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Œuvres

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Article paru dans le Télé-Ramage du quinze janvier de cette année.
ILLEDE NOTREEGLUEGLU: une œuvre hors-vie, une vie hors-d’œuvre.
A l’occasion de la disparition du célèbre écrivain d’origine roumaine, Artoche nous propose cette semaine un documentaire fastid fascinant sur la vie et l’œuvre de ce dramaturge hors-norme par l’ampleur (1232 titres recensés à ce jour) et la qualité de sa production.
Né en 1924 dans la proche banlieue de Bucarest, le jeune Illede grandit sous la férule de parents orthodoxes rigoristes. De là lui vint ce goût de la contrainte qui servirait de fil rouge à son parcours littéraire. Ceci, toutefois, ne lui ôtera pas un certain penchant pour la transgression. Preuve en est son premier poème, intitulé « Ode au point-de-croix », qui, effectivement, ne contient aucune référence à la passion du Christ. Quand on connaît la ferveur de ses parents, cette émancipation était d’une audace inouïe, qui lui valut de filer au pensionnat le plus proche pour y passer son adolescence.
Son passage chez les popes, correspondant à sa puberté, lui fit découvrir la joie des plaisirs solitaires le soir dans sa cellule. Quelle joie, en effet pour lui, de pouvoir créer tout à son aise, sans autre lumière que celle de la lune les bons jours, poèmes, essais et autres nouvelles (qu’alliez-vous donc imaginer ?). Déjà, à l'époque, il jouait avec les acronymes, acrostiches, alexandrins et autres lipogrammes.

Les événements politiques d’après-guerre amenèrent ses parents à Paris, où, après avoir perfectionné son français pendant quelques années, il rencontra François le Lionnais.
Celui-ci impressionné par le potentiel littéraire d’Illede, mit au point, à l’usage unique du jeune émigré, un test « d’imagination dans la rigueur », qu’il baptisa Q.O. (Quotient Oulipien). Ayant obtenu le score pharamineux de 3,1416 sur l’échelle de Queneau (quatre degrés), il fut immédiatement présenté à de joyeux compagnons, qui, comme lui, brûlaient de relever des défis littéraires tous plus farfelus les uns que les autres.
Cependant, Notreegluetglu était très ambitieux, et le premier challenge qu’il se fixa fut, malgré sa réussite formelle, un échec retentissant. Il s’était en effet mis en tête d’écrire un roman sans consonnes ni voyelles. Lorsqu’il présenta son « rienuscrit » chez Fayard, il fut raccompagné manu secretarii à la porte de l’immeuble.
Il en parla à ses commensaux, qui, bienveillants, lui conseillèrent d’y aller plus graduellement. C’était cependant sans compter la fierté d’Illede.
Loin de se décourager donc, il décida alors de se frotter aux différentes figures de style que propose notre belle langue. S’ensuivit un nombre impressionnant de volumes, tous centrés autour d’une et une seule de ces figures à chaque fois. Citons pêle-mêle : « Métaphore de café » (l’histoire d’un gringo nommé Jacques Vabre), « Oxymore aux vaches » (récit préfigurant les événements qui allaient survenir en 1968), « Prosonomasie mineure » (un guide de voyage, un brin répétitif), et, bien sûr, le plus connu « Litote toi de là, que je m’y mette » (ce qui, selon lui, fut la réponse de Brutus à César, aux ides de Mars).
Vint le déclin, inévitable, durant lequel cet écrivain atypique privilégia la quantité à la qualité. Il commit bien certains ouvrages dignes d’intérêt, sans plus.
Cette biographie succincte ne serait pas complète si on omettait d’y rajouter deux brefs passages sur des sentiers de traverses :
Le théâtre d’abord, avec « Monsieur le mari de ma Mère », un vaudeville sans amant dans le placard ni porte qui claque, le cinéma ensuite, pour une collaboration avec Claude Lelouche. A deux ils coréalisèrent un court métrage intitulé « Un homme, une femme, un train et Charles Gérard », sans caméra qui tourne autour des héros, mais avec des dialogues écrits (fait unique dans la carrière du prestigieux réalisateur).
En septembre dernier, il fut hélas frappé d’une anémie fulgurante qui l’emporta en 3 mois. Mais il ne perdit pas son sens de l’humour, dit-on, puisque selon la légende et alors qu’il ne pesait plus que 28 kilos, les derniers mots qu’il adressa au Professeur Von Humelstedtesteinovitch qui le soignait, furent «  En somme, Docteur, je vais mourir en n’ayant plus que l’oulipo sur les os ».
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Bon sang, mais comment sort-on d'ici? Bon, tant pis, je vais toujours aller
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njeepeênejppppai trouvé d'autre issue que cette peu glorieuse pirouette.

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En réponse au 1er défi des Jeux Para Oulipiques, en précisant que ce texte a été écrit avant de lire le titre de celui de @lessinfoins ;-).
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Avec 24 heures Chronopost Saison 1, Notes à soi-même...
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