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docno

docno
Alison est une enfant différente. Une rêveuse... Elle se dit qu'il suffit de rêver pour transformer le monde... Un conte pour enfants. Adultes s'abstenir.
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docno
La vie, la mort et le reste. Surtout le reste. Pas que ce soit franchement novateur, mais en fait c'est surtout le "reste" qui compte non ? C'est incompréhensible ? Lisez...
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Défi
docno
L'histoire de Cassiopée... revue et corrigée. Je l'écris au fur et à mesure. Aidez-moi pour la suite. Sauvez la belle Cassiopée !
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Défi
docno

Je n’aime pas écrire. Non, je suis un être d’action, de mouvement. J’agis, j’aime me confronter aux autres, surtout les femmes, mais bon, chacun son vice. Donc, naturellement, je n’écris pas, ça ne sert à rien, c’est une perte de temps. On est dans un monde d'images éphémères.
Mais la nuit je suis parfois réveillé vers deux heures du matin. Et je sais que quelqu’un sera là. Ce quelqu’un est responsable de mes insomnies. C’est perturbant et dérangeant, j’appréhende la nuit. Et cette personne me parle et me raconte. Je ne suis qu’une interface : les doigts qui tapent au clavier ou la voix dans le dictaphone. Leurs mots ne sont pas les miens. Leurs vies je ne les connais pas. Pourquoi viennent-ils me hanter ? Pourquoi moi ? Je ne leur ai rien demandé. Je voudrais même ne les avoir jamais rencontrés ces gens. Cette nuit, une femme était là ! Mais physiquement. J’hallucine pas ! Je ne sais pas pourquoi, elles sont toujours canon. C'est rarement une ménagère négligée. Non, en fait jamais.
− Écris, bordel !
− Nan, j’ai pas envie. Je ne veux plus. J’en peux plus !
− T’es un vrai gosse en fait ! Tu n’as rien à faire qu’écouter et retranscrire. Je fais tout le boulot et même ça c’est trop pour toi ? Un bon à rien, voilà ce que tu es !
− Tu me fatigues !
− Tu parles d’un écrivain ! Je me marre !
− Tu parles d’un personnage ! Tu es insupportable, tu es agressive, tu as un compte à régler avec le monde entier. Je te déteste !
− Tu m’as faite comme ça. Je ne suis pas une poupée !
− Je ne veux plus te parler ! Disparaîs !
− Trop facile ! Je pars pas ! Tu peux te tourner, je suis toujours devant toi, idiot ! Je suis dans ta tête !
− Non, c’est moi qui contrôle. C’est moi qui crée.
− Vas-y, vire-moi pour voir ?
− Oui, c’est ça. Je te vire. Je n’écris plus une ligne sur toi ! Tu n’existes plus. C’est aussi simple que ça !
− Salaud ! Ahhh, c’est atroce ! Je t’emmerde !
− Quoi ? Tu ne peux pas souffrir. Tu es incapable de ressentir, tu n’es que colère !
− Tu aimes te venger sur les femmes, hein ?
− Tu dis n’importe quoi !
− Tu prends ton pied à me torturer ! Lâche !
− Je ne t’écoute pas !
− Tu ne sauras jamais…
− …
− J’avais des choses à te dire…
− ...
− Tant de choses. Tu es si ignorant des femmes, tellement infantile. Tu crois savoir…
− Mais quoi à la fin ? Parle !
− Non, plus maintenant c’est trop tard. Tu n’en vaux pas la peine !
− Toi non plus ! Tu n’es rien !
− …
− Oui, disparais !
− …
− Tu es encore là, pourquoi ?
− Tu veux savoir hein ?
− Oui !
− Écris !
Vous vous dites, elle m’a eu ! Non, c’est moi ! Si ! J’ai rien écouté de son charabia. Je l’ai laissé parler, j'ai tapé machinalement et elle est partie. Et hop un fichier que je virerai demain. Et j’ai pu enfin dormir un peu.
Ce qu'elle a raconté ? Je m'en fiche. Je l'aime pas, c'est tout. De toute façon, je sais tout des femmes.
J'aime pas écrire !
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docno

Ecriture automatique... aucune retouche. Désolé pour les fautes.

À quatre ans, mon père a décidé de m’apprendre à lire. Comme je parlais très bien dès l’âge d’un an et que je saoulais tout le monde, mon père avait décidé que j’étais surdoué. Il a acheté un cahier bleu, et un matin il m’a installé sur ses genoux, et s’est mis à dessiner sur la première page un bonhomme avec une pipe qui fume. Il a tracé un magnifique P. Et il m’a dit :
− La PiPe. La PiPe. Répète !
− La PiPe.
− Encore !
− La PiPe.
− Encore !
C’était le début des leçons de lecture. Tous les matins pendant trente minutes environ, j’avais ma leçon. Ma mère était inquiète. Elle craignait que ma tête trop petite n’éclate. Mais non. En moins de deux mois, je savais lire. Et j’ai commencé à vouloir lire tout ce qui passait à ma portée. Très rapidement les livres niais des enfants de mon âge ne m’ont plus suffis. Ma mère, de guerre lasse, ne sachant quoi faire, m’a donné son livre de recettes de cuisine. Un jour elle a vu voler le dit livre à travers de la pièce.
− J’ai tout lu maman. Je veux les gros livres de Papa. Ceux-là, donne-moi !
Mon père faisait des études de médecine et étudiait, à cette époque, avec des volumineux livres d’anatomie. Les fameux Rouvière. Des livres fort chers qu’il avait dégottés avec beaucoup de mal aux puces. Ma mère leva les yeux au ciel :
− Tu es trop petit. Ces livres sont pour les grands.
− Non je veux Maman. Donne-moi !
Et comme ma mère ne pouvait rien refuser à son petit bout, elle me donna un tome en me faisant promettre de ne pas l’abîmer et de ne rien dire à Papa.
Et un jour, mon père s’exclama, s’adressant, indigné, à ma pauvre mère :
− Qu’est-ce que c’est que c’est que ces gribouillages sur mes bouquins de médecine ! Tu as donné le Rouvière au petit ? Mais c’est un bébé !
− Il veut tout faire comme toi ! Je ne peux rien lui refuser ! Il faut qu’il lise tout le temps depuis qu’il sait lire. Il me fait peur ! C’est mauvais pour son cerveau.
Il faut savoir, que j’ai gardé les livres de mon père et que je m’en suis servi à mon tour des années plus tard. Certains schémas d’anatomie du crâne sont annotés d’une écriture agitée et incompréhensible d’un moi âgé de quatre ans. J’étais prédestiné.
Je n’ai été à l’école qu’en CP, à l’âge de six ans. Je n’ai pas fréquenté la maternelle. Je savais lire, écrire, compter. Et c’était fort mal vu. J’étais une sorte de petit monstre.
Mon institutrice m’a jaugé avec un regard sévère et a décidé :
− Je ne veux pas t’entendre. Tu la fermes. Tu vas au fond, il y a des livres et tu te tais ! Silence !
J’ai gagné le fond de la classe. J’étais un paria. Puni pour l’année avant d’avoir fait la moindre bêtise. J’ai rapidement dévoré les Oui-Oui et autres niaiseries qui traînaient, pendant que mes petits camarades ânonnaient l’alphabet. N’en pouvant plus, je suis allé trouver mon institutrice.
− Maîtresse, j’ai plus rien à lire !
Elle a levé les yeux au ciel. Pourquoi c’était tombé sur elle ? Elle m’a fait recopier des textes, apprendre des listes de noms, dessiner des cartes… J’étais son ordinateur portable. Je faisais l’appel de mes camarades de mémoire. Plus besoin de la liste papier. Mais cela ne me suffisait pas.
− Maîtresse, j’ai plus rien à lire !
− Petit monstre ! Va dans la classe de Mr Jean ! Il y a des livres que tu n’as pas lus ! File !
J’ai gagné la classe de CE1. Mr Jean m’a regardé comme une maladie contagieuse et m’a mis en quarantaine au fond. J’ai rapidement ingurgité le programme de CE1 en lisant les livres à disposition. Et un jour :
− Maître, j’ai plus rien à lire !
− Non, c’est impossible !
J’ai eu droit à un interrogatoire en règle. Tout y est passé. Quand j’ai fait un speech complet sur les dinosaures et le Ptéranodon devant une classe médusée, le maître, les yeux exorbités, s’est exclamé :
− Tu perturbes la classe. Va voir mademoiselle Lucie. File !
C’est ainsi que j’ai gagné la classe de CE2 de mademoiselle Lucie. Elle était très étonnée de me voir arriver avec un mot de Mr Jean à la main. Elle l’a lu et m’a souri :
− À c’est toi !
− Je vais au fond lire les livres, maîtresse ?
− Non, viens t’asseoir là.
J’ai fini l’année en CE2 avec mademoiselle Lucie. Je m’y suis beaucoup ennuyé, mais elle était jolie et gentille avec moi. Je ne devais pas répondre aux questions à la place de mes camarades. C’était le deal.
Elle m’amenait des livres à elle, qu’elle me prêtait. Des romans, enfin de la littérature. Des magazines de mode, des journaux, des revues de voiture de son mari, des BD. Je dévorais tout.
Pendant des années ma mère a surveillé ma température de peur que mon cerveau surchauffe. Et quand j’étais malade, elle avait peur qu’il n’explose.
Pendant longtemps, j’étais persuadé être un enfant retardé et handicapé par rapport à mes camarades. Probablement je l’étais. Il a fallu que je grandisse un peu pour apprendre à mentir et cacher ce que je savais. Et là les choses se sont améliorées pour moi.
J’ai détesté l’école.
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Défi
docno
Une correspondance... privée.
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Défi
docno
En hommage à la mythique série BlackAder avec Rowan Atkinson,
cette fantaisie en réponse au défi la chute d'un roi.
Hélas, j'ai échoué... La faute à cet incompétent de BlackAder et son valet idiot Baldrick.
Pas ma faute.
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Défi
docno
Du côté de chez Swann de Marcel Proust. Une évocation nostalgique.
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Défi
docno
Un nouveau professeur à Poudlard. Jamais l'institution honorable n'avait été à ce point secouée.
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Défi
docno
Quelques mots sombres sur la mort. Tristesse profonde.
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Défi
docno
Une valse à trois temps
Qui s'offre encore le temps
Qui s'offre encore le temps
De s'offrir des détours
Du côté de l'amour
Comme c'est charmant
Une valse à quatre temps
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Défi
docno

Vivre tel un roseau au milieu d’un étang,
Qui ploie sous les moindres assauts venteux,
Qui croupit dans son marécage boueux,
Uniforme et nu, fin et fragile, si désespérant.

Ambition ultime ou espoir mourant,
D’une vie asséchée par des coups trop nombreux,
Plus de force pour briller de mille feux,
À quoi bon vouloir, dans ce monde de faux semblants.

Plus de mots ni de sentiments et s’imaginer que c’est suffisant,
Pour obscurcir les cieux,
Et cacher aux yeux,
La misère du monde agonisant.

Live now, Memento mori.
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