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Salomé1644

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œuvres
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Œuvres

Défi
Salomé1644


 A première vue, je ne l’ai pas reconnu. Elle avait tellement changé. Le corps autrefois musclé de ma sœur, n’était plus qu’os et maigreur. Ça faisait maintenant trois ans qu’elle était partie sans donner de nouvelles. Elle avait tout simplement disparue. Quand je m’étais dit qu’aller faire un petit peu de shopping en ville était une bonne idée, la dernière chose à laquelle je m’attendais était bien de voir ma sœur, là, assise par terre entre la boulangerie et la banque. Ses longs cheveux blonds autrefois brillant étaient emmêler et terne. Elle paraissait tellement vulnérable, assise sur sa petite couverture tachée. Le vert intense de ses yeux n’avait pas changé, mais son regard était désormais vide, dépourvue de toutes émotions. Elle semblait ne pas vraiment être là. Je n’osai pas tout de suite l’approcher. Avais-je peur d’elle ? Comment est-ce possible, c’est ma sœur ? Mais elle n’était plus du tout la même. En l’observant de loin, je me rendis compte qu’elle n’avait même pas de chaussures. Ses pieds sales et abimés cherchaient désespérément un coin de couvertures pour se réchauffer. Sa doudoune qui autrefois devait être rose, était déchirée au niveau de sont épaule et laissait apparaitre sa peau brunie par le soleil d’hiver. Son visage était terne et anormalement ridé pour son jeune âge. Son pantalon trop grand était sale et troué à de nombreux endroits. Elle semblait si malheureuse.
  Je pris mon courage à deux mains er m’avançai. En m’approchant j’aperçu, autour de son cou, le petit collier d’argent que je lui avais offert pour ses 16 ans. Le petit croissant de lune qui pendait autour de son cou était le seul vestige de sa vie d’avant. Comment avait-elle pu en arriver là ? Pourquoi n’était-elle jamais revenu à la maison ? J’était désormais à moins d’un mètre d’elle, je m’accroupis.
« - Léa ? »
 Elle me regarda et sembla ne pas me reconnaitre, son regard vide témoignait des épreuves qu’elle avait dû subir. Elle avait les traits du visage fatigués. Je distingua alors une larme couler de ses yeux cernés, descendre le long de sa joue blanche pour rejoindre le coin de ses lèvre gercées. J’en étais maintenant sûre, elle me reconnaissait !
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Défi
Salomé1644


 Je fus réveillée par la chaleur accablante qu’il faisait dans ma petite chambre. Quand j’ouvris les yeux, il faisait noir. Seul une étrange et inquiétante lumière venant de mon salon passait sous ma porte. Quand je m’assis sur mon lit, l’air me parut soudain plus lourd et me gratta la gorge. Une drôle de sensation m’envahie, comme un mauvais pressentiment. En quelques secondes je compris ce qu’il se passait. Ma petite maison de campagne était en train de prendre feu.
  La panique me cloua sur place. Mes muscles étaient comme paralysés. J’étais incapable de bouger. Je restais sur mon lit tétanisée par la peur, ne sachant que faire. J’entendis dans les pièces voisines des grondements accompagnés de crépitement de braise. Tout ce que je possédais était en train de partir en fumée. Un gros brouhaha me fit revenir à la réalité quelques secondes, surement un mur qui venait de s’écrouler. Il fallait que je sorte le plus vite possible avant que la maison ne me tombe dessus.
  Je me précipitai vers la fenêtre pour m’enfuir quand un bout de plafond tomba en un amas de braise incandescente à mes pieds, me barrant le passage vers la sortie. Mon cœur manqua un battement. Je couru vers la porte pour l’ouvrir. Une bourrasque brulante me sauta au visage et me fit tomber au sol. Je restai là, alongée par terre. La douleur fut si vive qu’elle me fit perdre connaissance quelques seconde. Je hurlai. Je tentais de fermer la porte mais trop tard, celle-ci commençait à bruler.
 Je rampai alors sur le sol, jusqu’à l’endroit le moins touché de la petite pièce. J’étais prise au piège. Une personne verrait bien dehors, dans mon petit lotissement que la maison était en flamme et appellerait les pompier pour qu’ils viennent me sauver. Pour l’instant je ne pouvais rien faire, il fallait que j’attende, prostrée dans un petit coin de ma chambre envahie par une fumée toxique. La douleur sur mon visage était doucement rattrapée par la brulure que produisait la fumée dans mes poumons. La panique me tordit les tripes et je vomis sur mon parquet encore intact. La peur me fit trembler et des larmes incontrôlées coulèrent le long de mes joues brulées. Je ne pouvais rien faire.
  La fumée opaque se refermait sur moi au fur et à mesure des minutes. Comme de gros murs de pierres prêt à m’écraser, me rendant claustrophobe. Je rapprochais mes genoux le long de ma poitrine. La chaleur me faisait transpirer abondamment. L’air me grattait comme des milliers de petites aiguilles ma lacérant la gorge et la poitrine. J’avais de plus de plus de mal à respirer. Cela faisait maintenant de nombreuses minutes que j’attendais. J’avais l’impression de souffrir depuis des heures. Mes poumons et mon visage me brulaient.
  Et si je ne sortais jamais d’ici ? Et si les pompiers arrivaient trop tard ? Ou n’arrivaient pas du tout ? Je mourrais là, seule, sans n’avoir revu ni ma famille ni mes amis. Ce n’était pas possible ! Pour eux je devais y croire, tenir, mais ma respiration devenait de plus en plus douloureuse. Je n’avais plus la force de lutter contre cette douleur insoutenable. Je senti doucement mes muscles se relâcher uns à uns. Ma tête tomba en arrière le long du mur, mes paupières devinrent de plus e plus lourdes et mes yeux se fermèrent. Je n’arrivais plus à réfléchir. L’impression d’une extrême fatigue m’envahie et la douleur dans mes poumons ne cessait d’accroitre. Mes pensées devinrent incohérentes et je me senti tomber dans un sommeil profond. Un sommeil que je savais au plus profond de moi, malgré la panique et l’effroi, éternel.
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Salomé1644

Il y a mille et une manières de...
Il y a mille et une manières de tout.
Il y a mille et une manières de vivre, de mourir, de penser, de rêver, d'aimer, de danser, de ressentir, de chanter, de parler.
Chaque personne est différente. Je dirais donc qu'il n'y a pas mille et une manières de faire toutes ces choses, Je dirais qu'il y en a très exactement, une infinité.
Chacun a sa manière de faire, de dire, d'être, alors pourquoi le cacher ?
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