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ACKLES Noa

ACKLES Noa
******RÉCIT EN PAUSE*****

Vous est-il déjà arrivé de lire un récit dont vous êtes, sans le savoir, le personnage principal ?

Stephan ne s’attendait certainement pas à ça lorsqu’il entama la nouvelle d’une auteure.
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ACKLES Noa
***RÉCIT TERMINÉ***

CV

Emma Dusen est LA créatrice de mode en vogue à Paris. Elle exerce son talent dans de nombreux défilés très convoités. Son implication dans des associations caritatives la classe parmi les personnes les plus courtisées de la capitale. L'excellence dans toute sa splendeur.

Son train de vie sera mouvementé lorsqu'une personne malveillante décidera de se mettre sur le devant de la scène.
Sans aucune morale, manipulatrice, cruelle, elle mènera la vie d'Emma dans une disgrâce irréversible.
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ACKLES Noa
Voici le recueil où se trouvent les nouvelles du BradChallenge 2018-2019

Bonne lecture :)
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ACKLES Noa


Encore une journée à le contempler en plein labeur. Heureusement, pour ma santé mentale, que mon stage se termine dans trois jours. Plus que trente heures à subir son magnétisme. Plus que mille huit cents minutes à fantasmer en sens unique sur son corps sublime.
Cet homme dégage un sex appeal dont je ressens les ondes à chacun de ses mouvements. Sa seule présence dans la pièce me coupe le souffle. D’ailleurs, je le sens arriver. Son aura se disperse dans les moindres recoins du cabinet lorsqu’il franchit les portes de l’ascenseur.
De nature très réservée, je n’ai jamais pu l’aborder, juste un petit gloussement peu attrayant en guise de bonjour.
De toute manière, une histoire d’amour dans l’enceinte de l'agence demeure impensable ! La secrétaire attitrée à mon boss m’a bien briefée sur ce sujet : tous les hommes, quels que soient leurs statuts et leurs postes au sein de l’entreprise, ne peuvent être envisagés pour une amourette ! Sauf que moi, une histoire de cul me satisferait !
Du haut de mes vingt-cinq ans, l’amour peut attendre encore un petit peu, je souhaite profiter avant de me caser ! D'autant plus que je reste persuadée que cet homme doit assurer en position allongée... ou toute autre position.
Lorsque je le regarde, ou comme stipule Justine, la coincée de secrétaire ; lorsque j’épie ce bellâtre, et qu’il ramasse un outil sur la moquette, j’aperçois ses trapèzes se contracter tout comme ses biceps...
Humm, je m’agripperai à ces muscles pour ne pas perdre pied quand il me pénétrera de son mât dur et brûlant.
Plus d’une fois, son Tshirt se soulève légèrement lorsqu’il porte du matériel et je découvre ses magnifiques tablettes de chocolat au lait. De saillants carrés que l’on dévorerait tout au long de la journée et de la nuit.
Humm, je les lécherai et les croquerai un par un pour l’entendre gémir mon prénom.
Cette semaine demeure la pire de toutes. En retard sur l’avancement du projet, son équipe travaille en fin de soirée. Ils évitent ainsi la clientèle du cabinet et les rendez-vous, planifiés ou non, dans la salle de réunion. Le calme revient dans les bureaux vers vingt heures. La plupart des partenaires ou associés ont abandonné les lieux.
Évidemment, je m'éternise à prolonger mes journées. Je préfère profiter du spectacle... Je préfère travailler dans la tranquillité, car je souhaite terminer les dossiers qui m’ont été confiés.
Je possède une éthique professionnelle... Bon, tout est relatif ! Car ce soir cette déontologie se trouve à des milliers de kilomètres tandis que j’observe à la sauvette mon fantasme arriver.
Il travaille dans la salle de réunion, jouxtant mon bureau. La cloison les séparant est une simple paroi de verre diaphane.
Il y a peu de temps, j'ai changé ma console de place pour la caser de façon parallèle au mur et j'ai dû installer une petite lampe dans un coin pour que l’éclairage ne fasse pas contre-jour et me bloque la vue.
De cette façon, je demeure plus discrète pendant que je le regarde tout en feignant de plonger mon nez dans l’ordinateur ou les bouquins.
J’ai déjà eu droit à quelques timides sourires quand il parle à ses collègues. Cependant, lorsqu’il s’attelle à la tâche, plus rien ne peut le perturber. Pour mon plus grand bonheur !
Ce soir, je suis aux anges. La lumière tamisée du soleil couchant sublime son teint hâlé. Il est en train de réfléchir face à un tas de documents dispersé sur la table de réunion.
Il frôle sa barbe de plusieurs jours avec la paume de sa main. Je donnerais tout pour être à la place de ses doigts que j’imagine rugueux.
Humm, je lécherai ce menton avant de prendre en bouche ses lèvres soyeuses, tandis que sa peau rêche frôlera une autre partie de mon anatomie.
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ACKLES Noa


Deux mois déjà depuis le début de la relation entre Hervé et Lucie, et toujours la même passion débordante et brûlante.
Pour la première fois, ce soir, place aux initiatives de Lucie pour le plus grand bonheur de son compagnon.
Dans son appartement, tamisé pour l’occasion, des sons perceptibles d’un plaisir non dissimulé. Hervé ou Lucie ? Les deux bien sûr !
Le doux mélange de la délicatesse de Lucie et de l’abandon d’Hervé.
La jouissance harmonieuse de la femme additionnée à celle, plutôt stoïque, de l’homme.
Puis, le temps d’un entracte, un moment propice aux confessions avant la reprise des ébats jusque tard dans la nuit.
Cette première nuit, discrète témoin de la consécration de leur amour.
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ACKLES Noa
Je t’aime, tu sais, tu me manques. Oh c’est gentil mon bébé. Moi aussi tu me manques. Tu en as pas envie ? Tu m’as l’air… … non, j’ai très envie de toi. J’ai juste eu une longue journée. Comme d’habitude, ma douce ? Oui, bien sûr. Sauf si tu as envie de quelque chose de spécial. Non, comme d'habitude. J’aime tes bas, je peux les déchirer ? Fais tout ce qu’il te plaît, c’est toi qui commandes. Oh putain, quand tu me dis ça, je perds tout self-control. Ta petite culotte, aux oubliettes ! Mmmm, j'aime quand tu me l'enlèves avec les dents. Et ma bouche sur tes lèvres, tu aimes ? Oh, oui bébé ! Ton parfum me hante... tu mouilles, c'est si bon ! Oh bébé continue. J'adore te dévorer ma douce. Continue... Tu vas jouir ? Ouuuuiiii !! Vas-y, maintenant, jouis pour moi. Oooooohh ! Mmmm. T'entendre jouir me donne des ailes ma douce... on continue ? Oui, j'en veux encore. Je te veux en moi. Levrette ? J'adore ça. Tu le sais depuis le temps, non ? Tu vas me tuer ! Mmm... lâche-toi, tu es la bête, je suis ta proie. Oh putain, continue… Plus fort bébé, j’aime ta queue. Oh, mmm… encore… Tu sais que toi seul me fait cet effet-là. … Baise-moi, j’en ai besoin. Oh, Xana, caresse-toi en même temps… je veux jouir avec toi. C’est ce que je fais ! Agrippe mes seins bébé. Oh merde, je vais… Attends, ralentis, j’y suis presque… Mmmm... Mmmm, oohh ! Oh non, putain, j’ai plus de crédits ! Quoi ? Ça va couper Xana. Oh non, recharge ton compte... tu ne peux pas me laisser comme ça, hein bébé ? Aarrh, je ne peux pas, c’est la fin du mois. Mais... Le site me pompe déjà 100 balles par mois, je peux pas plus. Ok. Tu ne m'en veux pas ? Non, non... je n'ai pas fini ma journée de toute manière. À la semaine prochaine ? Quand j’aurais ma paie. Oui bébé. À bientôt ma douce.
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ACKLES Noa
 Je n’en connais pas la définition exacte, mais tout ce que je peux dire c’est quand ce sentiment nous abandonne, nous réalisons à quel point notre quotidien en débordait.
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ACKLES Noa


Sasha n’arrive pas à croire que cela se produise une nouvelle fois. Elle n’ose pas mentionner ce nom commun masculin, de peur qu’il le suive jusqu’à la fin de sa vie.
La revoilà à l’entrée de l’orphelinat en compagnie de la pseudo assistante sociale qui brasse du vent au lieu de s’occuper des dizaines d’enfants qui s’entassent entre ces murs.
Du haut de ses quatorze ans, Noa saisit correctement les paroles implicites de l’équipe éducative qu’elle résume à : tu es trop vieille pour envisager une nouvelle adoption.
Selon les dires des pédagogues, ses quatre prochaines années de vie se passeront en compagnie d’enfants traumatisés, exclus de cette société dite inclusive.
Toutefois, elle instaure un espace de sécurité autour d’elle l'empêchant de se lier d’amitié avec les pensionnaires. Cela ne sert à rien, elle reste persuadée que ses parents adoptifs seront sur pied rapidement.
Elle est sortie indemne de l’accident, pourquoi n’en serait-il pas de même pour eux ?
Les journées, puis les semaines, défilent sans qu’aucune personne vienne la contredire dans sa pensée sécurisante et tellement infaillible.
Puis, au bout de quelques mois passés en leur compagnie, ce fameux éducateur du nom de Paul lui annonce ce qu’elle ne veut pas entendre : elle demeurera en ces lieux, seule, jusqu’au jour de sa majorité, date à laquelle la liberté sonnera son glas.
Pour comprendre son ressenti, il est inévitable de prononcer ce nom commun qui résume toute cette situation compromise.
Allez, elle essaie… une fois… deux fois… trois… l’abandon.
Étrange… Elle n’éprouve rien lorsqu’elle relit ce mot écrit noir sur blanc, en Times New Roman, taille 12.
Sans doute l’a-t-elle trop traîné tout au long de sa vie pour lui en donner une valeur quelconque.
Pourtant, plus de vingt ans plus tard, elle ne peut que le redouter. Cette terrible injure qui peut faire disparaître sa propre famille fondée grâce à l'amour. Ces simples lettres qui seraient encore une fois synonymes d’échec.
Un échec, une faille dans le système, car aucune des cinq millions d’âmes n’a voulu d’elle durant son adolescence, et qu’elles représentent encore maintenant cinq millions de raisons pour qu’elle se retrouve à nouveau seule.
Elles peuvent dire ce qu’elles souhaitent comme : rien ne sert de revisiter le passé, celui-ci ne changera pas le présent.
En tout cas, le passé l’influence énormément et ne demeure pas si innocent dans sa façon d’apprivoiser les aléas de la vie actuelle.
Peut-être qu’un jour Sasha réussira enfin à conquérir un antonyme de ce nom commun... Peut-être...
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Chapitre 5 du défi de Chuck Mac Cracker :)
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ACKLES Noa
réponse au défi de Peter :)
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ACKLES Noa


Chère surprise,
J’ignore comment cette lettre doit débuter, alors je crois que le plus simple reste d’écrire mes pensées comme elles viennent et tu procéderas au tri ou pas.
Je voulais vraiment te remercier d’avoir remplacé le désespoir et la tristesse qui m’empêchaient de vivre avec enthousiasme. Je voulais...
Te rappelles-tu mon étonnement quand on m’a annoncé que je quittais ces murs maudits ? Du haut de mes huit ans, je me souviens parfaitement de mon souffle coupé devant le professionnel. Durant les jours précédant ma sortie, je n’ai pu enlever cet air ahuri de mon visage.
Quelques mois plus tard, je suis tombée des nues lorsque tu m’as dépaysée, m’éloignant de ces terres abruptes pour un nouveau pays, synonyme d’amour et de liberté.
Néanmoins, mon quotidien demeurait sans doute trop dur pour toi à assumer, car tu t’es tirée pendant quelques années. Tu m’as laissée seule avec mon désespoir, sans bonne surprise à l’horizon.
J’ignorais la raison de ce départ précipité, mais je ne t’en ai pas tenu rigueur.
Lorsque tu es réapparu dans ma vie, tu m’as bluffée. Tu l’as inondée d’innombrables renversements dont je me sentais incapable à gérer.
Je me suis retrouvée déconcertée lorsqu’un homme m’a pris la main pour danser. Quand il m’a embrassée, tu as choqué toutes les cellules de mon être. Puis, au détour d’un beau jour, cet apollon a posé un genou à terre… Huge! Cette situation était si surréaliste ! Cependant, je n’ai pas insisté, car je te faisais confiance.
Étrangement, tu rimais avec maîtrise, celle qui me manquait pour une vie épanouie.
Grâce à toi et à ce que tu m’as apporté, ma vie se remplissait de bonheur indescriptible. Comme la fois où nous avions appris qu’un heureux événement se profilait, je suis persuadée que tu as été aussi surprise que moi, n’est-ce pas ? Tu ne t’imaginais pas une telle réaction de ma part, mais j’ai vite relevé la tête et affronté mes peurs.
À la suite de cet épisode, tu as de nouveau fui. Néanmoins, une fois de plus, je ne t’en voulais pas. Tu m’avais tant livré sur un plateau d’argent que j’en avais assez pour le reste de ma vie. À moi de continuer ce que tu avais semé. Puis, il était normal de me quitter au profit d’autres personnes qui avait besoin de toi et de ta magie bienfaitrice.
Je réalise à présent que je me suis trompée sur toute la ligne. Je voulais vraiment te remercier mais je ne peux pas, tu m'as bien bernée. Tu donnes jusqu’au jour où tu reprends, sans préavis. Sans doute est-ce ta façon d’installer la confiance envers tes victimes pour ensuite les broyer.
Je te croyais sauveuse, philanthrope tel un ange gardien, mais tu n’es rien de tout ça, tu es horrible, destructive, agressive, mortelle.
J’aurais dû m’en douter depuis longtemps, mais tant aveuglée par tous tes actes que je n’ai pas vu le revers de la médaille.
Maintenant, que les choses soient claires entre toi et moi, j’exige que tu ne t’immisces plus dans ma vie. Je te l’interdis même ! Oublie-moi ! Je ne te désire plus à mes côtés.
Je ne veux plus de tes bonnes actions, car je sais pertinemment que des mauvaises viendront par la suite tout saccager. C’est ainsi que tu fonctionnes, l’un ne va pas sans l’autre. Le yin et le yang de la confusion, de la stupeur. D’ailleurs, en y repensant, ce n’est pas rien si les adjectifs te concernant peuvent s’interpréter de différentes façons. Tu adores semer le trouble et épater tes souffre-douleurs, tes jouets.
Dorénavant, j’existerai sans tes aléas. Ma vie sera peut-être plus démunie, mais j’y arriverai. Je l’ai déjà vécue ainsi. Une chose dont je suis sûre est qu’elle ne sera pas bercée d’illusions ou de faux semblants. Tes actes ou devrais-je dire tes attaques ne dirigeront plus mon quotidien.
Je te déteste tellement que désormais tu rimes avec traîtrise.
À jamais.
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ACKLES Noa


J’adore le petit déjeuner. Maman me prépare un bol de lait au chocolat chaud avec des céréales. C’est mon repas préféré pour toujours. Maman, elle ne boit que son café sans mettre des céréales, ça ne doit pas être bon.
Papa est déjà parti travailler. Tu sais maman, moi je sais comment on fait les bébés !
Oh ! Maman a toussé dans sa tasse, elle a renversé du café partout ! Bah dis donc, ça c’est une grosse bêtise. Moi, ça m’est arrivé avec mon cousin Peter. Le lait est ressorti par mon nez ! Ça faisait trop mal, mais on a bien rigolé. C’est vrai mon cœur ? Oui, Rose me l’a expliqué. Parce que Rose veut être mon amoureuse, mais moi, tu sais, c’est Lucie. Oui je sais. Que t’a dit Rose ? Si on veut un bébé dans le ventre, il faut faire un bisou sur les lèvres de son amoureuse. Rose veut que je lui fasse un bisou, mais moi, non.
Maman souffle un coup et sourit. Très bien, mon cœur. Dis, c’est pour ça que je n’aurais pas de petit frère pour jouer ? Pourquoi dis-tu ça ? Parce que je ne vois pas papa et toi faire des bisous comme ça.
Le sourire de maman a disparu. C’est bizarre. Maman me demande toujours de dire la vérité, que c’est comme ça que je serai un grand garçon. Mais elle m’a dit aussi que des fois la vérité n’était pas drôle du tout. Allez, file te laver les dents, on va être en retard pour l’école.


Pendant la récréation, je me suis fait disputer par la maîtresse.
J’ai pas fait exprès, mais j’ai fait pleurer Rose. C’est pas ma faute ! Elle a dit à tous mes copains qu’elle était mon amoureuse et qu’on allait se marier et faire un bébé. Alors je lui ai dit que c’était pas vrai, que c’était une menteuse !
J’ai dit que moi, mon amoureuse c’était Lucie. Maman m’a appris à toujours dire la vérité.
Mes copains ont tout de suite raconté à Lucie.
Elle a dit non, qu’elle ne m’aimait pas parce que j’étais trop petit. Pourtant elle n’est qu’en CP, et moi en grande section. C’est comme ma maman et mon papa. Il y a toujours six bougies en plus pour maman sur le gâteau d’anniversaire. C’est pas grave.
Devant mes copains, je me suis retenu de pas pleurer. Ça faisait mal dans mon ventre.
Rose m’avait dit qu’on avait pas besoin d’avoir un amoureux pour faire un bébé, car sa grande sœur avait un gros ventre et elle n’en avait pas.
Alors, j’ai dit à Lucie que comme elle aimait bien jouer aux poupées à la récréation, on pouvait faire quand même se donner un bisou sur la bouche, comme ça elle aura un vrai bébé pour jouer. Je voulais être gentil. Mais non, elle a dit encore non, car un jour elle se marierait avec son papa.
C’est pas drôle, en plus d’être puni, Rose est plus ma copine et Lucie ne veut vraiment pas être mon amoureuse.


À la sortie de l’école, c’est mon papa qui est venu me chercher. Ça va mon grand ? Tu as passé une bonne journée ? Maman a été retenue par mamie. Je dois juste repasser au travail et après on rentre.
Je n’aime pas aller au travail de papa. Il y a plein de grands bureaux, mais je n’ai pas le droit d’y aller. Je dois rester dans une petite pièce où il y a un canapé, une petite table et la télévision. Mon papa ne veut pas que je me promène dans les couloirs, car il y a beaucoup de monde. Mon papa met les méchants en prison. Alors des fois, il y a des gens pas très gentils dans les couloirs. Je révise juste un petit dossier pour demain, je fais vite, d’accord ? Tu me fais un beau dessin en attendant ? Oui bien sûr, papa.
À la télévision, c’est plus l’heure des dessins animés. C’est le jeu que maman regarde en préparant à manger. Il est tard. Normalement, j’ai déjà pris mon bain et je joue aux légos sur le tapis. Mince, on va rater le dîner. En plus, j’ai déjà fait cinq dessins et j’ai plus de feuilles maintenant.
Je suis déjà venu ici, et je sais que dans le bureau de papa il y a des feuilles dans son armoire blanche à côté de son fauteuil. Je sors à droite et un… deux… trois portes, en face du pot de fleurs, c’est la porte de papa ! La porte n’est pas fermée donc je peux rentrer.
Papa m’a expliqué que quand la porte est claquée, c’est que papa est en rendez-vous. Je pousse doucement la porte… et je m’enfuis en courant pour retourner dans la petite pièce.


Quand nous rentrons à la maison, maman me fait un énorme câlin et me chuchote qu’elle a préparé mon deuxième repas préféré au monde : des spaghettis bolognaise. Je vais me régaler.
Je finis toute mon assiette avant papa et maman. Maintenant, je peux répondre à la question de maman. La journée s’est bien passée, mais j’ai été puni. Ah bon ? Pourquoi mon cœur ? Car j’ai dit à Rose que je ne voulais pas être son amoureux. Mon grand est un bourreau des cœurs ! Ça promet, dit papa. Ah… elle était triste ? demande maman. Oui, elle a pleuré. Mais je n’ai pas le choix, j’ai dit la vérité… sauf que… dis, on peut avoir deux amoureuses ? Euh… normalement non mon cœur. Ce n’est pas très gentil d’avoir deux amoureuses en même temps. Tu sais quand deux personnes s’aiment, ils partagent beaucoup de moments à deux. Il faut s’occuper de son amoureuse… alors deux... Alors deux, il faudrait avoir beaucoup de temps et plusieurs bras en même temps !... Mais c’est quand même possible ? Oui, souffle maman. Mais on peut avoir un bébé sans être amoureux ? Pour avoir un bébé, il faut s’aimer très fort mon grand. Oui, papa a raison… Mais il y a des fois où cela arrive. Les papas mamans n’habitent pas ensemble et ont quand même un bébé. Ouhlala, c’est compliqué ! Non, mon cœur, l’amour, c’est très simple. Tu verras en grandissant. Bah non maman ! Regarde, papa et toi vous êtes grands et c’est compliqué ! Pourquoi dis-tu ça ? Bah papa a deux amoureuses, mais la deuxième n’habite pas dans notre maison. Eh, mon petit frère alors ? S’il n’est pas dans ma chambre avec moi, je vais faire comment pour jouer avec lui ? Pourquoi racontes-tu ça ?
Ah, maman des fois, elle est énervante, elle répond toujours à des questions par des questions. Parce que papa fait des bisous sur la bouche à son amoureuse. Tu sais, la fille du travail de papa qui est déjà venu me garder une fois quand vous étiez parti à l’anniversaire de Parker. Je suis sûre que papa t'es amoureux, car tu lui faisais un énorme câlin, comme quand maman m’en fait un et qu’elle me dit dans mon oreille qu’elle m’aime fort. Donc j’ai raison ! C’est compliqué ! Tu peux sortir de table mon cœur, tu peux prendre la tablette dans le salon et aller dans ta chambre Pourquoi ? Fais ce que ta maman dit mon grand. Profite d’avoir la tablette un soir de semaine. D’accord...
Maman m’a toujours demandé de dire la vérité, mais maintenant, je sais que ça n’est jamais rigolo quand on la dit. En plus, si avoir deux amoureuses c’est pas très gentil, alors papa est méchant et va aller en prison !
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