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Le Moine Rouge

Des histoires ? Si j'en connais...

Vous n'imaginez pas le nombre d'histoires que l'Univers recèle. Certaines se passent sur des mondes flottant dans un océan immense. D'autres se passent dans des forêts enchantées. Certaines dans des futurs très lointains. Mais je les ai toutes vues, toutes vécues. Oui, je suis là, moi, traversant les âges pour les découvrir, les mondes et les contrées. J'ai écrit la vie de nombreuses créatures, mais personne ne m'a jamais cru ! C'est pourquoi je ne me montre jamais aux gens...
Les elfes, les gnomes, les kobolds, tous m'incitent à écrire le reste de l'Aventure. Je ne suis qu'un modeste chroniqueur, mais mes plumes magiques me permettent de contrôler le cours des destins. Écoutez donc les histoires que je vous conterais...
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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Le Moine Rouge
IL EXISTE DES UNIVERS, ENTRE L’ÂME ET L’ESPRIT. DES UNIVERS AUX LOIS PHYSIQUES DIFFÉRENTES, OÙ L’ON PEUT ÊTRE SOI-MÊME, DES UNIVERS OÙ TOUT PEUT ARRIVER… Les Premiers ont tous les atouts pour dominer les mondes : ils ont les Eux de leur côté, les pays vont plus mal que jamais, enfin la race persécutée va enfin pouvoir venger ceux qui l’ont anéantie, humiliée, réduite en lambeaux. Jusqu’ici, tout semble bien aller… Mais l’émergence d’un pouvoir disparu revient, une troupe de fantassins du Grand Monde fait son apparition et les Eux restent incompréhensibles… Sorö, Cette jeune femme dans le Pays du Nord a peut-être une réponse à cela. Et peut-être aussi le joli garçon qui l’a assommée et abandonnée dans les bois… Les guerres se préparent, les armées se rangent. Il n’y a qu’un grain de sable dans l’engrenage. Un seul petit grain de sable fin…
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Défi
Le Moine Rouge

Seyh marchait, toujours depuis des années. Il avait l'habitude de sentir les ronces griffer son corps, le vent caresser ses joues, l'air frais mordre ses mains. Ce qu'il aimait dans le voyage, c'est qu'il avait le temps de faire ce qu'il voulait. Il n'avait qu'un seul mot d'ordre : survivre.
La forêt et son odeur d'humus et de champignons s'offrit à lui. Il s'agissait d'une forêt mixte artificielle, du temps où on avait déforesté des frênes du Nord pour planter des pins à la place. A présent, les deux espèces se côtoyaient tant bien que mal. Certaines régions n'étaient faites que de conifères, d'autres possédaient une forte population de feuillus. Bien vite les forêts claires laisseraient place aux vraies forêts, les vert sombre, celles qui se dressaient, noires, au sommet des montagnes dans les contrées reculées du Nord qui n'avaient jamais été souillées par l'Homme, elle. Et c'était là qu'il se dirigeait.
Mais Seyh n'était plus solitaire. Plus depuis peu.
Il se tourna vers la silhouette derrière lui et lui demanda son briquet à amadou. Celle-ci s'éxecuta de ses mains fébriles et lui tendit la vieille machine à feu, couverte de rouille, un des rares vestiges de la civilisation tant haïe. Il alluma le feu et fit cuire l'oiseau qu'il avait eu à la chasse aujourd'hui. De la bonne chance, c'était un canard. Il n'aurait pas tué une bête pour rien, cette fois encore.
La silhouette s'assit et ôta sa capuche en peau de bête. Ils se regardèrent. Seyh méfiant, l'autre avenante. Elle lui sourit. Il grommela dans sa barbe et cuit la volaille plumée.
A quand remontait le dernier village qu'il avait traversé ? Ah oui, Voka. Un hameau de pierres, isolé près des Monts sans Fin. Un bel hameau, des habitants presque pas malveillants envers les étrangers, où circulaient des légendes qu'il n'avait jamais entendues. Ce genre d'endroits où il fallait s'installer au coin du feu dans l'auberge et écouter.
La femme était assez menue, les cheveux noirs lui tombant sur son nez aplati, des yeux marrons et espiègles brillant d'une lueur sympathique. Il l'avait trouvée. Ils avaient cheminé ensemble sans rien se dire. Et puis elle lui avait parlé de sa quête, son désir de savoir ce qui se trouvait au-delà des Monts sans Fin. Lui lui avait parlé des hyades, des dryades et des nutons. Elle avait continué en racontant les légendes des Pays de la Mer, ses korils et ses bolbiguéandets. Et puis, au coin du feu, ils s'étaient raconté leurs rêves et ils avaient décidé de rester ensemble.
Seyh n'aurait pas voulu si elle n'avait pas autant insisté. Il voulait être seul. Plus on est nombreux, plus on a des problèmes ! C'était sa devise, qui avait façonné en lui l'ours qu'il était à présent. Pourtant, certains soirs, il ressentait dans son ventre un creux étouffant, un creux qu'il aurait voulu rempli par une femme, quelles que soit sa taille, ses formes, ses idées. Il avait vécu comme une bête sauvage, mais les bêtes sauvages aussi doivent se reproduire. La femme semblait être une compagne bien choisie. Elle s'appelait Ast. Il avait essayé de l'approcher, mais elle n'avait jamais voulu. Alors Seyh s'était demandé si elle avait une brûlure, une difformité, et il avait horreur qu'on lui cache des choses. C'était pourquoi il se montrait plutôt méfiant.
Ils mastiquèrent en silence. Il regarda la femme, rêvant d'en savoir plus sur elle sans qu'elle ne lui pose de questions gênantes. Quand le soir vint, il prit sa vieille peau d'ours et se lotit dedans. Ast fit de même. Il la regarda. Puis quand il fut sûr qu'elle dormait, il se leva, partit un peu plus loin, et alla vers les chaos rocheux. Là, sur ces rocs couverts de mousse, il partait à la recherche des fées, des lutins, et de toutes ces créatures, passionné par leur beauté et par ce qui semblait être leur harmonie parfaite. Des fois, il caressait une fougère au passage. Il n'allait pas souvent dans les sapins, les fées n'aimaient pas ces endroits. Par contre, les jours où il avait de la chance, il lui arrivait d'y trouver un gnome. Mais comme ils allaient de plus en plus au Nord, ces petits êtres barbus se montraient de plus en plus hostiles et rares.
Il aperçut alors une fée danser au milieu d'une lueur bleutée. S'approchant, il la vit s'approcher de lui. Elle faisait trente centimètres en tout, elle était rondelette, il la répertoria dans son carnet. Puis il s'en alla vite avant qu'elle ne l'aperçoive.
Gamin, il n'avait pas ce respect envers la forêt. Il se souvint du jour où il avait piqué les vêtements de deux amants qui s'en étaient allés derrière un buisson, ce qui lui avait valu des journées entières de fou rire en les imaginant dans l'embarras. Il avait toujours eu horreur de ces forêts de pins sales, en rang d'oignon, au sol acidifié par la présence des conifères, et c'était les seules forêts de sa région natale. Et puis il avait vu la dryade. Il en était resté subjugué. Il n'était pas tombé amoureux, on ne tombait pas amoureux comme ça, il la savait bien, mais ça donnait à ses sorties champêtres un parfum d'aventure. Des jours, des semaines, il avait tenté de la retrouver, mais il n'avait rien vu. Pourtant, il restait le cœur battant, rêvant de sa rencontre avec elle, et il se souvenait s'être parfois réveillé en pleine nuit pour penser à elle. Par la suite, il avait essayé de chercher d'autres de ces créatures. A présent, il pensait en connaître plus sur elles. Il avait traversé les Pays de la Mer et s'attaquait aux Monts sans Fin, toujours en solitaire, avec cette barbe revêche et ses membres velus. Des fois, il se demandait pourquoi tout ce chemin, mais il ne regrettait rien.
Mais ce n'était pas pour les fées qu'il était parti.
Il regagna sa couverture et dormit comme il put. Il n'avait jamais su se faire au sac de couchage, au froid nocturne, aux insectes. Mais l'odeur sauvage de la forêt parvenait à le calmer. Le lendemain, quand ils se levèrent, ils était midi passé. Ils cheminèrent sous le soleil et virent le paysage changer ; petit à petit, ils entraient dans le Vide, ces contrées sauvages où encore aucun homme ne s'était aventuré. Un lieu sauvage, où les Monts sans Fin se succédaient jusqu'au Bout du Monde. Un endroit de tous les possibles.
Les vieux volcans qu'ils traversèrent étaient éteints depuis des millions, peut-être un milliard d'années. C'était un véritable sanctuaire de grizzlys, un temple de la nature mais aussi des dangers. Petit à petit, alors qu'ils se rapprochaient des hauteurs, ils virent en contrebas des vallons profonds où se trouvaient des petits lacs d'eaux bleu pâle. Puis ils arrivèrent dans les 2000 mètres d'altitude, et une violente bise les accueillit de la part du vent glacé.
Ils finirent par trouver refuge dans une forêt de sapins dégarnie. Les branches étaient souvent brisées et beaucoup gisaient par terre. Un tapis d'aiguilles recouvrait le sol irrégulier aux endroits où il n'y avait pas de neige. De temps en temps, on pouvait voir un hérisson, puis un insecte voleter.
Ast dit :
"On ne va pas dormir dans des hauteurs pareilles."
Seyh grogna et ils descendirent d'une petite centaine de mètres. La végétation devenait moins rude, et ils virent des racines en grand nombre, et des sources chaudes qui bouillaient, dans des cuvettes de pierres fumantes dont se parait la forêt. Ils se baignèrent, mais Ast le repoussa, et il dut attendre qu'elle ait finie pour y aller à son tour. Pourquoi ne voulait-elle pas de lui ? Il avait observé les animaux. Les femelles étaient toujours en chaleur face à un mâle robuste. Sans doute que ce n'était pas la saison.
Lorsque Seyh eut fini, il se sécha dans sa couverture et se rhabilla. Ast l'accueillit et l'embrassa. Se sentant ragaillardi, il s'assit près d'elle. Elle sortit une lyre et se mit à en jouer. Et Seyh écouta, tandis que le vent se dissipait, se fit plus doux et ne fut plus qu'une vrise douce dans leurs cheveux. Le jour déclina et il continua d'écouter, sous le charme de sa musique et de ses paroles, en voulant ne plus jamais cesser d'écouter.
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Défi
Le Moine Rouge
Dans les réseaux sociaux pour auteurs (je pense à un en particulier) vous trouverez toujours un texte écrit par une nana qui veut rafler le plus de vues possible. Ce sera toujours une lycéenne de 16 ans, il y aura toujours au moins un bad boy, et ce sera tellement mal écrit que vous risquerez de faire une dépression nerveuse. Je vous fais un exemple parce qu'on me l'a demandé en défi. Je ne le fais pas par bonté de cœur, remarquez. Je n'ai marqué qu'une dizaine de lignes que j'ai déjà envie de me flinguer.
À bon entendeur, salut !

(Ceci n'est pas de la publicité clandestine, mais n'hésitez pas à regarder ma page. Elle en vaut la peine !)
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Questionnaire de Scribay

Pourquoi écrivez-vous ?

Je ne sais qu'écrire et dessiner. Passionné depuis mon enfance par les romans et les bandes dessinées (attiré également par les nouvelles), je ne fais pratiquement que ça. Pour le reste, je suis nul en matières scientifiques, je suis une catastrophe question gestion de tout ce que vous voulez, et en travaux manuels, je suis tout juste bon à faire tourner une perceuse dans le vide. Je suis perpétuellement dans la lune, je dis ce qu'il ne faut pas exactement au mauvais moment, mais tous mes dons résident dans les livres et les histoires. Alors j'aimerais en faire mon métier.

Listes

Avec Gontrand, solitaire du nord, Chroniques de Rodalan- l'île de Raleigh...
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