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pascalL

L’auteur :

Pascal LETTERON est né en 1967 à Paris. Très tôt, il s’est mis à lire de la SFFF (Science Fiction, Fantastique et Fantaisie) afin de s’évader d’un quotidien monotone.

L’écriture de nouvelles s’imposa d’elle-même et le plus naturellement du monde, un premier roman ‘Fantasy’ fut édité de 2013 (édition Aelhonnia) suivit d’un deuxième en 2017 (édition Lansdalls). Passionné des mythologies antiques aussi bien que des dernières technologies, son univers d’écriture l’entraine dans des domaines aussi variés que passionnants, ses prochains romans s’adresseront à un public appréciant la science-fiction et le fantastique.

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œuvres
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172
"J'aime" reçus

Œuvres

pascalL
Et si l’humanité s’apprêtait à subir le même sort funeste que les dinosaures…
Loin d’un cataclysme causé par un gigantesque astéroïde qui ravagerait toute vie sur notre planète, nous pourrions être victimes d’un organisme tout aussi dévastateur.
Croiser le sillage d’une comète oubliée et voir la Terre ensemencée d’une pluie de météorites portant en leur sein les prémices de notre extinction…serait sans conteste… fâcheux…

Survive à l’apocalypse n’est pas chose aisée… Chacun le découvrira à sa façon… et surtout à ses dépens !
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Hécatombe
Dans le ciel, le panthéon divin vivait au rythme des complots et des intrigues. Les Dieux n’avaient de cesse que de se quereller et prenaient un malin plaisir à humilier les victimes de déceptions amoureuses. Les éconduits, Dieux ou Déesses n’échappaient jamais à la vindicte et au quolibet qui ne manquaient jamais d’être cruels et souvent injustes.
Le hasard d’une rencontre poussa la déesse Hygie à se laisser séduire par le Dieu Éole. Cette petite idylle, sans être éblouissante, n’en fut pas moins agréable et la jeune Déesse prit un réel plaisir à leurs ébats. Pourtant, le Dieu Éole était connu pour son caractère frivole et ce qui devait arriver… arriva.
Hygie surprit Éole dans les bras d’une autre. La colère laissa place à l’humiliation, quand la conquête s’avéra n’être qu’une simple mortelle. Le goujat n’avait même pas pris la peine de la tromper avec une divinité de sa condition.
La Déesse en fut profondément meurtrie et se réfugia dans les entrailles de la Terre. Loin de tout, elle laissa éclater sa peine et pleura de nombreuses années… Certains parlent même de plusieurs siècles.
Puis, une fois son âme vidée de toutes ses larmes, elle se redressa et tendit un regard vengeur vers le ciel. Elle serra si fort son poing, que ses ongles pénétrèrent sa chair et trois petites gouttes de sang perlèrent et tombèrent sur le sol.
Le sang fusionna et se mélangea à la terre pour devenir de petits monticules de vies bouillonnantes. Trois minuscules êtres venaient de naître, ils étaient le fruit de la rancœur et de l’amertume d’une Déesse blessée contre l’humanité qui l’avait humiliée.
Hygie finit par quitter sa retraite et regagna le ciel, laissant derrière elle ses trois enfants à leur destin.
Endémie, le plus petit, était agile comme le vent. Épidémie le cadet, se révéla être un musicien extraordinaire. Quand à Pandémie, l’aîné, il leur prouva sa supériorité dans tous les domaines.
Les trois frères restèrent près de leur mère jusqu’à son départ. Puis, ils s’armèrent de courage et s’engagèrent sur le premier chemin devant eux. La route les mena dans un petit village isolé.
En ce jour de marché, la place centrale du bourg était pleine de camelots et de commerçants. Les rues grouillaient de monde et il était difficile de se frayer un chemin.
Les trois frères s’installèrent au coin d’une artère noir de monde et proposèrent un spectacle. Endémie jongla avec six oranges, pendant qu’Épidémie jouait un air endiablé avec son luth. Quand à Pandémie, il enchainait des sauts périlleux et marchait sur les mains.
La foule, attirée par la musique se pressa devant ce spectacle ô combien réjouissant.
Rapidement, les trois frères récoltèrent assez d’argent pour s’offrir le gite et le couvert. Alors que la journée avançait et que les rues se dépeuplaient, ils choisirent une chambre dans l’unique auberge des lieux.
D’un naturel avenant, le tavernier les reçut avec politesse et courtoisie. Il leur servit à manger et à boire et partagea même un café en discutant de la pluie et du beau temps. Tard dans la nuit, il les raccompagna dans leur chambre en leur souhaitant : la bonne nuit.
Comme le stipule le grand livre des doléances du Maire, cette heureuse journée fut la dernière que connut le village.
Alors que le coq dormait toujours à poings fermés, les rues du village connaissaient une agitation peu commune. Tout le monde n’avait qu’une phrase à la bouche : ‘Où est le docteur ?’
Le pauvre homme ne savait plus où donner de la tête. Les malades accouraient de toute part et pour ceux qui ne pouvaient pas venir à lui, ils envoyaient leurs proches le chercher. La matinée passa ainsi, entre osculation à son cabinet et visite chez les alités.
Cette toux grasse était des plus inquiétantes et le coquetel d’herbe médicinale qui d’habitude semblait suffisante pour calmer les symptômes se révélait parfaitement inefficace.
Les premiers décès se comptèrent le jour même. D’abord ce furent les vieux et ceux qui souffraient d’une maladie chronique. Puis quand vint le tour des enfants en bas âge, la panique gagna la population.
Le maire n’eut pas d’autre choix, pour contenir la maladie il décida de fermer les accès au village. Plus personne ne pouvait sortir, ni même entrer.
Cette quarantaine fut efficace, mais quelques malins trouvèrent le moyen de s’enfuir. Parmi la dizaine futée qui s’échappa se trouvaient les trois frères.
Le trio continua son périple dans la région et avec lui, la maladie se répandit.
Endémie fit part de son désir de s’établir dans une bourgade et d’y rester, mais ses frères l’en dissuadèrent. Il n’aurait pas été prudent de rester sur place, ils devaient mettre le plus de distance entre eux et cette terrible maladie.
Épidémie proposa de parcourir la contrée environnante et de fuir au premier signe de maladie.
Ils décidèrent ensemble de vivre ce long voyage à travers tout le pays. À chaque étape, le rituel demeurait inchangé. La place du marché, le spectacle devant une foule compacte puis … la maladie décimait la population et ils s’enfuyaient.
Las de cette course effrénée à travers toute la région, Pandémie proposa qu’ils quittent le pays. Cette douloureuse décision devait être prise, ils n’étaient plus en sécurité dans cette région où la mort se répandait à la vitesse d’un cheval au galop.
Leur voyage finit par les mener dans le plus grand port du pays. Bien décidés à sauver leur vie, ils donnèrent leur spectacle sur tous les lieux disponibles. Une fois un petit pécule en poche, ils s’aperçurent que la maladie les avait rattrapés. Ils prirent le premier bateau qu’ils trouvèrent et s’embarquèrent joyeux vers un nouveau continent.
Malgré tout leurs efforts, la maladie les avait suivis. Ils eurent beau se sauver à nouveau, partout où ils allaient, la maladie les rattrapait.
Pandémie finit par comprendre qu’ils étaient bien la cause de cette propagation d’infection et que dans leur fuite, ils ne faisaient que la répandre et cela… où qu’ils aillent !
Dans les cieux, la Déesse Hygie contempla la lente agonie de l’humanité. Ses enfants, issus de la colère et de la rancune propageaient dans leur sillage une contagion si puissante, qu’elle emporterait avec elles toutes les civilisations des hommes.
La déesse-mère Gaïa, dans son infinie sagesse, avait prévu ce genre d’évènement. L’humanité survivrait, car telle était sa volonté. Quelle que soit la dureté avec laquelle l’humanité serait frappée, quelques survivants en réchapperaient et pourraient reconstruire.
Hygie connaissait cette loi et ne pouvait la dépasser. Il n’était pas en son pouvoir d’exterminer les hommes. Mais les châtier sévèrement… suffisait amplement.
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pascalL
Un jour, je suis mort et depuis... je négocie !

— Et du coup, vous êtes mort comment ?
— Comme un chien…
— C'est-à-dire ?
— Un mec s’est jeté sur moi, m’a roué de coups. Puis, il m’a fracassé le crâne sur le trottoir. J’ai rien vu venir! Un fumier de première grandeur !
— La vache… Vous aviez dû bien l’emmerder celui-là ?
...
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Questionnaire de Scribay

Pourquoi écrivez-vous ?

écrire c'est révélé être une échappatoire à un quotidien professionnelle épuisant, éreintant. Ou une page blanche devenait un espace libre de toute contrainte autre que celle de mon imagination. écrire c'est osé, c'est créé. Celui qui vient au monde pour ne rien troubler, ne mérite ni égards, ni patience! (René Char)
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