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Amélie B.

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Amélie B.
À 28 ans, Béatrice a tout pour être heureuse, mais sa vie est loin de celle dont elle rêvait. Fatiguée par la monotonie de son quotidien et par la futilité de son boulot, elle pourrait compter sur les moments de partage avec Maxime, son compagnon. Mais ce dernier multiplie mensonges et attitudes suspectes. Même ses amies, pourtant si pétillantes, n'arrivent plus à lui remonter le moral.
Lors d'un week-end à Lisbonne avec Max, un appel inattendu va bouleverser son existence...
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Amélie B.
Un enfant naïf, Un père mal intentionné, Une vie qui s'effrite...
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Amélie B.

  - Tu veux un café, Lucie?

- Volontiers, j’ai très mal dormi…

- Encore tes histoires avec les avocats ?

- Solène, je n’en peux plus ! Il me dit que sans preuve de l’infidélité de Paul, je n’aurai pas gain de cause. Je veux avoir la garde des enfants ! Ce salaud ne peut pas s’en sortir comme ça.

- Tu es la mère, tu as toutes tes chances… Quand Louis me fatigue, c’est-à-dire souvent, c’est ce que je lui dis !

- Je ne peux pas prouver qu’il était avec elle pendant qu’on était ensemble… On risque quand même la garde partagée, et il est hors de question que je le vois avec sa bimbo tous les dimanches !

- Voilà ta preuve… Une photo de la bimbo ! Personne ne confierait un gamin à une blonde écervelée ? Si ? Fouille sur le net ! Trouve des choses sur elle !

- Je ne l’ai vue qu’une fois et je ne connais même pas son nom. II ne me dit rien, il est malin ce con !

- Oh, ils sont tous malins… Le mien aussi a plus d’un tour dans son sac…

- Je croyais que tout se passait bien, que c’était le big love plus plus ?

- Oui ! On s’aime comme au premier jour, j’ai beaucoup de chance de l’avoir…

- De quoi tu te plains alors ?

- Tous les soirs, il a des réunions qui s’éternisent ! Je le soupçonne de faire exprès de rentrer tard pour éviter les tâches ménagères et les devoirs du petit… Du coup, dès qu’il rentre, il joue au football avec Justin. Il a toujours le bon rôle...

- Je vois… Mais moi…

- L’avantage, c’est que Justin est crevé et que ça libère nos soirées pour des jeux d’un autre genre. Si tu vois ce que je veux dire… Il est increvable, je n’en peux plus… ! Je ne dors pas très bien non plus, tu sais !

Comparer ses insomnies aux miennes, je trouve ça un peu gonflé ! Je reprends :

- Le pire, c’est que Paul me nargue ! Hier, j’ai reçu un message où il me demandait de lui préparer une valise avec ses dernières affaires. Il faut dire qu’il n’a jamais réussi à faire un sac quand il allait en voyage, il fallait bien qu’il oublie encore des choses en partant… S’il croit que je vais le faire… Remarque, je pourrais laisser un tas devant la porte le jour où il passe…

- Oui, bonne idée, ça t’évitera de te retrouver face à lui. J’espère que Louis a pensé à descendre la poubelle, à chaque fois il oublie, et le soir quand je rentre, ça sent mauvais… ça m’agace !

On n’était pas en train de parler de mon divorce ? Il faut toujours qu’elle ramène tout à elle. Quelle narcissique… Ses poubelles et l’odeur de sa cuisine, je me m’en moque…

- Attends, Louis vient de m’envoyer un message… Oh non !

- Il veut divorcer lui aussi ? Il veut t’extorquer de l’argent et te prendre ce qui compte le plus à tes yeux ?

- Non, mais ça recommence. Il ne peut pas aller chercher Justin à l’école, il a encore une réunion ce soir ! Il me fatigue…C’est toujours la même excuse avec lui !

- Tu sais, Paul aussi avait souvent des réunions…
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Amélie B.
Exclusion à l'école... Un problème omniprésent et dangereux.
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Amélie B.
La vision d'un écrivain tout nouvellement dévoilé !
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Amélie B.

L'écriture est un jeu...

Un jeu de précision. L'écrivain pèse chacun de ses mots et les choisit avec minutie pour sublimer une histoire et faciliter un voyage.
Un jeu d'acrobaties. L'écrivain jongle avec différentes époques, différents personnages, et différentes histoires. À la moindre erreur, il perd son être le plus cher, son public.
 Un jeu de séduction. L'écrivain charme et envoute ses semblables pour acquérir fidélité et dépendance à ses mots.
Un jeu d’actions et de vérités. L’écrivain mêle fiction et réalité, émotions et descriptions, suspense et évidences pour faire passer un message.
Un jeu de stratégie. L’écrivain met en place une intrigue pour gagner confiance et allégeance le plus vite possible.

Un jeu dangereux. L'écrivain est maître de son roman. Il peut tromper, fourvoyer, blesser, surprendre et émouvoir, mais il risque à chaque tournant de décevoir.
Un jeu qui me plaît. Beaucoup...

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Amélie B.

Je ne vois plus rien, ma vision est trouble, brouillée par les larmes qui coulent sans cesse. C'est comme si une pluie diluvienne s'abattait sur la voiture, mais ce ne sont que des pleurs. Il fait nuit noire, la lune est si petite qu'elle n'éclaire rien, seuls mes phares illuminent la route. Il n'y a personne d’autre que moi, je suis seule sur cette nationale. Je n'atteins même pas la limite autorisée, je n'arrive pas à rouler vite. Mes mains tremblent sur le volant mais je ne les sens plus. Le paysage défile sur les côtés, mais je ne le vois pas. Une musique de fond résonne dans l'habitacle, mais je ne l'entends pas... Je suis vraiment inconsciente, je n'aurais pas dû louer cette voiture, je n'aurais pas dû partir.
 
Un virage me surprend.... et me rappelle celui que ma vie est en train de prendre. Je freine brusquement et m'arrête sur le bas-côté. Qu'est-ce que je suis en train de faire?
 
Un lapin passe devant le halo de lumière, il s'arrête, se redresse sur ses deux pattes et me regarde. On dirait qu'il veut s'assurer de mon état. Je ne bouge pas, il repart. C'est le seul être vivant que j'ai croisé depuis mon départ.
 
Ce serait tellement plus facile d'appuyer sur l'accélérateur, de lâcher le volant, et de laisser les choses se faire... Ne plus penser à rien. Ne plus être triste. Ne plus être seule.
 

Je l’aimais tellement.
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Amélie B.
Voici l'éloge de mon légume préféré, le chou ! Soyez indulgent, c'est mon premier texte de ce genre ! Mais il faut bien commencer !
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Amélie B.
Voilà ma proposition pour ce détournement de corps ! J'attends vos avis avec impatience :)
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Amélie B.

J’ai encore eu les yeux plus grands que le ventre, mes sacs pèsent une tonne chacun… Je n’arrive jamais à respecter ma liste de courses, à chaque fois, la tentation de tester de nouveaux produits est trop forte ! J’ai un peu de mal à avancer et à mettre un pied devant l’autre, j’aurais dû prévoir le caddie, mais je ne suis pas pressée, je profite de cette belle journée automnale. Le ciel est bleu, les oiseaux chantent et les arbres sont encore en feuilles, c’est très agréable de se balader, bien qu’il fasse déjà froid pour la saison ! Je suis d’ailleurs étonnée qu’il y ait si peu de monde ce matin, ils sont sûrement déjà dans leur cuisine à préparer leur déjeuner.
Je tourne tout juste au coin de ma rue quand soudain, je m’arrête net. Je suis tout à coup prise d’une sorte de vertige incontrôlable, je ne comprends pas trop ce qui se passe, c’est comme si la Terre s’arrêtait de tourner. Ma vision s’affaiblit et je ne distingue plus que des formes indescriptibles devant moi. Je n’entends plus le bruit habituel des voitures qui klaxonnent au feu rouge. Seul un son me parvient, celui de pas lourds qui résonnent dans ma tête comme une menace. Je sens monter petit à petit une angoisse. Y a-t-il quelqu’un derrière moi ? Un homme, une femme ? Je n’en sais rien… Je suis dans une rue parisienne du seizième arrondissement, il ne peut rien m’arriver, alors pourquoi ce sentiment étrange ?
Je reprends mes esprits et poursuis mon chemin, en essayant malgré tout d’accélérer le pas. Je dois avoir l’air d’une folle et je me sens très ridicule. Je ralentis l’allure, persuadée d’être simplement sujette à un malaise. Mais j’entends les pas derrière moi qui ralentissent aussi, comme si j’étais suivie ou que quelqu’un m’espionnait. Cette fois, je jette un œil. Je tourne doucement la tête en arrière, mais ma vision ne s’est pas rétablie, je ne vois qu’une grosse masse noire et filiforme qui avance vers moi. Et je ne sais pas trop pourquoi, je cède soudain à une panique encore plus forte, je cours vraiment cette fois. Je ne croise évidemment aucun passant susceptible de m’aider alors je n’ai qu’un objectif, avancer du mieux que je peux et fuir cette rue. Les trois sacs de courses que je porte me gênent et me ralentissent, heureusement que je ne suis pas loin de chez moi. Le supermarché est à seulement dix minutes à pied. Si je maintiens cette allure encore quelques secondes, j’atteindrai rapidement ma porte, et je pourrai alors me protéger.
Dans cette course folle, je me cogne violemment à un lampadaire. Je trébuche et me rattrape de justesse à un vélo déposé là comme par miracle. Je prends une demi-seconde pour regarder encore une fois en arrière, espérant que je sois juste folle… mais je vois la masse sombre qui se met à courir, comme si elle profitait de ma chute pour me rattraper. Je ne me laisse pas distraire, je reprends ma course effrénée. Dans la précipitation, je perds un de mes sacs. Quelle idiote ! Mais je n’ai pas le temps de le récupérer, j’ai trop peur. Qui est-ce qui me suit en pleine après-midi ?
Encore quelques foulées et je la vois. La porte jaune ! A peine ouverte, je m’engouffre dans l’ouverture et la rabats violemment derrière moi. Un digicode sécurise l’entrée de notre immeuble, c’est la première fois que ça me rassure qu’il soit là…
Je m’appuie contre le mur, en regardant la porte affolée. Je reprends lentement mes esprits et ma vision est enfin claire. Mais soudain j’entends un coup donné contre la porte. Quelqu’un est juste derrière, sans aucun doute mon assaillant. La panique revient, je lâche mes deux sacs de courses. Je pourrais courir dans les escaliers ou me cacher à la cave mais au lieu de ça, je reste pétrifiée sur place. Je ne quitte pas la porte des yeux, j’entends le bruit des touches qui s’enfoncent sur le clavier du digicode, puis le bip qui annonce l’ouverture de la porte.
Mon Dieu, il connaît le code ! Depuis combien de temps me suit-il ? M’a-t-il espionnée ? A-t-il analysé toutes mes habitudes ? J’ai peur.

Et soudain, la porte s’ouvre.
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Amélie B.

Après une heure d’attente, le serveur nous apporte enfin notre entrée… et je ne compte pas le temps qu’il a mis à venir prendre la commande et nous proposer un apéritif. La soirée de notre anniversaire de rencontre va être longue... Mais tant mieux, chaque moment passé avec Cyril est merveilleux. Cinq ans déjà que nous sommes ensemble et je suis toujours aussi amoureuse.
- Bon appétit, Cyril. Ca l’air bon !
Je porte la fourchette à ma bouche, profitant des odeurs qui se dégagent. Je suis impatiente de goûter à ce cabillaud en croûte de chorizo. Est-il aussi bon que le mien ?
Je ferme les yeux, c’est succulent, une explosion de saveurs en bouche. Épices, chaleur et exotisme sont associés à la fraicheur et à la douceur du poisson… Tout ce que j’aime.
 
Lorsque j’ouvre à nouveau les yeux, je suis prise d’un malaise. Une vague d’adrénaline parcourt mon corps. Mon cœur s’arrête de battre, je me fige, fourchette en l’air. Je commence à trembler. Où suis-je ? Et surtout qui est cet inconnu devant moi qui me regarde avec des yeux plein de tendresse ?
- Ça ne va pas ma chérie ? Tu sembles… perdue tout à coup.
Perdue ? C’est un euphémisme. Chérie ? Pour qui il se prend ?
- Qui … qui êtes-vous ?
Il fronce les sourcils, penche la tête sur le côté, et s’approche du centre de la table. Instinctivement, je recule. J’ai beau chercher et activer tous mes neurones, je ne me rappelle pas pourquoi je suis au restaurant ce soir avec un étranger. Célibataire depuis six ans, je collectionne les amourettes sans lendemain. Surtout depuis que j'ai monté ma boîte il y a deux ans, je suis totalement focalisée sur mon job. Parfois, je rencontre des hommes sur internet, on sort, on boit et on passe la nuit ensemble… Mais aujourd’hui, soit j’ai trop bu, soit je perds la tête. Trop de pression au travail ? Possible. Un gag de ma meilleure amie ? Possible aussi, mais ça n’expliquerait pas mon trou noir…
Je me lève sous le regard ahuri de mon compagnon de table. Je tends la main en avant, je secoue la tête, un pas en avant, un pas en arrière, un genou levé, puis l’autre. Pas de perte d’équilibre. Pas de signe d’ébriété, je suis totalement sobre. Mince.
- Qu’est-ce qui se passe ?
Je me rassois. Je le scrute. Il essaie de prendre ma main, je la retire immédiatement.
- Je… J’ai besoin d’aller aux toilettes.
Je m’asperge le visage avec de l’eau bien froide. Je fouille dans mon téléphone, pas un indice pour m’aider à éclaircir la situation… Même résultat avec mon agenda. Une idée me vient soudain. J’ai pris mon sac à main avec moi, je peux donc partir en douce. J’ai trop honte de ne pas me rappeler ni son prénom, ni notre rencontre, ni l’objet de ce dîner. Je passe discrètement devant l’accueil, il est de dos, je devrais m’en sortir.
J'ai la main sur la poignée de la porte quand je suis brusquement tirée en arrière.
- Tu te fous de moi ? Pourquoi tu t’en vas ? Qu’est-ce qui t’arrive, bon sang ?
Il chuchote pour rester discret, mais il est trés énervé. Ce doit être un macho qui n’aime pas se faire jeter par les filles.
- Ok, ce n’est pas très poli de ne pas dire au revoir, mais… tu as dû le voir, ça ne collera pas entre nous… hein ?
Il reste planté devant moi sans voix, cette fois c’est lui qui semble perdu. Il me fait presque pitié… Je peux peut-être essayer d’en savoir plus… Je lui prends la main et nous retournons à notre table.
- Bon… et si tu me racontais… ce que tu as pensé de moi lors de notre première rencontre…
J’ai bien fait de tourner la phrase de cette manière, je ne suis pas déçue de sa réponse. J’apprends qu’il a flashé sur moi à l’école.
- … et depuis ce jour, il y a cinq ans, je t’aime toujours autant.
Cinq ans !! Cet homme est malade, pendant tout ce temps il a fantasmé sur moi ? Quelle horreur. C’est un vrai psychopathe. Pourquoi j’ai accepté ce dîner avec lui ? Je ne peux m’empêcher d’être désagréable…
- Cinq ans… Quand même ! … Et vous comptiez me demandez en mariage ce soir peut-être ?
Il écarquille les yeux… Blessé. Un point pour moi.
- Eh bien oui ! Mais vu ton attitude, je crois que je vais m’abstenir.
Il se lève, furieux, et s’en va.
 
Un allumé de moins sur ma liste, je suis débarrassée !

Voyons voir ce que vaut ce poisson… C’est froid, dommage.
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