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William Tinoco

William Tinoco

Trempé de sueur; les cheveux hérissés, tout comme ses sens. Il s'assoit sur son lit. Plongeant sa face dans ses mains, s'enfonçant ses ongles dans ses orbites. Toujours plus strident. Jamais les murmures ne cessent. Toujours plus nombreux. Ils se pressent dans son esprit comme une nuée de sauterelles. Toujours là. Ils l'oppressent, le persécutent. Il relève la tête. Des gouttes de sang perlent sur ces cils. Il refuse de les essuyer. Il aime voir le monde teinté de rouge. Il relève son corps, enfile son pardessus et abaisse la capuche. Les gouttes sont devenues larmes, son visage pourpre, non par la chaleur de cette chaude nuit d'été mais par la mutilation de sa vue, est celui d'un être défaillant. Lentement il parcourt le rivage. Tremblant et boitant, comme un épouvantail sur la houle. Un esprit malade dans un corps malade. Il est happé par le gouffre de la folie .
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William Tinoco


Quand les yeux débordent, c'est l'océan qui se noie
Une goutte d'éternité au creux d'un instant à pleurer
Quand les yeux débordent, c'est la terre qui ploie
Une éternité à recoller les gouttes du passé.


Une larme sur la pierre, tous les oiseaux choient
L'astre se déguise en étincelle, j'éteins celle-ci de mes doigts
Car qu'est-ce qu'un soleil dans un ciel sans oiseaux ?
Seulement une triste terre sans toi qui écoute mes mots.
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William Tinoco

Souvent, notre regard se perd dans l'horizon. Notre sensiblité à nue découvre une vue grandiose, comme à la fenêtre de notre univers. Transporté par l'Orange en déclin, les yeux luisant, toute notre carcasse tremblante s'arrête, le silence... puis la nuit!
Tout redémarre. Un renouveau se fait dans notre esprit. Plus de mot, plus de geste, seulement la respiration. Lente et profonde. A la fenêtre de notre univers le soleil chante. A la fenêtre de notre univers les oiseaux rayonnent. Fugitive beauté.

Puis la noyade, tant de couleurs, tant de vies éphémères, le coeur s'emballe, déja 6h, au loin une cloche sonne, ma respiration devient sanglot, la sueur perle sur mon front. Mes mains, comme malade, happent le vide. Ma bouche sèche happe le vide. Un éclair de folie... puis la nuit.

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Défi
William Tinoco

Ceci n'est pas une lettre j'en ai horreur. Prenez le comme une liste de course ou une liste au père Noël.
Tout d'abord, pleurez beaucoup un enterrement sans larme, sanglot, cris, griffure et silence sombre c'est beaucoup trop triste. Je veux de l'A.M.B.I.A.N.C.E. Prévoyez des seaux pour les femmes, elles pleurent toujours beaucoup, et des fûts pour les hommes qui eux pleurent moins.
Pour les enfants par pitié ne les emmenez pas. Donnez les à belle-maman qui m'en veut encore de lui avoir offert une carte postale pour son anniversaire.
Pour mon emplacement, certe on ne choisie pas sa famille alors laissez moi choisir mes derniers voisins. A droite: Bob Marley, si vous pouviez mettre Jammin et versez une larme à chaque "jammin" ça serait top. A gauche: Mélenchon serait à sa place mais la politique et les réunions de famille ne font pas bon ménage mettez donc Charlie Chaplin j'ai toujours été jaloux de sa moustache.
Invitez un groupe de Metal reprenant du Edith Piaf pour adoucir l'ambiance après le vin.
Après la bière, une raclette sur ma tombe vous devrez manger (j'ai toujours pensé que les morts parlaient comme maitre Yoda).
Après le Ricard, bataille d'eau avec les seaux et les fûts de larmes. Pour vous changer après cette baignade océanique prévoyez des costumes de Mickey avec des masques de Donald Trump et manifestez contre le capitalisme américain.
Et pour finir, rentrez chez vous et foutez moi la paix.

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William Tinoco

Le frisson roule, la chaleur monte, tout comme mes larmes. Une saturation puis l'abandon. il fait froid. Pourquoi la lune brille-t-elle d'une autre lumière que la sienne ? Elle est si belle dans le noir. Lentement j'étouffe un souffle au creux de mon coeur, j'ai peur, Suis-je adulte ? Parfois je me rappelle être en vie. Pourquoi les corbeaux rient-ils ? Ma tête est pleine de larme, pourquoi l'averse s'éloigne-t-elle ? Je voudrais des rires sincères, qu'elles sont toutes ces émotions ? La peur est partie. Où suis-je ?
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William Tinoco

 C'est un être de chairs décharnées parmis tant d'autre. Dans cette marée nauséabonde de corps il avance. Tous rampant dans cette fumée au goût de poix, s'en nourrissant comme le lait maternel des premières années en nôtre monde, ils rampent. C'est une terre lointaine de la notre. Chaque corps, sur son épaule, est marqué d'un sombre présage. Une malédiction intemporelle. Elle est un lien. Entre vie et mort. Folie et espoir. Carcasse errante ou simple corps dénudé. Presque vide. ll avance, a-t-il un nom ? Même lui s'en moque. Il est presque vide, seule une braise l'anime. Comme chacun de ces êtres, il plonge, d'un abyme à un autre. Plus rien n'a d'importance. Quelque part un brasier les consume.





 Réveil. Son corps courbatu se courbe, il est plié en deux, une intense douleur l'enflamme. Il frissonne de douleurs, de froid, de peur. Son épaule est un brasier, pourtant rien ne brûle, tout en lui est éteint. Rien ne brûle. Il se force à regarder, rien ne bouge. Il a perdu quelque chose. Si cette masse de chairs et de sang avait pu vouloir, c'est bien la vie qu'elle aurait souhaité perdre.
 Sa volonté le pousse, seule ancrage d'un être vide, vers un futur. Peut-être une fin ? Solitaire silhouette au milieu de ce champ de seigle sombre, seul le souffle du vent parvient à ses sens. Il progresse lentement, titubant comme un marin ivre. Au loin une nuée de croassement embrase les cieux. Tout n'est que bruissements d'ailes. Une averse de plumes s'abat sur le champ. L'Être, inconscient, continue encore plus difficilement face aux bourrasques créées par ces sombres oiseaux. Les plumes lui picorant le corps, pénétrant sa peau, parcelles par parcelles. Il pleut des plumes. Alors le silence s'abat, juste avant la nuée sur ce tas sanguinolent recouvert de plumes . Juste avant le naufrage, la marque s'embrase.

                Une malédiction intemporelle.
Elle est un lien. Entre vie et mort.
Folie et espoir. Carcasse errante ou simple corps dénudé.
Presque vide. Il avance, a-t-il un nom ? Même lui s'en moque.
Il est presque vide, seul une braise l'anime.
Comme chacun de ces êtres, il plonge, d'un abyme à un autre.
Plus rien n'a d'importance. Au loin un brasier les consume.
Une sinistre tour d'ébène où tous brûlent.

Encore il se lève. Encore il se dirige vers cette tour. Pour eux la mort n'est qu'une nouvelle vie.

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William Tinoco


Une enfant se balance. Seule. Sûre d'elle, elle pense savoir.

Un corps
au bout
d'une corde.

Sa robe, rouge , ronge la terre . La terre, rouge, arrache ses genoux .
Tu penses savoir ? Elle ne sait plus.

Un corps à
bout de souffle ,
tremble.

Ses dents claquent. Comme le vent. Elle se suspend. Le temps se pend , funambule sur le fil d'une aiguille . Nous croyons savoir. Tout se tend.


Un corps raide
se tend .
L'horloge s'étend.
L'aiguille
bascule.
Il est 6h.
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William Tinoco

Parfois, les membres tremblants et l'esprit frissonant. Parfois, quand le vent épouse la mélancolie et la bise caresse tes sentiments. Les pensées et le regard vide, hagard tu découvres un monde aux couleurs de Chaplin. Le comique et la moustache en moins. Tu te sens porté, d'un lieu à un autre. Alors quand tes pas plus que ta volonté t'ont dirigés vers cette place qui t'attendait. Cette place vide de tout hère, où seule le gazouillie de la fontaine mélangé à celui des oiseaux ose troubler le silence. Ou cette forêt, dont le vent dans les feuilles fait chanter les arbres. Est-ce la hauteur d'une coline ? Qui te place au delà de tes soucis. Quand le lieu devient spiritualité. Souvent c'est içi que tu abandonnes ta pensée, d'une méditation à l'autre. Quand ces moments prennent fin, et que comme nu sous la pluie, tu frissonnes. Tes lèvres tremblantes, lachent le dernier souffle chaud de la méditation. A ce moment, ton esprit délivre son plus léger baiser sur une braise.
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William Tinoco
Ainsi arrivais-je. Seul. Un esprit tourmenté en un lieu d'abandon. Ainsi arrivais-je dans l'antre des richesses et des âmes, moi qui n'en avais plus. Deux êtres assis. Deux être flétris. Deux existences fanées comme une rose en hiver. Mon amour, ma passion. Comme une rose en hiver. Tous m'attendaient comme un jour en enfer. Je ne me souviens plus. Tout est noir. Oui la noirceur! C'est elle qui m'a guidé, mais où suis-je allé ? Dans cette obscurité je ne me souviens que de deux lueurs. Peut être n'y en avait il qu'une ? Elle me regardait, j'en étais persuadé. Puis les ténèbres... Ma mémoire n'est que ténèbre. Les ténèbres ? Encore cette délicieuse étreinte. Ah oui, puis la lueur! Une rose en halo. Et un halo de casque. Deux halos se disputant. Alors le casque disparu, avait-il vraiment existé ? Puis la rose. Elle dit au revoir et me suivit. Puis les ténèbres. J'étais seul encore. Encore la lueur était là, comme une rose en hiver, elle ne pouvait exister, vouée à disparaitre. Elle me dit de boire au Lait-thé ? peut être du lait en été. Puis les ténèbres.
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Défi
William Tinoco

Un sinistre craquement, puis la chute. Les muscles se tordent, les os s'entrechoquent, les poumons se vident, puis, enfin le corps se relâche. Les membres détendus, le regard fier, l'homme à la hache regarde le sapin s'écrouler. Criant d'indignation les volatiles alentour envahissent le ciel faisant tomber le jour. Un bruissement puis la nuit. L'homme à la hache toujours debout avance vers sa prochaine victime trainant derrière lui son instrument qui, lourd, fait craquer les branches sèches et déchire les feuilles.
Un sinistre craquement, puis la chute. Brisée et morcellée la bûche rougeoyante s'écroule dans l'âtre. Appuyé sur sa hache, le regard perdu, l'homme médite. Un cris d'indignation le fait se lever. Dehors dans la nuit seul le bruissement des oiseaux trahi le silence. Un cris dans la nuit. L'homme à la hache debout, avance vers sa prochaine victime trainant derrière lui son instrument qui, lourd, va faire craquer les os et déchirer les chairs.
Un sinistre craquement, puis la chute. Séparé, coupé. Le corps se relâche, les poumons se vident, les os s'entrechoquent, la tête roule. Le regard fier, l'homme à la tête regarde les oiseaux. Le silence puis la nuit. L'homme à la tête avance vers le sapin, la tête craque quand il la plante sur une branche. Parmis les autres.
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William Tinoco

J’écris ces mots pleins de poussières depuis une ville bien amère. Mes yeux vont bientôt se fermer, ils ne veulent plus voire.

J’écris ces mots emplis de misère, depuis cette ville sans lumière. Ici tout a chu, même nos espoirs.

(Se sont éteints)

Bien que la ville soit tombée, comme les bombes sur nos vies, je continue de rêver. Les yeux clos sur mes envies.

Ma bouche happe le vide, les sens éveillés. Elle se souvient de ces suaves saveurs que la mémoires lui murmure.

Mon esprit pas encore dans les bras du souverain de l’éternité, se voile, plonge dans le passé.

C’est hier que mes yeux s’ouvrent, sur la faim de mon corps. C’est une prière que mon cœur couve, celle d’un lendemain sans mort.

Je suis las, parmi les ruines vides de toute hère. Si j’erre dans cette ville c’est par vertige de l’enfer.

C’est une madeleine que je vis et comme elle je veux pleurer. Un souvenir qui s’éteint dans la ville enterrée.

Dans ce souvenir je m’engouffre : est-ce lui qui me happe ? Une certitude m’envahit : d’ici personne ne s’échappe.

Mon hier se résume à deux villes et un rêve. Un Paris-Brest me fut donné : espoir dans mon monde sans trêve.

Mais qu’est-ce que Paris ? Une autre Terre, une nouvelle vie ? Pays ou ville de Lumières.

(Un lieu sans le bruit des prières)

Mes yeux ont fini de lutter, dehors les conflits s’enragent. Une guerre entre l’ombre et le courage. Depuis longtemps la Lumière s’est ombragée. Et de rage je voudrais crier.
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William Tinoco

C'est un doux chamboulement, inspiré par chaque sens, tous nous montrent la voie. Le regard se perd, le paysage nous gagne, il n'existe qu'harmonie, une brise puis un frisson. Il ne fait pas froid, la beauté rend malade, inexplicable si violente pour nos coeurs et pourtant si calme. Elle n'est qu'un fluide courant dans nos veines, engloutissant chaque parcelle de notre être. Le fantasme de tous les Albatros, le vent qui les fait planer tant au dessus de l'Homme qu'au dessus de la réalité. C'est le véritable opium de l'artiste.
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