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Monalisette

Hauplodzkoffiyeh.
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Monalisette
1er janvier 1901 : toute l’Histoire de l’Europe est prise à rebrousse-temps.
A partir de là, l'Histoire repasse au XIXe, au XVIIe, etc, jusqu'au XVIe (1519).
Puis elle rebondit, avec la bombe à retardement de 1519 (non règlement par le Pape de la somme due pour l'Election de Charles Quint au titre d'Empereur du Saint-Empire romain), jusqu'en 1900, début du récit.

C'est l'histoire d'une dette contractée par le Vatican en 1519, puis réclamée en 1900 par l'Empereur d'Allemagne Guillaume II. Tous les efforts du Pape et des différents protagonistes qui veulent d'emparer de Rome, de l'Italie, ou simplement du Vatican, sont chaque fois, à leur grande surprise, confrontés au règlement de cette dette dont les intérêts de retard l'ont gonflée de manière phénoménale (Plsr milliards de milliards)

Chaque possession ou prise de pouvoir, politique, militaire ou économique est ruinée à l'instant même face à l'obligation de rembourser cette dette faramineuse venue du fond des siècles.
(résumé provisoire - en cours de re-rédaction)
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Monalisette
Ceci est un recueil de Mini-Récits initialement publiés isolément en fourre-tout pas possible.
J'ignore si leur publication en recueils les rendra plus accessibles : c'était en tout cas mon souhait de départ.
Tous les commentaires et toutes les critiques sont les bienvenues, y compris et SURTOUT les lancers de tomates mûres, d'œufs pourris, de choux OGM, de yaourts péremptés, etc : tous ont déjà été publiés, et vos précieux commentaires (ou absence de) préservés. Mais ne vous rassurez pas trop vite : il y a en aura bien d'autres, de plus pires. Bonnes (re) lectures.
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Monalisette
(Nouveau) Recueil de Mini-Récits de Crime, Violence, Humour y compris,

en espérant que "Lire la suite" fonctionne... Commentaires d'origine compilés.

Résumé provisoire : recueil en cours de réélaboration :-)
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Monalisette
Voici le premier des Romans de la Table Ovale, moins connus, car censurés par des moines bigots, puis plongés dans l'oubli des siècles.

Ce roman dévoile la face cachée du Haut Moyen-Âge, qui fut tout sauf une ère chrétienne. Les chevaliers y furent lâches, les moines lubriques et les saints mécréants.
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Monalisette
El Bordelo, Désert désertique d'Anderlizona, c'est mon univers magique préféré, ma Terre du Milieu à moi, ma fantasy personnelle, pour laquelle il n'y a pas de mode d'emploi. Il n'y a aucun bagage culturel particulier à avoir pour entrer dans ce récit.
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Monalisette
Tragi-comédie tragique en 4 actes, d'après Le Cid de Corneille.

En alexandrins de 12 pieds chacun, reprenant les personnages d'origine
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Monalisette


Carlos, déshydraté, émerge de la couette pour un pressant besoin d’uriner. Tâtonnant dans le noir des toilettes du sous-sol, il renverse le seau d’eau d’urgence prévu pour les pannes fréquentes du sanitaire. Tant pis, il se lavera à l’étage.
Quand Carlos s’est présenté à l’embauche, SDF, le bon cœur de Roméo a craqué ; connaissant le côté humanitaire du Patron, « lui aussi parti de rien », affirme-t-il à tout bout de champ pour galvaniser ses troupes, il a donné le feu vert pour aménager une chambrette « provisoire », le temps pour Carlos de se trouver une chambre à prix abordable. Julie, Elodie, Emma et Madame Nicole, mises dans le secret, étaient enthousiasmées par la présence constante du « beau ténébreux aux yeux de braise », athlétique, tout sourire, qui ramenait régulièrement aux filles des petits gâteaux sucrés venant de la pâtisserie grecque d’en face, et de jolis bouquets de fleurs pour « Madame » Nicole, elle qui n’en recevait que rarement. Tout cela faisait passer son côté « à l’ouest », sa distraction, et son apparente indifférence aux avances au beau sexe.
Seule, et pour cause, la redoutable « Frau Krieg » restait dans l’ignorance du complot.
Carlos arriva en cuisine à 7 h pile, affublé d'un bonnet rouge Jacques-Yves-Cousteau qui fit s'esclaffer Elodie : " C'est parti pour le Grand Bleu", dit-il en piochant dans les patates.
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Monalisette

Pedro vida d’un trait sa timbale de café noir et sortit de la cuisine. Au passage, il fit résonner ses clés sur les barreaux des cellules. Il faudrait bien dix heures pour faire émerger du coma les deux poivrots qui avaient cassé du mobilier la veille au Creezy Horse Saloon et bousculé quelques filles chez Madame Francine. Il ferait nuit à son retour.
Devant l’ancien temple reconverti en prison, son adjoint Atahual avait mis en route le moteur de la Saharienne Pietranera, échangée au surplus tunisien contre une caisse de Black Lebel. Pedro s’installa au volant, Atahual sur le siège passager, et démarra.
Le shérif contourna au passage sur la Calle Finzi quelques ivrognes couverts de rosée, étalés sur la rue de boue séchée. Il faillit comme à son habitude emplafonner l’épouvantable Statue de Gaudi del Orta au milieu de la Plaza Offenbach, et sortit du village en cahotant.
Sur le trajet qu’il connaissait par cœur, l'adjoint lui expliqua pourquoi il l’avait tiré du lit à l’aube, vu l’urgence et l’importance de l’événement, et Pedro tâcha de saisir l’un et l’autre.
­ - On a trouvé un Neibaxu mort près du site ?
­ - Pas mort, Señor Alcade, pas mort.
­ - Blessé ? Si tu m’as réveillé pour ça...
­ - Lui assassiné, Señor Alcade, mais pas Neibaxu.
­ - Un Tlaloc, ou un métis ?
­ - Pas Tlaloc, pas Neibaxu, lui …Alzabo.
­ - Un hechicero ? C’est tout de même un Indien, un alzabo, non ?
­ - Alzabo tué sur nahasdzáán neibaxu.
Pedro avait compris la gravité de la situation. Les Tlalocs et les Neibaxus étaient des tribus fières, ennemies jurées, qui se déclaraient la guerre pour des motifs futiles – aux yeux d’un visage-pâle comme Pedro – et les trêves négociées par le Shérif d’El Bordelo étaient fragiles comme des sculptures de sable. Un meurtre en période de paix réclamait vengeance, et un nahasdzáán profané par du sang ennemi exigeait représailles, sacrifice de réparation et purification de la Terre souillée.
A cela s’ajoutait que la victime était un hechicero, un sorcier voleur d’âmes, dont l’esprit, interdit de rejoindre la Demeure de la Première-Femme, continuerait de rôder et de voler d’autres âmes, selon les croyances indiennes dont Pedro, sans y porter crédit, en connaissait les conséquences : chasses aux sorciers – ou supposés tels – dans les deux camps à n’en plus finir, avant qu’un Chant de réparation mené par les deux tribus ne mette fin aux vendettas. Pedro et Atahual se rendirent sur le lieu du crime.
Mais à la place des Chanteurs d'Harmonie des deux camps, c'est Kenzo Watanabe-Ferrari, arrivé avant le Shérif et son adjoint, qui maintenait à distance à grands moulinets de son Katana Yoshinaka, les Tlalocs et les Neibaxus furieux, arrivés sur le site profané pour réclamer réparation et harmonie.
"Harmonie tu parles", songea Pedro.



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Monalisette


Désert d’Anderlizona, oasis d’El Bordelo (carte au 1/1000ème sur demande)
(Un touriste, le barman)


- Pas mal votre Saloon ! Et la moquette, un vrai tapis d’Orient !
- En fait, c’est de l’herbe.
- Mince ! Mais comment peut-elle à ce point ressembler à…
- Suffit d’y déposer un morceau d’étoffe de votre choix, et le tour est joué : mimétisme. Elle se nourrit de caméléons, vous voyez ?
- De l’herbe carnivore ?
(Il saute sur une table)
- Uniquement les caméléons. Seules ces bestioles sont friandes de cette herbe, et vice-versa : et c’est toujours la moquette qui gagne.
- A ce rythme, il n’y aura bientôt plus de caméléons.
- Elle ne mange que les mâles. Il suffit d’un pour fertiliser cinquante femelles. Mais on n’a jamais vu l’inverse.
- Je vois. (Inspectant la décoration murale)
- Et, dites-moi, qu’est-ce que vous faites avec ces arbalètes ?
- Faut bien donner une chance aux sorciers faiseurs de pluie.
- Pardon ?
- De la pluie ? A El Bordelo ?? Vous n’y pensez-pas : c’est le plat pays sur 100.000 hectares. Une averse, et l’Anderlizona se transforme en Lac Victoria. A quoi ça ressemblerait, le Désert sous l’eau ?
- L’eau doit forcément s’infiltrer, non ?
- Ici rien ne s’infiltre. Après 50 cm, c’est 100% basalte. Y a une nappe aquifère coincée entre le sol et le basalte. Un peu de rosée et ça déborde.
- Dingue.
- C’est ce qui arrive dès qu’un explorateur assoiffé creuse un puits dans ce pays.
On a horreur des explorateurs et des faiseurs de pluie. On leur fait la chasse.
- Mais pourquoi des arbalètes ?
- Question de fair-play, monsieur. On n’est pas des sauvages.
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Monalisette
Mini-Chroniques d'une Chouette Nana (quasi rien d'autobiographique - Quoique...)
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Monalisette


- Hay, Maria, contente d’être de retour. Les villes d’Anderlizona sont tellement surpeuplées, et la chaleur est épouvantable.
- Toi, tu t’es sûrement fait entretenir par un friqué dans un 5 étoiles…
- Des clous ! Je me suis maquée avec un marchand de fromages qui logeait dans une masure déglinguée d’El Bordelo, sans clim’ ni sanitaire. L’horreur.
- Oy ma pauvre ! Tu n’as pas pu t’adonner à ton passe-temps préféré…
- Si si. À El Bordelo ils adorent les couvre-pieds pornographiques. C’est moi qui ai assuré, quand il y a eu la crise dans le fromage de chèvre : je brodais des scènes de viols.
- À El Bordelo, ils parlent le gallois ?
- S’ils parlent une langue, ça doit être de l’espagnol. Mais la moitié de la population est muette. Les muets sont majoritaires au conseil municipal, et ils ont fait passer une loi qui interdit de parler entre l’aube et le crépuscule.
- Ça doit être reposant.
- Jusqu’au soir. A la tombée du jour, la moitié parlante des habitants se venge en hurlant toute la nuit. Les Nuits Hurlantes d’El Bordelo sont très célèbres.
- Qu’est-ce qu’ils crient ?
- Ils ont des tas de cris. Ce qui plaît aux touristes, ce sont les grands hurlements des vieilles corporations. Une guilde peut avoir jusqu’à quatre à cinq hurlements, transmis depuis des générations.
- À quoi ça ressemble ?
- Ben, y a la corporation des marchands de fromage de chèvre :
« FRRROOOOOOOOOOOOOOOOOOOMAAAGE FRRAAAAAAIIIS !!!! »
- Mais c’est insupportable !
- Et au marché noir, les boules Quiès se vendent 5.000 $ la paire.
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Monalisette



Et j'ai déjà eu de meilleures idées dans ma vie...

Hier, je me suis suicidée.
Mon existence était des plus ternes, je m’ennuyais à mourir, alors j’en ai déduit que mourir était la logique même.
Maintenant je suis raide morte d’ennui. C'est malin, je me fais encore plus chier qu’avant, je ne croyais pas cela possible.
Et je n’ai même pas une réincarnation en vue.

La prochaine fois, c'est décidé, je me rate.
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