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Florine Savelsberg

"Quand je suis triste, je pense à vous, comme l'hiver on pense au soleil, et quand je suis gai, je pense à vous, comme en plein soleil on pense à l'ombre."
- Victor Hugo
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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Florine Savelsberg


    Il faisait encore nuit lorsque j’ouvris les yeux. Je pouvais voir au-dessus de moi le ciel noircit par la nuit, constellé de milliers d’étoiles, et, un peu plus loin, la lune brillant faiblement. Le vent, doux et quelques peu frais, caressait délicatement mon visage, et la froideur de la nuit traversait mes vêtements quelques peu humides.
Je frissonnai légèrement, mais ne tendis pas la main vers la couverture posée à côté de moi pour autant. Le seul geste que je m’autorisai à faire fut de regarder autour de moi, afin de constater que je n’avais pas la moindre idée de l’endroit où je me trouvais. Mais, à vrai dire, je n’en avais, dans l’immédiat, que faire.
    Je fixai à nouveau mon regard vers le ciel étoilé, et, bien que tentant de réfléchir à la manière dont j’avais pu arriver là, les seules pensées que je fus capable d’avoir furent pour toi. Je regardais le ciel, mais tout ce que je pouvais voir, c’était l’image de ton visage, comme si tu avais été juste là, devant moi. Rapidement, les sons autour de moi changèrent et je reconnus l’écho de ce rire qui avait le don de faire chavirer mon cœur, et j’entendis résonner cette voix qui me donnait tant de courage et qui n’appartenait qu’à toi. Et l’image, à jamais gravée dans ma mémoire, de ton sourire surgit alors devant mes yeux, faisant naître un sourire tendre sur mes lèvres. Une larme coula le long de ma joue, puis une deuxième, une troisième, et, bientôt, c’en est des centaines qui s’écoulèrent de mes yeux et s’échouèrent à la base de mon cou. Mon cœur se serra, la lumière qu’émettait mon âme se ternit, et mon regard s’éteignit.
    Tu me manquais, plus que toute chose au monde. Sans toi, j’avais l’impression que le monde était vide, fade, sans couleurs et sans substances. Sans toi, je n’étais plus que l’ombre de moi-même, errant par-ci par-là, à la recherche d’un je-ne-sais-quoi. Mais j’allais te retrouver, mon amour, je le savais. J’allais te retrouver, puis ne plus jamais te laisser t’en aller, et rester à tes côtés pour l’éternité.
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Florine Savelsberg


    Les mains tremblantes, elle ouvrit la boîte. Avec appréhension, elle se pencha alors pour voir ce qu’elle contenait.
Une lettre. Une pointe de déception s’empara alors de son cœur. Une lettre. C’était tout ce qu’ils lui avaient laissé. C’était tout ce qui lui restait d’eux désormais. Une lettre.
            Ce dont elle ne se doutait cependant pas encore, c’était que cette lettre n’était pas qu’une simple lettre d’adieu. Non, c’était bien plus que cela…
            Cette lettre changerait le cours de sa vie. Cette lettre la changerait, elle, définitivement et à jamais. Et, plus important encore, cette lettre donnerait réponse à toutes questions, à tous doutes qu’elle avait pu, un jour, avoir.
            Cette lettre n’était pas qu’une simple lettre. Elle représentait, en fait, à elle seule, toute sa vie : Le récit de son passé, l’explication de son présent et, pour finir, la prédiction de son avenir.
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Florine Savelsberg


    She was looking at the horizon, as if nothing mattered anymore. Those who would look at her would think she would be about to jump into the emptiness. They could not have been more wrong.
    Before her laid freedom, around her hung into the air many sounds, designing the purest melody, in her heart beat love and joy; in her soul reigned peace, and in her mind floated lots of unique words that gathered, forming exquisite sentences, forging the most wonderful stories.
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