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leiilaa-

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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

Défi
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Est-ce toi, là-bas ? Est-ce toi, dans ce coin sombre de la pièce ? Tu me regardes écrire cette lettre dont l'importance compte peu pour toi. Ma tête est vide, mon âme est vide, mon corps est vide, vide de toi, vide de ton absence. Tu creuses en mon être, un trou immense qui ne sera comblé que par ta présence. Je revois tes yeux rieurs, ton sourire malicieux, ton tendre visage, ton magnifique corps. Je me souviens de ta personnalité joueuse dont je ne pouvais me passer.
Des souvenirs remontent du tréfond de mon esprit. Je pourrais écrire cette missive les yeux fermés. Combien de fois ai-je déposé de l'encre sur une feuille en priant pour que tu puisses la voir ? Trop de fois pour les compter. Combien de fois ai-je rêver de te revoir en espérant que tout cela n'était qu'un mauvais rêve, que tu allais me revenir ? Trop de fois pour m'en souvenir.
Je t'écris cette dernière épître à présent. Vas-tu me répondre ? Je t'écoute, maintenant. Pourquoi tu ne me reviens pas ? Aurais-tu honte Angel ? Honte de m'avoir laissé seul, face à ma tristesse et mon amour. Tant de jours sans toi à vouloir te revoir. Sais-tu ce que j'aurais fais ? Sais-tu ce que j'aurais donné rien que pour te voir quelques instants ? Non, bien-sûr que tu ne sais pas. Tu ne sais pas, mais moi je vais te le dire. J'aurais donné ma vie pour te revoir, j'aurais donné mon dernier souffle pour toi, rien que pour toi Angel.
Ma chère et tendre Angel, je ne suis plus tout jeune maintenant. Tu m'as laissé vivre sans toi. Une vie floue, sans aucun but. Plus les jours passent, plus je sens mes forces m'abandonner. Mais sache que je n'ai pas peur de quitter ce monde, car je sais que je te retrouverai de l'autre côté. Ma femme m'attend en bas, dans le salon. Depuis toutes ces années, elle se demande ce que je fais chaque soir depuis soixante ans, assis à mon bureau, un stylo à la main. Je ne cesse de lui répéter que je fais des mémoires, mais elle sait que je lui mens et elle ne me pose pas plus de questions. Elle me laisse ce moment avec toi. Tu sais quand je me suis levé ce matin, j'ai eu cette drôle d'impression que cette journée va être exceptionnelle, elle ne sera pas comme les autres Angel, je le sais. Peut-être que la vie va me faire le plus beau cadeau, me permettre de me reposer à tes côtés.
Angel, mon véritable grand amour, en t'écrivant cette dernière lettre, j'ai cette atroce impression que je t'abandonne, que je te laisse seule. Mais jamais je ne te quitterai, Sache le.
A mon amour de jeunesse, jamais je ne t'oublierais, Marc.
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Défi
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Mon écharpe autour du cou, mes gants couvrent mes doigts, mon manteau m'apporte un peu de chaleur dans ce froid qui me transperce le coeur. Mais cette douleur au fond, me fait-elle plaisir ? Je pense qu'elle me permet de me sentir vivant. La violence, la méchanceté, nous font ressentir la vie.
Un souffle, mon soupir, s'évapore dans ce froid mordant et apparaît devant mes yeux, en buée. Un magnifique nuage de chaleur qui retombe doucement et disparaît, ne laissant ancun souvenir de son court passage sur Terre. Alors je me rappelle, je me souviens que la vie est trop courte, qu'il faut se sentir vivant, avant de disparaître sans laisser de souvenir. Tu n'auras jamais existé.
Je le regarde, je le contemple depuis un petit moment. Cette personne qui fait partie de ce décor si noir et pourtant recouvert d'un rideau de couleur pur. Je l'envie, je le jalouse, je pourrais en devenir malade. Il sourit, il paraît si heureux dans un monde si triste. Il confectionne ce bonhomme de neige depuis un moment et semble comblé par la vie. Ravi de mettre en forme un simple assemblage de neige. Avec deux graviers primitifs pour les yeux et une paille frippée par le froid en guise de bouche. Des étoiles brillent dans ses yeux, durant un court instant il retmbe en enfance. Comment fait-il ? Dans un monde ravagé par la terreur et la colère, il parvient à trouver une once de bonheur dans une poudre blanche tombée du ciel.
Il se relève, s'écarte de peu de son oeuvre et sourit. Il sourit à la vie, au temps qui s'écoule, au passant qu'il rencontre, au bonhomme de neige fraîchement né, il vit tout simplement. Puis il s'en va, un sourire béat sur le visage. Je le suis quelques instants du regard. Je suis certain qu'il ne m'a pas remarqué, moi un simple passant parmi tant d'autres. Quel serait sa réaction en sachant que je l'observe ? Sûrement interloqué.
Pour ma part je trouve cela très instructif de regarder des personnes évoluer dans leur train de vie quotidien. Croyez-moi on peut beaucoup apprendre rien qu'en regardant quelqu'un d'anodin. Mes yeux se posent de nouveau sur le bonhomme de neige. Seul, sous un arbre. Personne à qui parler. Un humain, voilà ce qu'il représente, un humain en détresse, apeuré. Je m'approche, me penche à son niveau et murmure :
"Ne t'inquiète pas, tu n'en as plus pour longtemps, comme tous les humains sur cette Terre. Tu n'auras bientôt plus cette expression idiote et terrorisée sur le visage. Tous le monde doit partir un jour ou l'autre, cependant, toi, tu auras la chance de disparaître plus rapidement. Mais ne t'en fais pas, tu peux me remercier. Ce monde est horrible, tu ne loupes pas grand chose, crois moi. C'est la Terre de la honte. On se revoit bientôt".
Je me relève et fais ce que l'Homme sait faire de mieux. Je détruis. Aucune pitié, aucun remords. Je l'ai fais pour le bien de tous. En regardant le tas de neige à mes pieds, je me sens étrangement bien. Une paix intérieur m'envahit. Je n'ai plus froid, je ne ressens rien, seulement de la paix et de la joie. Je suis comme cet homme il y a quelque minutes. Je suis heureux. Seulement moi, j'ai appris. Je reconnais que l'être humain doit faire du mal pour se sentir heureux et vivant.
Lorsque ce monde comprendra, la défaite régnera un certains temps, puis la méchanceté pourra gouverner à sa guise.
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Défi
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Au delà de mes frontières, le vent se lève. Dans un mirage paraissant si réel, cette fille m'est apparue. Sa chevelure blonde virvoletant autour d'elle, enfermant son visage dans des barreaux de blondeurs. Sa robe couleur vermeille se plaquant férocement sur son corps doux et fragile. La lune, impartiale et hypnotique semble émerveillée et éclaire de sa faible lumière grise et blanche, cette silhouette parfaite. De ses doigts translucides, elle dépose dans mes prunelles de douces et tendres étoiles.
Au delà de mes frontières le vent se lève. Ses iris d'un gris orageux, me transpercent et mes moyens m'abandonnent, tandis quelle me regarde m'effondrer d'un simple regard.
Elle ne parle pas, pourtant elle me sermone, me console, me remercie de sa voix douce et grave.
Au delà de mes frontières le vent se lève. Dans un mirage paraissant si réel, ma douce disparaît. Elle s'évapore dans une fumée blanche, ne laissant derrière elle, qu'un homme perdu et mélancolique. Mes membres tremblent et mon corps me réclame cette femme évanouie. Ma tête s'assombrit et je l'attends. Je l'attendrai des jours, peut-être des semaines, sûrement des mois. Mais je l'attendrai.
Car au delà de mes frontières le vent se lève et m'apportera mon rêve tant convoité.
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