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Bulle

Des années et des années que je tourne autour de l'écriture, que j'y reviens, que je m'en éloigne, que je la contourne...
A quelques mois de mes 35 ans, quelque chose de l'ordre de l'urgence et du besoin se fait davantage sentir.
Les ateliers d'écriture sont chers, écrire seul est laborieux, alors pourquoi ne pas tenter l'aventure Scribay.
Write and see...
Si vous me lisez, ne me brossez pas dans le sens du poil : je publie mes textes ici pour recevoir des retours certes bienveillants mais sincères. Alors n'hésitez pas à pointer les choses qui ne vont pas.
D'avance merci !
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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Défi
Bulle
En réponse au défi #1 du Projet Bradbury : "Un nouveau début".
Une nouvelle finalement plus longue que prévue, qui aura peut-être une suite si l'idée mérite un traitement plus développé.
A vous de me le dire, ne m'épargnez pas !
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Bulle

La première fut leur mère. Elle s’était écroulée comme ça, un matin, sur le sol de la cuisine. Puis d’autres avaient suivi : voisines, amies, tantes, sœurs, amantes. L’épidémie se propagea en un claquement de doigt et toutes tombèrent les unes après les autres. D’abord le quartier, puis la ville, puis le pays. Les médias commencèrent à parler de pandémie. Les scientifiques du monde entier, pressés par la sphère politique, multiplièrent les études et les recherches sur ce virus dont on ne savait qu’une chose : seuls les hommes en réchappaient.


Aucun signe avant-coureur, aucun symptôme : les femmes qui, quelques minutes avant, marchaient, couraient, s’affairaient, cessaient tout simplement de respirer et s’effondraient. Le virus s’attaquait aux grands-mères comme à leurs petites-filles. Il n’en épargnait aucune, quel que soit leur âge.
 
Noam avait assisté à la mort brutale de sa mère, impuissant. Elle faisait griller les tartines du petit-déjeuner, il y avait l’odeur du lait chaud sur le feu, il y avait son rire égayant la cuisine. Puis en un instant il n’y eut plus rien que son corps sur le carrelage froid. A partir de cet instant, les souvenirs de Noam était flous, juste des images saccadées comme une série de diapositives : son frère aîné, Elias, dévalant les marches de l’escalier. Les grosses mains de son père secouant les épaules de sa mère. Le lait qui débordait de la casserole.
 
Deux jours plus tard, les sœurs d’Elias et Noam ne rentrèrent pas de l’école. Le téléphone sonna. Elias vit son père glisser doucement à genoux, et croisa pour la première fois ce regard vide qui ne le quitterait plus.
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Bulle
Petit texte sans prétention en réponse à une proposition d'écriture sur les odeurs.
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Listes

Avec L'homme ordinaire...
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