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Stefan Qin

Paris.
Ecrivons !
11
œuvres
5
défis réussis
35
"J'aime" reçus

Œuvres

Défi
Stefan Qin
Le groupe des Marioles va vivre sa plus grande et triste aventure.
Entre le désert de Khoon et le château d'Yvalis, l'épopée fantastique de quatre amis unis devant les défis.

Martin n'aime pas les fins d'histoire, dit-il, il n'a définitivement pas aimé la fin de la sienne.
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Défi
Stefan Qin

Moi, Jihad, tantôt schizo, imitant du coup un « roi » Romain connu, tantôt normal, qui sortais d'un soir tout à fait insatisfaisant, j’avais un attribut fracassant : la foi pour Allah.
La maison m'apparaissait au loin lorsqu'on m'a mis l'alcool dans mon corps. Au fond, j'avais su mon mal futur, clopinant sans raison jusqu'au but. Quittant un ami commun, j'avais dit à Marc mon souhait d'accomplir, ici, la Salat. Il dit :
– J'ai jamais compris pourquoi tu pouvais agir si mal.
– J'ai jamais compris ton chagrin pour ça.
– L'Islam, l'alcool, vois-tu la contradiction ?
– OK, ils sont pas au diapason. Mais quoi ?
Marc souffla, vaincu dans la discussion. Quant à Jihad, au sol, tournant son dos à la nuit, il lança maints saluts. Puis, à son ami :
– Voilà, tu vois ? Pas trop dur pour toi non plus. Pas d'action pour ta part.
– Fatigant ! Si tu savais ton karma...
– Sot ! L'Islam fait l'ablation du karma. La notion n'a qu'illusion à offrir.
Ad libitum, j'avais toujours raison sur tout. Marc, battu tour à tour, n'avait quasi jamais gain sur moi. Jihad prit alors sa moto, la monta, tourna sa main, puis invita Marc :
– Assis !
J'avais dit ça d'un air amical mais aussi un poil troublant. Marc avait saisi mon inquisition. Il roucoula, moquant la situation :
– Un jour, mon garçon...
La moto vibra, un bruit sourd parcourut la nuit.
– La maison, mon lit, mon plaisir à un pas !
Marc disait qu'il fallait savoir sa satisfaction avant qu'il soit trop tard. Moi, à l'instant, mon corps pouvait mourir pour dormir. Nous avancions d'un bloc.
– Coupons la « city » du nord au sud ! cria Marc, qui passait à l'anglais car il trouvait ça charmant.
Klaxons, bus ou passants, il y avait là un grand plaisir à voir la population s'ouvrir à la communication. Nous admirions la « city » paradant ainsi, quand soudain, un mal torturant mon hypothalamus surgit d'un trait. J'assimilai, tout à coup, l'alcool pris plus tôt. J'imaginais tout haut, j'allais souffrir pour sûr ; voilà mon dû pour avoir sorti Allah du plan, mon plan parfait qui aurait pu m'offrir du confort. Mon avis : l'alcool n'avait pourtant pas d'indication "anti-Islam" sur son flacon !
Faisons court : abasourdi, au sol, mon corps vomissant à tout va, Marc s'approcha, narquois, sortit un papyrus, puis lu d'un ton brutal trois (moins un) quatrains rigolos (mais pas trop).
« Toi, qui as bu trop d'alcool roux,
Rampant, râlant, croupissant,
Tapant du poing, transpirant,
Vois là ma punition sinon mon courroux
Pour un rat qui a mauvais goût,
Titubant ici tout son soûl.
Toi, qu'au tyran j'offris pour un sou,
Tu iras, tu l'as voulu, au grand loup. »
– J'ai ouï, un jour, un manant, aficionado du PSG, qui a dit : « toi, vil salaud fou, putois sournois autant qu'abruti fini, va donc mourir si j'y suis ! »
– D'accord, obtus nanti, soupira Marc, souriant au clair-obscur.
Manu militari, un mal aigu survint, six fois, huit fois, il s'agissait là d'un synopsis continu, m'annihilant sans fin. Implorant Allah, trois fois, cinq fois : tout paraissait vain. Mon mal toujours là, disparaissant qu'un brin, j'avais fait la soustraction d'Allah. Ma foi partant dans l'air froid, l'Islam mourut ici pour moi. Pur, nourrisson sans Coran, j'avais au surplus surpris Marc :
– La fin, grogna Marc, ravi, vaut pour dix vins au prix d'or ! Par toi, tu choisis, par toi, tu vis ! Pas d'Allah, nuls Judas ou Bouddha, ainsi tu vas, sans souci. Nul tu crains sinon ton action. Au jour suivant, ton mal aura disparu : sain !
Illumination car j’avais compris ! Durant tout l’an, puis avant l’an, j’avais fui au loin, j’avais fui aux bras d’Allah chinant un lapsus vital qu’à l’instant chacun pouvait voir. Au final, la maison ! Sauf qu’à mon tort, la maison fournissait plus un abri qu’un lit. Saisira mon opinion qui pourra.

Au jour suivant, Marc avait disparu. Mais au galop, passant du noir au blanc, j’avais fait mon coming-out : plus d’imposant chichi, j’aimais plus Allah ou qui ou quoi. J’aimais tout sans divin autour car l’humain avant tout – pas vrai ?
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Défi
Stefan Qin

Ce matin-là, je m’étais levé tôt, pas vraiment comme d’habitude. Y avait cette chose que je devais absolument faire, alors pas question de trainer. J’entre dans la salle de bain, me brosse les dents, prends ma douche, me regarde dans la glace, ressors de la salle de bain. Je descends les escaliers et arrive en bas de mon immeuble. Je rencontre le gardien. Il m’a dit « bonjour », j’ai dit pareil. Il m’a regardé, je l’ai regardé, il m’a regardé, je suis parti.
J’arrive à la voiture de mon amie. Elle était déjà là, elle m’attendait. Elle était souriante, elle aime bien être souriante. La voiture a démarré, comme la route. Nous avons roulé, nous nous sommes arrêtés, puis nous avons roulé. A un moment donné, elle me dit « t’es prêt ? », j’ai dit « évidemment ». Et nous avons continué de rouler.
On arrive vers Reims, on tourne en rond, on sait pas où c’est et ça nous énerve. On passe des coups de fil mais on nous envoie balader. Là, on s’arrête, on demande notre chemin à une femme, elle nous dit que c’était là où nous sommes venus. J’étais fou, je l’ai fixé des yeux. Combats de regards ! Bon, elle a gagné. On est remontés dans la voiture, direction la direction. On voit une boucle sur la route avec un minuscule panneau. OK, c’était là, pas de regret, on pouvait pas le voir.
On arrive, on se gare, on sort de la voiture, plein soleil. On sourit ensemble parce que c’est cool de sourire ensemble, et on regarde le truc au loin. « On y va ? » elle me dit, « évidemment » je lui dis. Et on y est allés. Temps d’attente : 5h, sacré verdict.
On a fait des jeux de société pour tuer le temps, littéralement, c’est un peu ce qu’on cherchait aussi : nous tuer. Provisoirement en tout cas, c’est bien la mort, ça permet d’apprécier la vie. Les minutes passent, puis les heures. Les gens entrent et sortent, un vacarme permanent. Puis, là, je sentais, on perdait un peu patience, elle m’a dit « c’est long », j’ai dit « évidemment ».
Enfin, c’est à nous, on monte et on monte, le paysage défile et quand même, c’est de plus en plus haut. Mais j’avais pas peur, je suis contre. Alors on monte tout là-haut, au-delà des nuages même. Je crois pas que c’était mon imagination, c’est vraiment ce qui s’est passé, vrai de vrai. Une dernière fois, je la regarde, elle me regarde, je la regarde, elle me regarde, et puis, je pouvais plus la voir. A mon tour, boum !
La chute était intense, un truc qu’on voit rarement. Je m’enfonçais vers cette Terre toute verte. J’ai regardé la Terre mais je crois qu’elle, ne me voyait pas tellement. Elle doit quand même en avoir l’habitude à force. J’ai pas crié parce que je suis contre, mais sérieusement, c’était génial, faut bien le dire. Soudain, on s’est arrêtés en plein vol. Ça y est, c’était presque déjà fini. Je voyais le sol approcher peu à peu, de plus en plus. Mais bon, on a fait quelques figures en l’air, faut pas exagérer. Après, on s’est posé. Mon amie est revenue me voir, elle m’a dit « c’était bien hein ? », j’ai dit « évidemment », elle m’a dit « j’imagine que t’as pas flippé ? », j’ai dit « évidemment », elle m’a dit « ce sera à refaire », j’ai dit « évidemment ». On s’est regardé, et on a bien rigolé.
Bref, j’ai sauté en parachute.
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Avec Là où vont les statues brisées...
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