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Guillaume Etuy

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Œuvres

Guillaume Etuy

Mary était une jolie jeune femme de tout juste dix-huit ans, elle avait de longs cheveux de jais, des yeux noirs en amande, de belles pommettes saillantes et de fines lèvres vermeilles. Elle était grande et élancée, athlétique même, car ses nombreuses activités sportives en pleine nature l'avaient sculptée au fil de ses jeunes années.
Pourtant malgré sa jeunesse, malgré sa beauté, malgré sa vigueur, Mary était depuis longtemps rongée par la tristesse et la nostalgie. La disparition de sa mère l'avait marquée, son père avait fait son possible et il l’avait élevée du mieux possible. Pourtant Mary était solitaire et introvertie.
Mais depuis quelques temps son tempérament solitaire était devenu quasiment compulsif, elle était renfermée et ne quittait sa chambre que pour de longues randonnées en forêt.
Cela faisait maintenant plusieurs nuits que Mary dormait mal, elle était particulièrement pâle, ce qui pour une descendante iroquoise comme elle, était quelque peu ironique. Elle avait des cernes marqués sous ses magnifiques yeux et ses idées habituellement si limpides étaient brouillées.
Mary s'était levée en pleine nuit, elle ne trouvait pas le sommeil, mais le voulait-elle vraiment ? Après ces dernières nuits, ces cauchemars infernaux, elle faisait tout pour éviter de dormir et de revoir ces visions monstrueuses qui l'avaient traumatisée.
Mary avait quitté la maison à pas de loup pour éviter de réveiller son père. Elle avait mis ses chaussures de randonnée, pris une lampe frontale et un sac avec le nécessaire pour une longue marche en forêt.
Mary gravissait les hauteurs qui surplombaient la maison familiale, elle s’arrêta au sommet et regarda en arrière poussée par une étrange sensation. La maison à peine visible sous la clarté de la lune semblait paisible sous les ombres des frondaisons. Sans qu'elle ne puisse la retenir, une larme perla au coin de son œil et elle pleura autant de fatigue que de désespoir. Elle resta là, fébrile. Elle s’accroupit et ferma les yeux seulement un bref instant, mais suffisamment pour voir apparaître les images qu'elle tentait de fuir.
Un immense soleil rougeoyant perlant des gouttes de sang...
Mary ouvrit vivement les yeux. Elle se redressa vigoureusement et essuya ses larmes. Elle s’enfonça dans la forêt, le faisceau de la lumière de sa lampe frontale éclairait son chemin au rythme de ses pas. Mais Mary connaissait par cœur la région, elle avançait rapidement sans hésiter, la fatigue ou la pénombre ni pouvaient rien, chacun de ses pas était assuré.
Elle marcha ainsi pendant plusieurs heures, mais plus elle avançait plus la fatigue prenait possession d'elle, chacun de ses pas devenait moins sûr, inexorablement ses paupières devenaient plus lourdes et elle commençait à entendre d'autres sons que ceux de la forêt. Elle entendait des cris angoissants et elle avait peur. Cette forêt qu'elle avait maintes fois arpentée, ces arbres qu'elle avait déjà croisés, ces pierres qu'elle connaissait, tout cela lui parut pourtant étrange et effrayant. Tout, autour d'elle, semblait éclairé d'une lueur rouge. L'accablement la submergeait et un voile pourpre tombait devant ses yeux.
Mary tenta de se ressaisir, elle cria, sa propre voix la réveilla, elle frissonna et partit en courant plus profondément dans la forêt. Elle courait éperdue, fuyant ses propres songes. Elle ne voulait plus voir ce soleil rouge, cet amas ruisselant de sang. Elle avait si peur, elle se mit à pleurer, elle devait perdre la tête !
Elle courait toujours plus vite, toujours plus triste, toujours plus meurtrie. Son pied cogna contre une racine, son corps s'effondra et sa tête rencontra violemment une pierre.
Une respiration, du sang !
Une belle femme, la quarantaine, vêtue d'un jogging et portant des écouteurs dans les oreilles, courait entre les arbres sur un sentier forestier. Elle était sous l'ombre des frondaisons, le jour était à peine levé et il faisait encore frais. Mais aucun bruit ne se faisait entendre aux alentours, seulement la respiration de la femme. Cette femme aurait pu remarquer ce silence inhabituel si elle n'avait pas eu une musique résonnant dans ses écouteurs.
Une ombre passa entre les arbres, la femme courait sans s'apercevoir de rien. Un souffle d'air accompagna un mouvement rapide vers la femme. Un hurlement de rage déchira les airs suivi d'un court râle de souffrance, puis du sang imbiba l'humus forestier.
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