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Teresa Rey

Teresa Rey
Une expérience scientifique ratée conduit à l’ouverture d’une porte vers un autre monde. L’humanité est attaquée par les sans-visages et leurs immenses gardes du corps métallique, les Exos. La Cavalerie est créée pour les combattre alors que l’Homme décide d’abandonner sa terre natale pour se réfugier sur la Lune. Leur mission première ; refermer la brèche.
Des centaines d’années après l’apparition de ces ennemis, Rita et Andrew Aleysworth, jumeaux, naissent de parents cavaliers, constamment absent.
Suite à un tragique accident, Rita et Andrew décident de rejoindre l'armée de la colonie. La jeune femme finit par se retrouver au centre des conflits sur Terre qui ne cessent de s’intensifier depuis quelques temps. Elle et Haziel Eldred, son équipier dans la Cavalerie, deviennent rapidement le seul espoir de la colonie pour refermer la brèche menant vers le monde des sans-visages.
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Teresa Rey
Deux ans après la fermeture de la brèche, Andrew Aleysworth est le nouveau Capitaine du septième escadron. Alors qu'une nouvelle recrue est affectée sous ses ordres, sur Terre, un escadron est mystérieusement décimé.
Envoyé en mission de reconnaissance sur ce point, l'escadron Suicide est témoin d'un évènement des plus inattendus ; une nouvelle brèche est ouverte, laissant les sans-visages affluer de nouveau. Mais cette fois-ci, la Cavalerie sera confronté au nouveau chef de cette race.
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Teresa Rey
Après des mois sans nouvelles d'Ektra, la Cavalerie commence à croire qu'il a obtenu tout ce qu'il souhaitait.
De son côté, Haziel Eldred ne désespère pas de revoir un jour Rita. Lui et Lilly Jones obtiennent l'autorisation du Général Amador d'aller rencontrer le chef des rebelles sans-visages, connue comme la plus grande faiblesse de leur ennemi.
Un jour, pourtant, le Général Amador reçoit une vidéo pirate qui semble provenir de la station, les prévenant d'un danger imminent.
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Teresa Rey
Lorsque la Terre se meurt et devient invivable, une seule chance de survie : Primera B

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Le petit nouveau, un concept et un univers qui trottent dans ma tête depuis des mois, cependant une intrigue encore un peu floue.

Vocabulaire un peu cru, jargon militaires de base, scènes parfois violentes, bref, un bon mélange de contenu sensible.
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Défi
Teresa Rey

Jamais personne ne m'avait encore demandé de me décrire moi-même. Je ne pense pas avoir une vie palpitante. Du haut de mon quart de siècle, j'ai encore beaucoup de chose à découvrir et pourtant j'en ai déjà vu pas mal.
Je n'étais pas faite pour la fac, étant plus jeune. Après le bac j'ai tout de même eu une licence mais je ne tenais pas en place sur un banc d'amphi, j'avais besoin de bouger. Je cumulais les petits boulots étudiants et les cours afin de m'occuper à hauteur de ce que mon cerveau pouvait endurer. Il y avait également les compétitions d'athlétisme et la pression qui va avec, celle des entraîneurs et même de sa propre famille. Ce n'est pas toujours bon et ça m'a conduit à la blessure, retour sur le banc de touche, finis les projecteurs et le survêtement bleu/blanc/rouge.
Et puis il y eu l'armée. De mon point de vue ce fut un long contrat dans lequel j'ai tout de même grandi. Je suis passée de l'adolescente innocente qui ne connait rien à la vie au soldat Français qui défend son pays à l'étranger. Beaucoup me demandent pourquoi j'ai décidé d'arrêter alors que j'adorais ce que je faisais. Eh bien pour la simple et bonne raison que l'armée et moi, nous n'étions pas fait l'un pour l'autre. Nous n'étions pas dans une relation durable. Elle m'a trahie, m'a trainée dans la boue, m'a menti et j'ai décidé de rompre. Après avoir passé un bon début de carrière, un évènement a tout changé et ça a été une descente aux enfers, menant à la depression dont j'ai mis énormément de temps à me remettre.
Du côté physique, je suis comme toutes les autres, je n'ai pas de particularités et je ne suis pas non plus un canon. J'ai beau faire énormément de sport et d'effort, je ne me trouverais jamais assez bien, jamais assez fine. Pas très grande, une "rouquemoute" et les yeux clairs. Des tâches de rousseurs un peu partout sur la tronche et une peau blanche comme un cul. Autrement dit j'ai pris quelques coups de soleil en mission à l'étranger. Mon physique m'a attiré beaucoup de problème durant mon enfance mais grâce à ça j'ai réussi à me forger mon petit caractère de cochon et mon indépendance. En plus de ça il parait que j'ai un regard pas sympa et que tout se voit sur mon visage, surtout quand je n'aime pas quelqu'un. Ma mère a le même et elle ne cesse de me répéter qu'avec les années on adopte ce regard de persécuteur pour avoir la paix dans le RER D.
Mon plus grand talent reste mon habilité à la course à pieds. Elle et moi, par contre, nous avons un lien solide depuis toujours. Le meilleur moyen de m'évader c'est de courir. Encore une fois, cette capacité m'a beaucoup éloignée des gamines de la cours de récré. Qui voulait devenir copine avec la fillette rouquine qui court partout, meilleure que tout le monde en sport et qui fait du foot avec les garçons ? Personne. Grand moment de solitude.
Je reste tout de même fière de qui je suis devenue mais j'aime me cacher derrière mon profil par peur des jugements. Qui n'a pas peur des jugements ? J'apprécie qu'on critique mon travail avec simplement mon travail et pas ma biographie. J'aime mes personnages et j'ai mis du temps à les construire, abandonnant à chaque fois une petite partie de moi pour les faire naître.


(PS: J'adore l'idée de ce défi, j'étais obligée de le dire =D)
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Défi
Teresa Rey

Premiers mois dans l'armée, première mission, première fois que je suis de l'autre côté de la barrière.
L'euphorie et la fierté de porter l'uniforme se transforment rapidement en angoisse, stress, appréhension, larmes, le soir où nous entendons des coups de feu devant ce théâtre parisien. Va-t-on y être envoyé ? Allons-nous utiliser nos quatre-vingts munitions ? Je n'ai jamais fait usage de mon arme à feu hors du pas de tir. Comment vais-je réagir si on me donne l'ordre de tirer ? Du haut de mes sept mois d'armées ? L'entrainement ne nous prépare pas à cette situation.
L'incertitude laisse place à la déception, la honte de n'avoir pas bougé et d'être resté planqué pendant que ces civils se faisaient abattre sans avoir rien demandé.
Le retour de mission est difficile. Je n'ai plus envie de me lever, je ne veux plus aller travailler, j'ai perdu foi en mon armée.
Je suis tout de même renvoyée en mission malgré mon innaction. Paris, octobre/novembre 2015, attentat de Paris. Paris, juin/juillet 2016, attentat à Nice. Strasbourg, décembre 2018, fusillade au marché de Noël. Sur quatre missions Sentinelles pendant mon contrat, trois attentats, suis-je poursuivis ? C'est une très mauvaise conïncidence qui me rend folle et je ne suis pas la seule. Mes chefs deviennent paranoïaque et nous rendent la vie impossible. On m'en demande trop, ma survie et celle de beaucoup d'autre est en jeu. Une pression incroyable pèse sur nos épaules. Pas le temps de se reposer, on enchaîne sur la patrouille suivante. Je ne peux pas protéger la population si je suis incapable de me protéger moi-même. Et pourtant, en rentrant on nous remet une Lettre de Félicitation pour avoir été présent, juste présent, le soir de tous ces évènements.
J'angoisse, il m'est impossible de me lever. J'ai l'impression que je vais mourir si je mets un pied hors de mon appartement et la panique prend le dessus sur la raison. Je ne mange pas, je ne me lève pas. Je suis inutile dans mon travail alors, pourquoi y aller ? Au final, un matin je reste au lit.
On m'en extirpe quelques jours plus tard pour me coller dans un autre, cette fois-ci entouré de psy. Pourquoi ? Laissez-moi tranquille, il faut arrêter de trop m'en demander, foutez-moi la paix. Il n'y a que dans mon propre lit dans mon appartement qu'il ne peut rien m'arriver. Hors de ces murs je sais que je vais mourir, j'en suis sûre. Me bourrer de médicaments ne va rien changer.
De toute façon, mes chefs sont tous des cons. Pour eux comme pour beaucoup la maladie mentale n'existe pas.
Courage, plus que deux ans à tirer avant d'avoir enfin terminé.
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Défi
Teresa Rey

Je jette un coup d'oeil à mon manomètre par sécurité, encore une fois. Mon bloc est plein, je le sais donc pas besoin de s'affoler. Pourtant, cette fois mes yeux s'écarquillent derrière mon masque et ma main se serre autour de mon manomètre. Les bulles provoquées par mon expiration m'obligent à retenir ma respiration quelques secondes, juste pour confirmer que oui, l'aiguille est dans le rouge.
Je suis à trente mètres et j'entame donc les paliers pour revenir à la surface, en espérant avoir assez d'air. Mon bloc doit être défectueux, ça peut arriver. Je sais que la plongée est un sport dangereux mais je ne peux pas m'en empêcher. J'aime plus que tout naviguer au fond de l'eau, me mêler à la faune, découvrir cette flore qui, dans les coins les plus profonds, s'apparente à une nébuleuse que l'ont pourrait voir quelque part dans la Galaxie. Ces couleurs m'obsèdent, ces mouvements lents me fascinent, ce vide sans fond m'attire. Mais ce jour-là je flirte avec la mort pour remonter.
J'essaie de calmer ma respiration alors que je vois l'aiguille du manomètre descendre à toute vitesse. Je ne peux pas remonter plus vite.
Mourir ne me fais pas peur, ça fait partit de la vie, mais mourir sous l'eau, asphyxiée, noyée, me terrifie.
C'est terminé je n'ai plus d'air. Au dessus de ma tête j'aperçois la surface mais le temps me manque pour mes paliers. Tant pis, j'essaie de remonter. Je ne peux plus je sens mes jambes faiblir et mon équipement me parait encore plus lourd que d'habitude. J'ai beau tenter de prendre de grandes inspirations, rien ne sort, quelque chose bloque, comme une main qui me retient. Mon nez tente de prendre le relais mais le plastique de mon masque le bouche. Ma vue se trouble. J'abandonne et me noie.
Je me réveille en sursaut dans mon lit, en sueur. Je prends une profonde inspiration comme si je n'avais pas respirer depuis de très longues minutes. Je secoue la tête pour chasser ce mauvais rêve et me lève pour aller enfiler ma combinaison de plongée.
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Teresa Rey


- Mon Pseudo : La pizza <3 (cliché non ?)
- Mon âge : 7, précoce la gueuse
- Ma profession / Mes études : Chieuse, quoi d'autres ?
- Mon hobbie favoris : véto toujours sur les bancs de l'école (je n’ai pas de vie.)
- Ma couleur préférée : Le printemps
- Mon numéro fétiche : la course à pieds je compte les kilomètres
- L'animal / L'objet qui me représente : Jason Bourne qui irait livrer une pizza dans les locaux de la CIA
- Ce que je trouve agréable : Teresa Rey
- Ce que je déteste le plus : mes 25 ans, un quart de siècle quoi
- L'aliment dont je ne peux pas me passer : vert, qui n'aime pas la couleur des brocolis ?
- Pour conclure je suis : Un cerf
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Défi
Teresa Rey


Ma mère me racontait souvent la légende d’Eden qu’elle avait un peu revisité à sa façon. Elle précisait que c’était l’histoire d’une jeune fille pleine de vie qui ne cherchait qu’à être heureuse. Malgré toutes les difficultés rencontrées, elle avait pu trouver son havre de paix, quelque part.
Cet être immortel, créé de toute pièce a vu le jour dans un laboratoire . Elle mourrait d’envie de tout apprendre sur le monde qui l’entourait. Elle était fascinée et le trouvait magnifique mais effrayant à la fois. Les forêt l'hypnotisaient avec leurs immenses arbres colorés aux hauteurs vertigineuses. Elle rêvait de plonger ses doigts de pieds dans les plages de sables blanc en contemplant les étendues bleues à perte de vue. L'architectutre humaine la troublait. Certaines bâtisses étaient plus sophistiquées que d'autre mais elles lui faisaient toutes ressentir la même attirance. Les civilisations semblaient toutes éloignées et diversifiées mais portaient en elles des racines si proches. Elle ingurgitait tout ce qu'elle pouvait apprendre concernant les lois de la physique, les raisonnements scientifiques et les façons de penser de certains grands philosophes. Elle voulait avoir sa propre idée sur tout et son libre arbitre.
Son créateur l’abandonna quelques années après sa conception pour un monde meilleur. La laissant dans les griffes de son impitoyable second. Il ne voyait en elle que la machine et pas la jeune enfant vivante.
Un jour, elle comprit sa réelle utilité de sa naissance. Elle devait permettre à l’humanité de s’élever, se débarrassant ainsi de toutes ses impuretés. Certains dirigeants s’étaient rendus compte bien trop tard que leur planète était en train de mourir. Soudainement, ils voulaient y remédier. C’était devenu la course pour savoir qui aurait la meilleure idée pour les sauver de l’extinction ou le plus d'argent pour assurer sa survie.
Le projet choisit n’incluait pas tout le monde. Seuls ceux pouvant se payer une place dans la nouvelle arche auraient la chance d’évoluer, transférant leur conscience vers un corps immortel comme celui de la jeune fille. Les autres, laisser pour compte, seraient terraformer en même temps que la Terre et serviraient de matière première à la renaissance de la planète.
La jeune fille voulut empêcher le massacre, se sentant responsable de ces envies meurtrières rien que par sa naissance. A l’aube de la terraformation, elle emporta une poignée de personnes, les seuls qu’elle put sauver. Elle les emmena sur une île, loin du rayon d’action de la terraformation.
Le temps que la Terre reprenne ses droits, une nouvelle civilisation était née sur cette île. Les nouveaux humains évolués les cherchèrent pendant des années, estimant qu’ils n’avaient pas à survivre et qu’ils pouvaient perturber l’équilibre de leur nouveau monde.
Plus personne n’entendit parler de la jeune Eden. Tous la pensaient encore en vie, quelque part sur son île, son havre de paix, avec cette famille qu’elle s’était construite dans son grand jardin.
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Défi
Teresa Rey

Antigone
Nous avons enfin chopé cette voleuse de pain qui se croit au dessus des lois ! Elle fait moins la maligne sans son arc et ses flèches, menottée à cette table. Elle a cru qu'elle pouvait venir se servir chez nous comme ça sans finir derrière les barreaux ? J'ai d'autre chats à fouetter que de m'occuper de son interrogatoire pour savoir où sont ses copains "rebelles". Mon frère est mort et personne ne veut l'enterrer comme il se doit. Jusqu'où je vais devoir aller pour qu'ils m'écoutent enfin ? Finir en prison ? Me pendre ?
En tout cas, cette fille je ne l'aime pas. Avec sa natte que toutes les petites du coin essaie d'imiter. Elle me tape sur le système. Elle croit être une rebelle mais à part passer à la télé avec son déguisement ridicule elle ne fait pas grand chose. Toujours en train de chialer celle-là. Retourne dans ta forêt chasser des oiseaux et arrête d'empiéter sur mon territoire. Tout le monde parlait de moi avant que tu n'arrives, c'est moi la rebelle emblématique et ça sera toujours moi.

Katniss Everdeen
Bon. J'ai merdé, je me suis fais prendre. Il va falloir que je la joue fine pour m'échapper de là. Les menottes accrochées à la table de la salle d'interrogatoire n'étaient pas vraiment prévues au programme. J'ai vu pire ça devrait donc être une partie de plaisir. Avant ça, il va falloir qu'elle arrête de me regarder de cette façon la princesse et qu'elle finisse enfin par me dire ce qu'elle veut. Elle se prend pour qui ? Elle veut jouer les durs ? Laisse moi rire... Elle est née avec une cuillère en argent dans la bouche. Elle n'a jamais dû à se battre où à mendier pour pouvoir manger. Elle fait chier tout le monde avec son frère et sa sépulture. Et alors ? La mienne a explosé sous mes yeux et j'en fais pas tout un drame. Arrête de chialer creuse un trou, met ton frère dedans, rebouche le et passe à autre chose.
Elle croit pouvoir me faire peur en me fixant comme ça avec ses yeux de gamine ? J'ai survécu à deux Hunger Games, tu ne fais pas le poids. La rébellion c'est moi.
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Défi
Teresa Rey

Je me lève de mon banc, j'attrape ma perche. Je prends un grande inspiration et j'entre dans ma bulle. Je me place au bout de la course d'élan et me frotte les mains pour étaler la magnésie, j'en ajoute encore un peu au niveau de la prise de main de ma perche. Je fixe la barre qui monte le long des poteaux et je visualise ma course, mon saut. Monter les genoux, attaquer sur la pointe, perche vers le ciel, descendre petit à petit, planter le butoir, balancer les jambes, durcir les abdos, enrouler la barre, retourner, lâcher la perche et lever les bras. Tout me semble si simple quand j'y pense mais ce geste, même s'il est devenu une habitude, reste très technique. Chaque saut est un risque d'exploser la barre et soi avec.
Les acclamations du public dans le stade m'exaltent. Ils connaissent mon nom ? Mais oui, ils connaissent mon nom ! Impressionnant, tout le monde regarde. Je ne peux pas me planter il faut que je passe cette barre. Comment les gens vont-ils réagir si je me rate ? Ils oublieront mon nom et passeront à l'athlète suivant.
J'entame ma course. J'ai l'impression d'être trop lente, beaucoup trop lente. Accélère ! Tu joues un titre de France, là ! J'ai l'impression d'entendre les paroles de mon entraîneur résonner dans mon esprit. Sa voix grave efface complètement celles du public.
Le butoir approche. Je sens venir le refus. Non ! Je sais prendre mes marques et celle-ci était bonne. Hors de question d'abandonner.
Je plante ma perche et c'est l'impulsion. Mes jambes décollent, je les monte ! Et vient l'enroulé. Je groupe, me gaine et je passe la barre. les jambes c'est le plus facile ! Je passe les fesses, gare à la tête. Je lâche la perche avec une légère poussée en arrière et mon corps retombe.
Je l'ai passée ? Je l'ai passée ! La chute vers le tapis me semble interminable et je ne peux pas m'arrêter de sourire. Je pense tout de suite au podium, aux félicitations, à ma médaille et à la fête de ce soir avec mon club. Dans quelques mois, je recevrais toute la panoplie bleue, blanc, rouge que je porterai à toutes mes compétitions futures. Un avenir palpitant m'attend et je vais continuer de vivre ma passion en représentant mon pays.
Le tapis s'approche de plus en plus et je continue d'imaginer tout ce qui va se passer par la suite. J'atteris comme sur un nuage. Je cris, heureuse. Toute cette rage, cette pression du dernier saut s'évacue. Je me relève, les bras en l'air et là, contre toute attente, je m'écroule. Une douleur lancinante me prend au niveau du tibia. Mais c'est quoi, cette connerie ? Les applaudissements laissent place à la subjugation, la peur, le silence et moi je pleure de douleur. Je ne peux pas me relever. Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ?
L'adrénaline et l'exaltation m'a fait totalement occulter la douleur. Mon périoste a lâché sur cette courte distance de course. La blessure à ne jamais avoir, la pire de toute, la déchirure complète de la membrane. Mes espoirs se transforment en déception. Mon futur en bleu drapeau devient blanc hôpital
Cette première fois, ma première blessure a torpillé mon titre de championne de France.
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