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jysuistoujours

Belgique.
L'écriture est le cœur de ma vie : c'est elle qui donne le rythme, et le reste s'adapte tant bien que mal. Je lis autant que j'écris. Plus exactement, l'un ne pourrait aller sans l'autre : n'est meilleur livre que celui te donne l'envie d'écrire, mais ce sont les mauvais qui t'en donnent le courage.
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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

jysuistoujours
Quatre amis se retrouvent, plus ou moins malgré eux, dans une soirée organisée dans un appartement du centre de Bruxelles. Ils y rencontrent une femme avec qui ils décident de partir pour finir la soirée. Cette rencontre changera définitivement leur vie. Et leur mort. Ce sera l'occasion pour eux de prendre leur destin en main ou de s'y soumettre lâchement.

Ç'aurait pu être un roman d'amitié, d'amour, policier, fantastique, d'horreur, rédempteur, à clés, à suspens, à thème, à thèse, initiatique, épiphanique ou cathartique. Mais non.
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jysuistoujours
Ceci est la retranscription des poèmes que j'écris à la main, au feutre indélébile, sur des bouts de cartons glanés à gauche et à droite, que j'accumule dans une caisse à mandarines, que je dépose parfois au gré des mes déplacements, que je photographie et que je publie sur mon blog.
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jysuistoujours

Le premier homme qui un jour eut l’idée de se dresser sur ses pattes arrières - sans doute pour admirer de l’autre côté de la haie son iconique voisine étendue au soleil dans un appareil qui, s’il n’était le plus simple, devait s’en approcher - dut après coup se dire qu’il aurait été préférable de ne rien en faire. 
Car, ne sachant soudain que faire de ces mains qui maintenant pendaient librement mais lamentablement dans le vide, il se dit dans la foulée qu’il n’y avait rien de mieux à faire pour les occuper que de les mettre fissa au travail. 
Pendant ce temps, le cerveau, qui trouvait dans cette position un équilibre bien confortable qu’il ne voulait abandonner, se gonfla et s’épaissit, et les capacités qu’il développa dans ses boursouflures lui furent bien utiles dans son fourbe combat : ne plus avoir à pendouiller au ras du sol mais s’élever entre ciel et terre (largement plus près de la terre que du ciel certes, mais ses propres circonvolutions, encore tendres, ne lui permettaient pas encore de comprendre celle, beaucoup plus rodée, de la Terre autour du Soleil).
Bref, le cerveau, ce lâche, ce judas, persuada notre homme que ce dur labeur qu’il s’imposait ne faisait pas seulement ses affaires, mais était bien nécessaire au progrès de l’humanité et que, si cet homme particulier (béni sois-tu, premier parmi les premiers, et toi aussi femme vêtue de peu sans qui rien de tout cela n’aurait été possible) s’était ainsi dressé vers l’infini, ce n’était pas pour se rincer l’œil de l’huile qui recouvrait le corps de sa voisine, mais parce qu’il en était du travail comme de toutes choses (l’instinct de survie, la régularité de l’enchaînement des jours et la loi universelle qui lui imposera comme sujet d’examen le seul chapitre qu’il n’aura pas étudié) : une évidence.
Magnanime, le cerveau ménagea une contre-partie : les mains purent, dans leurs heures creuses, se saisir d’un stylo et contester par écrit ces règles de vie qui, si elles étaient universelles, lui semblaient tout de même bien absurdes.
Alors notre homme trouva que c’était bon, que le deal était correct.
Cependant, un jour, voyant ses feuilles noircies emportées par le vent sans qu’elles s’opposent d’une quelconque façon à la marche du monde, il dut  se rendre à l’évidence : le monde marchait tout aussi bien sans lui et il en aurait été de même s’il était resté couché.
Mais il était trop tard : son jardin, envahi par les mauvaises herbes, devait être tondu et sa jolie voisine, vexée d’être à son insu l’objet de sa curiosité et le sujet de ses poèmes - un des feuillets porté par une brise trop légère pour l’envoyer à l’horizon s’était écrasé au pied du transat après avoir difficilement franchi la haie - avait elle aussi bondi sur ses pieds et s'en était allée.
Notre homme, déçu et jurant que l’on ne l’y reprendrait plus à imaginer que de ces mains il pouvait générer autre chose qu’une corvée, fit donc contre mauvais cœur bonne fortune, ne laissa plus les heures se creuser avant de les remplir, se persuada que l'outil seyait mieux à ses mains que le stylo et qu’il était ridicule de laisser au vent le papier qu’il pouvait accumuler dans son portefeuille.
Ce n’était spécialement bon, non, mais ce n’était pas mal non plus. Au moins, son cerveau lui foutait la paix la plupart du temps et la tristesse qui l’assaillait le reste du temps (quand on en enlève la plupart) n’était ma foi que peu de chose face au ronronnement de sa nouvelle voiture de sport. Il passa la première, s’engagea dans la rue et disparut au premier carrefour.
Moralité : pour vivre heureux, vivons couchés.
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Questionnaire de Scribay

Pourquoi écrivez-vous ?

Parce que je n'ai pas le choix. L'écriture donne un sens et une direction à ma vie.
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