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Parker

"Je dois m'en tenir à mon propre style, suivre mon propre chemin, car je ne réussirai peut-être jamais dans cette voie, mais je suis convaincue que j'échouerais totalement dans toute autre."
Jane Austen

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œuvres
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Œuvres

Parker
Le quotidien d'un psy qui en a marre.
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Parker

Attablée à quelques mètres de moi, plongée dans la lecture d’un roman, elle ne s’est pas aperçue que je la contemple. Ça me plaît d’imaginer sa réaction lorsqu’elle relèvera la tête et croisera mon regard. Pour l’instant, elle enroule une mèche de cheveux bruns autour de son doigt dans un geste lent, hypnotique.
Elle ne s’éloigne de son livre que pour boire une gorgée du thé qui fume encore devant elle. Je me demande ce qu’elle lit de si captivant pour ne pas remarquer ma présence. Elle mordille sa lèvre inférieure, la suçote une seconde. Je capte un éclat ardent dans ses yeux. Serait-elle plongée dans une romance érotique ?
Un vent léger balaie la terrasse et soulève sa jupe, découvrant une zone de chair jusque-là dissimulée par les froufrous du tissu. L’image de ses jambes fines et bronzées, chaussées de bottes, me percute. Un peu à l’étroit dans mon jean, je m’efforce de respirer calmement.
Je lui laisse encore trois minutes. Si elle ne m’a pas remarqué d’ici là, je l’aborde. À peine ai-je pensé cela qu’elle redresse la tête et me fixe. Elle amorce un sourire, le regard brillant. Je le prends comme une invitation et me lève pour rejoindre sa table. Je lui tends la main, qu’elle saisit sans hésiter.
– Bonjour.
– Salut.
Ce simple mot prononcé d’une voix suave met à vif toutes mes connexions nerveuses. Je déglutis tant bien que mal.
– Je vous observe depuis tout à l’heure.
– Je sais.
Ah. Elle sait.
– Vous allez me trouver entreprenant et peut-être déplacé, mais... je sens quelque chose de spécial entre nous.
Elle ne répond rien, mais m’encourage à poursuivre d’un petit signe de tête. Lance-toi, mon vieux. Que risques-tu ?
– Je suis de passage et... je... j’ai une chambre dans cet hôtel. Je me disais qu’on aurait pu... enfin... est-ce que vous...
Formule une phrase complète, idiot. Elle se lève et je crains un instant de recevoir une gifle. Elle ramasse son livre, son sac, me scrute.
– Allons-y, je n’ai qu’une heure devant moi.
Sa réaction devrait m’abasourdir. Pourtant, il se dégage de la scène quelque chose de naturel et d’évident qui ne me surprend pas. Je lui propose de passer devant moi et pose la main dans le creux de son dos tandis que nous nous dirigeons vers l’entrée de l’hôtel. Je la sens frémir sous mes doigts. Déjà.

Dans l’ascenseur qui transporte trois autres personnes, elle ne me fait pas face et se sert du miroir pour me dévisager. Je profite en même temps du spectacle de sa chute de rein et de son regard brillant. Elle apprécie les miroirs ? Ça me donne une idée pour la suite.
Elle semble tout à fait à l’aise et affiche un sourire mutin comme si elle lisait mes pensées. Mon cœur menace d’imploser. Sans la lâcher des yeux, j’appuie sur le bouton du deuxième. Le trajet est bref, et cela tombe vraiment bien.
Arrivée devant la porte de ma chambre, elle s’adosse contre le mur et, la tête penchée, m’observe chercher fébrilement la clé dans mes poches. Se peut-il qu’elle soit si calme ou fait-elle juste semblant ?
J’ouvre et elle entre dans la pièce avec une grâce féline. Je la suis. Soucieux de ne rien précipiter, je laisse une distance raisonnable entre nous. Elle se retourne, me dévisage et d’un geste de la main, m’invite à la rejoindre. J’aime son audace, mais il ne faudrait pas qu’elle mène la danse trop longtemps. Je m’approche, pose une main derrière sa nuque pour l’attirer contre moi et embrasser ses lèvres. Elles ont le goût du thé parfumé aux fruits rouges qu’elle vient de boire.
Avec une lenteur calculée, pour lui donner le temps de m’arrêter si elle le désire, j’ôte la ceinture en daim qui maintient resserrée sa large chemise blanche. L’accessoire tombe à nos pieds. Je défais les boutons un à un, en laissant glisser mes doigts contre sa peau. Elle ne porte rien en dessous et je retiens un juron en découvrant ses seins ronds et tendus. D’un mouvement lascif, elle se débarrasse de sa jupe. Pas de petite culotte non plus. Juste sa peau bronzée, à l’exception d’un triangle blanc et lisse qui ne demande qu’à être exploré.
Je la stoppe lorsqu’elle tente de quitter ses bottes. Je la veux cavalière. Elle comprend et se mordille la lèvre d’excitation. Elle déboutonne mon jean, j’agrippe mon t-shirt et le fais voler à travers la pièce. Je me débarrasse des derniers remparts de tissu qui séparent nos corps.
J’écarte les pans de sa chemise pour l’admirer. Elle penche la tête en arrière, m’offrant un accès illimité. Je la frôle des mains et de la bouche, explorant chaque centimètre de sa poitrine gonflée. Elle frissonne. Je la redresse un instant. Je veux qu’elle s’abandonne, mais pas maintenant, pas trop vite.
Je l’emmène de l’autre côté de la pièce et l’incite à pivoter face au miroir. Elle nous regarde tandis que je passe une main légère sur ses fesses. Je me demande si j’arriverais à faire rougir sa peau délicate.
– Caresse-moi, supplie-t-elle dans un filet de voix rauque.
Par jeu, je n’obéis pas immédiatement. Je mordille son cou sans perdre une seconde le contact visuel. Elle se trouble. Je frôle son ventre, descends jusqu’à son sexe que je découvre du bout des doigts, humide. J’introduis un doigt en elle et sens ses muscles se contracter. Du pouce, j’effleure son clitoris. Un soupir m’encourage à poursuivre.
– Putain, tu es trempée.
Elle acquiesce. Je poursuis mes caresses, attentif à ses réactions. Le moindre changement dans sa respiration, le plus petit frisson me donne un indice sur ce qui lui plaît. Quand je sens son souffle s’emballer, je ralentis le rythme et retire ma main. Elle proteste d’un regard noir.
Sa main remonte vers sa poitrine et un éclat attire mon regard. Une bague. Un anneau. À l’annulaire gauche.
– Tu es mariée ?
– Chhhhhh.
– C’est très mal de tromper son mari, tu le sais ?
Je pince ses mamelons dressés. Le halètement qui lui échappe rend la tension de mon bas-ventre douloureuse.
– Caresse-moi encore, implore-t-elle. Plus bas.
Comme je ne bouge pas, elle capture mon regard dans le miroir.
– Mon mari le sait. Il est d’accord, lâche-t-elle dans un râle.
– Tu es une sacrée coquine, une vilaine coquine.
– C’est vrai. Je mérite sans doute une punition.
À ces mots, le sang bat dans mes tempes. Elle me fixe, joueuse, dans l’attente de mon prochain mouvement. Je tente de dompter mon souffle erratique.
– Une punition... Bien... tu as raison.
Sans prévenir, ma main claque sur son fessier. Elle pousse un petit cri de satisfaction et sa croupe ondule contre mon sexe érigé. Je maintiens ses hanches pour garder un peu de maîtrise. Elle sent que je perds pied et en profite pour se retourner et me faire face. Sa main effleure mon cou, sa bouche chemine le long de mon torse, descend vers mon érection. Elle me regarde entre ses cils, m’offre une moue malicieuse, passe un bout de langue sur ses lèvres roses. Je rêve de voir cette bouche entourer mon sexe. Mais d’abord je veux la faire jouir, elle.
– Retourne-toi.

Elle obtempère avec un sourire impatient et sans attendre de nouvelles consignes de ma part, grimpe sur le lit. À quatre pattes, elle jette un œil par-dessus son épaule. Je me tiens derrière elle, je sais ce qu’elle anticipe. Je l’incite à se pencher en avant et agrippe fermement sa taille. Mon gland taquine l’entrée de son vagin. La sensation me brouille la vue et je m’introduis d’une seule poussée. Je me retire aussitôt, déclenchant une vive indignation qui m’amuse autant qu’elle m’excite.
– Un problème ?
– Oui, répond-elle, le ton incertain.
– Je peux peut-être le résoudre...
– Je n’en doute pas. Je te veux, en moi.
– Pas assez clair, ma jolie.
– Je veux que tu me prennes, fort, maintenant.
– Comme ça ?
Je la pénètre une deuxième fois avant de ressortir complètement. Elle grogne de frustration.
– Baise-moi, s’il te plaît. Baise-moi.
J’entre en elle et la remplis avec toute la lenteur dont je suis encore capable. Je veux l’entendre me supplier, gémir, hurler de plaisir.
– Pitié, plus vite, plus fort.
Il ne m’en faut pas plus pour me laisser aller. Je vais et viens en elle, la pénètre plus rapidement. Je la vois se cambrer et ses doigts agripper le drap. L’une de mes mains glisse le long de sa hanche, la contourne jusqu’à atteindre son sexe et titiller son bouton. Elle se resserre autour de moi et je dois mobiliser toute mon énergie pour ne pas me répandre maintenant. Ses bras cèdent, elle tremble en appui sur ses avant-bras. Lorsqu’elle crie, libérée par l’orgasme, je jouis à mon tour, mes mains emprisonnant toujours sa taille.

Étendus l’un contre l’autre, nous reprenons notre souffle. Nos peaux luisent de transpiration, je vois son pouls affolé battre dans sa gorge. Soudain, une inquiétude. Et si elle n’avait pas aimé ?
– Ça allait la fessée ? Je ne t’ai pas fait mal ?
– Ton improvisation était parfaite. Bien mieux que ce que j’avais imaginé avec la ceinture.
Elle se tourne vers moi, cherche mon regard.
– Il faudra recommencer, murmure-t-elle en esquissant un sourire espiègle.
– Tes désirs sont des ordres.
Son rire se répercute contre mon torse et me fait sourire. Tout est si simple. Elle se redresse déjà, pose un baiser trop rapide sur mes lèvres. J’essaie de la retenir, mais elle s’échappe en m’adressant un clin d’œil. Elle entre dans la salle de bains d’où elle me crie :
– À propos de mes désirs, quand tu iras chercher Antonin après l’école, pense à acheter du pain pour ce soir.
– Bien, mon amour.
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Défi
Parker
Une tentative d'essai de réponse au défi "Autobiographie scribayenne"
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Questionnaire de Scribay

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