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LCQuill

Bienvenue, je viens de sortir mon premier texte, n'hésitez pas à apporter votre critique. La suite de ce texte est désormais disponible. Merci pour les retours.

Bonne lecture !

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Œuvres

LCQuill

Peter, à la suite d’une vie vagabonde n’a qu'une seule idée en tête : rentrer sur sa planète natale, la Terre. Rien, ni personne ne le rattache pourtant à ce lieu. D’ailleurs il n’a pas d’attache, aucune famille, ni de « train-train ». Il n’aime véritable aucun être, sa propre présence lui suffit amplement. On ne pourrait pas le qualifier d’associable, il préfère juste observer les gens de loin. Il a passé toute sa vie à parcourir l’univers, sans véritable objectif. Il a souvent vécu chez les gens prêt à l'accueillir en échange de quelques semaines de travail. Il mène sa vie de manière inconsciente, laissant son ange gardien prendre les décisions à sa place. Aussi, il n'a presque aucun souvenir de son existence misérable. C’est peut-être pour ça qu’il se contente d’une solitude quotidienne. Il ne se rappelle que d’une phrase que lui disait son père “laisse toi guider par le silence éternel de ces espaces infinis”. C’est la seule chose qui le relie à lui, il ne sait même plus à quoi il ressemble et son existence ou sa mort sont un secret pour lui. Ces souvenirs sont étranges pour lui, comme s’ils appartenaient à une partie de son enfance et qu’il était trop vieux pour s’en rappeler. Ou alors, comme si son esprit les avait vécu il y a plusieurs vies de cela. Il n’était pourtant pas si vieux que ça.
La Terre n’est plus qu’une vague image dans sa tête, pourtant son intuition le pousse à y retourner. Il a donc décidé de prendre le large, en direction de cette petite planète bleu.
Le chemin lui paraissait plutôt long, réflexion étonnante puisqu'il n'y est jamais allé, depuis qu’il a entamé son long périple, son existence inutile. Les autres souvenirs de sa vie, paraissaient eux-aussi appartenir à une autre existence. Certaines images, restent gravés dans son esprit et elles apparaissent souvent pendant ses rêves. Il se souvient avoir passé beaucoup de temps dans un laboratoire, avec un homme peut-être son père ou un ami à lui.
Il regarde les étoiles à travers son hublot, c’est étrange il parcourait une distance incroyable et le temps continuait d’être aussi infini. Les astres tournent en rond autour de lui, puis changent de direction. Après quelques instants, il se rend compte de l'incohérence et l’absurdité de ce qu’il est en train de voir, il se met quelques gifles pour revenir à la raison. Il relève ensuite la tête et les étoiles défilent à nouveau normalement. Il se rend compte qu’il ne s’est pas nourri depuis quelques temps. C’est sans doute pour cela que son esprit lui joue des tours. il se met alors à la recherche de sa seringue "Maxi-bouffe". Une fois en sa possession, il s'assoit sur le siège central tout en se piquant. Une fois repu, il se repose et reprend des forces.
Peter se réveille quelques instants ou quelques heures plus tard, le plateau de bord indique qu'il a parcouru les trois quarts du trajet. Des images de sa planète natale commencent à se former dans son esprit, elle ne lui rappelle rien de bon. Il se revoit se déplaçant lentement sous la pluie, en rampant. En face de lui, un grand bâtiment et un homme qui se précipite vers lui, ensuite un trou se forme, il tombe, puis plus rien. Ces souvenirs ne sont pas sans importance, il doit y avoir un lien entre ceux-ci et son départ de la planète.
Il se lève une nouvelle fois, regarde autour de lui puis baisse le regard et voit ses bras s'effriter comme de vulgaires cendres. Il commence à paniquer et gesticule tout en hurlant dans tout le vaisseau. Les cendres se répartissent de partout, désormais ce sont ses jambes qui disparaissent petit à petit. Il crie de toutes ses forces, les yeux fermés, il se détache de la réalité et se concentre sur les sons de ses hurlements. Une alarme se déclenche et une voix lui dit de se calmer, tout en lui rappelant que son périple touche à sa fin.
Désormais, l'engin ralentit, il est en train de traverser la ceinture de Kuiper lorsqu'il entend une musique qui appartient à une autre époque, sans doute du classique. Il n'est pas capable de savoir si elle provient de sa tête ou du vaisseau ou même de l’extérieur, bien que le son n’existe pas dans le vide de l’espace. Il ouvre les yeux, il tremble légèrement mais ses bras et ses jambes sont toujours présents. Rassuré, il se sert un verre, d’un breuvage étrange, la bouteille laisse à penser qu’il s’agit d’un whisky. Le bolide s'approche tranquillement de la Terre, notre héros est de dos, il préfère regarder les planètes qu'il vient de dépasser. Il voit des objets orange passer à côté du lui, similaire à des boules de feu. Pensant qu'il s'agit de simples planètes, il n'y prête pas attention. Il vide son verre puis le dépose dans le bar juste à côté de l’évier. C'est alors qu'il reçoit un choc, le vaisseau s’arrête brutalement comme s’il avait percuté un objet, les voyants indiquent tous "trajet terminé". Il décide enfin de se retourner, étonné de ne pas avoir ressenti l'atterrissage. Devant lui, aucune trace de planète, il aperçoit des glaçons et des rochers de la taille d'astéroïdes. Ils s'étendent à perte de vue et il y en a des milliers. Ils se déplacent dans le même sens, à vitesse variable. C’est pourquoi, ils se fracassent les uns les autres, laissant derrière eux des vagues de pierre de glace qui se cognent à nouveau. Au milieu, une pierre de lave gargantuesque attire le tout, qui tourne également autour d’elle. Elle fait office de noyau en soit.
Peter, pour la première fois est déboussolé, il ouvre la bouche mais aucun son ne sort, il tombe en arrière. Rien de cela ne paraît avoir de sens, même s’il s’agit de restes de la Terre, ce schéma est trop chaotique.
Il ferme les yeux, malgré ses lamentations il est bien arrivé, la musique s'arrête.
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Ezechiel reprend peu à peu ses esprits, il commence à identifier ce qui se trouve dans son environnement. Le lieu est familier, pourtant il a tout de même aucun souvenir de son passé. Il a toujours ses quelques images de lui agonisant, marchant vers un grand bâtiment avec de grandes vitres étranges. Les pièces d’à côté résonnent, comme si elles étaient toutes vides. Des murmures parviennent à ses oreilles, il arrive presque à comprendre leur contenu. Une dame finit par rentrer dans la pièce, elle n’affiche aucune expression sur son visage, elle lui demande :
" - Vous allez mieux monsieur ?
- J’imagine, mais je ne reconnais pas cet endroit et je n’ai aucun souvenir de ce qui précède ma venue ici. Comment ai-je pu atterrir ici ?
- Je n’en ai aucune idée, nous vous avons retrouvé pas très loin, il y a de cela quelques semaines. Au début, nous pensions que vous étiez mort. Heureusement, un médecin était présent et a remarqué que vous respiriez encore.
- C'est gentil...mais...je ne comprends pas, qu’est ce qui vous a poussé à m’aider pendant tout ce temps ?
- Vous êtes dans une église monsieur, c’est notre rôle d’aider les gens. De plus, nous sommes dans un petit village, alors il est inutile de préciser qu’il n’y pas d’hôpital avant plusieurs jours par ici. Aussi, nous soignons également les blessés. Une nonne, ma fille était également présente au moment où on vous a trouvé. Je crois qu’elle s’est prise d’affection pour vous, elle a insisté pour qu’on vous garde dans une chambre à part. Maintenant, je vais devoir vous laisser je vais la chercher si cela vous intéresse."

Ezechiel essaye de se redresser mais l’exercice n’est pas évident, tout son corps le fait souffrir. Après un certain nombre d’essais, il parvient à s’assoir. Une jeune demoiselle rentre tout doucement dans la pièce, si bien qu’au début il ne la remarque même pas. Lorsqu’elle s’approche de lui, il sursaute et se tape la tête contre le dossier du lit. Elle était très belle, elle affichait un léger sourire et avait les joues toute rouge. Ils se regardent un petit moment droit dans les yeux, puis elle s’adresse à lui :
"- Que vous est-il arrivé ? Quand je vous regardais dormir, il vous arrivait de trembler, transpirer fortement, voir même de pousser des cris.
- Je ne sais pas vraiment, j’ai fais un étrange rêve, j’ai l’impression qu’il a duré une éternité. Je n’ai aucun souvenir de ce qu’il s’est passé avant. J’ai seulement quelques images pas très intéressantes, qui me sont restées en tête.
- C’est étrange, vous n’avez pourtant pas oublié comment vous exprimer et des lieux comme « l’église », d’après ma mère.
- Il se pourrait que ce soit seulement une partie de mon cerveau qui soit endommagée. Je pense me rappeler des mots, je n’ai cependant aucun souvenir direct me reliant avec eux.
- Vous pouvez être plus précis ?
- Je crois me rappeler ce qu’est un policier, mais je ne sais pas si j’en ai déjà rencontré un, ni à quoi ça ressemble. Par conséquent, c’est normal que dans mon esprit, il n’y ait que très peu d’images, ce sont surtout des mots pour le moment.
- Je comprends, ça veut dire que le jour où vous en verrez un, vous aurez plus le mot mais une image de lui dans la tête qui correspondra à la définition de policier.
- En théorie.
- Comment vous appelez-vous ?
- Il me semblait m’appeler Peter. Quelqu’un...m’a appelé autrement, peu avant mon réveil.
- Un homme qui vient à l’église régulièrement, m’a demandé personnellement de vous transmettre un message. Il vit dans une maison qui se situe au fond de notre village, derrière la petite ferme. Je précise que c’est lui qui vous a trouvé le premier. Apparemment, il aurait quelque chose à vous confier. Il vous appelle également par un nom différent de celui que vous venez de me donner.
-Quel est-il ? "
La nonne hésite un peu puis lui réponds

« Ezechiel ». Il paraît plutôt perplexe face à cette information. Le voyant immédiatement, elle change de sujet et lui parle du village et de vie de l’église. Au bout d’une dizaine de minutes, elle s’en va et lui conseille de dormir. Il s’allonge et se rend compte qu’il y a une inscription au plafond, écrite en rouge. Il la lit à voix haute : « Et que la paix soit sur moi, le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant ! »
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Diana, après avoir écouté les dernières paroles de Bostrom, l’attache à nouveau et le fait s’asseoir à sa place initiale. Elle réveille Ezechiel d’un léger coup de pied, lui enlève le sac qui le recouvre, lui détache les pieds ainsi que la sangle qui le fixait contre le véhicule. Le fourgon s’arrête, le chauffeur leur fait signe de descendre. Diana ouvre la porte et invite son prisonnier à la suivre, puis lui coupe la dernière corde qui retenait ses mains.
“ - Maintenant tu dois me suivre, dit-elle. Une fois là-haut, il faudra que tu répondes à des questions en t'appuyant sur ce que je vais d’abord dire. Fais en sorte d’être le personnage qu’il a envie que tu sois, il faut que tu fasses bonne impression.
- Mais, de quoi s’agit-il ? Où allons-nous ?
- Tu le sauras bien assez tôt.”
Ils entrent dans un bâtiment, se dirigent vers l’accueil. Une dame reconnaît alors Diana, elle leur recommande de monter au cinquantième étage et de se dépêcher.
Ils prennent donc l’ascenseur. Une légère vague de panique traverse l’esprit de la nonne, elle se met à penser à ce qu’il va se passer une fois que tout cela sera fini. Techniquement, le plan n’est pas compliqué, il suffit qu’Ezechiel joue le jeu. Mais après ? Va-t-il la pardonner ? Probablement, il devrait comprendre. Quant à la véritable identitée de Bostrom, faudra-t-il la lui révéler ? Beaucoup de questions, mais une chose est sûre, pour le moment, elles ne font pas partie des priorités. Il faut avant tout ne pas mettre en péril l’opération.
L’ascenseur s’arrête, un homme les voit et leur demande de rentrer dans la salle 202. Le plan est simple, Diana doit révéler la thèse de Bostrom comme si c’était la sienne et faire en sorte que son compagnon explique la partie qui le concerne. A priori, vu la situation il devrait le faire. En effet, il ne s’attend pas à ce qu’on parle de ça, de plus, il pense que la vie de ses deux nouveaux amis est en danger. La pression devrait l’empêcher de réfléchir et de faire le lien. D’autant que même si il se rend compte qu’il a été dupé, il ne saura pas lequel des deux l’a fait. Dans tous les cas, il ne se doutera jamais que les deux sont dans la combine et qu’aucune menace ne pèse sur la mère de Diana.
Lorsqu’ils ouvrent la porte de la salle, ils sont applaudis. Un tapis rouge relie la porte à une table, autour de laquelle plusieurs personnes sont assises. D’ici on peut apercevoir des caméras qui sont pointés vers ces gens. L’homme, situé à l’autre bout de la table et à l’opposé de nos compagnons, prend la parole.
“ - Bonsoir à tous, pour ceux qui nous rejoignent. Vous regardez actuellement “Interview Rotative”. Le principe est simple : Une question et on change de candidat ! Cela, jusqu’à ce que l’émission prenne fin. Evidemment, les intervenants ont le droit de participer lorsque l’un d’eux est interrogé. Faites un maximum de bruit s’il vous plaît, pour nos nouveaux invités : la scientifique Diana, accompagnée de son assistant Ezechiel ! “
Les gens se remettent alors à taper dans leurs mains, mais un détail ne va pas. On voit très peu d’applaudissements, pourtant on en entend énormément. Sûrement une supercherie de la télévision.
“ - Alors mademoiselle, expliquez-nous ! Pourquoi êtes-vous ici, ce soir ?”
Comme prévu, elle lui explique la théorie de Bostrom.
“ - Hum… Je vois. Très intéressant ! Et vous jeune homme, quel a été votre rôle dans cette découverte ?”
Il lui explique de quelle manière il est lié à cette théorie. Sa camarade est rassurée, visiblement il a fait ce qu’il fallait.
“ - Hum… D’accord. Vous devriez écrire un livre. Passons au candidat suivant : monsieur Delatour, ministre de l’économie ! En ce moment, les gens vous accusent de piocher dans le portefeuille de l’Etat, pour verser de l’argent aux membres de votre entourage. Que répondez-vous ?
- Ecoutez-moi bien. Si je suis là ce soir, c’est parce que je suis très touché qu’on puisse penser cela de moi. J’aimerai donc rappeler à mon pays de ne pas faire confiance aux imposteurs, qui transmettent ce type d’informations. Les personnes que je rémunère, je ne les paye pas gratuitement, ils travaillent et rendent service à la nation.
- Il est dingue le monde dans lequel on vit. Les gens ne savent plus écouter, sans tout remettre en question. Avant, quelqu’un qui aurait tenu de tels propos, serait sûrement passé par la case prison !
- Peut être, mais c’est normal d’avoir des détracteurs. Après tout, ça fait partie de mes responsabilités, d’entendre et de répondre à ces critiques abjectes. Je ferai toujours tout mon possible pour faire entendre raison aux ignorants.”
Diana est pensive, bien que le plan se déroule plutôt bien, il y a tout de même un détail que Bostrom ne va pas aimer. Ce journaliste ne l’a pas écouté, n’a pas posé de questions, il est même très vite passé au candidat suivant. Donc, son histoire ne va pas retenir l’attention du public, c’est évident. Le pire, c’est qu’à présent il s’intéresse à cet escroc, et qui plus est, lui donne raison.
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J'écris afin de m'améliorer, pour pouvoir à terme écrire des scénarios de courts métrages/films intéressants. J'aimerai pour divertir le plus possible avec mes histoires.
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