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Miraya

Paris.
Miraya
Petit recueil de poésie dédié à une fille qui a traversé ma vie.
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Miraya
Groupement de poèmes sur l'amour et la solitude.
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Miraya
Mon recueil de poésie le plus aboutit. Je parle surtout ici de l'exploration d'un amour à sens unique.
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Miraya
Très court groupement de poèmes sur le doute.
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Miraya
Un dialogue entre moi et une poétesse, au travers de quelques vers.
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Miraya

Tu es belle.
Pas comme quelqu'un qu'on aime regarder. Subtilement dissimulée entre le rêve et la réalité. Comme un aspect de la vie qu'on aurait oublié. Tu es essentielle, à la beauté du monde, aux choses qui réveillent les cœurs. Tu es de ces nombreuses couleurs, et des miracles de la vie. Ceux qu'on ne possède jamais qu'un instant. Le feu vermeil et les nuages dorés d'un soleil levant, qu'on regarde chaque fois mourant, dans le temps d'une expiration qui semble durer des heures.
Poser mes yeux sur toi, tous les jours, jamais las de te contempler. Avide de te regarder. Me noyer dans ton visage, brûler de ces yeux auxquels je ne peux échapper. Chaque fois plus que les précédentes, émerveillé. Les mains tremblantes, la voix absente, subjugué. Incapable de dire si je t'ai juste rêvé, mais absolument certain de ne jamais pouvoir rêver d'une fille plus belle.
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Miraya
Deux poèmes qui parlent d'Elle sur une note d'innocence.
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Miraya

Visage blanc à l'air inquiet
Les yeux aux durs reflets grisâtres
Aux pensées souillées d'eaux saumâtres
Forêt perdue aux froids feuillets

Mais la vie coule sous ma peau
Aux désirs et passions mourantes
Revenant sans arrêts bouillante
Embraser tout ce qui est beau

Tous les maux sont atténués
Je suis là pour continuer
Un espoir me rend supérieur

Heureux. J'écris des sentiments

Souris un peu, brûle dedans

Froid dehors chaud à l'intérieur
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Défi
Miraya

Je te hais ainsi
Car si je te veux jalouse
Je te sais heureuse
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Miraya

Levant son verre à tous les vices
Le vent crache, ses yeux sévissent
Froissant le soleil qui se couche
Froid. Sang. Partout grouillent les mouches
Et corps putrides d'autres hommes
Écorchés, seuls, puants en somme


Rat portant la peste, maudit
Rapporte ce que la mort dit
De moi. Terminerais-je sans
Demoiselle, j'en voulais cent
Ô, qu'une aurait changée ma place
Aucune ne m'aimait hélas


Dans ce cauchemar des rongeurs
Dansent gauchement et songeurs
Mord moi rat je prends le pari
Mort ou presque au fond de Paris
Les rues d'ici ne sont pas pour
L'érudit qui cherche l'amour
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Miraya

Le bateau était maintenant figé. Nul ne parvenait a déterminer la cause de ce brusque arrêt. Si c’était la faute du vent, les immenses draps blancs qui s’étendaient au-dessus du navire ne s’agiteraient pas autant. Le drapeau aussi dansait énergiquement sur le grand mat. Inévitablement, le malheur de l’équipage se situait ailleurs. Un des plus malins membres de cet éminent vaisseau se mit à réfléchir. Le reste de l’équipage s’installa près de lui afin de récupérer les bribes de pensées qui en émanaient. Tel un sage, il s’adressa à la masse qui s’étendait devant ses pieds:
« Je pense fermement que c’est un dieu qui a mis fin à cette traversée. Car en effet, la nature semble clémente. Mais si le vent est acharné, la marée quant à elle a cessée de bercer ce bâtiment. Je n’imagine pas un animal capable de tenir tête aux vagues. De ce fait, il est impensable qu’une créature retienne ce bateau. Mais si le mal qui barre le chemin du Justice ne vient pas de la brise et s’il ne vient pas des créatures des eaux tumultueuses, dans ce cas ce mal ne peut être que divin. »
Les marins restèrent perplexe. Le capitaine lui-même ne su que dire suite à cet argument. Lui si peu habitué à laisser paraître ses peurs senti de la sueur glisser sur ses tempes. Dans ses yeux naquit une flamme inversement chaude au sang qui glaçait ses veines. Il saisit le sabre à sa ceinture avec une hargne certaine. Sa fureur était mêlée d’une délicate frayeur, similaire à la terreur d’un enfant que viendrait accabler un affreux cauchemar. Il dégaina et tandis que sa lame visait le ciel il cira aux nuages qui le regardaient:
« Qui es-tu ? Que me veux-tu ? »
Le silence qui suivi diminua le stress de l’être dangereusement armé et c’est l’énervement qui guida la suite de sa tirade.
« J’ai bravé les plus terribles tempêtes, tué les plus vils mécréants, pillé les plus riches villages. Rien ne me résiste. Si tu ne veux pas également tâter de cette épée tu ferais bien de me dire immédiatement ce que tu as fait à ce bateau ! »
Puisque les cieux restaient muet, le capitaine laissa éclater sa rage.
« Par les sept enfers, mais que diable es-tu à la fin ? Un dieu ? Hilarant ! À mes yeux tu es minable. Que dis-je minable, tu es la plus lamentable, la plus vulgaire, la plus insignifiante des créatures de l’univers. »
Il s’en suivit une série d’insultes qui disparurent les unes après les autres dans le ciel silencieux.
Quand le capitaine eut fini d’attendre un signe, il rengaina.
Le temps passa. La lune traversa à quatre reprises le rideau de ténèbres sans qu’aucun bruit ne la dérange. Chaque matin était plus sec et affamé que le précédent. Animés de divers sentiments, les marins n’avaient de cesse de regarder les astres changer de place. Quand le cinquième crépuscule arriva, avant qu’une autre nuit n’éclaire la navrante épave, le capitaine s’assit et baissa la tête. Ce qui s’échappa de ses lèvres avait l’allure d’une prière.
« Ne me laisse pas enchaîné là sans me dire de quelle manière je peux me libérer !
S’il me faut te servir, je le ferais.
S’il me faut te présenter des excuses, accepte celles que je te fais à cet instant.
S’il me faut devenir quelqu’un d’autre, sache que je suis à présent déjà bien différent de celui que j’étais hier.
Mais par pitié, ne me fais pas disparaître de cette manière ! »
Ces phrases pareillement aux précédentes n’ébranlèrent pas même le plus petit brin d’air. Mais tandis que sa tête était baissée, le capitaine aperçu enfin ce qu’il cherchait. La clé du mystère que même le plus sage d’entre eux n’avait élucidé. Si le navire était ainsi paralysé, c’était simplement parce qu’il n’y avait plus d’o.
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Miraya

Loin de Paris les champs fleurissent
Le ciel illumine les plaines
Chantant jusqu'à en perdre haleine
Toutes les fleurs un jour périssent


Mais bien que le froid se déchaîne
Loin de Paris les champs fleurissent
Auprès des arbres qui grandissent
Le vent souffle sur les vieux chênes


Eux qui donneront d'autres graines
Sans maladies sans artifices
Loin de Paris les champs fleurissent
Loin de ce gris qui nous gangrène


Ici pas un seul sacrifice
Et la nature est notre reine
Allongés sous la lune pleine
Loin de Paris les champs fleurissent
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