quelques minutes, je m’enfonçai jusqu’au coude dans une cavité. Très scientifique aussi, je me mis à palper de mes doigts experts ce qui semblait être plutôt une carapace de crabe ou peut-être de tortue. Ce qui me répugnait un peu c’est que l’intérieur était flasque et mou comme la peau d’une méduse, c’était surement le reste de la tortue. Tout excitée, je redoublai d’ardeur dans cette exploration inédite, Timmy n’en croirait pas ses yeux si je trouvais une carapace de tortue ! C’est à ce moment-là en remuant ma main, qu’une odeur immonde me sauta au visage et m’enserra les tripes telle une main de fer. Paniquée, j’essayais de me retirer mais j’étais coincée. Je m’agitais de plus belle et je réussis rapidement à me délivrer du coquillage. Tout mon avant-bras était recouvert de quelque chose de gluant qui dégageait une odeur à faire frissonner l’âme. Je n’avais jamais senti quelque chose de semblable de toute ma vie.
Soudain une voix doucereuse que je ne connais que trop bien m’appelle :
« Luce, mais que fais-tu ici ? »
Je me retourne et voit mon grand frère, Timmy, une expression étrange peinte sur le visage, la lumière d’une lampe torche braquée sur moi. Je regardais instinctivement ma main : elle était recouverte de chair et de boyaux en décomposition, ce que j’avais pris pour des coquillages étaient des dents : j’avais enfoncé ma main dans un cadavre et accessoirement de la gorge jusqu’au entrailles mais ça je ne le compris que plus tard.
Je me souviendrais toujours du moment où j’ai regardé à mes genoux et vu : la tête à demi déterrée du mort, les yeux exorbités remuant de vers, la peau ramollie, suintante, pourrie écœurante laissant entrevoir par endroit le crâne et autre nid d’insecte, d’œufs et larves en éclosion, à l’appétit dévorant à souhait.

Je vomis. Je levai pathétiquement la tête en cherche de réponse vers mon frère et c’est là que je découvris à ses pied ma valise que je croyais avoir perdue … et une pelle. Tremblante, je montais lentement mon regard brouillé pour y rencontrer le sien : des yeux pétillants d’une lueur dangereusement folâtre : c’est là que je compris.
Il fit un pas vers moi en me susurrant de ne pas bouger. La peur ressentie au son de sa voix me fit l’effet d’une décharge électrique. Je lui envoyai une poignée de sable au visage et je partis en courant, trébuchant dans le sable qui me ralentissait, les feuilles tranchantes des dunes me tailladant les chevilles, du vomi dégoulinant le long de mon cou. Je voulais crier mais aucun son ne sortait, je ne faisais que courir, courir et encore courir. Je n’osais pas me retourner pour voir s’il me suivait mais par moment j’étais persuadée d’entendre des bruits de pas claquer et résonner dans la rue où je venais de m’engouffrer. Je déboulais dans l’immeuble, montant les marches quatre à quatre. Je rentrais chez moi, fermai la porte à clé et me réfugiai dans la salle de bain. Je ne sais pas combien de temps je restais là, frissonnant de tous mes membres, à guetter le moindre bruit en essayant tant bien que mal de nettoyer mon bras malgré la peur maintenant qui me paralysait.
Soudain j’entendis la serrure se déverrouiller d’un coup sec et la porte s’ouvrir dans un long grincement. Jamais de toute ma vie je n’avais eu si peur. J’entendis des pas lourds et lents se diriger vers la cuisine, j’entendis les tiroirs s’ouvrir, j’entendis le bruit des clés que l’on pose sur le plan de travail…ou peut-être bien un couteau. Je retins ma respiration quand les pas se rapprochèrent. Non ils ne se rapprochaient pas : ils se dirigeaient vers la salle de bain ! Je laissai échapper un hoquet de peur quand on toqua à la porte :
« Luce, tu vas bien ? C’est maman. »
Rassurée, j’ouvris la porte et me jetai dans ses bras en lui racontant tout. Elle m’interrompit et me dit :
« Oui ton frère m’a raconté, il n’aurait pas dû te montrer ce film d’horreur et te faire cette méchante blague, il s’en veut, il ne pensait pas que ça t’aurait fait si peur. Ma pauvre chérie, tu es toute sale, vas te changer et va lui dire que tu ne lui en veux pas, il s’inquiète beaucoup. »
J’essayais d’expliquer mais elle me poussa vers ma chambre en me promettant qu’il ne recommencerait plus.

J’entrais alors dans ma chambre. Je voulu appuyer sur l’interrupteur quand une main se colla sur ma bouche et qu’un poids me plaqua au sol brusquement expulsant tout l’air de mes poumons. Une voix douce, celle de mon frère, me dit : « A partir d’aujourd’hui si tu ne veux pas mourir tu feras absolument tout ce que je te dis ». Puis il alluma la lumière et me tendis un t-shirt propre en me lançant un grand sourire. Depuis ce sourire, ma vie devint un enfer.
*
La voix s’interrompit dans le silence choqué de l’assemblée. Luce Lemaitre, jeune femme de 28 ans, condamnée pour aide volontaire à des suites innombrables de meurtres, reprit la parole, me transperçant de son regard éteint :
« C’est ainsi monsieur le Juge que je devins l’associée de mon frère, l’un des plus grands tueurs en série que le Touquet n’ait jamais connu. »
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Notalink


A ma tendre aimée Aayla :
 Ces temps-ci, je t’avouerais que je me fais un peu peur. Malgré toute ma volonté, les gens ici me rendent amer et plus j’avance, plus je peine à retenir envers eux un dégout profond. C’est un combat contre moi-même qui hante mon quotidien et où j’y perds du terrain un peu plus chaque jour…
Cela fait maintenant dix mois que nous sommes séparés. N’ayant essuyé jusqu’à maintenant que des échecs, je désespère un peu. Ton amour et le visage de notre petite fille me manquent terriblement et cela me serre douloureusement le cœur. Je ne regrette pourtant pas le choix que j’ai fait. Cette mission je l’ai choisie de mon plein grès. Je l’assumerais jusqu’au bout. Mais parfois l’idée d’avoir fait tous ses sacrifices pour rien s’impose à mon esprit et j’en ressens encore plus le besoin de rentrer. Les entrevues avec vous deux sont de plus en plus rares alors je ne te cache pas ma joie de bientôt pouvoir entendre le son de ta voix. Je vous aime à la folie et toi encore plus, mon amour, ma moitié. -S-
*
 Perdu dans le ventre de Bombay, l’imposante capitale de l’état indien du Maharashtra qui hébergeait maintenant près de vingt-quatre millions d’habitants, un jeune homme d’une trentaine d’année, à l’allure svelte et élancée, patientait sur un quai délabré en replaçant d’une main experte les quelques mèches brunes qui s’échappaient de son chignon. Il était vêtu d’une simple chemise de lin noire épinglée d’un badge portant l’inscription « R.TA.D » et se tenait droit, impassible, au milieu d’une foule mécontente qui s’impatientait en attendant un train qui avait déjà cinquante minutes de retard. Les trente-et-un degré apporté par le soleil de cette fin de matinée lui auraient été agréables, pensait-il en déboutonnant le col de sa chemise de ses doigts fins, s’ils n’étaient pas souillés par la pollution envahissante et suffocante.
Le train arrive. Enfin c’est ce qu’il en déduisit par le flot changeant de la foule. Tel un nageur aguerri, il se laissa porter par l’agitation de ce monde en espérant pouvoir monter cette fois-ci car c’était déjà le deuxième train qu’il loupait. Heureusement que les rendez-vous dans la capitale commençaient toujours avec minimum une heure trente de retard, se dit-il, bien qu’il mît un point d’honneur sur la ponctualité et que cela l’insupportait grandement …
Il observait de son regard sombre et désapprobateur, les gens s’entasser les uns sur les autres à l’intérieur des wagons jusqu’à ce que trop remplis, le surplus se fasse vomir sur les rails. Bon déjà une bonne nouvelle, s’encouragea-t-il : il ne serait pas écrasé à l’intérieur du train jusqu’au terminus car pour les néophytes, quand on entre dans un train de Bombay, on en ressort qu’au terminus. Seul quelques chanceux encore plus rare que ceux de l’euro millions arriveront à jouer des coudes suffisamment pour atteindre leur arrêt. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il avait intérêt à bien s’accrocher. Les habitués vous diront qu’il n’y a rien de plus simple que de se suspendre sur le côté d’un train, qu’il y a plein d’avantage : musculation, possibilité de descendre quand on veut (ou non d’ailleurs ce qui entrainerait une réincarnation réussie), climatisation naturelle, et encore tellement de bienfaits qu’on ne pourrait les citer.
Il sentit le train démarrer avec difficulté et prendre lentement de la vitesse. Déterminé à arriver en un seul morceau, le jeune homme s’agrippa de plus belle ainsi que tant d’autres le long des wagons. Destination : Bundra Kurla Complex, le quartier des hommes d’affaires et des grosses entreprises du pays.
Le voyage était plutôt calme ce qui n’était pas pour lui déplaire mais les choses se compliquèrent en passant au-dessus de la rivière Thane. Sans prévenir, le train eut d’un coup une série de mouvements brusques surprenant quelques passagers dont une jeune fille d’une douzaine d’année qui lâcha prise à côté de l’homme. Ce dernier, d’une rapidité peu commune, la rattrapa par la taille d’un bras puissant et la ramena contre lui, la sauvant de la noyade au milieu d’une dizaine de bruits lourds et de cris horrifiés qui faisaient frémir l’enfant. Ce fut le seul malheureux épisode de ce trajet. Le voyageur put atteindre par la suite rapidement sa destination, se séparant de la grande enfant qui lui avait offert avec insistance son goûter et qui ne cessait de le remercier. En cherchant un taxi, il porta machinalement la main à sa sacoche et sursauta quand celle-ci rencontra le vide : il l’avait perdu ! Les questions fusaient : quand, comment ?! L’aurait-il fait tomber en rattrapant l’enfant ? A moins que ce soit elle qui l’ai prise ! Se surprenant à regarder le goûter qu’il tenait dans sa main comme s’il était empoisonné il fit le calme dans son esprit et revisualisa sa journée depuis le début en analysant chaque détail. C’est alors que quelqu’un lui tapota dans le dos en le saluant avec un fort accent oriental :
« Excusez-moi monsieur, il me semble que cela est à vous. » Le voyageur se retourna et découvrit un homme dans la fleur de l’âge plus petit que lui, les yeux souriants et aimables, typique du Japon. Pris de court, il remercia poliment l’inconnu qui lui tendait sa sacoche mais tous deux pressés il n’eut pas le temps de lui demander comment il l’avait récupérée.
Se remettant à chercher un taxi maintenant inexistant, l’étranger regarda sa montre en laissant échapper un claquement de langue agacée : il allait vraiment être en retard. Il attrapa en dernier recours un tuk-tuk, petite voiture rafistolée sur trois roues ayant le devant d’un scooter et un guidon en guise de volant, qui passait près de lui sûrement en quête de touristes. Ces derniers raffolaient des balades dans ces carioles ambulantes qui étaient de vraies petites œuvres d’arts d’autant pour leur forme atypique que pour le monticule de bibelots en tout genre dont la plupart étaient décorés.
Grâce à cela, l’homme arriva enfin sur le lieu de la réunion avec deux heures quinze de retard. Il fallut néanmoins attendre encore quarante minutes pour que tout le monde soit présent.
La salle de réunion se situait dans un des plus hauts étages d’un immeuble gigantesque appartenant à une des sociétés d’un des hommes d’affaires présents. S’approchant des murs entièrement vitrés, le jeune homme laissa errer son regard, ses mains gantées croisées dans le dos lui donnant une allure sévère : en bas il y avait les habitants grouillant de toute part, enfin à cause de la pollution on ne pouvait rien voir mais imaginer suffisait amplement. En hauteur se trouvaient les immeubles étincelants, et pour finir, si son regard se portait vers l’horizon de fumée, il pouvait voir que les immeubles s’arrêtaient presque tous en même temps laissant entrevoir une mer de bidonville. Vision assez choquante mais normalisée aux yeux du monde depuis presque maintenant cinquante ans ce qui lui fit crisper légèrement sa mâchoire.
On interrompit son observation pour l’inviter à commencer la réunion. L’homme se retourna pour se diriger d’un pas silencieux et puissant digne d’un fauve au centre d’une table de bois vernis en forme de ‘’u’’. Après avoir balayé d’un regard froid les gens autour de lui, il tenta de réprimer son dégoût montant et de se concentrer sur ce pourquoi il était venu :
« Bonjour, Mesdames, Messieurs. Je me nomme Martin Hopkins. Je me présente aujourd’hui en tant que porte-parole de mon équipe, commença-t-il d’un calme olympien mais qui dégageait une prestance qui imposait le silence. Nous travaillons mon équipe et moi-même, dans la recherche technologique et plus spécifiquement dans la branche R.T.A.D, la Recherche de Technologie Autonome et Durable. » Il parlait d’une voix lente, entrecoupée de silence laissant totalement le temps à son auditoire d’assimiler ce qu’il disait. Mais malheur à celui qui se laissait à rêvasser car son œil inquisiteur se dirigeait alors directement vers lui, le transperçant de son regard austère et le ramenait silencieusement à écouter ses paroles. Il continua : « Les buts principaux de nos recherches sont les suivantes : premièrement, l’élaboration de technologies qui fonctionneraient entièrement par elle-même, avec des énergies renouvelables, sans avoir recours à une intervention humaine. Deuxièmement, l’optimisation de la durée de vie. Et dernièrement : faire un travail de transition. Nous souhaitons que notre technologie soit un essor qui poussera la planète dans une transition écologique durable et faire ainsi entrer le monde dans une nouvelle ère car comme vous le savez, l’heure de la fin de la Terre approche à grands pas si nous ne changeons pas radicalement notre façon de fonctionner. »
Devant l’air désintéressé de son auditoire, il réprima un soupir agacé et enchaîna d’une voix plus forte : « C’est pour cela que j’ai sollicité un rendez-vous avec vous. Voici le projet que nous avons mis au point : il se nomme ‘’V. A-2021n°A’’. » Un hologramme apparut au centre de la table ainsi que de plus petits devant chaque personne. Ils dévoilaient un véhicule en forme de diamant qui volait à quelques centimètres du sol. Cela faisait légèrement penser à une petite serre volante doté d’une simple banquette où les passagers prenaient place et se retrouvaient donc tous face à face en petit comité. Ce qui surprenait surtout les hommes et femmes d’affaires, au-delà de la forme, c’était qu’il n’y avait ni volant, ni roue, ni rétroviseurs. Coupant cours à leurs questions, le scientifique reprit :
« Je me permets de vous faire la description du véhicule ‘’V. A-2021n°a’’. Commençons par l’aspect extérieur. Nous avons opté pour une forme qui se rapproche je vous l’accorde, de la forme d’un diamant. Elle permettait en plus d’un gain de place, aux personnes de se voir car nous cherchions quelques choses plus conviviales. Cette forme nous permettait également d’y installer des hélices à sa base afin que le véhicule soit tout terrain. Par exemple, lors d’un déplacement de base, il vole entre deux et dix mètres au-dessus du sol. Il peut aller sur l’eau et pourra également parcourir de grandes distances à plusieurs centaines de mètre d’altitude. Evidement ce modèle n’est pas fixe : il existe différentes tailles s’adaptant à la vie professionnelle et besoins de chacun. Pour l’aspect intérieur nous avons opté pour la simplicité sans pour autant négliger le confort et la sécurité : les passagers, du nourrisson jusqu’à la personne âgée prennent place sur des banquettes qui s’adaptent parfaitement au corps de la personne rendant chaque place unique. » Mr Hopkins laissa une petite pause de quelques secondes, le temps d’assimiler les informations, il reprit :
« Maintenant parlons du commandement du véhicule, c’est assez simple : il n’y en a pas. Nous avons créé un système intelligent qui pilote les différentes aires de l’appareil. Vous n’aurez qu’à entrer votre destination et le motif de votre voyage et le système déterminera par la suite le chemin le plus rapide ainsi que la vitesse. Pour ce qui est des villes aussi peuplées que celle-ci, les appareils se relieront entre eux pour ne former qu’un seul appareil et ils se détacheront petit à petit selon la destination des passagers, voyez cela comme un modèle moderne de bus ou de train. Pour ce qui est des parkings, nous n’en avons plus besoin : Nous avons converti le système d’hologramme avec de la matière solide. Pour faire simple, l’appareil peut être rangé dans une application que vous mettez sur votre téléphone, montre, ou autre objet technologique. Par conséquent vous pouvez le faire apparaitre et le ranger comme bon vous semble.
Je finirai la présentation sur ce point : l’apport écologique et durable. Cette technologie de pointe fonctionne grâce…au CO2. Des micro-capteurs sont présents sur l’ensemble du véhicule et filtrent notre air pollué. Le CO2 est ensuite acheminé dans le cœur du véhicule pour y être transformé en énergie. Evidemment, ce véhicule produit 0% de CO2, il est totalement inoffensif pour la planète et totalement révolutionnaire. Pour finir la durée de cet appareil : l’équivalent de plusieurs vies humaines au moins. C’est un mélange complexe de cyber-cellule, nous avions besoin de quelques cellules-plantes pour que l’appareil puisse consommer le CO2. Je vais m’arrêter ici pour cette présentation sommaire puisque le temps nous fait défaut. Je peux néanmoins vous accorder quelques minutes pour vos questions et savoir si l’un d’entre vous est intéressé par ce projet. »
*
Un rire cristallin remplit la pièce :
« -Et alors ils ont tous refusé sous-prétexte que cela détruirait leur système économique ? s’exclama Aayla, encore à moitié en train de rire.
-La SuperBrouette ne leur rapporte aucun bénéfice puisqu’elle est totalement autonome alors pour eux et leur affaire ce serait un désastre J’ai eu le droit à des questions aussi accablantes les unes que les autres : Entre ceux qui me demandaient si on pouvait la trafiquer pour qu’elle est une durée de vie limitée ou encore ceux qui voulaient qu’elle produise du CO2 pour y mettre une taxe sans compter que le reste des réunions se sont déroulés exactement de la même façon ! Et je ne compte même plus ceux qui viennent me voir après et me proposer des milles et des cent pour que je leur donne les plans. »
Bien confortablement installé sur un fauteuil dans sa luxueuse chambre d’hôtel, Sil Liara alias Martin Hopkins reprit avec une note de déprime dans la voix, s’adressant à l’hologramme de sa compagne qui était sagement assis sur le lit :
« Chérie, on nous avait bien dit que les Terriens étaient avares, c’est une évidence et toute les Galaxies le savent mais au point qu’ils en tuent leur propre planète et eux avec, ça c’est inimaginable. Tu te rends compte que ça fait des mois que je parcours la Terre pour leur proposer la SuperBrouette, ce modèle dépassé depuis des centaines d’années dans tout l’Univers, et ils ne réalisent même pas que je leur tends la clé de la survie de leur espèce ! » Dépité, Sil Liara continua : « Je ne suis pas pour les préjugés, tu le sais bien, c’est pour ça que j’ai accepté cette mission alors que tant d’autre s’y était opposé mais là les préjugés sont tous justifiés ! S’ils savaient que ‘’Terrien’’ était considéré comme une insulte dans les différentes Galaxies…et comment ils pourraient le savoir, ils se croient encore les seuls dans l’Univers, tu y crois ça ? Ils sont tellement égocentriques qu’ils ont tendance à appeler leur planète ‘’le monde’’. C’est un record quand même, c’est la première civilisation a resté aussi longtemps dans la préhistoire, c’est tristement impressionnant. Néanmoins, trêve de plaisanterie, il ne me reste plus que deux mois pour faire accepter la SuperBrouette à une organisation terrienne sinon cette planète se fera coloniser afin d’éviter sa destruction.
-Ne perd pas espoir Sil, dit tendrement Aayla en se levant, tu as été le seul dans l’assemblée à t’être opposé à la colonisation de la Terre et à leur avoir laissé une dernière chance, je serais toujours fière de toi pour cela et ce, que tu réussisses ou non. »
Sur ce, la gracieuse jeune femme déposa un doux baiser sur le front de son compagnon et disparut : le temps de l’entrevue était écoulé.
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Défi
Notalink
"Grandeur et décadence''...mais c'est un thème parfait pour parler d'aliens!

Plus sérieusement, ''Grandeur et décadence'' est un thème propice pour un bon parallèle avec notre monde actuel.
"Est-il juste de prétendre notre monde parfait et supérieur s’il puise sa source, son existence dans cette ignominie que nous commettons?" - Ehlikar. En effet comment pouvons-nous prétendre, occidentaux, de vivre dans un monde à la pointe du développement alors que toute cette réussite repose sur le dos d'exploitation des plus démunis.

Faut-il nécessairement que la réussite se paye de sacrifice ?
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Questionnaire de Scribay

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Avec Rouge, Un jour au Paradis...
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