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ArchiducAshide

En exil....

Un jeune aristocrate malheureusement en exil quelquepart, loin de sa patrie. Passionné d'histoire (surtout de celle de l'Asie Centrale et de l'Orient en général), épris de linguistique. Je me plait à créer des univers, des personnages et surtout des langues fictionelles. J'ai actuellement deux projets d'écritures qui me tiennent très à cœur, d'où ma présence ici... Voilà je pense que c'est à peu près tout.

Votre très dévoué serviteur Archiduc Ashide

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œuvres
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défis réussis
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"J'aime" reçus

Œuvres

ArchiducAshide
[Roman] CV

Seconde moitié du XIXème, l'Empire Ottoman est plus que jamais « l'Homme Malade de l'Europe » pris dans le Grand Jeu entre les Empires britannique et russe, il tente tant bien que mal de se moderniser.

Cependant une violente pandémie venue des confins de l'Asie qui transforme les infectés en créatures anthropophages s'est abattue sur le monde. Face à ce péril l'Empire Ottoman semble être le dernier rempart avant l'Europe.

C'est dans ce contexte que le commandant du Tabur-i Mahsusa, c'est-à-dire le « Bataillon Spécial » unité d'élite chargée de combattre et d'endiguer l'infection, est mystérieusement assassiné. Un jeune officier tout juste diplômé est alors appelé à mener l'enquête dans les confins orientaux de l'Empire.
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Défi
ArchiducAshide

Ce matin une voix féminine vint me réveiller. Sans doute une infirmière. Elle m’annonça que j’aillais pouvoir retirer mes bandages. J’aillais enfin recouvrer la vue. Me levant de mon lit d’hôpital quelque peu spartiate, je me mis en position assise, face à la femme qui me parlais. Ses douces mains effleurants mon visage, elle défit les bandes de tissus qui me cachaient la vue. D’abord éblouit, mes yeux qui n’avaient pourtant pas vu la lumière pendant des mois durant, s’accoutumèrent peu à peu. Pouvant désormais voir mon interlocutrice, je me trouvais nez à nez avec une ravissante jeune femme qui me fixait d’un regard gêné tout en affichant un léger sourire.
« M. Wimpfen, dit-elle d’une voix hésitante, vous... je... J’ai le plaisir de vous annoncer que vous allez enfin pouvoir retourner chez vous. Votre convalescence étant désormais terminée.
– Mais... et la guerre ? Est-ce donc vrai ? interrogeai-je tout en me levant en prenant appuis sur mon lit.
– Oui M. Wimpfen, répondit-elle d’une voix emprunte de joie, la guerre est terminée ! Les allemands demandent l’armistice. Vous n’avons donc pas besoin de retourner sur le front. Vous allez pouvoir retrouver votre famille ! »
Ces mots raisonnèrent longuement en moi. J’aillais enfin pouvoir rentrer chez moi. Ma mère, mon père, mes frères, tous devaient m’attendre avec impatience ! D’ailleurs, mes frères... étaient-ils vivant au moins ? Ont-ils déjà été démobilisé ? Me pensent-ils mort ? Adrien notre voisin est mort sous mes yeux, déchiré en deux par une mitrailleuse allemande. Le gouvernement censurait sévèrement nos lettres envoyées depuis le front. Il était donc inutile que je songeasse même à essayer de leur dire que j’avais faillit perdre la vue pour toujours après mettre fait gazé à l’ypérite dans la Marne.
Toute ces pensées traversant mon esprit, j’avais quitté l’hôpital après avoir récupéré mes effets personnels. Ayant revêtit mon uniforme "bleu horizon" comme on disait je faisait mon chemin vers la gare. Comme on m’avait indiqué à l’hôpital, c’est par là que je pourrais regagner mon petit village lorrain. D’ailleurs... existait-il encore ? Qui me dit qu’il n’a pas été rasé par l’artillerie allemande ? Qu’il a été évacué ? En fait... la guerre même est-elle réellement terminée ? N’y a-t-il pas encore quelque régiments boche qui continuent les combats ? Enfin... ce qui bien réel en tout cas, c’est que ça a été une vraie boucherie... Tant de gens morts sous mes yeux. Brûlés par les lance-flammes, empalés par les baïonnettes, découpés par les mitrailleuses, explosés par les obus... Arriverai-je un jour à m’enlever ses images de la tête ? Quand je serai rentré chez moi, pourrai-je trouver le sommeil alors que j’entendrais encore et toujours le sifflet des officiers nous ordonnant de courir sous le feu ennemi sous peine de se faire abattre pour mutinerie ? C’est comme ça qu’était mort Adrien, mon ami d’enfance et voisin. Comment allai-je annoncer cela à son grand-père, sa seule famille ? La dernière chose qu’il me reste de lui est son vieux couteau de chasse qu’il avait emporté au front. Où l’avais-je mis d’ailleurs ? Je plongea ma main dans la poche de ma capote. Il était bien là. Rassuré j’entra dans la petite gare de campagne où attendaient d’autres soldats. Eux aussi aller rentrer chez eux. Eux aussi avaient connu le même enfer que moi. Eux aussi partageaient mes craintes sans doutes. Eux aussi avaient sans doute eut à commettre les même atrocités que moi. Comme lorsque j’ai explosé le crâne de ce pauvre homme à coup de pelle alors même qu’il se rendait... enfin je crois. Mais... mais ce n’était pas de ma faute. Les ordres... les ordres étaient les ordres. C’étaient eux ou moi ! Je voyais l’ennemi je tirais. L’officier ordonnait j’exécutais. L’officier sifflait... Je tuais !
A cet instant le train entrant en gare se mit à siffler bruyamment. Machinalement, possédé par mon conditionnement, au mépris même de la raison, je sorti le couteau de chasse et m’élança en hurlant « Chargez ! » et me rua sur les pauvres soldats. J’empala le plus proche de moi avec une telle force qu’il s’écroula à terre. Me trouvant désormais à califourchon sur son corps je l’assaillait inlassablement de coups de couteau. La lame s’enfonçait profondément dans sa chair et en ressortait teinte de sang.
Voyant cette scène d’épouvante, les autres soldats se jetèrent sur moi afin de m’arrêter dans ma folie. Deux hommes se saisirent de moi et m’écartèrent de ma malheureuse victime qui agonisait dans d’atroces souffrances. Un troisième homme s’approcha de moi avant de m’infliger un violant coup de poing.
« Soldat ! Soldat ! s’écria-t’il de sa voix puissante, Qu’as-tu fais ? As-tu perdu la raison ? »
Puis s’adressant à ses camarades qui me tenaient fermement.
« Il faut appeler un médecin ! Un officier ! Vite ! Cet homme est atteint d’obusite ! Je vais aller chercher quelqu’un ! Ne le lâchez surtout pas ! »
Un des deux soldats qui me maîtrisaient approcha son visage de moi.
« La guerre est terminé ! T’entends ? On est dans ton camps ! On est français ! Les boches se sont rendu ! Tout est finit ! Tu entends ? »
Le train arrivant à quai, siffla une seconde fois.
« Il siffle ! Il siffle ! m’écriai-je à m’en arracher les cordes vocales, L’officier siffle ! Je ne veux pas finir comme Adrien ! Lâchez-moi ! Je dois charger ! Je ne veux pas finir comme Adrien ! »
Me défaisant de mes gardes-fous, je sautais au cou de l’un deux et commençais à l’étrangler quand deux tirs de revolver résonnèrent. Une des balles ayant perforée ma trachée, je lâcha prise et entama une longue et douloureuse agonie. Moi qui avait survécu à l’enfer des tranchées je trouvais ainsi pitoyablement la mort dans une petite gare de campagne abattu comme un animal.
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Défi
ArchiducAshide
En réponse au défi de Vhaeraun2016 « Le défi des titres » et écrit en "speed run"
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Avec 01 la confrérie des Mots (dernier jet), Lucile aux mains d'Argile, Chronique d'une liberté titanesque, La prophétie du bout du monde, Les chaînes de la liberté, [Historique] [EN RÉÉCRITURE] Les Lions de la reine, La signorina - ABANDONNÉ, Le Caldoche, Liebestraum, Cycle d'Anna - Échosiane...
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