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Jean-Paul Issemick

Amateur de l'Art et flexion verbale.

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œuvres
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Œuvres

Jean-Paul Issemick
Chronique existentielle sur un fond autobiographique pendant les trente glorieuses.
Les faits relatés sont véridiques, autant que la mémoire puisse leur rester fidèle. Ils se sont déroulés en France, dans les années 1960 et 1970. Par respect pour les survivants et pour la mémoire des défunts, les noms des personnes et des lieux ont été modifiés.
1178
1780
1664
315
Jean-Paul Issemick
Des brèves de conteur pour panser des blessures d'amour (pas) propre.
1695
983
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Jean-Paul Issemick

Le courant de pensée triphasique

Dans le cadre de ma pratique professionnelle et de ma vie privée, je suis constamment interpellé sur la complexité de l'intelligence humaine. Aussi, ai-je souhaité présenter ici une lecture individuelle et collective de notre système de pensée et de raisonnement, qui est en quelque sorte une première synthèse de ce questionnement.

Préalables
Cette réflexion est en étroite relation avec le postulat selon lequel le sujet humain est de fait un sujet pensant, « je pense donc je suis ». Pour ce qui est de penser il n'y a aucun doute, nous pensons. Nous exprimons nos pensées à travers nos discours et les savants en analysent avec brio les contenus en les inscrivant dans des registres philosophiques, idéologiques, psychanalytiques, sociologiques... Cependant le point obscur à mes yeux concerne la reconnaissance du cadre à l'intérieur duquel nous pensons, les bases originelles sur lesquelles s'appuient notre langage, notre idéation, et tout ce qui nous conduit à exprimer telle ou telle dimension affective. Nous pouvons grâce à nos capacités à penser améliorer bien des facteurs de notre existence personnelle. Nous pouvons aussi être « empêchés de penser » (cf Serge Boimare). Mais nous ignorons, quand nous exprimons oralement une pensée, dans quel registre catégoriel elle prend sa source. C'est ce que je vais tenter de formaliser dans les paragraphes suivants.

Les fondements de ma réflexion
Comme la plupart de mes congénères j'ai reçu une éducation fortement marquée par les leçons et influences du dogme catholique. Cependant très tôt mon esprit critique et mon ouverture vers les espaces de contestation, voire de transgression, m'ont conduit à me questionner quant aux rapports théorie-pratique, vérité-mensonge, tolérance-intransigeance, passion-raison… et à installer par devers moi et autrui ce fameux « doute cartésien ». Et en cela l’enseignement laïc et public m'a grandement aidé. Mais ce n’est qu’à l’Université, et plus particulièrement lors de mon parcours en psychiatrie, que j'ai pris conscience qu’il pouvait exister un autre mode de pensée que le mode binaire qui nous enferme dans cette spirale entre la vie et la mort. Amené à réfléchir en « triangularité » par Sigmund Freud, grâce à sa théorie du développement de la sexualité fondée sur trois organes cibles associés aux trois stades originels de ce développement (oral, anal et phallique), sa triangulation œdipienne, sa structuration de l’appareil psychique en ça, moi et surmoi, sa topique inconscient, pré-conscient, conscient. Grâce à Jacques Lacan avec sa triade réel, symbolique et imaginaire, son équation 1+1= 3, à Donald W. Winnicott avec son espace transitionnel, son aire intermédiaire d’expérience. Puis par la suite grâce à certains auteurs littéraires, à certains moralistes, à certains philosophes comme Baruch Spinoza qui introduit dans son éthique l'espace-tiers de la compréhension entre le bien et le mal, qui définit trois « genres de connaissance ». Il m'est alors apparu que toute dualité ne devait pas rester engluée dans un mode de raisonnement binaire, mais être soumise à une recherche de médiation, de triangulation, en un mot à la pensée ternaire, sans quoi nous ne saurions atteindre un niveau d’intelligence supérieur. Et si nous considérons par exemple les dualités amour-haine, bien-mal, sadisme-masochisme, ce niveau supérieur nous conduit tout droit vers plus d’objectivité, de tolérance et d’humanité, et donc vers plus de plaisir, de bien-être et de sérénité.
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