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Kira Fara

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Œuvres

Défi
Kira Fara

Je me levai à deux heures du matin.
C'était l'heure habituelle, quand je faisais des cauchemars. Comme si mon cerveau me jouait un tour, pour que je puisse avoir le reste de la nuit pour y repenser. Chaque bruit, chaque forme étrange, à l'apparence de monstre, me faisait sursauter avant de me calmer, en me rendant compte que c'était juste des objets.
Je ne me souvenais pas totalement de mon rêve, mis à part cette impression de mort, qu'on avait essayé de m'étouffer dans mon sommeil. Et cette sensation m'avait hantée de longues minutes après mon réveil.
Je faisais souvent ce rêve, depuis que j'étais entrée à l'université. Au début, je n'y avais pas fait attention, je croyais que c'était dû au stress de commencer une nouvelle année, sauf que c'est devenu de plus en plus fréquent, et d'une sensation de plus en plus intense. L'heure du réveil était toujours la même: deux heures du matin, pas une minute de plus, ni de moins. C'était toujours la même, lorsque j'allumais mon téléphone posé sur la table de chevet. Je craignais toujours de me rendormir, de peur de revivre la même chose. Mais, les autres fois j'avais pu retrouver le sommeil, même si cela me prenait une heure voire parfois deux.
Je me forçais quand même à fermer les yeux, et à avoir des pensées agréables, comme mon prochain voyage au Costa Rica. Je m'imaginais le ciel bleu, la sensation de mes pieds s'enfonçant dans le sable. Le soleil sur ma peau.
Je retrouvai le sommeil. J'étais dans cette phase, entre conscience et inconscience, ni réveillée, ni endormie, lorsque je le sentis sur mon dos.
Je sentais son poids, la pression qu'il exerçait. Je ne pouvais pas le voir. D'ailleurs je ne pouvais même pas bouger. Mon corps était paralysé. J'essayais de bouger, en vain pas même mon petit doigt ne réagissait. Seul mon esprit le pouvait.
"Mais qu'est-ce qui m'arrive?"
Bientôt, je me rendis compte que je ne respirais plus. Je tentai d'expulser l'air de mes poumons, mais rien. Je n'y arrivais pas, ni par le nez, ni par la bouche. Tout était bloqué. Je paniquai, je me dis que j'allais mourir.
Cette personne ou cette chose, ne décidant visiblement pas à me laisser tranquille, ne faisait aucun bruit, elle était juste là, sur mon dos. Beaucoup trop lourde.
J'essayai d'appeler ma soeur, qui dormait dans la chambre d'à côté.
"Gaby", "Gaby", criai- je.
Mais elle ne répondait pas. Pourquoi donc?
Ah oui, mes lèvres ne pouvaient plus bouger. La douleur ne cessait d'augmenter.
J'allais mourir comme ça, dans mon sommeil, tuée par une force inconnue.
Sans que personne ne le sache, à jamais.
J'entendais une voix me chuchoter "laisse moi entrer".
Mentalement, je lui répondais "laisse moi tranquille". Et je répétais la même chose, pour ne plus l'entendre, mais la voix était toujours plus forte. Plus je paniquais plus elle était forte.
"Laisse moi entrer"
Je sentis une douleur fulgurante, au niveau des côtes. Des griffes qui s'enfonçaient dans ma chair.
J'ouvris les yeux, j'étais en classe. Tout le monde se bouchait les oreilles.
Quelqu'un criait. Un cri horrible, à vous glacer le sang. Je me rendis compte que c'était moi.
Je mis les mains devant la bouche pour m'empêcher de crier.
Et enfin le silence régna. Tout le monde se retourna vers moi, chacun se demandant ce qui se passait, mais personne ne parla pendant un moment. C'est Monsieur Lopez, notre professeur de Civilisation Hispanique qui brisa enfin le silence, de son bel accent andalou.
"Mais, qu'est-ce qui se passe? Yué tu vas bien?"
Je me rendis compte que j'avais des larmes sur les joues, et qu'elles continuaient à couler de mes yeux. Je pris soins de les essuyer, inspirai et expirai plusieurs fois pour essayer de me calmer, avant de lui répondre d'une voix enrouée "Ça va".
"Tu en es sûre?" insista t-il.
"Oui, je crois que...." que quoi en fait? j'avais crier comme une folle hystérique, si avant j'étais classée dans la catégorie des gens bizarres, maintenant je me trouvais au niveau supérieur la catégorie folle dingue. "... que je me suis endormie et fais un cauchemar, je suis désolée d'avoir perturbé le cours." Merde j'aurais dû trouver une autre excuse, en disant la vérité j'avais juste confirmé mon statut de folle dingue.
Il eut un sourire ironique "Je vois que mes cours sont tellements passionnants que certains en profitent pour rattrapper leurs heures de sommeil." Les autres rirent à cette remarque.
Je me sentais honteuse " je suis désolée" m'excusai-je.
"Ce n'est pas grave reprenons le cours. Nous en étions à l'histoire de Juana La Loca, Quién era? "
Tout le monde s'intéressa de nouveau au cours. La civilisation était l'une de mes matières préférées grâce à Monsieur Lopez, un homme grassouillet, aux yeux bleus, qui devait avoir à peu près cinquante ans. Il savait faire vivre ses cours, avec ses blagues que je ne comprenais pas toujours, mais il avait quelque chose qui donnait envie de l'écouter. Mais, ce jour là je n'étais pas d'humeur à écouter son cours, pas après ce que je venais de voir.
Je me retournais vers ma meilleur amie, Selena. Contrairement aux autres elle avait continué à me regarder, comme si elle me voyait pour la première fois. Je voyais dans ses yeux aussi noirs que la nuit, comme une sorte d'inquiétude ou de peur. Je ne l'avais jamais vu aussi troubler.
C'était une fille tellement sûre d'elle et qui aimait relever chaque défi qui se présentait à elle. Physiquement, je trouvais qu'elle ressemblait à l'actrice indienne Kajol, mais avec une peau plus foncée, et des yeux noirs magnifiques. Mais, à ce moment là, ses mêmes yeux ne m'aidaient pas à me calmer, après tout ce que je venais de voir dans mon cauchemar.
"Pourquoi, tu ne m'as pas empêché de dormir?" lui chuchotai-je.
"Mais, tu ne dormais pas"
"Quoi?"
"Tu ne dormais pas. Je te voyais écrire dans ton cahier, Je pensais que tu prenais des notes. Et tout d'un coup tu as crié. Tu m'as fichu la trouille de ma vie."
"Mais, non je..." Je regardais mon cahier, c'était mon écriture mais je ne comprenais rien à ce que j'avais écrit.
"Qu'est-que ça signifie?" me demanda Selena dans un murmure.
"Je ne sais pas..." lui répondis-je, "...je ne me souviens pas l'avoir écrit".
C'était les mêmes trois mots qui remplissaient toute la page.
em avuida erecalp.
Mais qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire.


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Défi
Kira Fara
"Et si l'ange qui détenait entre ses mains le pouvoir de prendre les âmes des vivants, avait lui aussi sa fin."
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Kira Fara
Juste quelques mots que j'écris comme ça.
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Avec Corbeau Livre 1 : La Grande Chasse...
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