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Nico

C'est pas moi, c'est dans ma tête...

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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Nico
La vie est comme un radio réveil réglé sur le bruit de la neige qu’on laisse grésiller dans la chambre en désordre de son ado, remplie d’embûche.
Pour la raconter, il faut parfois écouter celle des autres...

Moi, je demande à mon pote Malik Oum !
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Nico

Beuargh !
Un grondement sourd ? C’est le bruit d’un homme alcoolique qui dégueulasse encore les toilettes du bar.
Ou plutôt, c’est encore le même putain d’ivrogne de chaque soir qui dégueulasse encore une fois ces putains de chiottes.
Bill regardait l’alcoolo sortir de là tout en nettoyant son bar :
- Soit tu paies et tu te casses, soit tu paies, tu te casses après que je t’ai broyé. J’en ai plein le cul de nettoyer ta merde dès que tu es là… Je suis pas ta femme de ménage, et encore moins ta femme.
- Ressers moi un verre tout en fermant ta gueule, répondit le type qui puait l’alcool.
Il sortit de son parka usé un pistolet et une plaque de police. Ses cheveux se battaient entre eux dans une espèce de tignasse brillante. Et ce n’était pas du Pento ou un autre gel qui lui permettait sa rutilante chevelure, mais bien la quinzaine de jours sans se laver qui scintillait de gras.
Il posa ses jouets sur le bar que venait de nettoyer Bill et lui susurra de de loin :
- Je suppose que tu ne souhaites pas faire fermer ton bar ?
Bill souffla :
- Un whisky c’est ça ?
Les sales histoires débutent toujours dans un bar.
- Un putain de whisky, ouais.
Les sales histoires ont un type bourré qui en général butte un type extrêmement cool, avec une coupe de surfeur, une barbe de trois jours une belle gueule genre Eric Christian Olsen, avec un corps d’athlète qui vont crier comme des gonzesses en demandant de leurs laisser la vie sauve avant de se faire exploser la cervelle par une balle de 38.
- Des glaçons cette fois-ci ?
Il posa le verre devant le flic qui renifla l’odeur du malt avant de racler sa gorge comme pour molarder :
- Tu te fous de ma gueule ?
- C’est juste que celui-ci semble être celui de trop.
- Mais… Va bien te faire foutre. Du genre bien profond.
Dans toutes les sales histoires il y a un type qui insulte. Un gros connard alcoolique qui est un flic à la ramasse et qui ne se remet pas de multiples déboires et d’erreurs qu’il considère être de sa faute. Du style : sa femme tuée par des enfoirés de criminels sur qui il enquêtait, un coéquipier assassiné pendant une descente alors qu’il aurait dû attendre les renforts.
Mais rien de tout ça.
En fait dans cette sale histoire, Andy Kingston était ce type qui insulte. Mais il n’a rien perdu de tout ça. Il a juste fini par en avoir marre de son boulot de flic, de rentrer chez lui et de baiser la même femme tous les soirs, parce qu’il a vieillit et que sa femme aussi. Il n’a plus la jeunesse d’avant pour attraper les vilains et la 128 l’a mis sur la touche.
Son seul job est d’aller poser des questions sur les bla-bla de voisinage. Et le soir, avant de rentrer, il s’arrête dans le bar de Bill afin d’oublier qu’il vieillissait et tester sa tenue de route.
« Bois la vie avant que la vie te bois ».
Le BearBar était un lieu malfamé. Un endroit abritants malfaiteur et balances. Rien d’étonnant car le quartier de la 128 était un des pires de la mégapole oubliée de Santa Putana au Nouveau Mexique.
Bill et Andy se connaissaient depuis bien longtemps déjà, et pour cause, Bill était l’ex gendre du vieux flic alcoolique. Ils ont gardé contact grâce à ce bouge sorti tout droit d’un Sin City.
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Questionnaire de Scribay

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Pour le plaisir... ou pour évacuer... ou pour dire toute la saleté du monde...
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