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SOAnarchy

Dans les égouts.

A la recherche du grand frisson? Prêts à partager la vie d'un sérial killer où encore d'avoir un aperçu de l'enfer? Alors poussez donc la porte de mon antre, installez vous confortablement et laissez la peur vous envahir...

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œuvres
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"J'aime" reçus

Œuvres

SOAnarchy
Journal de bord pour le défi Bradbury qui pour ma part aura pour but de contribuer a une noble cause.
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SOAnarchy


 Je m’appelle Eddy Cokran. Lorsque vous lirez ces mots, je ne serais plus de ce monde. Actuellement dans le couloir de la mort, mon exécution est pour ce soir. Condamné à mort par électrocution pour un meurtre que je n’ai pas commis…
 Tout a commencé il y a six mois. Je me souviens encore de cette fameuse soirée prévue pour l’enterrement de vie de garçon de mon meilleur ami Brad, déambulant en tenue de détenu dans tout Vegas avant de quitter les rangs des célibataires. Une soirée bien arrosée et dont j’avais su profiter sans contraintes. J’avais fini dans ma chambre peu de temps avant que le soleil ne projette ses premiers rayons offrant ainsi une magnifique vue sur la ville qui ne dort jamais.
 C’est au réveil que tout avait basculé. Je n’étais plus dans la suite mais dans une pièce digne d’un film d’horreur. L’évier était rempli de détritus et de vaisselle sale où les cafards et autres rampants avaient élus domicile. Le sol quand à lui recouvert de sang s’accordait parfaitement à celui qui imprégnait mes mains et mes habits. J’avais l’impression d’être un boucher dans un abattoir attendant sa prochaine victime. Mais le plus horrible était le corps démembré de cette jeune fille dont la tête ornait une sorte d’autel éclairé par des bougies qui semblaient récentes. Tout cela n’avait aucun sens pourtant, je ne parvenais pas à me rappeler comment s’était achevé la soirée ni même la manière dont j’aurais pu me retrouver ici.
 Je ne voyais qu’une chose à faire : prendre la fuite ! Appeler la police ? Hors de question comment leur expliquer que vous venez de vous réveiller dans un endroit inconnu, à côté d’un cadavre et que vous êtes recouvert du sang de la victime sans savoir ce qui s’est passé ? Je devais avant tout essayer de comprendre ce qui s’était passé. Je quittais cet enfer sans demander mon reste et décidais donc de contacter Brad où l’un de nos amis présents hier soir dans un premier temps. Au détour d’une ruelle, je troquais un vieil imperméable et quelques fringues à un clochard contre le peu d’argent qu’il me restait afin de ne pas attirer l’attention. Le quartier m’était familier et je n’étais qu’à quelques rues de chez moi. Comment pouvais je être ici alors qu’hier soir encore j’étais à Vegas qui est à cinq heures de route ?
 Tout s’embrouillait dans ma tête mais je devais tirer tout ça au clair. Arrivé devant mon immeuble, je m’empressais de franchir de me rendre à la réception où le concierge pourrait me donner le double de mes clés. Al était là mais l’expression de son visage n’était que stupeur quand il me vit entrer dans la pièce. J’en ignorais la raison et lui expliquais simplement que j’avais égaré mes clés et voulait simplement rentrer chez moi. La seule réponse que je reçus fût une invitation à quitter les lieux avant qu’il prévienne la police. Le monde était-il devenu fou ?
 Malgré mon insistance il refusa d’obtempérer et je n’eus d’autre choix que de prendre la fuite lorsqu’il commença à composer le 911. Je déambulais alors dans les rues de New York tel un zombie. Pas à la recherche de nourriture mais d’explications sur ce qui m’arrivait. Brad ne répondait pas à mes appels ni les autres certainement en train de récupérer de la veille. La police m’interpella quelques heures plus tard suite au coup de fil de Al. L’interrogatoire dura des heures, face à des agents incrédules qui semblaient avoir de quoi m’incriminer pour meurtre. Ils s’étaient rendus dans l’immeuble où la jeune femme avait était tuée et les seules empreintes qui étaient sur la scène de crime étaient les miennes et celles de la victime. Meurtre ressemblant étrangement à plusieurs crimes encore non élucidés. L’ADN n’allait pas non plus jouer en ma faveur…
 Mais cet étrange affaire pris une autre tournure lors de ma première nuit en cellule. A la vue du reflet émanant du miroir : ce n’était pas moi ! Le beau blond aux yeux clairs, aux abords de la trentaine avait laissé place à un grand brun ténébreux et à la barbe hirsute. Un étrange tatouage ornait également mon dos, une sorte de signe cabalistique qui n’était pas sans me rappeler l’étrange symbole sur l’autel où était la tête de la jeune femme. Cette dernière se nommait Sarah Jones et avait disparu depuis quelques jours. Aucune trace, aucune nouvelle selon ses proches jusqu’à ce que la police me tombe dessus et découvre son funeste destin. La folie s’emparait de moi, plus rien n’avait de sens. Je comprenais mieux la réaction de Al, peut être même celle de mes amis contactés par un inconnu…
 Cette découverte ne m’aida pas lors des jours qui suivirent. J’étais toujours le principal suspect dans cette affaire, accusé également du meurtre d’Eddy Cokran dont famille et amis étaient sans nouvelles depuis cette fameuse soirée à Vegas et fût alors placé en hôpital psychiatrique dans l’attente de mon procès. Ce dernier dura trois jours, au vu des preuves qui m’incriminaient, le jury fût unanime et me jugea coupable pour meurtre et usurpation d’identité…
 Les semaines passèrent attendant donc mon exécution, clamant toujours mon innocence. Puis vint alors le moment tant attendu par les Jones, celui qui même s’il ne leur rendrait pas leur fille, débarrasserait la terre de son bourreau. Ma vie commença alors à défiler devant mes yeux, pensant à tout ceux que je laisserais derrière moi tandis que le prêtre m’accordait les derniers sacrements. Le gardien attendait à côté de la chaise, prêt à m’attacher et à me faire vivre mes derniers instants. Je sentis alors les sangles s’emparer de mes chevilles et de mes poignets, le bâillon fendre mes lèvres, suivi de l’éponge déposée sur mon crâne, la sensation de l’eau ruisselant sur mon visage serait l’un de mes derniers souvenirs sur cette terre. De l’autre côté de la vitre, la famille et les proches des deux victimes me foudroyaient du regard. Je voyais les larmes couler sur le visage de certains d’entre eux, et la peine sur celui de mes amis. J’aurais aimé leur dire que j’étais bel et bien là, que tout cela n’était qu’un rêve mais toute tentative serait vaine. J’entends alors le levier de miss cent mille volts se baisser, m’amenant plus proche de la mort. Mais avant que le gardien ne recouvre mon visage, je vois cet homme tapi dans l’ombre. Apparu tel un fantôme dont personne n’a remarqué la présence. Sous ce chapeau, je reconnais cette chevelure blonde, ce sourire angélique mais aussi l’étrange tatouage sur sa main qui n’était pas là auparavant. Il s’agit d’Eddy Cokran ! On dit souvent que quand on use de la magie, il y à un prix à payer. Cet homme qui continuera à perpétrer ses crimes en mon nom à payé le sien et au moment où je rends mon dernier souffle, spectateur de ma propre mort, je ne peux que penser à ce que des millions de personnes ont du clamer jusqu’à ce que la mort vienne les prendre : je suis innocent…
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Défi
SOAnarchy


 Daniel Robitaille était le descendant d’un esclave ayant réussi à faire fortune dans la chaussure. Plus précisément grâce à une machine qui augmentait la productivité de fabrication. Il combinait son talent d'inventeur avec un goût prononcé pour la peinture.
 Mais sa carrière n'était pas aussi fulugurante que celle de son ancêtre. Au cœur de la ville de Chicago, il peinait à trouver sa place tant les artistes étaient nombreux. Peingant des toiles ici et là au gré de ses envies. Cabrini Green surnommé « Little Hell » était son quartier de prédilection. Les affres de la rue, les dégâts de la drogue et toute cette précarité qui peuplait ce quartier dont il faisait malheureusement partie…
 Le destin semblait avoir d’autres projets pour lui quet ils commençaient à prendre forme lorsque Mr Lemarchand vint frapper à sa porte. Cet homme d’affaires richissime grâce à la dernière carrière de calcaire de la ville dont il était propriétaire et qui fournissait les régions voisines ce qui faisait de lui l’un des hommes les plus puissants de la ville. Ayant remarqué certaines de ses œuvres il était venu lui proposer de peindre une toile pour lui. De sa fille Maria plus exactement. Il l’avait aperçu dans bon nombre de magazines et il était honoré par cette tâche qui lui ouvrirait l’espérait-il les portes du succès.
 Les jours passèrent et les derniers détails étaient enfin réglés. Le courant semblait passer assez bien entre Maria et Daniel qui pas à pas transposait la beauté de la jeune femme sur sa toile. Son père semblait assez content des premières esquisses mais il ne se doutait pas que sa fille qui était la seule héritière de l’entreprise familiale s’était éprise de Daniel ! Ce dernier continuait de venir lui rendre visite même après avoir terminé la tâche qui lui avait été confiée. Mais lorsque Maria lui annonça qu’elle étant enceinte tout était devenu clair. Cette relation entre sa fille et le descendant d’un esclave constituait un sacrilège qu’il se devait de châtier de manière exemplaire !
Il devait lui remettre un dernier chèque une fois le travail terminé et lui donna rendez vous à l’orée d’un bois non loin de la carrière pour cette transaction. A son arrivée, ce dernier ne prêta pas attention aux hommes de main de Lemarchand supposant tout simplement qu’il étaient là pour assurer sa sécurité mais il était bien loin de se rendre compte de l’enfer qu’il allait vivre.
 Après l’avoir roué de coups, ils le clouèrent au sol. L’un d’entre eux s’empara d’une vieille scie rouillée et lui trancha la main. Son corps fut ensuite badigeonné de miel, invitation pour des abeilles manifestement affamées dont la ruche était à proximité. Ils auraient pu le laisser agoniser ici, abandonné à son triste sort mais Daniel fût brûlé vif sur un bûcher que Lemarchand avait pris soin de confectionner spécialement pour l’occasion. Personne ne déplorerait la disparition d’un nègre dans sa ville. Il y en avait bien assez au cœur de « little hell » où il dispersa ensuite ses cendres…
 La vie repris alors son cours. Maria fut envoyée dans un couvent au Mexique, il pouvait encore demander à sa femme de lui offrir un héritier… Mais au fil des années une bien étrange rumeur s’installa dans les sombres rues de Cabrini Green. Plusieurs corps éventrés de l’aine à la gorge avaient été retrouvés. Il aurait pu s’agir d’un malade mental mais les victimes avaient été retrouvées chez elles, dans des appartements verrouillés à double tour, parfois de l’intérieur.
 La police n’avait aucune piste, aucune empreinte et les victimes s’accumulaient. Quand aux témoignages il semblaient improbables : les témoignages allaient tous dans le même sens : un homme mystérieux qui se faisait appeler "Candyman" éventrait les gens qui s'aventuraient un peu tard dans le quartier..Lemarchand qui découvrait ces idioties dans le journal présumait que la drogue qui devait circuler là bas avait due leur donner des hallucinations…
 Un soir d’orage, il était affairé à lire son courrier lorsqu’il y trouva une lettre de Maria. Il avait reconnu le cachet de la petite ville d'où il l’avait expédiée. L’enveloppe ne contenait pas de lettre, simplement un morceau de papier à moitié déchiré sur lequel figurait cinq fois le même mot : Candyman. Il répétait ses mots à voix haute, tout en contemplant le miroir qui ornait le mur de son bureau. En prononçant ses mots, il pensa à la légende de Bloody Mary, dont sa fille lui avait déjà parlé. Une femme qui assassine toute personne qui récite son nom trois fois en face d'un miroir. . Il s’avait que Maria depuis son plus jeune âge tentait de l’effrayer avec ce genre d’histoires. Le tonnerre gronda, suivi d’une coupure d’électricité mais à la lueur de l’éclair ce n’est pas la vierge sanglante qui lui apparût mais Daniel Robitaille !
 Il arborait un sombre veston sous lequel on pouvait voir son torse mutilé par les abeilles qui l’avaient piquées maintes et maintes fois. A la place de sa main droite tranchée se trouvait un crochet.. Aucun doute il était venu prendre sa revanche. Tétanisé par la peur, Lemarchand sentit le crochet de Robitaille pénétrer sa chair et remonter jusqu’à sa gorge. Ses dernières pensées allèrent à Maria et à cet enfant du pêché qu’il avait choisi d’ignorer. Il s’effondra sur le sol et se vidant de son sang, attendant que la mort vienne le prendre, il murmura ces quelques mots : Candyman, Candyman, Candyman, Candyman, Candyman,…

 Aujourd'hui encore Les habitants de Cabrini Green vivent dans la terreur et n'ont pas oublié ce qui est arrivé à Lemarchand. Mythe où réalité? Peut être que si vous pronnoncez son nom devant votre miroir, le Candyman viendra vous prendre...
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Avec Le Secret de Cracker Hall : Les Chroniques de Black River Tome 1, STEAMWORLD - Le Nouveau Monde...
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