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Laura P.

On ne devrait jamais quitter Montauban.
Humaine a l'esprit un brin dérangé et créateur qui écrit et réécrit ce que sa petite tête imagine.
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œuvres
10
défis réussis
29
"J'aime" reçus

Œuvres

Défi
Laura P.

    Je l'es trouvai au pas de ma porte, un beau matin de printemps. Elle était là, éclairait par la lumière artificielle du couloir, posé sur mon paillasson de premier prix. Je restai quelques secondes interdites. Vivant au dernier étage d'un immeuble vétuste, il était improbable que le facteur, ce soit donner la peine de monter toute les marches pour poser ceci sur mon palier. De plus, aucune étiquette ou bout de papier indiquant mon adresse l'accompagnait. Et je n'avais rien commandé sur Amazon ces derniers temps.

    Donc j'étais là dans un face-à-face avec une boite d'origine inconnue sur le pas de ma porte, à une heure quelque peu matinale. Si j'avais un voisin de pallier, j'aurais pu songer qu'une telle chose lui appartenait, mais en ayant point je ne pouvais rejeter la faute sur un autre personne. Et j'étais toujours en plein face à face avec cette satané boite. Ma méfiance fessait une liste de toutes les choses dangereuse et mortelle se trouvant sur le globe et pouvant être contenues dans ce récipient. Malheureusement pour elle mon impatiente et ma curiosité collaborèrent pour m'obliger à faire entrer cette chose dans mon petit chez moi. Le tout alors que la méfiance en été seulement à la lettre A de sa liste en cataloguant les nombreuses espèces d'araignées.

    Voilà comment je me trouvai en peignoir à regarder sous toutes les coutures une boite étrangère qui trônait sur la table de la cuisine. C'était d'ailleurs une belle boite. Construite dans un bois sombre que mon œil d'amatrice désigné comme rare si ce n'est de bonnes qualités. En tout cas, il était sombre dans les parties non-peintes. Ces dernières, de couleurs vivent, étaient réparties en divers tableaux ornant les côtes et le dessus bombé de cette fameuse boite. Ces peintures étaient, à vrai dire, assez intéressantes. Pour une littéraire comme moi, féru de contes, légende et anciens écrits, je ne pouvais qu'appréciée, ces illustrations représentant les contes de mon enfance : le petit chaperon rouge, Rumpelstilzchen, les douze chasseurs, Cendrillon, le joueur de flûte d'Hamelin, Barbe-bleue. Le couvercle de la boite était juste orné d'une boussole des temps anciens. Le résultat était si sublime que je restai un temps pour admirer la boite sous toutes ses coutures.

    Mais rapidement, ma curiosité se fit de nouveaux entendre et me tirailla pour que j'ouvre enfin cette mystérieuse boite. Après une rapide analyse du loquet la renfermant, que je reconnus comme étant du bronze, je l'ouvris. À l'intérieur m'attendait un livre ancien et une feuille pliée en quatre. Instinctivement, je pris cette dernière et la lue. C'était ce que l'on pouvait qualifier de belles-lettres : un papier de grandes qualités, une écriture aussi belle que fine et élancé.

    Chère Emma Martin

    J'ai la tristesse de vous informer le décès de votre arrière-grand-tante Edith Lasbleiz . Comme elle l'avait souhaité dans son testament, ceci vous revient, car selon elle, vous êtes (attention cet avis n'engage que votre arrière-grand-tante) "la personne la plus intelligente et la moins boucher de cette foutue famille". Toutes mes condoléances pour cette immense perte, votre arrière-grand-tante était un pilier dans notre organisation et nous sommes de tout cœur avec vous. Si jamais vous avez un souci majeur téléphoner nous au 06 66 XX XX XX, mais pour un souci plus quelconques, je vous prierais de nous écrire à l'adresse suivante : 7, rue des trépas, La Fosse.

    Avec nos sincères salutations, madames Katarina Lusignan de l'organisation le Carré.

    Je relus plusieurs fois la lettre, de plus en plus perplexe. À ma connaissance, je possédais dans mon arbre généalogique aucune arrière-grand-tante du nom d'Edith Lasbleiz . Du moins, pas en ma connaissance. J'aurais pu croire que cette boite ne m'était pas destinée si mon prénom n'était pas marqué sur la première ligne. Et puis il y avait cette adresse, assez bizarre avouez-le. Et cette organisation... Le Carré. Tout cela avait des airs d'organisation secrète. Et si ma curiosité était toute heureuse de cette découverte, ma méfiance appuies avec vigueur et conviction sur le bouton rouge. Mais rapidement la première prit le pas et me fit prendre le livre entre les mains.


    Ce dernier était lourd et contenant pas mal de feuilles volantes à première vue. Sa reliure en cuir et la texture du papier me fit songer à de la grande papeterie de luxe. Un rapide feuilletage me montra un livre écrit à la main, d'une belle écriture petite et soigné. Le tout débordant de d'illustration fait à l'aquarelle ou au crayon de papier. Le carnet était rempli en entier. Et à la première page se situer le nom de ma supposé "arrière-grand-tante Edith Lasbleiz" et ce titre " Faits et légendes des terres de brumes"

    Encore plus intrigué par tout cela, je m'assis dans mon fauteuil le plus moelleux, celui à égale distance de la fenêtre et de la cheminée et je commença à lire.


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Laura P.



  Les yeux bleu vont aux cieux,
Les yeux gris au paradis,
Les yeux vert vont en enfer,
Les yeux noirs au purgatoire.
Les yeux bleu vont aux cieux, ...


    La jeune femme grinça des dents tout en serrant de ses mains le volant de la voiture. Derrière elle, la gamine, l'immonde mouflarde qui lui servait de sœur, lui serinaient pour la onzième fois en continue la comptine enfantine.


    À côté d'elle, tapant sur ses cuisses au rythme de la musique offerte généreusement par la mioche, leur compagnon de voyage contemplait le paysage avec un sourire d'imbécile heureux accroché aux lèvres. C'était la seule figure qu'elle lui connaissait. Mais, faut dire qu'en planant quasiment 24 heures sur 24 en continu, cela ne devait pas aider à avoir une autre figure. Ce type l'énervait. Tout en lui l'irritait au plus haut point. Le fait de le supporter depuis plusieurs centaines de kilomètres avait mis à l'épreuve ses nerfs. Alors si en plus la frangine s'y mettait avec sa rengaine infantile, tous les trésors de patience utilisés jusqu'alors allaient ne servir à rien.


    - Chérie, tu peux arrêter de chanter ta chanson ? Grande sœur commence a avoir mal à la tête. Demanda la jeune femme avec tout le calme et la diplomatie dont elle était capable.


    La petite fille hocha frénétiquement de la tête, faisant danser ses tresses et redevint silencieuse. Le silence s'installa de nouveau dans l'habitacle. Silence entrecoupé par le bruit du véhicule sur l'asphalte. La jeune femme, le regard rivé sur la route ne put s’empêcher de grimacer en sentant toute la tension qui s'était accumulée dans son dos et sur ses épaules durant le trajet en voiture. Elle se demanda si à la prochaine aire de repos, elle passerait le volant à celui qui était assis à côté d'elle. Il faudrait savoir tout d'abord s'il était suffisamment... présent pour lui demander une telle chose. L'état clean était inespéré. Pas que cela la dérangeait, mais elle pensait avant tout à la sécurité des gamines qui se trouvaient à l'arrière. Ses pauvres muscles vont la haïrent, mais elle allait devoir continuer de rouler encore quelques bornes.


    Le calme relatif se brisa quand la voix aiguë et innocente de la petite sœur retentit de nouveau :


    - Et ils vont où les yeux marron ?


    - Pardon ? Demanda la jeune femme incrédule. Mais que venaient faire les yeux marron ici.




    - Ben oui, les yeux marron, demanda la petite comme si cela était une évidence, dans la chanson, il parle des yeux bleus qui vont aux cieux, des yeux gris qui vont au paradis, des yeux verts qui vont en enfer et des yeux noirs qui vont au purgatoire. Mais la chanson ne parle pas des yeux marron. Alors, ils vont ou les yeux marron ?


    - Les yeux marron vont au boxon ! S'esclaffa l'idiot assis à l'avant de la voiture.


    - Abruti. Marmonna la jeune femme entre ses dents tout en envoyant un coup de poing dans le bras de ce dernier.

    - C'est quoi le boxon ? Demanda naïvement la gamine en regardant alternativement les deux adultes. (ou plutôt les deux personnes les plus âgées) présentes dans la voiture.

    Il eut un silence durant lequel eut lieu une conversation pleine de regards et de gestes entre la conductrice et son passager avant. On pouvait traduire cette dernière par les phrases suivantes : "ouvre encore une fois ta putain de gueule et je te jure que je te laisse sans aucuns remords sur le bas-côté." "bah, si l'on ne peut plus éduquer la jeunesse." "tu confonds éduquer avec dépraver." "Ah ce n'est pas la même chose ?" (oui le langage des regards et des gestes pouvait se révéler plein de subtilité). Cette conversation fut néanmoins interrompue par une voix dont le sérieux contrastait avec sa jeunesse :


    - Boxon, nom masculin : situation chaotique, de grand désordre, de bordel et de pagaille.

    La jeune femme tourna légèrement la tête pour voir à travers le rétroviseur celle qui venait de parler. C'était la petite sœur du grand dadais shooté qui était affalé à côté d'elle. Une jeune fille, à peine plus âgée que sa petite sœur. Le parfait exemple de la petite première de la classe avec sa maturité qui ne convenait guère à un visage si jeune et sa gestuelle qui la vieillissait de plusieurs années. Le total opposé de son grand frère en somme.


    - Ouah t'est trop intelligente ! S'exclama l'autre gamine, ébahie par tant de savoir.


    - Bah, j'avais juste du temps à perdre a feuilleter le dictionnaire. Répondit la jeune fille en haussant des épaules.


    La conductrice fixa de nouveau l'horizon qui se trouvait au-delà de la vitre auparavant, reconnaissante que le dictionnaire ambulant avait omis de dire l'autre définition du mot. Et dans sa vision périphérique remarqua la tache rougeâtre qui s'étalait sur la manche de son pull. La jeune femme se raidit et devint subitement pâle.


    - J'ai du sang sur mon pull. Murmura-t-elle suffisamment bas pour que seul le passager avant puisse l'entendre.


    Ce dernier se tourna vers la jeune femme qui semblait doucement mais sûrement a commencé à perdre son sang-froid.



    - Calme, toi, chuchota d'une voix calme et posée, presque rassurante le jeune homme, chose qui contrastait fortement avec son piètre comportement habituel.


    - Mais j'ai du sang sur ma manche. Répéta la conductrice avec un vague début d'hystérie.


    - Calme toi et écoute moi bien. Tu as fait ce qu'il fallait. Tu aurais préféré que ce connard fasse davantage de mal à ta frangine ? C'était de la légitime défense, tu m'entends ? Rien que de la légitime défense.


    - De la légitime défense. Marmonna la jeune femme en rivant son regard sur la route, retrouvant doucement son calme.


    À peine ce dernier retrouvé que la voix de la petite sœur retentit de nouveau dans l'habitacle.


    - On va tous au boxon alors ?


    Un silence accueillit cette question remplie d'attente et d'innocence. La conductrice regarda alternativement les passagers de la voiture. Sa petite sœur, dont un de ses yeux chocolat aux reflets de miel, si identique aux siens, était orné d'un affreux coquard qui défigurait sa frimousse d'ange. L'autre fillette et ses grands yeux couleur écorce dans lesquels se perdaient quelques traces de vert, cernés par de trop nombreuses nuits à rester éveillée. Et enfin le type louche assit à côté d'elle et ses yeux brun-orangé.


    Elle songea à la personne, au sale connard qu'elle venait de descendre et à l'arme du crime qui reposait gentiment dans la boîte à gants. À la police qu'ils auront dans très peu de temps au cul et aux assistants sociaux qui vont réduire à néant le peu de familles qui leur restaient. Un faible sourire apparut sur ses lèvres tandis qu'elle marmonnait :


    - Oui, c'est cela chérie, on va au boxon.


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Défi
Laura P.
Réponse au défi "Spectre et correspondance"
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Questionnaire de Scribay

Pourquoi écrivez-vous ?

Car j'aime faire ça. Plus précisément j'ai toujours aimée inventé des histoires et à travers elle des univers et des personnages. Créer des mondes qui serait le reflet déformé de ce que j'ai vécue, mais aussi de mes inspirations basé sur ce que j'aime lire, voir ou entendre et surtout de mon imagination un brin tordu.

Listes

Avec Bribes Electriques, Anomalie 7.15, Röh-Lan, Fils des âges farouches, Ink and Blood. Le Roi en Parchemins et Technicolors, L'Âme de l'assassin, Les Quatre- Tome 1: L'Oiseau de feu...
Avec Cinq semaines en ballon...
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