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Lily Heiwa

Lily Heiwa
Katashi est un jeune flûtiste sensible à la douleur du cœur. Un jour, alors que son père lui demande de le remplacer à l'usine, il perd son bras dans un accident. Son professeur de musique lui annonce qu'il ne pourra plus jamais jouer de la flûte, jusqu'à ce qu'une mystérieuse rencontre sous un pont vienne chambouler son destin.

Phéniris est une dryade malchanceuse : elle est liée à un chêne. Héritière légitime de la forêt, sa mère cède le trône à sa petite sœur. Mais Phéniris fait partie du Conseil de la Forêt, qui a jugé qu'elle devait reprendre sa place. Alors, tous les arbres se sacrifient pour lui offrir le rêve de sa vie : 24h sans son chêne.

Mais Phéniris pourrait bien se laisser distraire par sa rencontre avec un flûtiste de la ville...
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Défi
Lily Heiwa
Hors d'œuvre spécial mardi 29 mai 2018
Citations issues (le plus souvent) des 2 premières symphonies de Un arbre pour la vie !
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Lily Heiwa
Une drôle d'aventure à l'autre bout des rails.
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Althéa... Althéa... Cette petite peste qui m'a tout pris. Pourquoi a-t-il fallu qu'elle naisse si parfaite ? Ses cheveux blonds, ondulés, son visage doux, ses lèvres pourpres... Et bien sûr, puisqu'on m'associe à un chêne, il a fallu qu'on l'associe à une fleur, colorée, parfumée et onirique ! Des hibiscus roses poussent dans ses cheveux, alors que moi, je ne produis que des feuilles ternes. Facile d'être l'icône de la forêt, avec tant de beauté et de grâce !
Et le pire, dans tout ça, c'est qu'elle m'a volé ma mère, mon avenir... tout. Je suis sa sœur aînée, mise de côté, oubliée. Quand elle est née, ma propre mère est venue me l'annoncer. Je me réjouissais d'avoir une sœur avec qui m'amuser, et pourtant, elle me la présenta comme ma remplaçante ! J'ai l'impression qu'elle n'est même pas au courant de mon existence, oh, ma triste existence.
Althéa, son cas est répertorié par le Conseil de la Forêt. Et son jugement n'est pas positif. À trop vouloir plaire, elle as suivi les traces de notre mère. La voilà devenue ingrate et indigne du trône. Les arbres parlent d'elle comme de la pire des immondices. Elle est née, insensible, ne faisant pas attention aux êtres immobiles. Elle les a mis de côté, renié la forêt, les plantes, les fougères. Mais croyez-moi, elles respirent, elles ressentent, elles aiment. Elles ont plus de valeur que la princesse Althéa, à mes yeux et aux yeux du Conseil.
Perdue dans ces réflexions, mon chêne me prévient que le conseil de la pleine lune a commencé depuis une bonne demi-heure. Vite, je me connecte aux racines de Chimo et m'abandonne à sa sève circulante.
-Ah, la voilà enfin ! s'exclame l'épicéa.
-Phéniris, tu es en retard ! se moque l'érable du sentier d'à côté.
Le Grand-Frêne prend la parole, ce qui fait taire tous les autres :
-Phéniris, comme tu étais absente, le Conseil a émis son jugement sans te consulter.
-Je vous écoute, Grand-Frène. Quelles nouvelles m'apportez-vous ? Devons-nous de nouveau affronter les habitants de la ville qui sèment le chaos parmi nous ?
L'arbre laisse s'installer un court silence avant de reprendre :
-Princesse de la forêt d'Espérancia, tu es une dryade admirable et bienveillante. Tous les jours, tu aides les arbres à pousser avec tes pouvoirs de floraison. Tu tiens toujours tes promesses, ce qui fait que toute la sylve a confiance en toi. Ainsi, nous avons décidé que tu devais récupérer ta place au sein de la royauté. Présente-toi devant la reine et montre-lui que tu es digne de l'héritage.
-Pardon ? répondis-je. Je ne comprends pas ce que vous voulez de moi.
-Althéa, ta sœur, a annoncé à la reine Nymphoria qu'elle allait bientôt se marier. Ce serait pour nous tous une catastrophe qu'elle régisse la forêt. Cette dryade est égoïste, narcissique et mal éduquée.
-Ne dîtes pas cela. C'est ce qui devait arriver, nous ne pouvons pas lutter contre le destin de sa sœur.
-Mon enfant, il est temps que tu comprennes quelque chose, intervient Maître Ginkgo. En tant que réseau forestier, nous sommes capables d'aider nos mourants à rester vivants. Même s'ils n'ont plus qu'une seule racine ou que leurs troncs sont entaillés, nous les maintenons en vie en leur envoyant tous les nutriments possibles. Cela est valable pour ton chêne.
-Mais Chimo va très bien ! répliquai-je. Nous nous entraidons et nous ne sommes jamais tombés malades.
-Là n'est pas la question, Phéniris.
Je me tais. Je ne comprends pas pourquoi Maître Ginkgo, celui que j'admire tant, me parle de cette manière. Tous les arbres tendent l'oreille. Je comprends que la conversation est très sérieuse, même si je n'en capte pas encore l'objet. Pour moi, tout cela n'a aucun sens.
-Phéniris, écoute-moi attentivement, reprend Grand-Frêne. Nous pouvons t'accorder une journée hors de ton chêne. Tu pourras marcher, manger, bouger comme les autres dryades.
-Mais je ne veux pas ! Je ne veux pas quitter le Conseil ! Je ne veux pas abandonner la forêt ! Vous êtes ma famille, mes frères de sang et de cœur ! Ma place est ici, avec vous tous, liée à mon chêne ! Et puis, qui vous dit que je pourrais survivre, sans lui ?
-Ma chérie, je t'aime tellement, me murmure Chimo. Ne les écoute pas. J'ai besoin de toi. J'ai essayé de les convaincre de ne pas te laisser partir...
-Tu dois devenir reine d'Espérancia ! Althéa ne mérite pas ce rôle ! s'exclame un bouleau.
-Empêche-la de détruire notre monde ! renchérit un cerisier.
Là, il est vrai que je ne peux pas leur donner tort. Althéa n'est certainement pas la meilleure dryade du monde. Et alors ? Je suis sûre qu'elle apprendra à régir la forêt.

J'arrête de tergiverser un moment. Et si je pouvais vraiment reprendre ma place ? J'en ai toujours rêvé, au plus profond de moi. J'ai toujours trouvé injuste que Mère me remplace d'un coup de baguette magique. Malgré tout, ça reste de la folie. Je ne veux courir aucun risque, et surtout, je ne veux en faire courir aucun à Chimo. Nous vivons depuis toujours en parfaite harmonie. Cela risquerait de rompre l'équilibre entre nos deux corps, de déphaser nos cœurs battant à l'unisson, de ruiner nos esprits fusionnels.
-D'accord, répondis-je pourtant.
Je marque une courte pause avant de reprendre :
-Mais je deviendrai reine en restant telle que je suis. Je n'ai pas besoin de jambes pour prouver ma valeur.
-Et comment tu comptes faire, princesse des hêtres ? me questionne l'acacia, toujours sur un ton dédaigneux.
Je réfléchis un instant. Mon seul contact avec ma famille est mon père. Si j'arrive à le convaincre de discuter avec ma mère, peut-être reviendra-t-elle sur sa décision. En même temps, cela fait si longtemps qu'elle ne m'a pas parlé, j'ai peur qu'elle n'ignore les dires de son centaure... Mais je dois essayer.
-Ô Grand-Frêne, je parlerai à Éphraïd, mon père.
-Tu oublies que c'est à la reine Nymphoria que revient le choix de l'héritage, ma belle, dit l'érable en me chatouillant les pieds de ses signaux amers.
Je décide de répondre avec sagesse, comme c'est rarement le cas :
-Le papillon ne sait jamais où il va, mais c'est ainsi qu'il apprend son destin. Si mon père fait comprendre à la reine que je suis l'héritière légitime, elle reviendra vers moi pour me mettre à l'épreuve. Et là, je lui montrerai que je m'occupe bien mieux de la nature que ma sœur. C'est le meilleur moyen de récupérer ma place, nul besoin d'en faire plus.
À ces mots, les arbres se mettent à chuchotter. Isolée, je ne reçois plus aucune information dans mes nervures. Cela m'inquiète. Que vont-ils encore décider ? J'ai peur que ma voix ne suffise face au Conseil. Ils prennent souvent des décisions en votant, mais je crains que plus de la moitié d'entre eux pense que mon souhait est de quitter Chimo. Ils doivent m'imaginer en train de rêver de liberté alors que ma seule liberté, c'est celle d'aimer. J'aime mon chêne, j'aime chaque individu ayant poussé en ces terres. Non, non, ils ne peuvent pas me forcer, de toute manière. Je me battrai pour rester auprès de Chimo.
-Je ne partirai pas d'ici, quoi que vous décidiez à mon insu ! envoyai-je dans le réseau de racines souterraines.
Aucune réaction. Pour la première fois de ma vie, je sens le vent faire voltiger mes cheveux. Mon cœur accélère et l'adrénaline monte en moi. Mon sang bat dans mes tempes plus fort que jamais. Mes doigts de bois me font mal. Je tourne la tête et m'aperçois qu'ils sont devenus beiges et lisses. Quelle horreur !
-Arrêtez, pitié, non ! me débattis-je.
La matière beige progresse le long de mes bras, gagnant du terrain jusqu'à mes épaules. Deux tétons pointus apparaîssent au bout de mes bosses, qui se mettent à se soulever quand je respire. Je sens les lianes qui retiennent ma poitrine glisser le long de mon corps, puis les entends tomber lourdement sur le sol. Ma peau, mes racines, tout a disparu ! Le froid peut désormais pénétrer ma chair jusqu'à mordre mes os. Je hurle de douleur, mais au lieu de descendre jusque dans mes pieds, mon cri sort de ma bouche.
Mon Chimo... Je ne peux plus lui parler ! Mon protégé, mon gardien ! Que va-t-il advenir de lui ? Et moi, que vais-je faire ? Je tombe sur le sol comme une vulgaire feuille morte dont on se débarrasse et je reste inerte et silencieuse.
Les enfoirés ! pensai-je de toutes mes forces. Je leur avais dit que j'allais parler avec mon père ! Ils n'ont vraiment aucune compassion envers ce que je ressens. Et maintenant, je me retrouve au milieu de troncs muets, sans savoir comment retourner à mon état initial !
Je reste couchée entre les racines de mon chêne pendant plus d'une heure. Je sens mes forces diminuer, comme absorbées par le sol froid. J'écoute simplement le vent faire son chemin entre les arbres. Mon envie de vivre s'est évaporée.
Soudain, une musique retentit dans la forêt. On dirait de la flûte. C'est étrange, elle est apparue au moment où j'avais le plus besoin de réconfort. Elle me berce, me murmure que je ne suis pas oubliée. Une à une, les notes atteignant difficilement mes oreilles m'envoûtent. Cette mélodie, à la fois mystique et légère, me fait penser à un ruisseau longeant des rochers de mousse. Puis, elle me rappelle le printemps, les oiseaux construisant leurs nids avec amour et passion. Fluette, la flûte flâte mes tympans fatigués. Mes paupières se ferment, comme hypnotisées. Les notes s'enchaînent avec fuidité et fusionnent avec la sylvestre euphonie. Les oiseaux de nuit hululant en chœur accompagnent gracieusement cette mélodie idyllique. Petit à petit, le son disparaît dans le frissonnement nocturne des feuilles.
Le refrain retentit encore dans ma tête. Je ne veux pas l'oublier, je ne dois pas l'oublier ! Do si do fa sol la sol mi do ré... La si do ré do si mi sol la... Ô flûtiste, joue encore un peu, ne pars pas ! Ne m'abandonne pas, s'il te plaît ! Je meurs de froid, je suis nue, faible et incapable de me lever. La si do ré do si mi sol la... La suite me file entre les doigts. Je la chante en boucle dans ma tête, mais à chaque fois une note disparaît. Zéphir, fais donc revenir ces notes jusqu'à moi !
Alors Zéphir souffle, et mon corps frêle au sang chaud se gèle.

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Défi
Lily Heiwa

Katashi est un jeune flûtiste sensible à la douleur du cœur. Un jour, alors que son père lui demande de le remplacer à l'usine, il perd son bras dans un accident. Son professeur de musique lui annonce qu'il ne pourra plus jamais jouer de la flûte, jusqu'à ce qu'une mystérieuse rencontre sous un pont vienne chambouler son destin.
Phéniris est une dryade malchanceuse : elle est liée à un chêne. Héritière légitime de la forêt, sa mère cède le trône à sa petite sœur. Mais Phéniris fait partie du Conseil de la Forêt, qui a jugé qu'elle devait reprendre sa place. Alors, tous les arbres se sacrifient pour lui offrir le rêve de sa vie : 24h sans son chêne
Mais Phéniris pourrait bien se laisser distraire par sa rencontre avec un flûtiste de la ville...
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Je ne l'entends plus parler. Il bouge les lèvres, articule ses bras, mais mon esprit est ailleurs.

Surgie de nulle part, entrant dans mon champ de vision, cette silhouette féminine m'a totalement hypnotisé.



N'hésitez pas à donner votre avis sur ce premier texte !
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Défi
Lily Heiwa

1: Quel est ton nom ?
Phéniris.

2: Utilises-tu un pseudo ? Que signifie-t-il ?
Non, aucun.

3: Quelle est ta taille ?
Je ne sais pas, mes jambes sont confondues avec le tronc de mon chêne.

4: Quel est ton poids ou ta corpulence ?
Je l'ignore, mais j'aimerais tant le savoir...

5: De quelle origine ethnique es-tu ?
Je suis une dryade, une créature de la forêt. Nous protégeons les arbres, les plantes... Chacune d'entre nous est liée psychiquement à un arbre. Mais moi, c'est également physiquement !

6 : Quel est ton âge ? D'où viens-tu ?
Je viens de la forêt Espérancia et j'ai quinze ans.

7: Décris tes cheveux : leur coupe, leur couleur...
Ils sont châtains, il me semble. Je ne les vois pas, ils sont tirés vers le haut par l'écorce. Mais je sais qu'ils sont très longs, à force d'être tirés vers le haut.

8: De quelle couleur sont tes yeux ? Portes-tu des lunettes ou des lentilles de contact ?
J'ai les yeux bleus, et je ne sais pas de quoi vous parlez.

9: Es-tu en bonne santé ? Possèdes-tu des caractéristiques physiques particulières ?
J'imagine que oui, mon arbre n'est pas malade. Je prends chaque jour soin de lui, et il prend soin de moi. Vous trouverez ça étrange mais ma peau est faite d'écorces, jusqu'à mon cou, et mes jambes sont confondues avec l'arbre, ainsi que mes mains aux doigts crochus.

10: As-tu des cicatrices, marques de naissance ou des tatouages ?
Haha... Disons que c'est une marque de naissance, pour ne pas dire un handicap...

11: Portes-tu des bijoux ou des accessoires ?
Non. Comment pourrais-je les enfiler ?

12: De quelle façon es-tu généralement habillée ?
Je suis nue, mais des lianes feuillues ont recouvert mon corps, avec le temps. Donc je suis habillée ?

13: Quelle expression est le plus souvent affichée sur ton visage ?
La sérénité. Vivre en harmonie avec la nature, pouvoir communiquer avec les arbres via mes racines, cela m'apaise, malgré mon bas statut social en tant que dryade.

14: As-tu des habitudes gestuelles particulières ou des tics ?
J'aime fermer les yeux et écouter la forêt battre. Je le fais si souvent...

15: Utilises-tu régulièrement une expression ou une citation particulière ?
Je t'aime. Je le dis à mon chêne chaque jour, donc je pense que c'est ce qui me symbolise le mieux.

FAMILLE ET PASSÉ :
16: Qui sont ou étaient tes parents ? Parle-nous un peu d'eux.
Éphraïd, le centaure des montagnes du nord, ainsi que Nymphoria, la reine de la forêt. Ma mère a des bois de cerf sur la tête pour qu'on la distingue. Mais elle est ignoble avec moi, elle m'a déshéritée et ne vient jamais me voir à cause de mon handicap. Heureusement, mon père prend soin de moi, me rend visite et m'informe de ce qui se passe.

17: As-tu des frères et sœurs ? Si oui, que peux-tu nous dire à leur sujet ?
J'ai une petite sœur, Althéa. Je la déteste. Elle m'a pris ma place. Elle est très belle, cheveux blonds, fleurs d'hibiscus dans les cheveux. Elle a tout pour plaire. J'aimerais me mesurer à elle, récupérer l'héritage de la forêt. Malheureusement, je ne suis qu'une plante oubliée, à ses yeux.

18: Parle-nous du reste de ta famille.
J'ai une deuxième famille, beaucoup plus sincère et aimante : la forêt. J'aime avoir de longues discussions avec mon vieil ami, Ginkgo. C'est un arbre qui se dresse à quelques centaines de mètres de moi, et qui m'envoie toujours des conseils.
Je fais partie du conseil de la forêt, conseil regroupant tous les arbres. Ils me considèrent donc vraiment comme une des leurs, je me sens à ma place avec eux !

19: Comment décrirais-tu ton enfance ?
Assez pénible. Je n'avais pas assez de recul pour voir le bon côté de mon handicap. Je ne désirais qu'une chose, marcher. Même si j'aimerais toujours pouvoir marcher, je me suis faite à l'idée que ça n'arrivera jamais.

20: Quel est l’événement qui t'a le plus marqué jusqu'ici dans ta vie ?
Quand ma petite sœur est née et que ma mère m'a annoncé que je n'étais plus la future reine de la forêt. Son amour pour moi s'est détourné entièrement.

SITUATION ACTUELLE :
21: Où vis-tu actuellement ?
À Espérancia, toujours sur mon chêne.

22: Que fais-tu dans la vie ?
Je suis membre du Conseil de la Forêt. Je me nourris grâce aux nutriments qu'on m'envoie par mes racines, n'étant pas douée de la photosynthèse. Mon rôle est de communiquer les décisions prises au Conseil avec les dryades.

23: Appartiens-tu à un groupe ou à une organisation particulière (guilde, société secrète, équipe, armée, secte, etc) ? Y as-tu un rang particulier ?
Le Conseil des Arbres n'est peut-être pas une organisation secrète, mais je suis fière d'être leur porte-parole !

24: Quel est ton but dans la vie, tes objectifs à plus ou moins court terme ?
Eh bien, j'aimerais qu'on entende davantage ma voix, j'aimerais qu'on me rende ma place dans la descendance des dryades.

COMPÉTENCES :
25: Possèdes-tu des capacités ou des compétences particulières ? Quelle est ta spécialité ?
Oui, comme toutes les dryades, je suis capable de faire pousser les plantes !

26: As-tu des problèmes ou des difficultés dans certains domaines de compétences ?
Je ne sais pas marcher ! C'est grave ?

RELATION :
27: Qui est la personne la plus importante dans ta vie et pourquoi ?
Il y en a trois : mon chêne, Maître Ginkgo et mon père. Ils font attention à moi, et je leur partage tout.

28: Es-tu en couple ou as-tu des vus sur quelqu'un ?
Si je connaissais un garçon, que j'avais des jambes, que je l'avais épousé, je serais devenue reine d'Espérancia. C'est beau de rêver !

29: Es-tu du genre à juger rapidement les autres ? Combien de temps mets-tu pour le faire ?
Non. Je prends mon temps, car je connais la profondeur d'âme que chaque être possède.

30: As-tu des rivaux ou des ennemis ? Si oui, de quelle nature ?
Ma sœur. Et en plus, elle est pas nette, ces temps-ci. Il paraît qu'elle disparaît souvent, sans aucune raison.

31: As-tu des amis ? Qui sont-ils ?
Ginkgo ! Mon chêne est plus qu'un ami, il est mon corps, mon siamois.

32: Es-tu plutôt du genre à argumenter ou essayes-tu plutôt d'éviter les conflits ?
J'évite les conflits. Ça ne sert qu'à rompre la paix intérieure.

33: Aimes-tu passer du temps seule ?
Oh, oui, beaucoup ! Mais seule, pour vous, ça veut dire sans dryade, ou sans dryade ni arbre ? Parce que le premier cas me convient parfaitement !

PERSONNALITÉ :
34: Es-tu plutôt optimiste, réaliste ou pessimiste ?
Réaliste. Autrefois, j'oscillais entre pessimisme et optimisme.

35: Aimes-tu prendre des risques ou préfères-tu jouer la sécurité ?
J'aimerais prendre des risques, mais je préfère rester avec mes amis toute ma vie. Le sentiment de sécurité et de confort me plaît tout autant !

36: Aimes-tu faire des blagues ou préfères-tu rester sérieuse ?
Je suis sérieuse. Ma tête n'est pas d'humeur aux blagues !

37: As-tu des peurs ou des phobies ? Quelle est ta plus grande peur ?
J'ai peur d'être totalement oubliée, de devenir comme une plante. Entre autres, j'ai peur que mon père meure.

38: Suis-tu un code de conduite qui guide ou régit ta vie et tes actes ?
Je suis une héritière royale. Je me conduis comme telle, même si je ne le suis plus. Ça a été pendant longtemps mon éducation.

39: Es-tu du genre à faire des promesses ? Si oui, les tiens-tu ?
Oh, oui, j'aime rendre service à la forêt, je tiens toujours mes promesses.

40: As-tu de lourds secrets ? Est-ce que quelqu'un les connaît et si c'est le cas, comment les a-t-il découverts ?
Si je vous le dis, ça ne sera plus un secret !

41: As-tu des vices quelconques ?
Je médite chaque jour pour m'en débarrasser. Mais parfois, je ressens une certaine haine envers ma mère et ma sœur.

42: Si tu devais décrire ta personnalité en trois mots...
Aimante, sereine, jalouse.

CROYANCES :
43: Es-tu croyante ? Si oui, de quelle religion, croyance ou dieux ?
Je crois en les dieux, car ils sont les pères de notre peuple.

44: Es-tu superstitieuse ?
Je crois qu'il est question de chance ou de malchance, dans la vie. Je suis victime d'un peu des deux.

45: Quelle valeur accordes-tu à l'argent ?
Aucune !

46: Que penses-tu de la politique ?
C'est important d'avoir un guide, mais il doit être proche de son peuple. Sinon, on ne s'identifiera guère à lui, et ça va mal finir !

47: Soutiens-tu une cause particulière ?
L'égalité de tous les êtres, arbres et dryades, humains et centaures.

48: Que penses-tu du fait de voler ?
Il ne faut pas trop s'attacher aux choses, ce qui compte vraiment, c'est l'âme. Voler est nécessaire pour la survie de certains, je ne comprends pas pourquoi on les punit. Ils sont suffisamment rejetés de la vie pour souffrir !

49: Que penses-tu du fait de tuer ?
La pire chose au monde.

50: Considères-tu que certains groupes ou genres de personnes sont inférieurs ou supérieurs à toi ?
Je suis persuadée que, malgré mon handicap, nous sommes tous égaux, et nous méritons tous de régner sur la forêt.

GOÛTS PERSONNELS :
51: As-tu des hobbies ? Quel est ton passe-temps favori ?
Aucun. Discuter avec la forêt.

52: Quelle est ta nourriture / boisson préférée ?
Les glands. Je suis vraiment gourmande, je sais ! Mon chêne en a marre que je les mange tous.

53: Quel genre de musique aimes-tu ?
J'aime quand les dryades jouent de la harpe. C'est le seul instrument que j'ai entendu dans ma vie.

54: Quel est ton genre de divertissement de masse préféré ? (cinéma, sport, jeux vidéos, concert, etc.)
Me relaxer, méditer. Vous appelez ça comment, vous ? Du Yoga ?

55: Comment gères-tu le stress ? Y a-t-il quelque chose qui t'aide à te relaxer ?
Je ne stresse jamais. Ma vie est passive, et j'en suis ravie. J'ai de la peine pour mes confrères qui subissent des difficultés sociales, tous les jours...
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Défi
Lily Heiwa

 Parce que l'être humain pense que les arbres n'ont pas d'âme. Parce que le handicap fait mal, très mal à grand nombre de gens.
Je m'appelle Phéniris et je suis née dans un chêne.
Ma mère est une dryade de la forêt Espérance, prénommée Nymphoria. Mais ce n'est pas n'importe quelle dryade : c'est la reine de la forêt. Sur sa tête se dressent deux bois de cerf majestueux, signe de son altesse.
Mon père est un centaure de la montagne du nord, prénommé Éphraïd. Son corps musclé est celui d'un valeureux guerrier. Et pas n'importe lequel : celui d'un chef d'armée que l'on ne présente plus. Ses sabots sont d'or et son pelage d'argent.
Aussi, j'ai une petite sœur de huit ans qui s'appelle Althéa, comme les hibiscus qui poussent dans ses cheveux blonds. Je suis un peu son modèle, même si je suis immobile. Althéa est une petite princesse dryade adorable, très espiègle, qui me tient compagnie de longs après-midi.
Moi, l'enfant hamadryade emprisonnée dans un tronc, n'ai jamais eu la chance de poser un pied à terre pour courir dans les bois ou sur les vastes plaines, ni de jouer à cache-cache avec mes aînés. Je ne connais même pas la sensation du vent soulevant mes longs cheveux châtains.
Mes mèches sont coincées dans l'écorce, mes jambes de bois sont confondues avec le tronc de mon arbre.
Je respire mais mon ventre ne gonfle pas : toute ma peau est couverte d'une épaisse couche d'écorce qui m'empêche de bouger. Je hurle mais mon cri ne sort pas : ma douleur est immédiatement transmise aux racines souterraines. Je mange mais je ne savoure pas : la seule nourriture qui circule dans mes veines est celle provenant de la sève de mon chêne, mon précieux sang que je partage avec lui.
Je ris mais je ne souris pas, je pleure mais je ne meurs pas. Ce lien me maintient en vie, ce lien me force à l'ennui.
Des lianes solides ont poussé tout autour de mon corps, je ne suis plus qu'un sanctuaire qu'on laisse vieillir dans le décor.
Un jour, j'espère si fort retourner parmi les miens. Alors, je me débats, mais à chaque fois, les chaînes se resserrent. L'écorce se renforce, les lianes se contractent. Bientôt, on ne verra plus que mon visage dépasser du tronc. La couche d'écorce craquelée a déjà recouvert la moitié de mon ventre et de mes bras suspendus au-dessus de mes épaules encore beiges.
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 Parce que le harcèlement fait mal, très mal à grand nombre d'enfants. Parce que les rêves méritent d'être réalisés, peu importe à quel prix.
Je m'appelle Katashi Akayuki et je suis collégien.
Ma mère, Lily Devah, est une écrivaine passionnée qui m'a toujours soutenu dans la poursuite de mes rêves. Je lui dois tout ce que je suis, mes qualités, mes défauts.
Mon père, Shuji Akayuki, est né au Japon et a suivi ma mère jusqu'en Angleterre. Je l'aime énormément, mais je ne le vois pas souvent. Il travaille beaucoup, à l'usine, et rentre très tard le soir.
Comme ils ont toujours rêvé d'avoir un deuxième enfant et que par je ne sais quel miracle ce n'est jamais jarrivé, ils ont décidé d'adopter un chien. Un shiba aux poils roux qu'ils ont nommé Roku. Je l'aime bien, ce petit, surtout quand il ne m'embête pas pour sortir le promener.

À l'école primaire, je pensais être un bon à rien. Parce qu'on me le rabâchait à longueur de journée, j'avais fini par le croire.
Il y avait d'abord ceux qui se moquaient de ma tête, parce qu'avoir le physique de l'archétype asiatique dans un pays européen, ce n'est vraiment pas facile. Ensuite, je dois avouer que j'étais un grand timide, et je le suis toujours, d'ailleurs. Ça n'a pas aidé.
Et puis il y a cette fille, Mélissa, dont je suis amoureux depuis le CM1. Quand mes diaboliques camarades de classe l'ont appris, une tempête s'est déchaînée sur moi. Bien sûr, je n'avais aucun arbre sous lequel m'abriter, aucun ami à qui me confier. J'étais seul face à leurs insultes et parfois pire encore, face à leurs coups.
Mon échappatoire, c'est la musique. Je prends des cours de solfège et d'instruments à vent avec le professeur Taross depuis mes six ans, et mes parents m'ont offert ma première flûte traversière à l'âge de huit ans.
Ce fut un moment très émouvant pour moi. J'avais l'impression que ma vie allait changer, à l'école ; que soudain, j'allais passer pour un gars cool, parce que j'avais quelque chose à raconter pendant la récréation. Mais ce fut tout le contraire qui se produisit : on se moquait bien d'un petit flûtiste comparé à un champion de karaté ou à un recordman de jeux vidéos.
Aujourd'hui, mon seul ami, c'est Roku. Très joueur et énervant, c'est vrai ; mais il est le seul qui ne m'ait pas rejeté, et qui, dans cette maison, ne montre pas les crocs quand je commence à jouer de la flûte entre les murs de ma chambre.


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Lily Heiwa
ATTENTION : Ce texte est la suite de Queen Milena.

Si vous ne l'avez pas lu, il est normal de trouver certains éléments sortis de nulle part.

Pour la "gare", au début du texte, il s'agit de l'endroit où Katashi, le héros, dort. Il ne dort pas à même le sol, mais dans le clocher. C'est la première apparition de cet élément dans mes textes, alors je pose le contexte ici !
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Un deuxième extrait des aventures de Katashi !

PS : l'œuvre entière est encore en cours de préparation. Entre fiches personnages, fiches lieux, scènes et filage, ça risque de prendre un certain temps. Mais comme j'ai besoin de visualiser un peu mes scènes, je les rédige !
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