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Eloïse

Bretagne.
Jeune femme dynamique, aimant les romans policiers et l'écriture.
Je suis contente de pouvoir partager mes écrit et surtout de relever des défis littéraires.
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œuvres
1
défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Eloïse


L’heure sur mon micro-onde indiquait 19 : 50. Il fait encore gris ce soir de 5 décembre 2048. Aujourd’hui, je ne suis pas sorti en ville. Je dois réviser pour mon examen de maths qui est mardi. De toute manière, je n’ai plus un döm !! C’est la monnaie du pays : La Dömili (il faut que vous le prononciez deum). En Dömili, il n’y a plus de voitures, mais plutôt le Tuboz. Cela ressemble à un tube, les portes sont vitrées et les contours en métal peints en rouge. Chaque respiration de chaque voyageur permet d’alimenter le tuboz en électricité. Auparavant, nous utilisons les voitures qui étaient demandeuses en énergies fossiles. C’est toujours le cas dans la plupart des pays d’Europü, tels que la Finia, la Supurï et l'Allimü.
Désormais depuis 2031, depuis que notre indépendance a été proclamée, nous utilisons le tuboz, le vélo ou nos pieds quand le temps le permet. Depuis dix-sept ans, nous sommes donc indépendants, nous n’appartenons à aucun entité, aucune organisation gouvernementale que ce soit l’Europü, l’ONU ou l’OTAN. Le gouvernement a décidé de tout réinventer, des énergies aux fonctions du parlement appelé « Matarï ». Les citoyens sont à 95 % responsable du pays. Une dizaine de personnes siègent au parlement, principalement des citoyens. Notre président est en réalité le chef de l’USTD (l’Université des Sciences et de la Terre de Dömili). Nous avons notre propre armée, notre propre police, nos lois à 80 % émises par les citoyens eux-mêmes et votées à 95 % par les dömilitiens eux-mêmes. Il y a bien sûr des indécis, ceux qui ne peuvent pas voter (les bébés et enfants par exemple). Ici, vous êtes majeurs à 16 ans. Vous êtes donc responsable de vos actes mais surtout vous êtes responsable du bien être de votre famille mais surtout de la faune qui vous entoure. Chaque jour, vous devez réaliser une bonne action afin de protéger l’environnement de votre pays ; Cela fonctionne grâce à une puce que chaque domilitien a sous son index droit. Cette puce est introduite dès votre naissance ou alors elle a été introduite dans nombreux de nos citoyens adultes entre le 1er janvier et le 3 mars 2030. Beaucoup de données sont enregistrées telle que votre nom, votre prénom, vos coordonnées bancaires, vos actions et le nombre de müli que vous pouvez gagner. Au bout de dix müli, vous gagnez un bon de 5 döm à utiliser pour une place de cinéma, à la bibliothèque ou en salle de sport par exemple. Le gouvernement veut mettre en place un vrai engagement culturel et sportif au sein de la communauté. Cette bonne action ne peut prendre que cinq minutes de votre temps comme trier vos déchets, vous occuper des courses de votre voisine, participer à l’enseignement de la lecture à une classe préparatoire de l’école de primaire de votre ville, participer à un colloque pour acquérir des connaissances dans tel ou tel sujet. Ces connaissances seront alors mises en pratique dans de réels cas concrets au sein de votre ville et cela vous permettra d’être récompensé.
Une étude récente fransüli a démontré que le QI des fransüs est en baisse. Nous, on s’abreuve de connaissances, on se promène en forêts en famille, on skie, on nage le weekend ou en semaine. Le corps et l'esprit sont donc mis à épreuve et cela nous a permis d'être deuxièmes dans le classement "quel est le peuple le plus heureux?" ... La Dania est première. Et nous second. Comme tous les ans! Ils ont toujours une longueur d'avance!
La Dömili est un pays tout en longueur, avec 4 îles dont une n’est pas habitée. La Voltï, située au nord-ouest du pays, est seulement peuplée de renords, des rênes au pelage noir. Seul Monsieur Lanuvlaa peut s’y promener et surtout vérifier la bonne santé des cervidés. Le renord est une espèce protégée. Nous ne pouvons en manger sa viande. Cependant, nous utilisons son lait pour en faire du beurre et du fromage.
Quand aux trois autres îles :
- La Votlï, c'est 2 000 habitants qui vivent essentiellement de la pêche. Situé au nord-ouest du pays, les hivers sont rudes et les étés, la température ne monte pas plus haut que 10 °.
- L'Atklï, c'est une île située de l'autre côté de la Votlï. Ces citoyens sont réputés pour leur courage, et leur accent assez prononcé.
- L'île de Fuklï, situé tout au sud-ouest de Dömili. Connu surtout pour ses étés chauds, son économie repose essentiellement sur le tourisme. Ce sont eux qui ont été les premiers à demander l'indépendance du pays.
Et enfin, l'île de Itlï, située au sud-est. Peuplée de 4 000 habitants, qui pour la plupart travaillent à l'arsenal, car cette île est la première route vers la Dania, la Tuska et la Finka, trois pays voisins avec qui nous faisons beaucoup de commerces. Essentiellement du commerce de bois, de navires de flottes, de bateaux de pêcheurs par exemple.
Si vous empruntez le tuboz en partant de Hüri (ville tout au sud) vers Näri (un peu plus au nord), à 25 km de la capitale Küri. Tout cela en 25 minutes ! Et pour 2.50D seulement !
Je vis à Näri depuis toujours. Depuis toujours, le matin, j'aime sentir le matin le vent frais dans mes cheveux. Ou boire un thé en lisant un bon livre. Le café est hors de prix depuis la chute de la plupart des régimes d’Afrikusk. Le continent tout entier est sous les bombes et le sang. Seule l’Afrikusk di sudï résiste tant bien que mal. Depuis 2046, ces proies sont en proie à une guerre civile. Un jour de juillet, un senigï cultivateur de graines de café s’est révolté pour que son salaire soit augmenté. S’en est suivie des mois de révoltes dans la rue, entre l’armée dirigée par le président un poil autoritaire N’Kabé et les citoyens. Puis, les manï ont voulu entrer en terre senigïtï afin de les aider. L’ONU s’en est mêlée en envoyant à la pelle des casques bleus….
D’après les journaux aujourd’hui, le résultat est de plus d’un million de morts, l’armée à chaque coin de rue, et un pays qui ne se remettra jamais. Enfin, c’est ce que je pense.
Je vous dis d’après les journaux. Car, oui, à Dömili, il n’y pas d’écrans virtuels. Nulle part! Vous, vous les appeler « télé ». Nous avons accès qu’aux journaux (à seulement 0.50D) ou la radio, gratuite elle ! Nous n’avons pas de téléphone non plus. "Si vous voulez parler à quelqu’un, aller directement le voir, tendez-lui la main, faites lui la bise et discutez de vive voie !" C’est l’adage qu'à prononcé la ministre de la communication et des relations sociales, Madame Ulalö, lors de son discours d'investiture, en 2030, année de l’indépendance de la Dömili. Bien sûr, acquérir notre indépendance n’a pas été facile. Cette lutte n’a pas été de tout repos et encore aujourd’hui, les pro-indépendants, il nous faut argumenter auprès des récalcitrants. D’après le président, Monsieur Wilkü, seul 3 % des domilitiens sont contre son indépendance, proférant qu’économiquement nous sommes faibles, qu’avec l’aide de l’Europü, nous serions plus fort contre le terrorisme, que nous aurions plus d’aides et subventions europöiuous nous permettant de développer plus de projets au sein des écoles, des hôpitaux etc..
Mais, selon moi, tout semble parfaitement aller bien dans ce pays : nous n’avons que 2% de chômage, nos retraités semblent heureux, les maisons de retraites sont gratuites et aménagées de telle que les familles peuvent leur rendre visite. Nos étudiants ont la faculté gratuite. Ils doivent juste payer (peut-être au prix fort) les échanges universitaires ! Les médicaments sont gratuits...Enfin en raison d’un petit effort citoyen comme je vous le disais plus haut.
Pourtant je ne suis qu’un gamin de 24 ans, imberbe et mince ! Mais je me sens heureux dans ce pays et je pense que beaucoup de domilitiens le sont.
C’est ce que je pensais jusqu’à ce soir de 10 décembre 2048...






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Défi
Eloïse

Je suis arrivé dans cette pièce sombre, les autres étudiants étaient aussi là, excités, leur carnet à la main. Nous étions sept ce jour-là. Quelques bougies étaient allumées tout autour de la pièce ainsi qu'une plus grande en-dessous de la table d'opération. 
La table était au milieu de la pièce. L'homme était vêtu seulement d'un linceul. Nous attendions en silence le professeur d'anatomie. Jean vint me voir et me dit :"Il devrait déjà être là! Ne veut-tu pas m'accompagner au bureau des professeurs? " 
"Mais non, ne t'inquiète pas, il va arriver", lui dis-je. Quelques minutes plus tard, le professeur d'anatomie arriva, un livre épais sous le bras. Il le posa sur un promontoire en bois, près du corps que nous devions examiner aujourd'hui.


"Bonjour à tous! Aujourd'hui, c'est un cours un peu spécial. Vous voyez cette homme, approchez-vous. N'ayez pas peur. "
Nous nous approchâmes, lentement, vers la table. L'homme blanc, mort, froid, avait une cicatrice sur l'avant-bras droit. Le professeur incisa lentement l'endroit où il y avait la cicatrice.
Beaucoup de sang commencèrent à coulèrent et finirent dans un récipient en terre cuite posé sur le sol, près du corps.
"Vous voyez, regardez-bien, vous incisez ici et nous allons voir les ligaments, les tendons. Ce sera un cours complet sur les ligaments, les tendons, muscles. Ouvrez votre cahier jeune homme". Le professeur interpella Jean, qui était - comme moi - hébété des gestes précis du professeur. 
Le cours continua comme cela, pendant environ 45 minutes. Le professeur nous montra avec précision les ligaments. Nous dûmes faire des schémas, dessin. Ce fut un cours passionnant, malgré les bijoux qui commencèrent à moins éclairer lorsque la fin du cours s'annonçait.
Puis, le professeur, après nous ayant montré les différents ligaments, leurs fonctions ainsi que tous les tendons et muscles, il prit un scalpel et entreprit d'inciser légèrement au niveau de l'épaule, lorsque des petits papillons s'envolèrent, une multitude de papillons volèrent dans la pièce, aux coloris et tailles différents.
Pris de panique, tout le monde s'enfuirent. Sauf moi.
Je resta là, à les regarder tournoyer au-dessus du corps. Comme si ce fût leur père, leur frère. Ce fut fantastique.




 
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