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Eric F. Oakenart

Nogent Le Rotrou.
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Depuis son plus jeune âge, Eric F. Oakenart laisse son imagination naviguer entre science-fiction et fantasy, de Barjavel à Tad Williams. Son péché mignon, les histoires de voyage dans le temps. À force d'en lire, il décide de coucher sur le papier toutes celles qui lui trottent dans la tête.

Il vit aujourd'hui dans les collines percheronnes avec sa femme et sa fille.

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Œuvres

Eric F. Oakenart
Megan possède une machine à voyager dans le temps, qu'elle utilise pour des activités lucratives illégales. Ses ennuis commencent le jour où un inconnu menace de la livrer à la police…
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Défi
Eric F. Oakenart

Le gars était mort, il n'y avait pas photo. Le cœur ne battait plus, les poumons immobiles. Selon les connaissances médicales modernes, le gars était mort.
Et pourtant, il me regardait fixement, aussi troublé que moi.
— Commissaire, demandais-je. Je note “homicide” ou “coups et blessures” du coup ?
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Défi
Eric F. Oakenart


Le commissaire Alain Caprelle jeta un coup d’œil circulaire à la pièce. La porte de l’appartement, complètement défoncée — et sortie de ses gonds —, gisait par terre. Sur le canapé, le corps de la victime recouvert d’un plastique noir, et tout autour des traces de lutte : meubles cassés, bouteilles renversées, bibelots par terre.
Autour de lui, le bourdonnement des membres de la police scientifique qui s’affairaient lui monta au crâne. Il n’aurait pas dû boire autant la veille. Un des agents s’approcha de lui et lui tendit le croquis d’un homme à la barbe et aux cheveux drus et sombres.
— C’est notre homme ? grogna-t-il. Qui est le témoin ?
— Le concierge de l’immeuble. Le type est arrivé à 9 h 15, « juste après la météo à la radio ». Il est allé directement à l’appartement de la victime. Le témoin a entendu des coups donnés sur la porte, et des bruits de lutte — c’est là qu’il nous a appelés. Le suspect a pris la fuite par la cour arrière.
Le commissaire hocha la tête, et s’approcha du corps. Il souleva le plastique et observa le visage de la victime. Il scruta les joues rondes et imberbes, et eut une impression de déjà vu.
— Qu’est-ce qu’on a sur la victime ?
— Pour l’instant pas grand-chose. Narciso De Sousa, 38 ans. Apparemment, il venait de perdre son emploi à l’usine Verdier.
— De Sousa… Ça me dit quelque chose… Il a un casier ?
— Aucune idée, je vais demander au central.
— Profites-en pour faire circuler le portrait-robot. Et envoie une unité circuler dans le secteur. S’il est à pied, on aura peut-être de la chance.
L’agent sortit promptement de l’appartement, et le commissaire visita les autres pièces. À part une odeur de friture et de cigarette froide, il ne découvrit rien d’intéressant. Dans la salle de bain, il sentit également la fragrance caractéristique du cannabis, mais très légère. Étrange. Suivant son flair, il repéra un carreau sous la baignoire dont le joint était plus clair. Il tapota dessus. Ça sonna creux.
Deux minutes plus tard, l’un des agents retirait le carreau, révélant une cachette dans laquelle se trouvait un sac de près d’un kilo de drogue douce.
— Bon ben… je crois qu’on a notre mobile.
Alain Caprelle sortit de l’appartement tout en manipulant mentalement les éléments de l’enquête. De Sousa. Ce nom lui disait quelque chose, et le visage de la victime aussi. Quand enfin il fit la connexion, il sauta dans sa voiture. Nino la Poire. Officiellement, Nino De Sousa. La brigade avait régulièrement recourt à lui pour des informations diverses. La dernière fois, quelques semaines plus tôt, il avait aidé à démanteler un réseau de trafic de marijuana. Il y avait forcément un lien.
Le problème avec les indics est qu’on peut difficilement savoir où les trouver, mais le commissaire connaissait le squat où Nino habitait. Un vieux bâtiment désaffecté, près des quais, dont le seul accès était habituellement barré par des grilles de chantier. En arrivant, il eut un pressentiment qui le saisit aux tripes. La barricade de fortune était détruite.
Il monta les escaliers quatre à quatre, mais savait déjà ce qu’il allait y trouver. Nino, son indic, gisait sur un matelas, à même le sol, avec les mêmes blessures que son frère. La pièce était presque vide à part quelques caisses en plastique retournées, dont le contenu était éparpillé au sol.
Deux victimes, de la même famille, et à première vue le même coupable. C’est à ce moment que son portable se mit à sonner.
— Commissaire. C’est Lantier, j’ai des infos sur notre victime. Il n’a pas de casier.
— Par contre, son frère en a un. Nino De Sousa. Nino la Poire.
Il entendit l’agent taper sur son clavier. Puis une réponse, ébahie.
— Heu oui, comment vous…
— Il est mort. Envoyez une équipe au 39 quai de Stalingrad, au deuxième étage. Et ressortez-moi le dossier du mois dernier sur le trafic de marijuana, ça devrait nous donner une piste.
— Attendez, il y a un troisième frère : Norberto.
— Un troisième frère ? Donnez-moi son adresse vite, et envoyez-y une équipe, j’ai peur que ce soit la prochaine victime.
— Il habite au 12 rue de la Cerisaie.
Caprelle raccrocha sans accuser réception et mit son GPS tout en dévalant les escaliers. Il roula à toute vitesse et arriva un quart d’heure plus tard devant un petit pavillon. Il dégaina son arme, enfila un brassard orange et frappa trois coups.
— Monsieur De Sousa, c’est la police. Ouvrez.
Seul le silence lui répondit. Il tourna la poignée et la porte s’ouvrit. Lentement, il avança dans la maison, et glissa un coup d’œil au salon depuis le vestibule. Il vit une lampe au sol, et un corps gisant un peu plus loin.
— Merde, trop tard, murmura-t-il.
Il perçut alors des bruits de pas à l’étage. Le coupable était encore là !
— Police ! Descendez calmement les mains sur la tête !
L’intrus s’immobilisa, et Caprelle l’entendit courir. Il monta l’escalier, ignorant les consignes de sécurité, cherchant à tout prix à coincer l’assassin. Il se rua dans la chambre où le meurtrier avait disparu et vit une silhouette tenter de s’échapper par la fenêtre.
— Police, arrêtez, ou je tire !
La silhouette s’arrêta, et se retourna. Le commissaire découvrit alors un visage rose, imberbe et familier.
— Norberto De Sousa, j’imagine ?
— Je… Il a tué mes frères…
— Je sais. Revenez par ici, et on va s’expliquer, d’accord ?
Norberto hésita. Son regard passa de l’arme pointée vers lui, à la fenêtre, et la liberté qu’il pensait trouver dehors.
— Norberto… Vous avez des circonstances atténuantes. Il a commis deux crimes sur votre famille, cela jouera en votre faveur. Vous ferez une année, deux maximum, si vous revenez maintenant. Mais si vous essayez de vous enfuir, cela ne fera qu’aggraver votre cas.
Une larme coula sur la joue de Norberto, et il serra le chambranle de la fenêtre entre ses doigts. Les sirènes de police, arrivant au loin, finir de le convaincre. Il repassa sa jambe à l’intérieur et leva les mains au-dessus de la tête.
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Questionnaire de Scribay

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Depuis toujours, mon cerveau fourmille d'idée, et notamment de récits. Écrire me permet de les coucher sur le papier (numérique) afin de transporter dans mon imaginaires les lectrices et lecteurs qui veulent s'y aventurer.
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