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Guillaume Roussard

Orléans.
Guillaume Roussard
Sans le savoir, il a acheté des produits immobiliers structurés contenant des horreurs.
Cryptes maudite et châteaux branlants, immeubles borgnes hantés par les rejetons dégénérés de sorcières, hôtels particuliers abandonnés aux fantômes. Et à mesure que la lumière se fait sur ses placements, l'obscurité descend sur son âme.

Une nouvelle fantastique pour ne pas oublier que derrière les tours de la Défense se trouve un cimetière.
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Guillaume Roussard
Bribes : Restes insignifiants , petite quantités, fragments qui restent d'un tout
Réel : Qui existe d'une manière autonome. Qui n'est pas un produit de la pensée.
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Guillaume Roussard
Les machines savent où je respire
Les machines savent ce que je fais
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Guillaume Roussard
Quel matériau pour un romancier.
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Défi
Guillaume Roussard
car l'Alphabet ne fait pas le Mal, dans la nouvelle communication où les négations ne comptent pas.
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Défi
Guillaume Roussard

Faut il un contexte pour comprendre une blague ? Parfois oui. Parfois non.
Qui comprendrait encore cette plaisanterie de Mme Milosevic réveillant son mari "Réveille toi, il y a des soldats dans le jardin". "Rendors toi, ce sont les gardes frontières." Vous n'avez pas compris ? Normal.
Moins de 50 ans, déjà passée.
D'autres semblent intemporelles, non qu'elles bonifient avec le temps, mais on pourrait les raconter au bord de n'importe quelle route, à n'imprte quelle époque. Sans doute pourrait elle remonter encore plus loin, au delà de l'invention de la roue et ferait elle rire encore. Nous nous arrêterons à l'empire romain finissant, nous sommes déjà assez loin.
Voilà un temps que l'on ne peut comprendre qu'avec un puissant effort d'imagination. Les routes droites des celtes étendues sur des kilomètres, jusqu'au étoiles.
Les pavements de marbre lorsqu'on traverse les villes nouvelles bâties par l'aristocratie enrichie par le commerce méditerranéen. On les traverse rapidement, puis à nouveau les chemins boueux, les bêtes sauvages, les brigands. Certaines sections de la route ne sont franchies qu'après avoir rejoint d'autres voyageurs, en espérant que le nombre dissuadera les brigands d'attaquer. Voilà ce qui est l'ordinaire du voyage. Et on ne sait pas trop comment tout celà finira.
Aussi les soldats qui patrouillent, usant leur caligae, justice sommaire et expéditive pour maintenir vaille que vaille l'ordre impérial. Mais aussi, des choses étranges. Dans ces voyages qui se font à la vitesse de la marche, où le confort moderne se réduit à une sangle de cuir empêchant la cabine de rebondir trop durement sur les essieux, chaque nouvel endroit se dévoile lentement.
Nous ne sommes pas dans le monde du XXIe écrasé par la vitesse. Chaque endroit a encore son caractère propre, on lui associe son propre caractère, son genius loci. Difficile à imaginer depuis une autoroute contemporaine, mais traverser un pont, s'enfoncer dans une combe était l'occasion d'un instant de méditation sur la vie, la mort, et le sens du voyage. Sur les galets des rivières, des pièces antiques, des as, jetées en offrande à l'esprit du lieu. Pure supperstition ? Oui et non. Promenade philosophique dans le sens que lui donnait les philosophes. Occsion de réfléchir sur le sens de la vie et les raisons du voyage.
Plus étranges encore, les romains bordaient leurs routes de leurs tombes. Comment expliquer celà ? S'approcher d'une ville c'était d'abord rencontrer ses morts. Et ceux là venaient vers vous avec une phrase, un conseil, gravé dans la pierre. Certains proclamaient bravement leurs hauts faits, d'autres vouaient encore une fois leur ennemi aux gémonies. Certains avaient un conseil, une parole aimable, demandaient que l'on se souvenne d'eux une dernière fois. Certains étaient plus terre à terre. "Ne vas t'en pas pisser sur ma tombe, voyageur."
Et certains, comment dire, ne s'arrêtaient pas là. A Aesernia en Italie est enterré un couple de tenanciers d'auberge. On le sait parce que leur pierre tombale nous est parvenue. Lucius Calidius Eroticus et Fannia Voluptas (tout un programme) Voilà leur épitaphe :
« - Aubergiste, faisons nos comptes !
– Tu as pris une mesure de vin, du pain : 1 as. Pour le ragoût : 2 as.
– D’accord. –Pour la fille : 8 as.
– Cela ma va aussi.
– Le foin pour le mulet : 2 as.
– Ce maudit mulet me ruinera ! »
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Guillaume Roussard
En suite du conte de Jean de la Jarre : https://www.scribay.com/text/1448320259/le-clochard-magique
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Guillaume Roussard
Voilà les textes que je voudrais écrire. Mais pour celà je n'aurai pas le temps.
Autant de petites pièces et de débuts de textes, ou pour reprendre la métaphore de la méthode des flocons : Voici les goutelettes dans mes nuages.
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Défi
Guillaume Roussard

Coeur de pierre et corps de boue, sommes nous autre chose que des créatures ? Façonnés de la glèbe et qui portons au coeur un poids trop lourd.
Qu'il serait agréable de se coucher et renoncer. Meugler et vagir, couiner vaguement et se tortiller dans la glaise. Laisser là les sombres pensées et les désirs incertains pour se tortiller dans la boue en attendant que le soleil ardent nous réchauffe.
Et c'est qu'en nous il y a la pierre. Pierre venue du fonds des âges et qui à travers tout se transmet. Le poids dans notre poitrine, qui nous rappelle à notre devoir d'hommes.
Alors il faut se relever, et refaire à nouveau tout le sombre trajet. Des profondeurs, la litanie des pierres qui nous ont précédées. Roche, cliquart et banc franc, banc blanc et souchet, grignard et banc des galets, liais et gros banc. Banc vert et banc royal, lambourde et banc d'ardoise, base verdâtre et jusqu'au lutétien inférieur. En dessous, il n'y a que le sable et la craie. Tout celà nous l'avons déjà traversé et il faudrait recommencer ?
Pierre que l'on porte en notre poitrine et sur laquelle il faut bâtir.
Pierre patiemment taillée pour abriter les connaissances et la lumière du monde.
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Défi
Guillaume Roussard

Il aurait fallu être averti par le long glas des cloches, et puis se pressant par les chemins noirs apprendre la nouvelle en chaire. Notre Dame est en feu. Paris a brûlé.
Il aurait fallu se mettre en marche et rejoindre les compagnons qui sauveraient ce qui peut l'être. Cet enchevêtrement de charpentes, la forêt avait brûlé. Le tronc des colonnes de pierre avait tenu. Il faudrait faire oeuvre de charpentier, encore. Couper du bois vivant pour en faire un bois qui ne mourrait plus. Symbole.
Voilà ce que nous aurions dû voir. Au lieu de cela tournèrent en boucle émotions superficielles et promesses vaines. Ceux qui vinrent en riant, et ceux qui comptèrent leurs bénéfices. Certains parlèrent même de reconstruire un rooftop, ou comment piétiner une cathédrale, proposèrent une flèche de métal brillante comme une deuxième tour Eiffel. Les ruines de Notre Dame comme socle, et qui n'aurait plus valu que comme support de nos imaginaires contemporains. Toits de verdure et flèche de lumière, quelle importance l'oeuvre des tailleurs de pierre.
Tout cela, impensable, était advenu. Comme l'homme a tôt fait de se croire éternel, et éternel avec lui le monde qu'il a connu. Le feu de Notre Dame nous rappelle que tout peut s'arrêter.
La légende prétend qu'au-dessous de Notre Dame était autrefois un lac-miroir des Celtes. Légende ? Peut-être. Qui peut savoir de ces temps lointains. Miroir qui était un passage entre ce monde et l'autre. Mais quel monde avons nous quitté, et dans lequel sommes nous entrés ?
Ce n'est pas pour rien que le coq monté en haut de la flêche par un ouvrier qui y a sacrifié sa vie a été retrouvé intact. Que la voute effondré a préservé l'autel ancien. Symbole encore. Et que les pompiers ont traversé Pandemonium pour sauver la couronne d'épines du Christ.
Impression terrible qu'un mensonge sans fin vient de s'écrouler. Que Notre Dame est intacte et que c'est notre monde qui brûle. Ce monde où les empires triomphants se précipitent vers leur fin comme il y a deux mille ans déjà. Ce monde que l'on voit désormais depuis l'envers du miroir.

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Défi
Guillaume Roussard


Souviens-toi,
C'était comme ça.
On les suivait
Pas à pas,
Les filles des jardins,
A l'ombre des colonnes,
Loin de tout,
Entourées de femmes et d'hommes
Aux tempes grises,
De femmes et d'hommes.

C'était comme ça.
On les montrait du doigt.
On leur parlait pas.
Les filles des jardins,
Quand elles étaient assises,
Vêtues de voiles, de simples chemises,
Dans l'ombre bleue-grise.

Pourquoi ont-elles changé?
Le fruit est-il mangé?
Sommes-nous des étrangers
Qui savent même plus nager,
Rejoindre la rive ombragée?

C'était comme ça.
Souviens-toi.
Le temps courait
Entre nos doigts.
Les filles des jardins,
Quand on suivait leur jeu,
Jusqu'au soir, sans savoir
Où se posaient leurs yeux
Comme de petits lacs
Ombrageux.

Souviens-toi:
Ça nous brulait les yeux
Comme du feu,
Dans l'ombre bleue-grise,
Comme du feu,
Dans l'ombre bleue-grise
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Défi
Guillaume Roussard
Building Beautiful Secret Underground House Villa And Swimming Pool
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