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Sara Horchani

Je rêve de vivre de ma passion: la créativité.
Que ça soit en forme de notes car je suis musicienne ou en forme de mots car j'aime écrire ou jouer un texte sur scène.

La créativité, c'est mon paradis. Mais à la fois un accouchement. Je suis d'ailleurs épuisée après avoir fini un texte car je m'y met entièrement. C'est une libération.
J'aime laisser aller mon imagination.

J'écris pour moi mais aussi pour le bonheur du partage.
Ecrire, jouer de la musique ou du théâtre; c'est aussi donner aux autres.
14
œuvres
8
défis réussis
25
"J'aime" reçus

Œuvres

Sara Horchani


« Allons allons, tu ne vas pas pleurer toute la journée ! » dit une dame à une petite fille dans un landau. « Maman va revenir. Elle est juste à la pharmacie . Regarde comme ce soleil est agréable. « La dame berçait l’enfant. Mais les larmes continuaient à couler. La dame tira la langue. L’enfant tira la langue et retourna dans ses pleurs. La dame fit des grimaces plus effrayantes que drôles ; ce n’est pas cela qui calma la petite.
Je me mis à chanter une chanson.

Etoiles du ciel
Que vous êtes belles
Douces merveilles
veillent à mon sommeil
Le bébé se calma. Comme si ma voix lui envoyait du sable sur ses yeux, ils se fermèrent.
« Que fait une talentueuse comme vous, madame dans la rue ? J’espère que vous vous en sortirez »
Elle me tendit une barre de chocolat. Ah ça faisait un bail que je n’en n’avais pas mangé. J’ouvris le paquet. Je craquais un morceau et je le mis dans ma bouche. Tendrement, il fonda . Je ferma les yeux et je le dégusta. Ce goût me rappela mon enfance. Les cours de récréation, les matins avant d’aller à l’école. Sa saveur me donnait des ailes de cygne et je m’envolais vers le septième ciel. J’oubliais la rue. Je me fichais de tout. J’oubliais la solitude.


Que c'est bon. Tout le corps frémit. Je suis prise d'ivresse. J eu la tête qui plane dans les étoiles . Quel joli drogue. J'en jouis de plaisir comme si on me faisait l'amour. J'en devenais peut être folle. Je me fichais. Je me laissais aller dans mes rêves comme quand j'étais enfant. Comme quand je croyais que tout était jeu, que je pourrai compter sur quelqu'un, comme quand je croyais que le château de sable était la demeure de la princesse de la terre et que le prince des mers chantait à ses pieds, la chatouillait avec ses vagues pour la séduire. Me voici dans une maison autour d 'une table autour d'une chaude raclette et des pommes de terre. Ma grand-mère qui me racontait comment elle rencontra mon grand-père. Ma cousine qui racontait des blagues. Et moi je ris et je ris. Puis ma grand mère se lèva me demandant si je voulais une bouillotte pour la nuit. Après avoir hoché ma tête « je vais te préparer » .
Et j’attendis et j’attendis et j’attendis. Et puis rien. J'ouvris les yeux. C'était le soir. La dame était partie. Les lumières commençaient à scintiller. Et je me mit à pleurer. Pourquoi suis-je dans la rue.


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Défi
Sara Horchani

"Je pars. Je ne suis pas à ma place ici. Je pars sans vous dire au revoir. J'ai peur de croiser votre regard. Ce que j'ai vu dans ce miroir de moi m'a effrayé.
J'ai changé. Je sais c'est une phrase galvaudée, banale . Mais elle est pourtant vrai.
Je me suis laissée embarquer dans ce système triste. J'ai été ambitieuse.
Je n'aime pas recevoir des ordres alors j'ai tout fait pour en donner.
J'ai fait la bonne cireuse de pompe pour monter de poste en poste.
"Un jour, on ne me donnerait plus d'ordre" était ma raison de carrière.
J'ai été médiocre. Quand je pouvais dénoncer une retardataire; je le faisais.
Je sais je suis impardonnable.
Je suis devenue patronne. J'ai donné alors des ordres. J'ai gagné mon combat professionnel.
J'ai usé de mon pouvoir. Pressions, chantages. Donner des ordres, j'avais l'impression d'être un enfant avec un jouet. Oui le pouvoir est un jouet. Notre système fou peut mettre au pouvoir des gens qui jouent avec des vies humaines. Profiter des besoins indispensables de gagner de l'argent pour vivre pour soumettre des personnes.
Au bout d'un moment le jouet m'a ennuyé. Je me suis lassée de ce pouvoir.
Chez moi devant mon miroir je me suis dit: tu es un monstre, inhumaine.
T'en as marre tous les jours de croiser ces regards éteints. Tu sens bien que tu as gagné un pouvoir mais tu n'as pas les belles relations humaines sincères et franches.
Tu obliges les autres à être hypocrite avec toi. Au fond tu es seule. C'est de ta faute.
Je pars. Je ne veux plus vous donner des ordres. Je vous ai fait ce que je ne supporte pas qu'on me fasse.
Je pars. Je vous libère de mes ordres, de mes pressions et chantages.
Patronne ; ce n'est plus pour moi. Ce n'est plus moi. ça n'aurait jamais dû être moi. "
Josiane a trouvé cette lettre sur son bureau de travail. Elle appelle ses collègues.
" Et les filles, j'ai une lettre à vous lire"


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Défi
Sara Horchani


Mon amie est arrivée à la barre. Nous avons échangé des sourires. Après les témoins à charge de mon ex-mari enfin une respiration au milieu des torrents de haine.
Les mots qu'on vous balance dans une cour de justice sont violents. On est loin de la douceur du sable qui glissent sous nos pieds lors des vacances d'été.
Mon amie a prit la parole : Je connais bien Sandra depuis l'enfance. Elle a des talents de peintre. Quand j'étais petite elle s'amusait à me dessiner. Elle est aussi très bon cuisinière. Elle est très affectueuse avec ses enfants. Par contre, je me souviens qu'elle a oublié une fois d'aller chercher Nicolas à l'école.  Elle est farfelue. Elle est dépressive. Elle ne peut pas s'occuper des enfants. Ne lui donnez pas la garde. Gérard son ex-mari lui est très sérieux. Je le sais car je vis avec lui depuis deux mois. Il est stable. Il a un boulot. Les enfants ne manqueront rien avec lui...... »
Je n'ai pas entendu les autres mots . J'ai eu l'impression d'être dans un cauchemar. Je me suis pincé. Tout autour de moi est devenu comme irréel . Je ne sais plus où j'étais. Une sensation de la tête qui tourne après voir reçu une échelle. Le sentiment d'être fusillée par le monde entier. Elle est censée me défendre et elle me met un coup fatal en plein coeur.
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Listes

Avec Laissez-nous rêver ! Réflexions autour du scénario et de la construction du récit, Énokiera (tome 1) [EN PAUSE], Cette peste de Cendrillon...
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