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Lou-Andréa Chen

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œuvres
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Œuvres

Lou-Andréa Chen


Soleil caché, tu entres dans les cieux, encombré par le temps et les attentes. La nuit, lourde et difficile se découd sous des fils de soie et d'espoir. Les pluies d'étoiles font leur devoir, et les vœux deviennent firmament, je ne sens plus que l'odeur de l'encens qui s'étend sur le chemin sans sens, sur le ciel infiniment petit.
Ce soir, soleil, lune, ensemble à la lune, sur le bitume. Le hasard n'est pas, aucun regard, aucun perchoir sur lequel s'asseoir. Mon coeur se perd. Il est tard.
Je suis un soleil caché depuis trop longtemps, refoulé par les printemps et les étés. Je danse désormais sous la pluie, sous les regards à l'infini. Je suis l'invisible, je suis risible, et les mots de la Bible ne sont des cribles.
Ne reste pas là soleil caché, car dans la nuit, j'entends tes pleurs et ta peur qui se mêlent aux plaintes des fleurs. 
Soleil voleur, d'aucune lueur aucun sauveur, juste l'odeur d'une écharpe pour comptine, pour compagnie. Échapper à la solitude. Les remous et les remords des eaux t'appellent.
Soleil vengeur, tu es fais de haine et de peine. Que c'est terrible d'avoir quelque chose que la mort peut toucher... 
Et il n'y a pas d'extase sans peur et sans phrases, il n'y a pas d'amour sans la crainte d'une nouvelle teinte. Le monde s'écroule, les pages tournent, et les pas des foules, dans le feu du volcan s'enfournent.
Les cris et les rires se confondent, mais, la torpeur et si profonde. Soleil tu crains les lendemains sans matin, les refrains. Les soupirs sont les pires, les échos sont tes maux et te laissent sans mots. Le son des tambours tendent toujours, tirent, tant ta tristesse tarde, tam-tams d'antan, tam-tams d'avant. 
Les courbes de l'aube se dessinent à la peinture et les regrets dans le sang. Chaos est illusion, perfection n'est que perfusion d'une cercle brisé. Tu défais la toile de ton futur pour revenir aux teintures passées; tu somnoles.
Tes ambitions sont si abjectes que Dédale t'y perds. Tu pédales, tu recales et te cales sur un air de lyre et de tirelire, tu comptes les pièces de monnaie, de Monet et de théâtre.
Tu nages dans la boue et dans le floue, ma voix, tu la suis, tu la fuis, elle t'envoûte et tu la redoutes. La consommation te fais et tu t'y fais, ton audace te fais face et te trace comme elle te traque.
Le banc se boucle, l'histoire commence.
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Défi
Lou-Andréa Chen

Une goute d'eau comme un visage sans figure, une oscillation entre déni et remords. Rien n'arrête le temps, pas même la mort et les secondes deviennent des heures. A l'instant où les lumières du soir dansent, les idées fusent, infusent, pleine de douleur et de bonheur, de rancoeur et de rigueur.
Accepter n'est pas quotidien et des souvenirs trop réels emportent avec eux ce que les flots auraient voulu dire un jour.
Falaise, chute sans fin. Pour quelques moments éclatant je me sens tomber et un bruissement d'ailes qui se brisent, sonne la fin d'un air et la fin d'une ère, l'on se surprend à se dire que rien n'efface une douleur qu'une autre.
Dans mes veillées je n'ai d'yeux que pour les attritions, les pénitences et les sentances, les fils défaits.
J'en perds la raison, le passé est un poison qui rime avec addiction lorsque la bénédiction n'est d'aucune solution. Les bribes de mémoire déversent et renversent les océans, les grands enfants, les mécontents.
Même si le rire est déjà oublié, même si le visage est presque effacé.
La musique est accompagnatrice de mes caprices et mes reproches. Les rêves sont des boucles répétitives, qui, il me semble ne s'arrêtent jamais.
Pourquoi suis-je ?
La place que j'occupe où que j'aurais du occuper, les rôles que j'ai endossé et ceux que j'ai manqué. La lumière s'obscurcie. Il n'y a pas de manque, juste de la culpabilité et parfois je parle au passé, je l'imagine et l'origine du pêché me sourit, me rappelle une époque univoque.
De combien de temps faut-il disposer pour que des ailes repoussent ?
Je suis tel un oiseau sans plumes qui succombe sous le poids des nuages, des pages...le vertige est désormais ma seule connaissance.
Figure sans visage, des murs noirs et blancs, des racines qui déchirent dans mon dos un plumage promettant la liberté et les étés.
Ainsi finit, l'innocence intense d'un futur révolu, par une larme salée comme une goutte d'eau.
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Questionnaire de Scribay

Pourquoi écrivez-vous ?

Je ne sais pas.
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