Suivez, soutenez et aidez vos auteurs favoris

Inscrivez-vous à Scribay et tissez des liens avec vos futurs compagnons d'écriture.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
Image de profil de null

Ysabel Floake

J'ai rejoins la communauté depuis quelques mois déjà, et j'en suis ravie. J'y ai découvert des textes dignes des romans que j'achète, et je souhaite à leurs auteurs le succès qu'ils méritent.
J'apprécie de pouvoir aider d'autres membres, et annoter ou laisser un commentaire représente pour moi un encouragement.
C'est en tout cas l'un des buts de ma présence sur Sribay, obtenir des avis constructifs.
17
œuvres
11
défis réussis
516
"J'aime" reçus

Œuvres

Ysabel Floake
Carly est une mère courageuse, qui travaille dur pour élever convenablement ses enfants. Lukas, aussi riche que prétentieux, ne pense qu'aux jeux, tant dans sa vie professionnelle, que privée. Ils n'auront que dix jours pour se découvrir, s'aimer et se comprendre. Y parviendront-ils ?
297
787
1454
390
Ysabel Floake
Ce roman comporte des scènes de violence. Âmes sensibles, s'abstenir. Déconseillé aux moins de dix-huit ans.

Roman fantastique, post-apocalyptique. Différentes créatures, imaginaires ou réelles, vont devoir s’allier pour survivre. Les humains, dont Lana et Clément, apprendront à se battre, pour retrouver les leurs et ils ouvriront leur esprit pour accepter ceux qu’ils ont toujours cru sortis d’imaginations surnaturelles. Matt, l’irrésistible dhampire qui a choisi le monde des humains, se verra contraint de refréner sa rage et son besoin de sang frais pour mériter l’amour, ce sentiment nouveau et puissant à en crever. Sandrine, elle, se dévoilera ; elle ira même à l’encontre de toutes ses croyances, en s’alliant avec les demi-démons. Mais elle parviendra à enrailler la malédiction des malaformes, qui menace tous les habitants de la terre ; seulement, dans ce but, des sacrifices seront nécessaires…
64
149
774
343
Ysabel Floake

— Madame, vous êtes désormais Madame Line Bertrand. Vous êtes fraîchement divorcée et avez obtenu la garde de votre enfant, Alex, six ans. Vous venez d'emménager, suite à l'obtention d'un poste à l'office du tourisme. Vous aurez à votre charge l'accueil des clients, mais également les mises à jour des sites internet, réponses aux internautes, animations de la ville, sites touristiques, conseils en restauration et en hébergement. Vous travaillerez en étroite collaboration avec le service concerné de la mairie. Vous commencez dans dix jours. Des questions ?
— N... non.
Je comprends ce qu'il dit, mais ne l'assimile pas. Cet homme opulent, au visage marqué par la fatigue et le stress me parle de quelqu'un que je ne connais pas, que je n'ai pas envie de devenir, et dont le travail ne m'intéresse pas. Mais alors pas du tout ! Je veux faire ce que j'ai appris à faire, vendre des articles dans un magasin. Et si je dois changer d'activité, autant qu'elle me convienne ! Moi, je veux lire et écrire. C'est la voie que j'aurais dû choisir ! C'est la direction que je rêve de prendre depuis quelques années. Mais voilà, ce type coincé dans son costume bleu marine m'a dit que ce n'est plus envisageable. Que pour ma sécurité et celle de mon fils, je ne dois plus utiliser aucun réseau social. La seule chose qui pourrait me faire oublier ! 
L'autre continue son monologue, mais je n'entrave pas un seul mot. Ils franchissent mes tympans mais n'atteignent pas le cerveau. Ils se perdent en chemin, rebondissant dans mon crâne endormi ou encombré, je n'en sais rien. Et je n'en ai strictement rien à foutre ! Le ganglion dans ma nuque commence à sérieusement me faire mal. Il s'intensifie, grimpant de seconde en seconde, toujours plus haut, s'emparant de mes yeux, de mes oreilles. Ma mâchoire me titille déjà. 
Je jette un rapide coup d’œil aux gens qui l'accompagnent pour voir s'il leur casse la tête à eux aussi. Bon, je n'obtiendrai pas d'aide de ce côté-là ; ils semblent tous profondément concentrés ou à moitié endormis. Je ne vois qu'une seule femme, brune. Je la scrute quelques instants, espérant attirer son regard. Nada. Elle gobe les paroles de son chef qui n'en a visiblement pas terminé avec moi.
Ça fait combien de personnes dans cet espace réduit ? Sept ? Huit ?
Un crâne rasé se prend pour une statue. Seuls ses yeux remuent, et leur rythme effréné me laisse à penser qu'il s’entraîne à quelques exercices oculaires.
Un brun se tient légèrement voûté, comme un fauve prêt à bondir, la tête effectuant de lents va-et-vient à droite et à gauche. Tenterait-il d'échapper à un torticolis ?
Un autre type, blond foncé ou châtain très clair, je ne suis pas coiffeuse, coupé très court, ne bouge pas non plus. Il est même pire que ces collègues, fixant la fenêtre sans ciller. Celui-la dort et rêve de briser la vitre pour s'échapper et retourner à des occupations bien plus intéressantes.
J'observe le dernier homme, peau noire, crâne rasé lui aussi. Droit comme un I, il regarde le plafond, les mains croisées dans le dos. Sa bouche est ouverte et je me demande s'il gobe les mouches ou si un énorme ronflement ne va pas en sortir.
La clim ne suffit plus à rafraîchir cette chambre d'hôtel surchauffée par la chaleur humaine. Je ferme les yeux en grimaçant ; j'ai l'impression qu'on y enfonce des aiguilles ; la douleur est insupportable. Avec cynisme, je me dis que ma nouvelle vie me laissera peut-être le temps de consulter et de soigner mes maux de tête récurrents.
Je tente une dernière chance, dans un ultime effort :
— Stop ! Arrêtez, s'il vous plaît. Je n'en peux plus, là. Vous continuerez demain, vous voulez bien ?
— Non, Madame Bertrand. Le temps nous manque.
— Encore une fois, mon nom n'est pas Bertrand, mais Boulanger !
— Non, madame Bertrand. Ne criez pas si fort ! Les murs ont des oreilles. Pensez à votre enfant ! Vous vous appelez désormais Madame Line Bertrand, Vous êtes fraîchement di...
— Non ! Non. N...
Je m'écroule sur la moquette rêche, consciente de me donner en spectacle, trop lasse et mal en point pour accepter l'effroyable vérité.
58
89
199
48

Questionnaire de Scribay

Pourquoi écrivez-vous ?

J'écris tout simplement par plaisir. Et j'irai même plus loin, c'est un besoin. Petite, j'ai commencé par revisiter des contes. Puis à l'adolescence, je me suis inspirée de romans que je réécrivais partiellement, avant de passer par la phase journal intime qui, elle, ne représentait qu'un moyen de faire comme les autres. J'ai entamé divers projets, jamais aboutis, par manque de temps ou de motivation. Puis une très longue pause a suivi. Il y a trois ans à peine, l'inspiration, l'envie et le besoin sont revenus avec une telle force que je n'ai pu résister, et il en est ressortis deux romans. Non publiés, mais achevés.

Listes

Avec La libraire, Journal d'un tueur en série, Noires délices, Invicta, Psy sans filtre...
Avec Vidourlade, L'Affaire de Collonges-la-Rouge, Les étranges affaires (pour la plupart non élucidées) du Commissaire, Muscat, Dentelle et Crucifix, Emprise : Les chroniques de Black River Tome 2, Le jardin des possibles, Murmures dans la brume, 21 grammes de Blanche (ancienne version - œuvre complète)...
Avec Nox anima, Oui, mais..., La rue qui nous sépare, Laissez-nous rêver ! Réflexions autour du scénario et de la construction du récit...
0